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NewsTranscription
00:00:30Ça ne m'intéresse pas !
00:00:31On doit aider plus, ce qu'on va faire dans les semaines à venir.
00:00:34On doit payer des gens qui ne s'en foutent pas les poches.
00:00:37Livrer plus de matériel aux Ukrainiens.
00:00:38C'est des oiseaux, à la fin ils volent, et d'un coup t'as un grillage.
00:00:41Nous sommes en guerre.
00:00:43Guerre, guerre contre la précarité, guerre contre la pauvreté.
00:00:48Celle-là aussi est présente.
00:00:50C'est une guerre, c'est une hérabat-bruit, mais qui fait beaucoup de ravages.
00:00:53Et beaucoup de victimes, on va en parler.
00:00:55Avec Patrick de Giovanni, président et fondateur du Fondation Dapate.
00:01:00Et vous allez entendre un témoignage poignant.
00:01:03Poignant, vraiment, qui a fait le tour des réseaux sociaux.
00:01:06Et qui a ému une bonne partie de la France.
00:01:10Et pour cause, et pour cause.
00:01:12Et puis, on va parler évidemment de la guerre en Ukraine.
00:01:15Toujours cette guerre qui continue, et qui continue.
00:01:17Et jusqu'à quand ?
00:01:19Et jusqu'à quand il faudra qu'il y ait des milliers, des millions de morts.
00:01:23Et des milliards d'euros et de dollars.
00:01:27Et pourquoi ?
00:01:28Eh bien, on va prendre le temps d'en parler.
00:01:30On va prendre le temps d'en parler.
00:01:32Et puis, après les perles et les UV, nous allons recevoir Jean-Yves Le Galou.
00:01:35Jean-Yves Le Galou et mémoires identitaires.
00:01:38C'est quelqu'un qui s'est situé très, très clairement à droite.
00:01:41Et qui raconte une autobiographie tout à fait passionnante.
00:01:45C'est 60 ans de politique, je dirais.
00:01:47C'est 60 ans qui ont vu tellement de choses bouleversées.
00:01:51Et jusqu'en 2025.
00:01:53Et jusqu'à, effectivement, Marine Le Pen sera-t-elle en mesure de se présenter aux présidentielles ou pas ?
00:02:00Et qu'est-ce que ça veut dire ?
00:02:02Voilà, on le sait, ça y est, inégibilité avec exécution provisoire.
00:02:08On vient de la prendre.
00:02:09Donc, normalement, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter en 2025.
00:02:15Normalement, mais on va en parler avec Jean-Marie Viala.
00:02:18On appelle tout de suite Jean-Marie Viala.
00:02:20Si on peut l'appeler tout de suite, avant même la publicité, c'est possible.
00:02:23Alors, on l'appelle juste après la pause publicitaire.
00:02:26On aura Jean-Marie Viala pour les conséquences, effectivement, de cette exécution provisoire.
00:02:32A tout de suite.
00:02:40Eh bien, nous venons d'apprendre qu'effectivement,
00:02:45Marine Le Pen a été condamnée à l'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:02:52Ça veut dire qu'est-ce qu'elle pourra, du coup, se présenter ?
00:02:55Normalement, non, à l'élection présidentielle de 2027.
00:02:59Nous sommes avec l'avocat Jean-Marie Viala.
00:03:01Bonjour Jean-Marie Viala.
00:03:02Bonjour André Berco.
00:03:04Alors, ça vient de tomber, mon cher maître.
00:03:08Donc, inéligibilité avec exécution provisoire.
00:03:12Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a plus de recours ?
00:03:14Ou bien, ce qui est important, c'est d'attendre qu'on n'a pas encore la durée de cette exécution provisoire ?
00:03:20Jean-Marie Viala.
00:03:22Deux choses me gênent, cher André Berco.
00:03:26La première, c'est qu'à la suite de tout ce qui s'est passé concernant cette affaire,
00:03:31sans avoir de sympathie, ni pour M. Bayrou, ni pour Mme Le Pen,
00:03:38je commence à avoir peur de faire mon métier.
00:03:42Parce que je me demande ce qui va m'arriver et ce que je dois désormais penser
00:03:47quand je suis devant un tribunal et que je défends telle ou telle personne.
00:03:51Je commence à être très, très, très apeuré dans mon métier.
00:03:55Et la deuxième, c'est que vous savez que je défends depuis très longtemps la magistrature en général.
00:04:01Et là, très sincèrement, je me demande ce que vont penser les citoyens français,
00:04:06non seulement de la décision telle qu'elle a été prononcée,
00:04:09mais surtout de la façon dont elle a été édictée, à la fois sur M. Sarkozy et sur Mme Le Pen.
00:04:14Je crains beaucoup une déflagration populaire et citoyenne dans les jours qui suivent,
00:04:21et en tout cas dans les mois qui suivront, certainement.
00:04:24Alors pourquoi vous dites ça ?
00:04:26D'abord vous dites, non mais c'est intéressant, Jean-Marie Viala,
00:04:28vous dites, moi je me demande comment je vais exercer mon métier.
00:04:31J'ai peur d'exercer mon métier, enfin quelque part.
00:04:35Et puis surtout, alors expliquez un peu dans le cas, disons dans tous les cas,
00:04:40mais prenons le cas de Marine Le Pen, puisque c'est le cas le plus récent, ça vient de tomber.
00:04:45Pourquoi ça vous provoque chez vous une inquiétude et une peur de déflagration, effectivement, populaire ou autre ?
00:04:52Alors une inquiétude dans ce qui me concerne dans mon métier,
00:04:55parce que j'ai l'impression tout d'un coup de ne servir à rien.
00:04:59Puisque lorsque je me borne simplement à rappeler à un tribunal,
00:05:04lorsque parfois il peut lui arriver de l'oublier,
00:05:07les principes généraux du droit, tout simplement.
00:05:10Et il faut quand même savoir que c'est vrai que la peine d'inéligibilité, elle est automatique.
00:05:17L'exécution provisoire, elle, peut très bien, sur motif du tribunal ou de la cour,
00:05:25ne pas être prononcée par la cour ou par le tribunal.
00:05:29Or que je sache, là, il n'en est pas question.
00:05:32La question d'une seule chose, c'est d'attendre combien de temps elle va durer, cette exécution provisoire.
00:05:38Personnellement, je trouve ça scandaleux.
00:05:40Et je le dis haut et fort.
00:05:42Et peut-être que là, voilà, je devrais avoir peur.
00:05:44Car certains magistrats, en entendant dire ça,
00:05:47diront peut-être que la prochaine fois qu'ils pourront m'avoir au virage, ils m'auront au virage.
00:05:53Mais sur le fond, Jean-Marie Viallat,
00:05:55est-ce qu'au fond, je repose la question, mais effectivement, vous dites la durée.
00:06:01La durée aujourd'hui, elle n'est quand même pas inintéressante.
00:06:03Je parle pour une stricte question d'échéance électorale.
00:06:07C'est que, est-ce qu'ils peuvent encore aujourd'hui prononcer, par exemple,
00:06:10une exécution provisoire d'un an ou de deux ans, si c'est un an ?
00:06:15Marine Le Pen peut se présenter.
00:06:17Si c'est deux ans, elle ne peut pas se présenter.
00:06:20Mais ça voudrait dire une drôle de façon d'agir de la part des magistrats.
00:06:24Ils ne comprendraient pas la décision.
00:06:27Ça voudrait dire qu'ils ne veulent pas qu'elle se présente,
00:06:30tout en lui donnant la possibilité de le faire.
00:06:36Vous avez une des raisons pour lesquelles j'ai peur de me vendiquer désormais,
00:06:39parce que je ne me sens pas en sécurité.
00:06:41Et vous pensez que, politiquement et du point de vue des électeurs de l'électorat,
00:06:46ça peut jouer, au-delà de ce qu'on peut penser de Marine Le Pen,
00:06:50encore et des accords et d'autres,
00:06:52vous pensez que ça peut jouer démocratiquement ?
00:06:55Vous trouvez que pour la démocratie, c'est peut-être pas la meilleure des nouvelles ?
00:06:58Je pense que c'est la pire des nouvelles.
00:07:01Je pense que c'est la pire des nouvelles.
00:07:03Parce que je crains même que beaucoup de gens se mettent demain matin
00:07:08à vouloir absolument voter,
00:07:10alors qu'ils n'en étaient pas forcément proches,
00:07:14pour le Rassemblement National.
00:07:16Justement à cause de ça, un peu comme ce qui s'est passé avec M. Trump aux Etats-Unis.
00:07:22C'est pas comme ça que la justice doit interférer dans la politique,
00:07:26certainement pas, et je ne suis absolument pas d'accord.
00:07:29Vraiment, quand je vous dis que j'ai peur pour mon métier,
00:07:32je me demande si on ne veut pas purement et simplement supprimer les avocats,
00:07:36et de telle manière qu'on ferme notre gueule.
00:07:40Je parle aussi bien pour mon confrère Sassouz,
00:07:42qui se fait aujourd'hui attaquer de tous côtés sur sa façon d'agir,
00:07:46que pour les confrères qui ont quitté M. Sarkozy.
00:07:51Nous sommes en danger par désormais,
00:07:53nous avons une cible dans le dos apparemment,
00:07:55parce que nous ne sommes pas de gauche,
00:07:57et que nous serions plutôt de droite, en tout cas,
00:07:59ce qui pourrait être considéré par ces cas.
00:08:01Merci Jean-Marie Vialard.
00:08:03En tout cas, on reparlera avec vous très vite
00:08:05de ce qui se passe en ce moment et de ses conséquences.
00:08:08Voilà, on voulait vous donner la nouvelle en tout cas.
00:08:10Marine Le Pen a quitté la salle du Palais de Justice,
00:08:15donc inéligibilité avec exécution provisoire.
00:08:19Ce que nous n'avons pas encore, c'est la durée de cette exécution provisoire,
00:08:22mais l'exécution provisoire veut bien dire,
00:08:25non, elle est inéligible.
00:08:27Voilà, on va suivre tout cela.
00:08:29Merci Jean-Marie Vialard,
00:08:31et puis on se retrouve tout de suite pour parler
00:08:33de quelque chose de terrible, la précarité.
00:08:49Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil
00:08:56Je ne sais pas, Charles Aznavour,
00:08:58de merveilleuses chansons, si la misère serait moins pénible au soleil,
00:09:00mais la misère, elle est pénible, elle est plus que pénible.
00:09:02Elle est criminelle, la misère.
00:09:04En fait, on se dit, on ne devrait pas avoir
00:09:06dans un pays comme la France,
00:09:08dans un pays dit développé,
00:09:10dans le pays que, encore, on vit comme ça.
00:09:14Et pourquoi nous parlons de cela ?
00:09:16Avec Patrick Giovanni,
00:09:20pourquoi on en parle, et on va en parler suffisamment,
00:09:22c'est qu'il y a une vidéo,
00:09:24vous allez écouter le son qui a fait le tour des réseaux sociaux,
00:09:27cette femme de 85 ans,
00:09:29et elle la raconte, Agnès, vous allez écouter Agnès,
00:09:32et puis on va parler de ce qui se passe,
00:09:34de la précarité des femmes,
00:09:36de la précarité en général.
00:09:38Écoutez.
00:09:41C'est toujours mieux que rien.
00:09:43Si je vois qu'il y a du monde qui me donne,
00:09:45je reste un peu plus longtemps.
00:09:47Si je vois qu'il y a personne qui me donne,
00:09:49je repars.
00:09:51J'ai une toute petite rentrée.
00:09:53Je ne touche que 900 euros par mois.
00:09:55Je paye presque 800 euros
00:09:57avec la lumière et tout.
00:09:59Ça fait à peu près un an.
00:10:03Mais je ne viens que le samedi et le dimanche.
00:10:07Et quand il pleut, je viens.
00:10:09Parce que je marche avec la canne.
00:10:13Je ne suis plus comme avant,
00:10:16que j'étais jeune.
00:10:18J'ai exactement trois enfants,
00:10:20deux filles et un garçon.
00:10:22J'ai une fille qui est morte
00:10:24il y a deux ans.
00:10:26Je suis 11 fois grand-mère
00:10:30et 14 fois arrière-grand-mère.
00:10:33Ils savent, vos enfants et petits-enfants,
00:10:35que vous faites ça, vous ne leur dites pas ?
00:10:38Non.
00:10:40Si je dirais ça à mon fils,
00:10:42il va me foutre dans une maison des vieux.
00:10:44Je n'ai pas envie d'aller dans une maison des vieux.
00:10:46S'ils me demandent quelque chose,
00:10:48je dis que je n'ai pas de sous.
00:10:50Je ne leur donne pas.
00:10:52Quand ils viennent, je les invite à manger.
00:10:54Je fais à manger.
00:10:56Je dis que je n'ai pas de sous.
00:10:58Si je leur dis que je viens là,
00:11:00ils ne vont pas être d'accord.
00:11:02Voilà Agnès, 85 ans,
00:11:04gagne 900 euros de retraite
00:11:06900 euros de retraite par mois.
00:11:08Gagne 8 ans.
00:11:10Et là, on l'a filmée devant le marché de la Loire.
00:11:12Elle fait la sortie des marchés,
00:11:14devant la semaine pour vivre.
00:11:16Elle attend la sortie du marché,
00:11:18elle fait la manche à la sortie du marché.
00:11:20Mère de 3 enfants, je rappelle.
00:11:22Grand-mère 11 fois, 14 fois arrière-grand-mère.
00:11:24Elle préfère garder le silence
00:11:26parce qu'elle n'a pas envie d'aller en maison.
00:11:28Bonjour Patrick de Giovanni.
00:11:30Bonjour André Mercoff.
00:11:32Vous êtes président et fondateur
00:11:35On va en parler justement sur la précarité.
00:11:37Juste quelques chiffres pour rappeler, vous les connaissez,
00:11:39mais pour rappeler nos auditeurs,
00:11:41qu'en 2022, plus d'un seigneur sur dix
00:11:43vivait sous le seuil de pauvreté.
00:11:45Le seuil de pauvreté étant 1216 euros
00:11:47pour une personne seule.
00:11:49Les seigneurs pauvres, effectivement,
00:11:51se privent dans des domaines comme les sorties, le chauvage ou l'alimentation.
00:11:53Les liens sociaux,
00:11:55où est-ce que ça peut être.
00:11:57Je ne vais pas donner tous les chiffres parce que ce serait
00:11:59vraiment...
00:12:01Quand on sait que les femmes représentent
00:12:03désormais 57,5%
00:12:05des personnes rencontrées
00:12:07par l'association Le Secours Catholique
00:12:09contre 52,6%
00:12:11en 1999.
00:12:1355% des ménages pauvres, je parle des femmes,
00:12:15des femmes précaires.
00:12:1757% des bénéficiaires du revenu social d'activité.
00:12:1970% des travailleurs pauvres
00:12:21occupent 79,5%
00:12:23des emplois à temps partiel
00:12:25et 70% des emplois en CDD.
00:12:27Voilà, etc.
00:12:29Et en fait,
00:12:32on peut se dire, cette situation,
00:12:34et vous, Patrick Dujovani, avec votre
00:12:36épouse, avec votre comité,
00:12:38vous allez nous dire, c'est quoi ce fonds
00:12:40de dotation d'APAT ?
00:12:42Alors, le fonds de dotation d'APAT,
00:12:44c'est une ONG
00:12:46que nous avons créée avec ma femme
00:12:48il y a 5 ans et
00:12:50nous avons décidé
00:12:52d'agir pour
00:12:54aider les femmes en précarité. Moi, j'avais un gros
00:12:56problème quand je suis dans la rue et que je rencontre
00:12:58quelqu'un, je vois un sans-abri.
00:13:00Je fais quoi ?
00:13:02Et donc, quand on a voulu
00:13:04créer notre
00:13:06ONG,
00:13:08moi, j'ai dit, j'aimerais bien
00:13:10la précarité parce que je voudrais
00:13:12faire quelque chose et ma femme, elle,
00:13:14a milité toute sa vie pour les femmes, la promotion
00:13:16des femmes. Et donc, on a choisi femmes
00:13:18en précarité et je dois
00:13:20dire que, hélas,
00:13:22on avait raison de choisir ça.
00:13:24Les besoins sont colossaux.
00:13:26Les besoins sont colossaux.
00:13:28Depuis 5 ans, on rencontre
00:13:30un très grand nombre d'associations de terrain
00:13:32et on voit la réalité
00:13:34de ce qui se passe, ou du moins,
00:13:36une partie de la réalité parce que
00:13:38les femmes en précarité, on ne les voit pas.
00:13:40Elles se cachent.
00:13:42Elles sont menacées.
00:13:44Elles sont en danger permanent. Elles cherchent
00:13:46à se protéger en se cachant. Et donc, du coup,
00:13:48elles sont très peu visibles.
00:13:50Et elles sont très peu visibles, oui, comme
00:13:52dit Agnès, même elle n'en parle pas à ses enfants,
00:13:54à ses petits-enfants. Elle est là,
00:13:56elle fait la manche à la sortie des marchés.
00:13:58Ça, ça s'est passé à Levallois.
00:14:00Mais ce que vous avez pu constater,
00:14:02en fait, en 5 ans,
00:14:04il n'y a pas eu de...
00:14:06Je veux dire, sur le plan général,
00:14:08il n'y a pas eu... C'est toujours
00:14:10aussi précaire,
00:14:12aussi aigu, aussi lancinant.
00:14:14Ah oui.
00:14:16Oui, oui. Le monde
00:14:18général n'a pas changé.
00:14:20Il y a des associations absolument
00:14:22fabuleuses qui font un travail de terrain
00:14:24mais qu'on ne voit pas trop, parce que c'est
00:14:26vraiment du travail de proximité,
00:14:28avec un petit nombre à chaque fois.
00:14:30Mais dans toutes les villes de France,
00:14:32des petites, dans les bourgades,
00:14:34même dans la ruralité,
00:14:36ces problèmes existent et
00:14:38des associations agissent pour
00:14:40les aider, ces femmes.
00:14:42Mais ça ne résout pas le problème.
00:14:44Ça les aide.
00:14:46L'idée, c'est effectivement de les aider à faire
00:14:48un parcours de reconstruction.
00:14:50Mais cette femme dont vous preniez l'exemple,
00:14:52que faire ?
00:14:54Oui, 85 ans. On va continuer
00:14:56à en parler avec vous juste après cette petite
00:14:58pause, Patrick Diogiovanni, parce que
00:15:00justement, que faire ? On va parler de ce qu'on peut
00:15:02faire, parce que quand on voit, il faut le
00:15:04dire, un certain nombre de milliards
00:15:06consacrés quand on parle de l'aide française
00:15:08au développement, je rappelle qu'on a donné
00:15:10185 millions à la Chine, sans
00:15:12parler de l'Algérie, on aimerait quand même
00:15:14peut-être de s'occuper de ces gens
00:15:16qui sont à la rue, ou pratiquement
00:15:18à la rue. Tout de suite.
00:15:20André Bercoff. Et nous sommes toujours
00:15:22et plus que jamais avec Patrick Diogiovanni, président
00:15:24et fondateur du Fonds de dotation d'APAT
00:15:26contre la précarité,
00:15:28qui se bat avec beaucoup d'autres associations
00:15:30contre la précarité, et notamment la
00:15:32précarité féminine. Je rappelle
00:15:34encore quelques chiffres donnés par le Secours
00:15:36Catholique, c'est très important.
00:15:38Les femmes représentent
00:15:4030 en 30 et 40%
00:15:42des publics sans domicile
00:15:44fixe. 30 et 40%.
00:15:4664 personnes
00:15:48qui renoncent au soin dans le pays sont des femmes.
00:15:5048 des personnes en situation
00:15:52d'insuffisance alimentaire sont des femmes.
00:15:5474%
00:15:56des personnes en situation
00:15:58de non-recours au minimum vieillasses sont des femmes.
00:16:00Et Patrick Diogiovanni, c'est assez
00:16:02terrifiant, ces chiffres.
00:16:04Absolument, c'est terrifiant
00:16:06parce qu'en fait, on
00:16:08ne les voyait pas, ces chiffres.
00:16:10Et on ne se rend pas compte du problème.
00:16:12On a l'impression que la précarité, c'est uniquement
00:16:14masculine, parce que ce sont des hommes
00:16:16qu'on voit, en premier.
00:16:18Mais en fait, ces chiffres montent.
00:16:20Et quand on prend, par exemple,
00:16:22les sans-abri sur les tranches
00:16:2420 à 30 ans,
00:16:26là, la surreprésentation
00:16:28des femmes par rapport aux moyennes est très forte.
00:16:30Et puis, il y a encore un dernier
00:16:32chiffre, c'est que, quand on regarde la mortalité
00:16:34des sans-abri,
00:16:36paradoxalement, les femmes
00:16:38meurent plus tôt que les hommes.
00:16:40Alors que c'est le contraire, normalement.
00:16:42Donc, ça veut dire que la souffrance
00:16:44des femmes est encore plus forte.
00:16:46Alors, à votre avis,
00:16:48Patrick, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:16:50Parce qu'on disait, rappelez-vous
00:16:52à un certain Emmanuel Macron,
00:16:54en 2017, qui disait
00:16:56« Moi, je veux arranger à ce que dans un an,
00:16:58il n'y ait plus un seul SDF. »
00:17:00Une seule personne sans du suffixe.
00:17:02Bon, mais il n'y a pas que lui.
00:17:04On a beaucoup dit ça.
00:17:06Alors, qu'est-ce qu'à votre avis,
00:17:08dans l'urgence,
00:17:10qu'est-ce qu'il faut faire en premier ?
00:17:12Qu'est-ce qu'il faut faire en premier ?
00:17:14Eh bien, c'est permettre aux acteurs
00:17:16de terrain, parce que
00:17:18ce n'est pas monolithique.
00:17:20Les situations sont totalement différentes.
00:17:22Les âges, une personne à 84 ans,
00:17:24mais des personnes à 20 ans.
00:17:26Et donc,
00:17:28il faut s'adapter à chaque
00:17:30cas ou population
00:17:32pour définir
00:17:34des solutions adaptées.
00:17:36Et ça, ce n'est pas possible de le faire
00:17:38de manière totalement centralisée.
00:17:40Il faut s'appuyer sur les gens qui sont
00:17:42au contact de terrain.
00:17:44Les personnes qui ne supportent pas de voir dans la rue
00:17:46une femme en difficulté,
00:17:48ont décidé de créer une association pour aider ces femmes.
00:17:50Eh bien, ces personnes-là
00:17:52savent comment faire. Elles savent aller au contact.
00:17:54Elles ont
00:17:56l'humanité qu'il faut
00:17:58aussi pour aborder ces problèmes.
00:18:00Et donc, ce sont ces associations
00:18:02de terrain qu'il faut aider au maximum.
00:18:04Nous, c'est le choix qu'on a fait.
00:18:06Je ne serais pas, moi,
00:18:08allé en maraude pour aller à la rencontre.
00:18:10Je pense que ce ne serait pas efficace.
00:18:12Nous, on aide les associations
00:18:14pour qu'elles fassent plus et mieux.
00:18:16Vous les aidez comment ? Financièrement ?
00:18:18Financièrement, aussi
00:18:20en les rendant plus visibles,
00:18:22en les coachant,
00:18:24et en les mettant
00:18:26en relation les unes avec les autres.
00:18:28Cette fonction,
00:18:30nous, on a référencé
00:18:32pour les femmes en détresse
00:18:34sur le territoire métropolitain,
00:18:36on est déjà en relation avec 500
00:18:38associations différentes.
00:18:40C'est colossal !
00:18:42On ne se rend pas compte
00:18:44qu'il y a énormément
00:18:46de personnes sur le terrain qui,
00:18:48dans de toutes petites associations, agissent.
00:18:50La solution, c'est de les aider
00:18:52à faire plus et mieux.
00:18:54Et pour ça, il leur faut
00:18:56de l'accompagnement, de la mise en relation,
00:18:58mais aussi plus de moyens financiers.
00:19:00Le rôle de l'État,
00:19:02c'est de trouver le moyen
00:19:04de choisir les bonnes.
00:19:06Ce travail se fait, il y a des personnes
00:19:08qui effectivement
00:19:10sélectionnent les associations, les accompagnent,
00:19:12mais insuffisamment, il faut faire plus.
00:19:14Et vous dites
00:19:16qu'il y a beaucoup d'associations qui font
00:19:18très bien leur travail.
00:19:20Remarquable, c'est vraiment...
00:19:22D'ailleurs, quand on fait
00:19:24nos prix d'apathes, on avait la
00:19:26dernière session
00:19:28lundi dernier,
00:19:30les témoignages, les spectateurs
00:19:32qui assistent à ça,
00:19:34aux témoignages des associations, sont en larmes.
00:19:36De voir la qualité
00:19:38de ce qui est fait.
00:19:40Et ça, c'est tellement important, effectivement.
00:19:42Et effectivement, on peut se demander,
00:19:44sans aller dans les détails,
00:19:46si justement la puissance publique,
00:19:48parce qu'après tout, c'est nous,
00:19:50nos impôts, nos portes contribuables
00:19:52qui donnent les milliards à la puissance publique
00:19:54pour qu'elle agisse. Effectivement, elle est là
00:19:56pour ça. Mais peut-être qu'on aimerait
00:19:58quelques priorités un peu différentes, non ?
00:20:00C'est sûr que
00:20:02ce sont des choix politiques,
00:20:04et d'ailleurs, ce qui se passe en ce moment,
00:20:06en restrictions budgétaires,
00:20:08on est en train de diminuer.
00:20:10On diminue l'argent pour les associations,
00:20:12on voulait dire ? Oui, et d'ailleurs,
00:20:14l'année 2025
00:20:16est difficile parce que
00:20:18un certain nombre d'associations, qui gèrent bien,
00:20:20si elles ont
00:20:22moins de ressources, elles vont diminuer leurs dépenses.
00:20:24Diminuer leurs dépenses, c'est réduire
00:20:26leur activité, c'est aider moins de femmes
00:20:28ou les aider moins bien.
00:20:30Et s'ils ne le font pas, ils risquent de mourir.
00:20:32Donc ça,
00:20:34en 2025,
00:20:36c'est vraiment une
00:20:38préoccupation très forte, et donc
00:20:40nous, ça nous fait
00:20:42dire qu'il faut qu'on arrive à élargir encore
00:20:44nos interventions,
00:20:46parce qu'il y a des associations
00:20:48qui sont en danger de ce fait-là.
00:20:50Et effectivement, il faut voir quelles associations
00:20:52évidemment qui travaillent, parce que d'autres...
00:20:54Il faut aussi évaluer
00:20:56ces associations.
00:20:58Et c'est une affaire d'équipe,
00:21:00j'allais dire d'hommes, de femmes et d'hommes.
00:21:02De femmes et d'hommes, c'est
00:21:04la qualité. Moi, mon métier, ça avait
00:21:06été d'accompagner des entrepreneurs.
00:21:08Et bien là, on accompagne des
00:21:10entrepreneurs sociaux.
00:21:12Et vraiment, c'est pour nous la dimension
00:21:14la plus importante, de choisir
00:21:16des entrepreneurs sociaux
00:21:18dont ils sont capables
00:21:20d'apprécier
00:21:22la diversité comme un chef
00:21:24d'entreprise. La diversité et l'efficacité.
00:21:26Parce que c'est très important aussi.
00:21:28Absolument. Merci Patrick Giovanni.
00:21:30Voilà, je rappelle que vous êtes président et fondateur
00:21:32du Fonds d'intégration d'APAT.
00:21:34Et c'est très important, l'action sur le terrain,
00:21:36c'est même fondamental. Et encore
00:21:38une fois, il faut choisir qui on aide.
00:21:40Quand je pense qu'un certain
00:21:42Fonds d'aide développement
00:21:44que nous avons, on en a suffisamment
00:21:46parlé, donné jusqu'à il y a peu
00:21:48185 millions à la Chine
00:21:50pour se développer, on peut se demander
00:21:52sur ces 185 millions d'euros
00:21:54par an, peut-être
00:21:56il aurait été plus judicieux
00:21:58de donner
00:22:00aux gens qui travaillent sur le terrain pour empêcher
00:22:02des femmes comme Agnès d'être
00:22:04en train de faire la manche sur les marchés.
00:22:06Merci. Merci.
00:22:22Donnez, donnez, donnez, donnez
00:22:24Donnez, donnez-moi
00:22:26Donnez, donnez, donnez-moi
00:22:28Donnez, donnez-moi. Oui, oui
00:22:30Enrico Macias, Dieu vous le rendra
00:22:32Je ne sais pas si Dieu nous le rendra.
00:22:34On espère, bien sûr. Mais quand on voit
00:22:36ce qui se passe actuellement, c'est intéressant.
00:22:38Vous avez vu tous les bruits
00:22:40de bottes, justement, sur l'Ukraine.
00:22:42Alors, sur l'Ukraine, Donald Trump
00:22:44qui parle plus vite que son nombre
00:22:46qui est tout le temps en train de parler, il est furieux contre
00:22:48Poutine, il est furieux contre Zelensky
00:22:50parce qu'il dit que Zelensky ne remplit
00:22:52pas son
00:22:54ses engagements
00:22:56d'arriver à faire
00:22:58la paix en Ukraine et puis de négocier
00:23:00sur la terre rare. Poutine fait le difficile
00:23:02enfin bon, chacun parle
00:23:04il y a eu, comme vous le savez,
00:23:06l'attentat d'une voiture piégée
00:23:08au Kremlin, ou presque devant le Kremlin
00:23:10voiture présidentielle
00:23:12enfin, effectivement, aujourd'hui
00:23:14on est à l'aube de quelque chose
00:23:16qui devient de plus en plus lancinant.
00:23:18Je rappelle simplement que
00:23:20l'aide européenne à l'Ukraine a atteint près de 132
00:23:22milliards d'euros depuis le
00:23:24mars 2022, contre
00:23:26114 milliards d'euros du côté des
00:23:28américains, l'effort français est
00:23:30lui de 5 milliards d'euros
00:23:32l'un des plus faibles en Europe en proportion
00:23:34et puis Paris a surtout
00:23:36envoyé du matériel militaire
00:23:38mais, justement
00:23:40jusqu'où on va aller ?
00:23:42Et Phil Béchat
00:23:44vous avez fait, bonjour
00:23:46vous avez fait
00:23:48un tweet qui m'a, effectivement
00:23:50qui nous a interpellé
00:23:52vous êtes, je rappelle, rédacteur en chef
00:23:54aux publications Agora, c'est bien ça
00:23:56et animateur de la chaîne Youtube
00:23:58L'Inforuptible, pas mal
00:24:00L'Inforuptible, c'est bien
00:24:02c'est pas intouchable, mais c'est bien
00:24:04Phil Béchat, vous avez écrit
00:24:06ceci, vous avez
00:24:08tweeté ceci
00:24:10imaginez juste que les rétrocommissions
00:24:12versées par l'Ukraine soient de 8%
00:24:14à 10%, selon l'usage
00:24:16elles se situent entre 5 et 10% en profit
00:24:18des facilitateurs
00:24:20sur 25 milliards d'euros, ça représenterait
00:24:222 milliards d'euros de corruption
00:24:24de quoi acheter la complicité des médias
00:24:26des députés de nos élus
00:24:28alors vous allez très fort quand même là
00:24:30donc vous dites que dans ces milliards
00:24:32on a les 114 milliards d'euros du côté des Américains
00:24:34132 milliards d'euros
00:24:36du côté de l'Europe
00:24:38ce qui fait quand même près de 300
00:24:40oui c'est ça, pas loin de
00:24:42350 milliards, vous dites
00:24:44il y a eu corruption
00:24:46il y a eu rétrocession
00:24:48ou ce que vous appelez
00:24:50les rétrocommissions
00:24:52et puis on rappelle quand même que Zelensky lui-même
00:24:54a dit ah oui mais moi je n'ai reçu
00:24:56que la moitié de ces sommes
00:24:58qu'est-ce qu'il se passe là ?
00:25:00C'était un tweet évidemment un peu
00:25:02poil à gratter, une petite
00:25:04provocation
00:25:06néanmoins
00:25:08j'attends la démonstration de l'inverse
00:25:10c'est à dire qu'on est
00:25:12la preuve que l'argent
00:25:14que les Français et les Européens
00:25:16ont
00:25:18donné à l'Ukraine
00:25:20c'est Bruxelles
00:25:22c'est même pas le Parlement
00:25:24c'est des prêts ou c'est des dons ?
00:25:26parce que c'est intéressant
00:25:28il y a plusieurs questions
00:25:30alors quand on écoute
00:25:32aussi bien
00:25:34Emmanuel Macron que
00:25:36certains grands décideurs
00:25:38européens, on parle de prêts
00:25:40et vous avez en face
00:25:42des Ukrainiens qui nous disent
00:25:44ces prêts
00:25:46on les rembourse si on en a
00:25:48les moyens, c'est à dire si par exemple la Russie
00:25:50versait des dommages de guerre
00:25:52ou si vous saisissiez, vous Européens
00:25:54les avoir reçus, à ce moment-là
00:25:56vous pourriez vous rembourser. Si c'est pas
00:25:58le cas, considérez que ce sont
00:26:00des dons parce que nous on ne peut pas payer
00:26:02Oui Zelensky l'a dit lui-même d'ailleurs
00:26:04absolument, revenons à la première
00:26:06votre question qui était
00:26:08peut-on faire la démonstration
00:26:10que toutes les sommes
00:26:12versées à l'Ukraine n'ont pas donné lieu à des
00:26:14rétro-commissions ?
00:26:16C'est simplement une question que je soulève
00:26:18parce qu'il n'y a en fait aucune
00:26:20instance qui contrôle
00:26:22l'usage des sommes
00:26:24qui sont votées à l'Ukraine
00:26:26alors l'armement, on peut plus ou moins
00:26:28effectivement suivre son
00:26:30acheminement, voir si les canons César
00:26:32sont bien arrivés, si les roquettes
00:26:34Richard, on a bien livré 2000
00:26:36etc, ça c'est facile à contrôler
00:26:38mais l'argent
00:26:40alors l'institut de Kiel fournit des chiffres
00:26:42alors je vais pas rentrer dans le détail
00:26:44mais disons que la cote
00:26:46par française des aides
00:26:48attribuées par l'Union Européenne ça s'élève
00:26:50à 16,5 milliards
00:26:52l'essentiel ce sont
00:26:54pas des armes, ce sont surtout des sommes
00:26:56destinées à financer
00:26:58les fonctionnaires ukrainiens
00:27:00et également verser les
00:27:02pensions de veuvage, parce qu'il y a quand même
00:27:04beaucoup de victimes, hélas
00:27:06et l'armement
00:27:08ça représenterait environ
00:27:107 milliards, l'aide aux réfugiés
00:27:12on n'en accueille pas tant que ça en France
00:27:14ça sera environ 3,3 milliards
00:27:16bon en gros la fourchette c'est
00:27:18entre 26 et 28 milliards
00:27:20la France
00:27:22voilà
00:27:24et là derrière, qui
00:27:26supervise
00:27:28la trajectoire
00:27:30de ces sommes
00:27:32l'Europe, elle supervise
00:27:34tenez-vous bien
00:27:362 millions de normes et
00:27:38règlements, ça fait quand même beaucoup de choses
00:27:40à surveiller, je rappelle qu'en 2000
00:27:42il y en avait 400 000, aujourd'hui on est à 2 millions
00:27:442 millions de normes
00:27:46donc ça fait beaucoup de choses à surveiller
00:27:48et il semblerait que l'Europe n'ait pas
00:27:50trouvé les ressources pour
00:27:52suivre justement
00:27:54qu'est-ce qui est fait de l'argent ?
00:27:56Vous voulez dire Phil Béchat, non mais c'est intéressant, il n'y a pas
00:27:58d'institution spécifique de contrôle
00:28:00sur l'argent européen ou français
00:28:02qui est alloué aux Ukrainiens
00:28:04c'est exactement ce que je dis
00:28:06il suffit d'ailleurs
00:28:08que ceux qui nous écoutent
00:28:10fassent une recherche
00:28:12sur n'importe
00:28:14quel moteur et
00:28:16essayent de trouver quelle est l'institution
00:28:18la commission
00:28:20le comité, l'agence
00:28:22qui est chargée de
00:28:24superviser l'usage des sommes
00:28:26qui sont délivrés à l'Ukraine
00:28:28vous ne trouverez rien
00:28:30est-ce que ce n'est pas assez troublant ?
00:28:32C'est pour le moins étonnant
00:28:34oui, qu'il n'y ait pas de surcontrôle
00:28:36Là, on parle donc
00:28:38globalement pour l'Europe, on parle maintenant
00:28:40de 150-160 milliards
00:28:42d'aides
00:28:44diverses, l'essentiel c'est pour le
00:28:46paiement des fonctionnaires
00:28:48et derrière en fait
00:28:50on voit bien l'institut de Kiel nous donne
00:28:52des chiffres précis, je les ai sous les yeux
00:28:54mais une fois qu'on
00:28:56sait ça, on ne voit
00:28:58absolument pas ou personne
00:29:00ne les supervise de la façon
00:29:02dont l'argent est acheminé aux destinataires
00:29:04et puis alors on voit
00:29:06effectivement que les
00:29:08agences de
00:29:10biens d'exception
00:29:12à Marbella
00:29:14Courchevel, Cap d'Antibes
00:29:16Miami et
00:29:18quelques petites îles sympathiques
00:29:20des Bahamas
00:29:22sont en train de réaliser
00:29:24des ventes fantastiques
00:29:26auprès de personnes
00:29:28ou de sociétés écrans
00:29:30dont on comprend que quand même l'argent vient d'Ukraine
00:29:32c'est absolument extraordinaire
00:29:34un chef d'entreprise
00:29:36il y a le moindre soupçon
00:29:38de détournement, il a le droit à un contrôle
00:29:40fiscal et là il y a immédiatement
00:29:42tout un arsenal
00:29:44et on a
00:29:46des effectifs qui vont tout contrôler
00:29:48un homme ou une femme politique
00:29:50et soupçonner de détourner
00:29:52de l'argent ne va pas échapper
00:29:54à des contrôles, à un procès
00:29:56voire à une condamnation
00:29:58même si on a des assistants
00:30:00parlementaires d'ailleurs
00:30:02voilà
00:30:04alors par contre il y a un petit bémol
00:30:06c'est que quand vous êtes au commissaire européen
00:30:08si vous recevez des valises de billets du Qatar
00:30:10là par contre vous allez reprendre
00:30:12très très vite votre activité
00:30:14au sein du parlement
00:30:16les parlementaires européens justement chez qui on a trouvé des valises
00:30:18de billets et le billet
00:30:20sur des centaines de milliers n'ont pas été
00:30:22limogés
00:30:24pas du tout, ils ont été suspendus le temps de l'enquête
00:30:26et finalement l'enquête a donné
00:30:28enfin ça s'est soldé par un
00:30:30non-lieu
00:30:32ce qui est absolument merveilleux
00:30:34et le bénéficiaire ou la bénéficiaire
00:30:36a réussi à harguer
00:30:38que ces sommes avaient été touchées
00:30:40par son compagnon de vie etc
00:30:42et que donc ignorait totalement
00:30:44l'existence
00:30:46on voit qu'il y a quand même un double standard
00:30:48mais à l'échelle
00:30:50des détournements potentiels
00:30:52de l'argent des contribuables européens vers l'Ukraine
00:30:54là on est sur quelque chose qu'on n'a
00:30:56jamais connu
00:30:58et aux Etats-Unis on verra bien
00:31:00si des enquêtes débouchent effectivement
00:31:02et apportent la preuve que de l'argent
00:31:04est détourné
00:31:06il va probablement falloir attendre que ce soit les Américains
00:31:08qui fassent l'effort
00:31:10ce que fait Doge en ce moment avec Elon Musk et son équipe
00:31:12et on verra si l'argent
00:31:14est bien arrivé en Ukraine
00:31:16ce qu'on a bien compris par contre c'est que l'argent des contribuables
00:31:18américains est bien retourné ensuite
00:31:20chez Boeing, Lockheed Martin, General Dynamics
00:31:22ça a été
00:31:24d'ailleurs dit clairement
00:31:26par des parlementaires américains
00:31:28ne vous inquiétez pas, tout l'argent
00:31:30que nous donnons à l'Ukraine ça revient
00:31:32directement
00:31:34nourrir le chiffre d'affaires de nos
00:31:36marchands de canon entre guillemets
00:31:38et que finalement c'est une très très bonne affaire que cette guerre en Ukraine
00:31:40alors ce qu'on ne sait pas par contre
00:31:42et ce qu'on va peut-être découvrir c'est effectivement
00:31:44est-ce que la totalité des sommes a été
00:31:46affectée à l'achat d'armes ou est-ce qu'il n'y a pas
00:31:48eu de l'argent qui a coulé
00:31:50dans des poches, on ne sait pas lesquelles
00:31:52et puis on s'est laissé dire quand même qu'un certain nombre
00:31:54d'armes sont passées
00:31:56dans des territoires
00:31:58je ne sais pas des territoires perdus de la république ou autres
00:32:00mais on sait qu'il y a eu un marché noir
00:32:02quand même non négligeable
00:32:04on va en parler tout de suite avec vous
00:32:06Philippe Béchat d'après cette petite pause
00:32:08pour un peu conclure
00:32:10et voir enfin conclure
00:32:12disons voir jusqu'où ça va
00:32:14et voir ce qu'on peut faire
00:32:16à tout de suite
00:32:18André Bercoff
00:32:20et nous sommes toujours avec Philippe Béchat
00:32:22rédacteur en chef aux publications Agora et animateur
00:32:24de la chaîne Youtube l'Inforuptible
00:32:26mais alors Quid
00:32:28qu'est-ce qu'il se passe
00:32:30au niveau de l'Europe parce qu'on voit très très bien
00:32:32vous en avez parlé au niveau des rétro-commissions
00:32:34enfin en tout cas l'échange américain
00:32:36on le voit mais européen
00:32:38donc vous avez dit les milliards d'euros
00:32:40qui ont été donnés par l'Europe en général
00:32:42la France en particulier
00:32:44et aujourd'hui donc vous dites
00:32:46il n'y a aucune autorité de contrôle
00:32:48là-dessus
00:32:50est-ce qu'il y a des recours ?
00:32:52est-ce que l'Europe peut dire un jour oui d'accord très bien on a fait
00:32:54mais qu'est-ce que
00:32:56ou rendez l'argent ou dites-nous ce que vous en avez fait
00:32:58je pense que si
00:33:00dans un grand élan
00:33:02de démocratie
00:33:04les élus européens
00:33:06ont décidé de faire une enquête pour savoir
00:33:08où est parti l'argent
00:33:10j'ai peur que ça se termine comme pour les SMS de Von der Leyen
00:33:12c'est-à-dire que le Parlement
00:33:14finalement disent non on ne veut pas savoir
00:33:16on ne veut pas savoir où est passé le pognon
00:33:18tout simplement
00:33:20parce que pour le moment il n'y a eu aucune enquête
00:33:22ni de prévu ni en cours ni rien
00:33:24il n'existe aujourd'hui pas de commission
00:33:26pas d'agence
00:33:28qui permet de dire
00:33:30telle somme a été
00:33:32bien délivrée à Kiev
00:33:34pour l'instant on a versé 50, 60, 80%
00:33:36de la somme reste 20%
00:33:38et en fait on voit que chaque fois que
00:33:40M. Zelensky nous rend visite
00:33:42et c'est assez fréquent
00:33:44il repart avec un chèque
00:33:46ou une dotation de X milliards
00:33:48mais on n'a absolument pas la preuve
00:33:50qu'il n'a pas fini de dépenser
00:33:52la dotation de sa visite précédente
00:33:54mais il n'y a aucun contrôle
00:33:56c'est extraordinaire
00:33:58mais quel fameux businessman
00:34:00je ne sais pas c'est peut-être sur sa bonne mine
00:34:02sa confiance
00:34:04la confiance qu'il inspire
00:34:06ça a été le Hanouna ukrainien
00:34:08il ne va pas être content
00:34:10ah oui c'est vrai
00:34:12quand il était comédien pendant 10 ans
00:34:14oui c'était l'animateur
00:34:16d'émissions le plus regardé
00:34:18le plus suivi
00:34:20donc aujourd'hui
00:34:22le contribuable n'a aucun
00:34:24moyen de savoir où est passé
00:34:26son argent
00:34:28c'est quelque chose qui est absolument vertigineux
00:34:30alors que des détournements
00:34:32mineurs
00:34:34qui se chiffrent peut-être en dizaines
00:34:36ou en centaines de milliers d'euros
00:34:38cela donne lieu
00:34:40effectivement
00:34:42la masse judiciaire se met en branle
00:34:44et ça va au bout
00:34:46et les condamnations sont prononcées
00:34:48aujourd'hui je ne sais pas qui on pourrait
00:34:50condamner en Europe pour ne pas avoir
00:34:52supervisé où va notre
00:34:54argent, l'argent du contribuable
00:34:56il n'y a même pas d'instance
00:34:58intéressant, en tout cas
00:35:00Philippe Béchat vous êtes bien d'accord
00:35:02que le où va notre argent
00:35:04ne se pose pas uniquement sur le crène
00:35:06c'est une question populaire
00:35:08où va notre argent
00:35:10les réponses ne sont pas aussi
00:35:12transparentes que ça, y compris dans notre cher
00:35:14et doux pays
00:35:16en France on sait par exemple
00:35:18que les agences
00:35:20on en compte 1200
00:35:22agences, comités
00:35:24ONG
00:35:26avec un but dédié
00:35:281200 agences
00:35:30ça nous coûterait environ
00:35:3280 milliards d'euros
00:35:34par an
00:35:36dont 30 milliards pour les salaires
00:35:38des 440 000 fonctionnaires que toutes
00:35:40ces agences emploient
00:35:42sauf que pour au moins la moitié des agences
00:35:44on ne sait absolument pas ce qu'elles
00:35:46produisent, il n'y a même pas de
00:35:48rapport accessible
00:35:50on sait que ça se
00:35:52réunit peut-être
00:35:54ça ne produit même pas
00:35:56de préconisation, c'est-à-dire que le contribuable
00:35:58verse de l'argent
00:36:00à des personnes qui ont rang et titre
00:36:02d'expert, mais qui à la fin de l'année
00:36:04ne produisent pas de rapport
00:36:06alors il y a quelques agences dont on sait ce qu'elles font
00:36:08comme l'ADEME, il y en a quelques-unes
00:36:10qui supervisent
00:36:12la pêche etc
00:36:14mais l'essentiel de l'argent va tomber
00:36:16dans la poche de personnes dont on ne sait
00:36:18absolument pas ce qu'ils font
00:36:20et on ne voit pas l'efficacité
00:36:22de cet argent, ça c'est clair
00:36:24c'est vraiment intéressant tout cela
00:36:26vraie question lancinante
00:36:28merci Philippe Béchade, merci de vos exercicements
00:36:34On fait un point sur l'actualité
00:36:36peut-être André, et l'actualité aujourd'hui
00:36:38c'est aussi la condamnation de Marine Le Pen
00:36:40qui vient de tomber
00:36:42Oui, tout à fait, tremblement de terre sur la scène politique
00:36:44française, Marine Le Pen est condamnée
00:36:46à 4 ans de prison, dont 2 fermes
00:36:48par le tribunal de Paris, 100 000 euros
00:36:50d'amende, 5 ans d'inéligibilité
00:36:52avec exécution provisoire
00:36:54le tribunal sanctionne sa défense
00:36:56niant tout et caractérisant
00:36:58un risque réel
00:37:00de récidive, elle ne pourra pas
00:37:02être candidate en 2027
00:37:04Outré, la présidente du Rassemblement
00:37:06National a quitté le prétoire
00:37:08ostensiblement, avant même la fin
00:37:10du discours de la présidente du tribunal
00:37:12de Paris, qui a égrené les condamnations
00:37:14pendant 2h et 2 minutes
00:37:16Marine Le Pen est reconnue
00:37:18coupable des détournements de fonds publics
00:37:20à hauteur de 474 000 euros
00:37:22le tribunal de Paris
00:37:24déclare également coupable
00:37:268 euros députés du RN et 12 assistants
00:37:28parlementaires, le préjudice
00:37:30total est de 4,1 millions d'euros
00:37:32ils sont coupables d'avoir, je cite
00:37:34fait prendre en charge par le Parlement
00:37:36européen des personnes qui
00:37:38travaillaient en réalité pour
00:37:40le parti, le député Julien Audou
00:37:42est condamné à 8 mois de prison
00:37:44avec sursis, plus 1 an
00:37:46d'inéligibilité, mais sans
00:37:48exécution provisoire, et enfin
00:37:50le maire de Perpignan, Louis Alliot
00:37:52est lui condamné à 18 mois de prison
00:37:54dont 6 mois fermes sous bracelet, 8 000 euros
00:37:56d'amende et une peine de 3 ans d'inéligibilité
00:37:58mais sans exécution provisoire
00:38:00pour préserver la décision
00:38:02des électeurs qui ont choisi leur maire
00:38:04il garde donc sa mère.
00:38:06Est-ce qu'il y a
00:38:08possibilité d'appel ?
00:38:10Il y a possibilité d'appel
00:38:12mais avec l'exécution provisoire
00:38:14en théorie ne servira à rien
00:38:16maintenant Marine Le Pen sera entendue
00:38:18Appel ou pas, elle ne peut plus se présenter
00:38:20à l'élection présidentielle
00:38:22A priori elle ne peut plus se présenter à l'élection présidentielle
00:38:24il reste à savoir si même elle fera appel
00:38:26et après c'est une question de texte
00:38:28il faudra aussi demander
00:38:30aux juristes parfaitement
00:38:32et surtout Marine Le Pen
00:38:34s'exprimera ce soir dans le 20h
00:38:36de TF1. Très bien, mais écoutez
00:38:38vous dites que c'est un vrai tremblement
00:38:40de terre en tout cas par rapport à cela
00:38:42et on va voir, vous avez vu la réaction de Jean-Marie Vialat
00:38:44qui dit moi j'ai peur pour mon métier
00:38:46je me dis où est-ce qu'on en est
00:38:48et jusqu'où on va aller, on continuera
00:38:50à en parler évidemment
00:38:52sur Sud Radio tout au long de la journée
00:38:54et nous aussi
00:38:56demain dans Bercov dans tous ses états
00:38:58merci. Sud Radio Bercov
00:39:00dans tous ses états
00:39:02le face à face
00:39:04et notre face à face
00:39:06Jean-Yves Le Gallou, mémoires identitaires
00:39:08les dessous
00:39:10du grand basculement
00:39:12c'est paru chez Via Romana
00:39:14et effectivement Jean-Yves Le Gallou
00:39:16ce qui est très intéressant dans votre livre
00:39:18vous faites 60 ans d'histoire de France
00:39:20d'histoire politique, d'histoire idéologique
00:39:22d'histoire de la communication, d'histoire de la bataille
00:39:24des idées
00:39:26et vous de votre côté, on ne va pas le cacher
00:39:28vous n'êtes pas spécialement de gauche
00:39:30c'est à droite que vous avez
00:39:32campé
00:39:34mis les armes
00:39:36et vous vous avez fait railler
00:39:38depuis 60 ans pratiquement
00:39:40depuis 1968
00:39:42on n'est pas loin de 60 ans
00:39:44alors justement
00:39:46vous avez fait un doigt de vous parler
00:39:48d'ailleurs beaucoup
00:39:50du Front National, de l'époque de Le Pen
00:39:52de Maigret, de l'aventure avec Maigret
00:39:54mais justement je voudrais
00:39:56comme on est dans l'actualité aujourd'hui
00:39:58qui vient de tomber
00:40:00Marine Le Pen condamnée
00:40:02inéligible pour 5 ans
00:40:04Joseph Sébien
00:40:06alors Marine Le Pen
00:40:08elle est condamnée à 4 ans de prison
00:40:10dont 2 fermes
00:40:12sous bracelet par le tribunal de Paris
00:40:145 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire
00:40:16c'est ça
00:40:18et le Rassemblement National
00:40:20est condamné à combien ?
00:40:22le Rassemblement National est condamné à
00:40:242 millions d'euros d'amende
00:40:26d'amende, d'accord
00:40:28alors justement
00:40:30Jean-Yves Le Gallou
00:40:32vous voyez cela, donc inéligibilité
00:40:34etc, il y a eu d'autres procès
00:40:36il y a eu d'autres évocations d'assistants
00:40:38parlementaires
00:40:40sous d'autres étiquettes
00:40:42et d'autres personnes, mais je ne sache pas
00:40:44que ça ait fait que ce soit
00:40:46aussi fort que ce que nous venons
00:40:48d'entendre là maintenant
00:40:50non, alors je crois que nous vivons dans un régime
00:40:52qui devrait porter un nom
00:40:54qui est celui de la dictature des juges
00:40:56puisqu'au fond ce sont les juges qui décident
00:40:58qui peut être ou non candidat
00:41:00à une élection, parce qu'il y a l'affaire
00:41:02Le Pen aujourd'hui qui est particulièrement
00:41:04anormale, mais il y a eu
00:41:06les poursuites à répétition
00:41:08contre Guéant et Sarkozy
00:41:10et il y a eu l'affaire Fillon, donc les juges
00:41:12aujourd'hui sont les
00:41:14maîtres du jeu de qui peut être candidat aux élections
00:41:16ce sont aussi les maîtres
00:41:18du jeu d'un certain nombre de politiques
00:41:20par exemple en matière d'immigration
00:41:22on voit un certain nombre d'hommes politiques qui parlent
00:41:24bien ou mal, mais ça n'a
00:41:26rigoureusement aucune importance
00:41:28parce que qui décide
00:41:30qui a le droit de séjourner
00:41:32en France, qui a le droit d'entrer en France
00:41:34ce sont les juges
00:41:36en particulier les juges administratifs
00:41:38et les juges du Conseil d'Etat
00:41:40et de la Cour des Justices
00:41:42européennes. Oui mais par
00:41:44la vraie décision
00:41:46elle est prise par le Conseil d'Etat
00:41:48et par les tribunaux
00:41:50administratifs en interprétant
00:41:52généralement en surinterprétant
00:41:54ce que peut dire la Cour de Justice européenne
00:41:56ou la Cour européenne des droits de l'homme
00:41:58donc la politique de l'immigration
00:42:00elle est décidée par les juges
00:42:02le choix des candidats
00:42:04aux élections elle est décidée par les juges
00:42:06c'est une dictature des juges
00:42:08c'est une dictature judiciaire
00:42:10donc pour vous par exemple
00:42:12juste pour revenir un moment sur
00:42:14Marine Le Pen et l'affaire Marine Le Pen
00:42:16ça vous paraît
00:42:18je crois que c'est Philippe Devilliers qui parlait
00:42:20de coup d'Etat
00:42:22c'est quelque chose qui politiquement
00:42:24peut donner quoi ?
00:42:26Politiquement quelle portée ça a
00:42:28pour vous ?
00:42:30La portée c'est que nous ne sommes
00:42:32plus dans un système démocratique
00:42:34exactement d'ailleurs comme la Roumanie
00:42:36vous avez vu qu'en Roumanie la Cour
00:42:38constitutionnelle a décidé que le
00:42:40candidat qui avait gagné le premier
00:42:42tour des élections
00:42:44présidentielles
00:42:46était éliminé de deux manières
00:42:48d'abord l'élection présidentielle
00:42:50a été annulée puis
00:42:52quand on a organisé une nouvelle élection présidentielle
00:42:54ce candidat a été
00:42:56déclaré inéligible
00:42:58il est évident qu'on n'est plus dans
00:43:00un système démocratique
00:43:02on est dans un système d'oligarchie
00:43:04que je qualifierais, parce qu'il faut
00:43:06trouver un nom
00:43:08d'oligarchie arc-en-ciel
00:43:10parce que c'est une oligarchie
00:43:12arc-boutée sur
00:43:14une série, une idéologie
00:43:16une idéologie climatique
00:43:18qu'il faut lutter contre le réchauffement climatique
00:43:20une idéologie
00:43:22LGBTQ
00:43:24il faut développer des droits pour les minorités
00:43:26sexuelles, entre autres
00:43:28et une
00:43:30idéologie arc-en-ciel au sens
00:43:32de l'Afrique du Sud, puisqu'elle
00:43:34se veut anti-raciste
00:43:36et dans les faits elle est raciste anti-blanche
00:43:38donc on a une oligarchie arc-en-ciel
00:43:40qui est en train, qui a pris
00:43:42le pouvoir en France
00:43:44en France et apparemment en Europe
00:43:46en Europe absolument, oui tout à fait
00:43:48parce qu'on a vu que Keith Starmer a estimé
00:43:50il y a encore deux jours
00:43:52que les hommes blancs devaient être beaucoup
00:43:54plus pénalisés que les autres
00:43:56c'est intéressant, ça rappelle Georges Orwell
00:43:58tous les hommes sont égaux mais il y en a qui sont plus égaux
00:44:00que d'autres
00:44:02et à votre avis alors pour
00:44:04la mouvance que vous connaissez
00:44:06que vous avez
00:44:08milité, suivi
00:44:10vous avez été un des acteurs d'ailleurs
00:44:12les plus importants
00:44:14en tout cas les plus notables
00:44:16ce qui est intéressant
00:44:18c'est que vous vous parlez d'ailleurs
00:44:20dans votre livre, vous commencez en 68
00:44:22effectivement avec
00:44:24les gauchistes d'un côté,
00:44:26l'occident de l'autre et puis tous les autres
00:44:28enfin bon, on ne va pas refaire de l'histoire
00:44:30mais vraiment je renvoie à votre livre qui est passionnant
00:44:32si on veut connaître cette histoire de France
00:44:34pendant ces années, ces décennies-là
00:44:36et comment ça a bougé
00:44:38et on va parler d'un certain nombre de points
00:44:40qui sont tout à fait intéressants
00:44:42mais est-ce qu'à votre avis
00:44:44ça va
00:44:46sans faire de voyant
00:44:48de lire dans le marque de café
00:44:50ça va amener
00:44:52une réaction plus forte des électeurs
00:44:54par exemple du racisme national
00:44:56qui vont s'estimer frustrés
00:44:58même si quelqu'un d'autre
00:45:00évidemment va se présenter au nom du front
00:45:02du RN
00:45:04est-ce que vous pensez qu'il va y avoir une réaction
00:45:06en France
00:45:08ou pas ?
00:45:10C'est difficile à dire
00:45:12il faut attendre l'onde de choc
00:45:14il peut y avoir deux réactions assez contradictoires
00:45:16une certaine
00:45:18radicalisation d'un côté
00:45:20parce que ça peut conduire à se dire
00:45:22c'est l'ensemble du système
00:45:24qu'il faut renverser
00:45:26et pas simplement jouer à la marge
00:45:28des systèmes
00:45:30et puis l'autre réaction, vous avez raison
00:45:32qui est un peu
00:45:34pas totalement différente
00:45:36qui est de dire une démoralisation
00:45:38on n'y peut rien, de toute façon
00:45:40ils finiront par
00:45:42nous écraser
00:45:44vous savez, il y a un peu
00:45:46la même matière avec l'affaire
00:45:48dite dégueu
00:45:50les gens qui vont être interdits
00:45:52de circuler parce qu'ils n'ont pas des voitures
00:45:54assez chics à l'intérieur
00:45:56des métropoles
00:45:58et bien
00:46:00où la loi est abrogée
00:46:02ce qui est encore possible
00:46:04aujourd'hui, mais plus probablement
00:46:06la loi, c'est la thèse d'ailleurs que craint
00:46:08Jardin qui a mené le combat là-dessus
00:46:10la loi ne sera pas abrogée
00:46:12elle sera simplement différée
00:46:14et puis à la fin, on la mettra quand même
00:46:16en ligne, en place
00:46:18il y a vraiment une volonté
00:46:20je crois, ça c'est
00:46:22un comportement du pouvoir
00:46:24il y a une volonté d'écraser
00:46:26ceux qui ne sont pas d'accord
00:46:28avec les oligarques qui nous gouvernent
00:46:30oui, vous voulez dire, toute opinion dissidente
00:46:32ou action dissidente
00:46:34sera considérée comme antidémocratique
00:46:36puisque la démocratie c'est nous
00:46:38c'est eux qui définissent les valeurs
00:46:40démocratiques
00:46:42qui n'ont pas grand chose à voir
00:46:44avec le jeu électoral
00:46:46dans l'esprit des oligarques
00:46:48et alors justement, écoutez, en lisant votre livre
00:46:50c'est intéressant parce qu'il y a plusieurs affaires
00:46:52et plusieurs actes politiques
00:46:54et je voudrais remonter au premier
00:46:56qui, et je vous lis
00:46:58je vous lis
00:47:00j'arrive le galou
00:47:02pour faire bonne mesure, on n'oubliera pas
00:47:04non plus l'extraordinaire faiblesse de
00:47:06Pompidou, et vous remontez à Pompidou
00:47:08face au coup d'état du conseil constitutionnel
00:47:10le 16 juillet
00:47:121971
00:47:14celui-ci s'arrogea le droit
00:47:16de contrôler le contenu des lois
00:47:18des lois, voilà
00:47:20à petite cause, grand effet
00:47:22c'est-à-dire qu'avant ça, le conseil constitutionnel
00:47:24ne pouvait pas
00:47:26je veux dire, ne pouvait pas contester
00:47:28les lois, c'est quoi là ?
00:47:30le conseil constitutionnel
00:47:32tel qu'il a été conçu en 1958
00:47:34par le général de Gaulle et Michel Debray
00:47:36était cantonné
00:47:38à une observation
00:47:40à une critique formelle
00:47:42de la loi, est-ce que
00:47:44la procédure parlementaire normale
00:47:46avait été respectée, et notamment
00:47:48l'essentiel de l'objectif
00:47:50était que le conseil
00:47:52constitutionnel évite
00:47:54que le parlement n'empiète
00:47:56sur le domaine de l'exécutif
00:47:58n'empiète sur le domaine
00:48:00le domaine régalien du chef de l'état
00:48:02que la loi
00:48:04n'empiète sur le domaine du règlement
00:48:06sur le domaine du gouvernement
00:48:08de l'exécutif. Aujourd'hui
00:48:10le conseil constitutionnel
00:48:12ne fait pas cela, c'est-à-dire
00:48:14il ne fait pas ce pourquoi
00:48:16il a été conçu et créé
00:48:18par contre, il
00:48:20juge de la loi, et c'est devenu
00:48:22le législateur suprême, puisque
00:48:24dès qu'une loi est votée
00:48:26il se demande
00:48:28si c'est bien compatible
00:48:30avec tel traité international
00:48:32ou avec tel
00:48:34principe général du droit
00:48:36ou telle déclaration
00:48:38telle préambule de la constitution
00:48:40c'est-à-dire qu'il interprète
00:48:42des textes très généraux
00:48:44des textes très généraux pour
00:48:46refaire les lois
00:48:48à la place du législateur
00:48:50et il est doublement législateur
00:48:52parce qu'il censure le législateur
00:48:54et parce que quand le législateur
00:48:56prépare une loi, il se dit
00:48:58ah oui, mais
00:49:00est-ce que je peux faire ça ?
00:49:02est-ce que je ne peux pas faire ça ?
00:49:04donc, aujourd'hui, le législateur suprême
00:49:06c'est le conseil constitutionnel
00:49:08c'est une espèce de cour suprême à l'américaine
00:49:10sans avoir les
00:49:12devoirs et les droits de la cour suprême américaine
00:49:14oui, sans doute, et avec
00:49:16le fait que la cour suprême américaine, au moins
00:49:18chaque juge peut donner son opinion
00:49:20et donc on peut connaître les opinions dissidentes
00:49:22ce qui n'est pas le cas en droit français
00:49:24donc c'est vrai que ce que vous
00:49:26dites, c'est intéressant, c'est que
00:49:28vous avez effectivement commencé
00:49:30ça a commencé en 71
00:49:32ce qui fait plus de 50 ans
00:49:34si vous voulez, l'histoire a toujours
00:49:36des pieds de nez
00:49:38ce qui est assez pittoresque
00:49:40c'est que le président du conseil constitutionnel à l'époque
00:49:42Gaston Paleski, qu'on a pu oublier
00:49:44mais qui était un gaulliste
00:49:46très attaché au général de Gaulle
00:49:48et qui détestait Pompidou
00:49:50et donc il a pris cette disposition
00:49:52à propos du droit des associations
00:49:54par détestation de Pompidou
00:49:56et ce gaulliste par détestation
00:49:58de Pompidou
00:50:00a détruit la constitution
00:50:02de la 5ème République
00:50:04parce que, évidemment, en 1971
00:50:06on ne mesure pas l'ampleur
00:50:08tous les problèmes qu'on a aujourd'hui
00:50:10mais on l'a aujourd'hui
00:50:12et la grande faiblesse
00:50:14de Pompidou, c'est de ne pas réagir
00:50:16mais déjà, il avait peur
00:50:18s'il avait réagi, sans doute
00:50:20aurait-il été accusé
00:50:22de s'en prendre à la constitution
00:50:24au gardien de la constitution, au juge
00:50:26et il était déjà intimidé
00:50:28par l'esprit de 1968
00:50:30en 1971
00:50:32donc vous dites, de ce point de vue là
00:50:34que c'est une espèce de
00:50:36haine personnelle, enfin en tout cas
00:50:38ça joue, c'est évident
00:50:40ça joue, c'est l'aléa
00:50:42de l'histoire, alors si vous voulez
00:50:44vous avez souligné
00:50:46à juste titre que vous étiez un peu
00:50:48surpris par ce passage sur Pompidou
00:50:50et je dois dire que
00:50:52moi j'ai eu l'occasion de discuter
00:50:54de Pompidou
00:50:56avec Philippe de Villiers
00:50:58ou Zemmour et je les ai
00:51:00fait un peu changer d'opinion
00:51:02parce qu'ils avaient l'opinion
00:51:04que j'ai eu longtemps d'ailleurs
00:51:06donc je leur jette pas du tout la pierre que j'ai eu longtemps
00:51:08d'un président finalement
00:51:10conservateur et le dernier président
00:51:12avant la grande bascule
00:51:14la grande descente, alors en fait
00:51:16je crois que tout
00:51:18le mal commence sous Pompidou
00:51:20c'est
00:51:22les réformes de l'éducation
00:51:24c'est le code de la nationalité
00:51:26c'est la loi
00:51:28Pleven, tout commence
00:51:30en fait sous Pompidou
00:51:32mais on s'est laissé un peu
00:51:34piéger, enfin je pense les gens
00:51:36de droite ou conservateurs par l'image
00:51:38générale qu'il avait
00:51:40par le côté normalien, homme de
00:51:42culture, attaché à la
00:51:44France, alors
00:51:46qu'en fait, il n'a pas
00:51:48fait ce qu'il aurait
00:51:50dû faire, il a d'ailleurs publié un livre
00:51:52posthume qui s'appelle
00:51:54Le noeud gordien, qui est excellent
00:51:56qui a été écrit juste
00:51:58après 68, où il dit
00:52:00tout ce qu'il faudrait faire, et précisément
00:52:02tout ce qu'il n'a pas fait
00:52:04il n'a pas tranché
00:52:06le noeud gordien, il a passé le noeud
00:52:08coulant de mai 68 au coup
00:52:10des français.
00:52:11Eh bien écoutez, on va continuer à en parler
00:52:13Jean-Yves Le Gallo avec vous après cette petite pause
00:52:15et si, évidemment, on dit
00:52:17t'es un Sud Radio résistant, t'es un Sud Radio
00:52:19n'hésitez pas, 0 826
00:52:21300, 300, pour
00:52:23interroger Jean-Yves Le Gallo, on a beaucoup
00:52:25beaucoup, beaucoup de choses à dire et vous allez voir c'est
00:52:27passionnant. A tout de suite.
00:52:29Sud Radio Bercoff
00:52:31dans tous ses états, midi 14h
00:52:33André Bercoff
00:52:35Liberté, liberté, j'écris
00:52:37ton nom, disait le grand poète
00:52:39Paul Éluard
00:52:41qui n'était pas de votre bord, mais je sais que vous considérez
00:52:43comme un grand poète quand même.
00:52:45J'allais dire Pipo Doux
00:52:47Parlons de cela, on a parlé
00:52:49de
00:52:51Georges Pipo
00:52:53Pompidou, j'allais dire Pipo Doux
00:52:55très mauvais lapsus, et du
00:52:57Conseil constitutionnel, mais
00:52:59justement, je voudrais d'abord
00:53:01que, retracez
00:53:03un peu, avant de parler de liberté d'expression
00:53:05un peu votre cheminement
00:53:07Sciences Po, ENA
00:53:09c'est pas le même Sciences Po qu'aujourd'hui, j'ai l'impression
00:53:11Non, parce que si vous voulez, le Sciences Po
00:53:13que j'ai connu, le Sciences Po c'est une école conformiste
00:53:15il faut dire les choses, et donc
00:53:17le Sciences Po que j'ai connu, le conformisme, c'était la cravate
00:53:19il était impossible pour un élève
00:53:21de venir sans cravate.
00:53:23Je pense qu'aujourd'hui, il est impossible
00:53:25de venir avec une cravate.
00:53:27D'accord, puis l'ENA
00:53:29et puis le stage en préfecture, etc
00:53:31etc, vous racontez cela très bien
00:53:33et qu'est-ce qui a fait, effectivement
00:53:35et vous racontez un peu
00:53:37vous avez côtoyé, effectivement, les diverses
00:53:39mouvances
00:53:41de la droite, qu'elle soit de la droite dure
00:53:43de la droite identitaire
00:53:45et en fait
00:53:47et de la droite classique
00:53:49on est bien présents
00:53:51côtoyés
00:53:53et participés
00:53:55et puis vous parlez de 68
00:53:57le grand tournant
00:53:59le premier grand tournant
00:54:01avec ce que ça a été
00:54:03mais moi je voudrais quand même
00:54:05parce qu'on pourrait vraiment, encore une fois, je renvoie au livre
00:54:07il faut vraiment lire tout cela
00:54:09parce que c'est ce que c'est
00:54:11ce que c'était la France
00:54:13et ce pourquoi on est là aujourd'hui, vous savez
00:54:15c'est la vieille phrase d'Adorno
00:54:17tous ceux qui ignorent l'histoire sont condamnés
00:54:19à la revivre
00:54:21mais je voudrais parler de liberté d'expression
00:54:23ce qui est intéressant, c'est que
00:54:25au nom, l'enfer est empavé de bonnes intentions
00:54:27au nom, effectivement
00:54:29de l'antifascisme
00:54:31ou de l'antiracisme, ou de ceci, de cela
00:54:33très bien, on a commencé
00:54:35il y a déjà
00:54:37quelques décennies
00:54:39à rétrécir le champ de la liberté d'expression
00:54:41et vous avez cette phrase
00:54:43vous dites, la vérité c'est aussi
00:54:45ce qui peut être contesté
00:54:47c'est bien ça, expliquez-vous
00:54:49parce qu'il y a une vérité, pourquoi la contester ?
00:54:51Je crois que dans la
00:54:53dans la pensée européenne
00:54:55en dehors des dogmes religieux
00:54:57qui sont posés
00:54:59et qui sont respectables
00:55:01du point de vue des croyances religieuses
00:55:03en dehors
00:55:05des dogmes religieux, on peut
00:55:07peut être dit vrai
00:55:09ce qui peut être
00:55:11librement contesté, je vais vous prendre un exemple
00:55:13tout à fait actuel
00:55:15le réchauffement climatique
00:55:17d'origine anthropique
00:55:19peut être dit vrai
00:55:21à condition d'être librement
00:55:23contesté, à partir du moment
00:55:25où il ne peut pas être librement contesté
00:55:27ce qui est le cas
00:55:29aujourd'hui, puisque si vous le contestez
00:55:31vous êtes traité de complotiste
00:55:33on vous coupe les crédits de recherche
00:55:35si vous êtes chercheur, etc
00:55:37c'est très difficile de le dire vrai
00:55:39puisqu'il n'y a pas, en quelque sorte
00:55:41égalité des différents
00:55:43points de vue
00:55:45et ça, c'est pas tout à fait compris
00:55:47vous savez qu'il y a eu la campagne
00:55:49à un moment des médias officiels sur les fake news
00:55:51et on va interdire les fake news
00:55:53bah oui, mais
00:55:55qui décide ?
00:55:57qui décide ce qu'est une fake news ?
00:55:59on l'a vu avec le Covid
00:56:01il y a fake news d'hier et peut-être la vérité
00:56:03de demain
00:56:05et c'est d'autant plus intéressant
00:56:07on en a parlé, on a cité l'extrait
00:56:09j'enlève le galou, c'est que la nouvelle directrice
00:56:11de France Inter
00:56:13disait chez nous on peut parler de tout, il n'y a pas de problème
00:56:15mais attention, pas question de contester
00:56:17le réchauffement climatique, intéressant
00:56:19la grande chaîne de service public
00:56:21de la radio, voilà, donc pas question
00:56:23alors, c'est intéressant
00:56:25et comment vous avez vu
00:56:27quand même s'effriter
00:56:29en tout cas se grignoter
00:56:31ce territoire qui est
00:56:33le béabat de toute démocratie
00:56:35qui est la liberté d'expression ?
00:56:37si vous voulez, alors
00:56:39l'acte fondateur
00:56:41l'acte fondateur
00:56:43ce sont les lois
00:56:45qui répriment
00:56:47entre guillemets la haine et la discrimination
00:56:49et donc en France
00:56:51l'acte fondateur
00:56:53c'est la loi Pleven
00:56:55qui au départ
00:56:57ne comportait qu'un certain nombre
00:56:59loi Pleven de 1972
00:57:01qui au départ ne comportait qu'un certain nombre
00:57:03d'incriminations à raison
00:57:05des différences selon l'origine
00:57:07selon la nationalité
00:57:09selon le sexe
00:57:11il y avait un petit nombre d'incriminations
00:57:13aujourd'hui
00:57:15il y en a
00:57:17une trentaine, on a rajouté
00:57:19l'orientation sexuelle, on a rajouté
00:57:21le handicap, on a rajouté
00:57:23on n'en finit plus
00:57:25d'en rajouter
00:57:27on est même en train de rajouter
00:57:29remarquez ça peut être bon pour vous comme pour moi
00:57:31André Bercoff
00:57:33on est même en train de rajouter, mais ça n'a été
00:57:35voté qu'à l'Assemblée Nationale, pas encore au Sénat
00:57:37la chauvophobie
00:57:39la discrimination capillaire
00:57:41la discrimination capillaire
00:57:43vous avez fait une manifestation en chauve qui peut
00:57:45voilà absolument
00:57:47on a été entendu
00:57:49c'est en fait assez drôle parce que c'est un député
00:57:51antillais qui a déposé
00:57:53cette proposition de loi qui a été votée
00:57:55à l'Assemblée Nationale, pas encore
00:57:57au Sénat, parce qu'il voulait protéger
00:57:59les rastas qui paraît-il
00:58:01avaient des difficultés, ou pouvaient avoir des difficultés
00:58:03dans l'entreprise, et alors on lui a dit
00:58:05mais alors les chauves, elle a dit oui les chauves
00:58:07c'est bon aussi, voilà
00:58:09c'est évidemment du délire
00:58:11c'est évidemment du délire
00:58:13la grossophobie
00:58:15la grossophobie bien sûr
00:58:17justement, je voudrais bien
00:58:19avec vous, parce que l'éclaircissement
00:58:21moi personnellement
00:58:23et vous aussi, je crois qu'on est quand même
00:58:25plusieurs millions
00:58:27on est pour la liberté d'expression pleine
00:58:29et entière, maintenant
00:58:31comment juger quand il y a
00:58:33des appels aux meurtres, quand il y a des appels à la
00:58:35haine, mais je veux dire extrêmement éclaircis précis
00:58:37et qui sont pour moi
00:58:39pas vraiment du ressort de la liberté d'expression
00:58:41je ne suis pas libre de dire, allez on va tuer monsieur
00:58:43le Galou, je veux dire
00:58:45si vous voulez, moi
00:58:47je fais remonter les limitations
00:58:49de la liberté d'expression
00:58:51à la loi de 1972
00:58:53qui crée ces incriminations au titre de la
00:58:55discrimination ou de l'appel à la haine
00:58:57qui est un concept flou, mais avant
00:58:59il y a eu une grande loi de liberté
00:59:01en matière de liberté d'expression
00:59:03qui est la loi sur la presse
00:59:05de 1880
00:59:07qui autorise quand même
00:59:09les poursuites
00:59:11pour diffamation
00:59:13ou pour injure
00:59:15et vous trouvez ça légitime
00:59:17c'est une régulation normale
00:59:19dans le cadre d'ailleurs
00:59:21d'une loi sur la presse
00:59:23qui apporte beaucoup de protections
00:59:25c'est une loi où il y a beaucoup de procédures
00:59:27c'est une loi par exemple où il ne peut pas y avoir
00:59:29de garde à vue, or toutes ces protections
00:59:31ont été supprimées
00:59:33quand il s'agit
00:59:35de la loi Pleven
00:59:37et vous avez maintenant
00:59:39des jeunes gens ou des jeunes femmes
00:59:41qui ont pu être
00:59:43convoqués par la police
00:59:45et placés en garde à vue
00:59:47simplement pour des tweets
00:59:49politiquement incorrects
00:59:51et non pas incitant
00:59:53à l'appel au meurtre
00:59:55ou autre
00:59:57donc évidemment il faut
00:59:59cette loi de 1880
01:00:01était globalement assez bonne
01:00:03elle apportait un équilibre
01:00:05entre la nécessaire protection
01:00:07de la liberté et la nécessaire protection
01:00:09de l'honneur
01:00:11des individus
01:00:13mais cet équilibre a été complètement rompu
01:00:15de deux manières, par la loi de
01:00:171972 et par le fait que
01:00:19les juges, on les retrouve toujours
01:00:21qui devraient avoir une conception
01:00:23restrictive de la loi pénale
01:00:25parce que la loi pénale doit être utilisée de manière
01:00:27restrictive, en ont aujourd'hui
01:00:29une conception extensive
01:00:31par exemple, vous avez beaucoup de gens
01:00:33qui ont été condamnés
01:00:35au titre d'appel
01:00:37à la haine
01:00:39simplement pour rappeler
01:00:41qu'il y a un lien entre la délinquance et l'immigration
01:00:43et donc vous avez une extension
01:00:45le concept de haine est assez flou
01:00:47la haine c'est un sentiment
01:00:49comme l'amour d'ailleurs
01:00:51et les juges s'adossent
01:00:53beaucoup de juges s'adossent
01:00:55sur cela pour étendre
01:00:57le contrôle sur les opinions
01:00:59et faire du délit d'opinion
01:01:01un fonds de commerce
01:01:03l'extension du domaine de la justice
01:01:05et de quelle justice
01:01:07on continuera d'en parler
01:01:09avec Jean-Yves Le Gallou
01:01:11après cette petite pause
01:01:13et n'hésitez pas, appelez-nous au 0800
01:01:15Sud Radio Bercoff
01:01:17dans tous ses états, midi 14h
01:01:19André Bercoff
01:01:21Et je ne suis pas le seul, dans tous mes états
01:01:23Jean-Yves Le Gallou montre qu'il l'a été
01:01:25et qu'il l'est encore avec ses mémoires identitaires
01:01:27parues chez Via Romana
01:01:29les dessous du grand basculement
01:01:31et vous dites, Jean-Yves Le Gallou
01:01:33justement, écrivain
01:01:35essayiste, homme politique
01:01:37vous dites, moi il y a eu
01:01:39deux axes de mes combats
01:01:41de ma vie d'homme public
01:01:43c'est d'un côté la liberté d'expression
01:01:45on en a parlé
01:01:47on va encore en parler parce que
01:01:49ça c'est vraiment un chef d'oeuvre en péril, c'est le moins que l'on puisse dire
01:01:51et puis l'immigration
01:01:53et alors
01:01:55sur l'immigration, vous remontez
01:01:57à Enoch Powell
01:01:59cet homme politique anglais
01:02:01dont vous racontez la disgrâce
01:02:03c'est intéressant
01:02:05qu'il ait dit ce qu'il a dit en 1968
01:02:07si vous pouviez nous raconter
01:02:09alors, en 1968
01:02:11Enoch Powell, qui est un homme politique
01:02:13britannique conservateur, c'est le plus brillant
01:02:15homme politique britannique
01:02:17conservateur de l'époque
01:02:19il sort de Cambridge
01:02:21il est léniste, il est latiniste
01:02:23il est extraordinairement cultivé
01:02:25il a fait une très belle guerre
01:02:27il est promis
01:02:29au poste de premier ministre
01:02:31de sa majesté
01:02:33le moment venu
01:02:35mais, il se trouve qu'il est élu de Birmingham
01:02:37et qu'il voit arriver
01:02:39à Birmingham
01:02:41une masse de population
01:02:43d'origine pakistanaise, musulmane
01:02:45et que ça le préoccupe
01:02:47et il le dit, le devoir de l'homme d'Etat
01:02:49c'est
01:02:51de poser les problèmes
01:02:53de dire les choses, et il fait un grand discours
01:02:55et ce grand discours
01:02:57il le fait à Birmingham ?
01:02:59il le fait à Birmingham, absolument
01:03:01le 20 avril 1968
01:03:03la date est importante
01:03:05c'est encore 1968
01:03:07qui est vraiment une date pivot
01:03:09et il a un soutien
01:03:11formidable
01:03:13de l'opinion britannique
01:03:15les dockers, les mineurs
01:03:17font des manifestations en sa faveur
01:03:19mais les médias le démolissent
01:03:21et le détruisent
01:03:23parce qu'il dit quoi ?
01:03:25il dit que
01:03:27l'importation de populations
01:03:29étrangères, nombreuses, musulmanes
01:03:31va déboucher
01:03:33sur
01:03:35des conflits
01:03:37et potentiellement une guerre civile
01:03:39il utilise une expression
01:03:41qu'il tire de l'énéide
01:03:43je vois le Tibet
01:03:45portant des fleuves de sang
01:03:47ça a pu choquer
01:03:49c'est ça qui choque
01:03:51et le discours est appelé
01:03:53le discours des rivières de sang
01:03:55il cite l'énéide
01:03:57parce qu'il voit le danger
01:03:59de l'immigration
01:04:01en l'occurrence pakistanaise
01:04:03et musulmane
01:04:05il faut savoir que lorsqu'il y a eu un attentat à Londres
01:04:07il y a une dizaine d'années
01:04:09les auteurs de l'attentat sont partis
01:04:11du lieu même de la circonscription
01:04:13d'Enoch Powell
01:04:15non pas par symbole
01:04:17mais parce que c'est tout simplement la réalité
01:04:19qui avait changé
01:04:21et il faut aussi savoir
01:04:23parce qu'il y avait le projet
01:04:25du gouvernement travailliste de l'époque
01:04:27de faire voter une loi
01:04:29qui était une loi
01:04:31interdisant
01:04:33la discrimination
01:04:35et pensant
01:04:37à contrôler la liberté d'opinion
01:04:39c'était l'ancêtre de la loi Pleven
01:04:41l'ancêtre anglaise de la loi Pleven
01:04:43qui a amené Enoch Powell
01:04:45en 1968
01:04:47à contester cela
01:04:49et pour moi, comme pour Renaud Camus
01:04:51d'ailleurs pour nous
01:04:53Enoch Powell c'est le prophète diabolisé
01:04:55et effectivement
01:04:57qui a été absolument
01:04:59marginalisé, invisibilisé après cela
01:05:01et puis
01:05:03vous dites aussi rapidement
01:05:07il y a eu Jean Raspail au camp des saints
01:05:09en 1973
01:05:11donc 5 ans plus tard
01:05:13qui voyait venir effectivement des pirogues
01:05:15d'Afrique et qui envahissait
01:05:17le sud de la France etc
01:05:19est-ce que quand même
01:05:21il n'y avait pas
01:05:23justement l'abolition de la droite
01:05:25là-dessus, est-ce qu'il n'y avait pas quand même
01:05:27une espèce de chausification
01:05:29mettre tous les immigrés dans le même sac
01:05:31tous les migrants dans le même sac
01:05:33tous les musulmans dans le même sac
01:05:35est-ce qu'il n'y avait pas une chausification
01:05:37à l'époque et même maintenant d'ailleurs ?
01:05:39Alors si vous voulez sur
01:05:41la politique de l'immigration
01:05:43il faut voir que sous les années Pompidou
01:05:45ça a été une année d'immigration massive
01:05:47par entrée de travailleurs
01:05:49entrée de travailleurs
01:05:51donc d'hommes, d'hommes travailleurs
01:05:53qui venaient en partie
01:05:55du Portugal et d'Espagne
01:05:57beaucoup en partie du Maghreb et avec une idée
01:05:59à l'époque qui était de tenir les salaires
01:06:01donc on a eu
01:06:03de 68, 69
01:06:05à 73 sous la période
01:06:07Pompidou, une immigration
01:06:09de travail
01:06:11voilà
01:06:13ensuite il y a
01:06:15la phase
01:06:17Giscard, la crise, on arrête
01:06:19l'immigration
01:06:21de travail et comme on trouve
01:06:23que c'est un peu méchant d'arrêter
01:06:25l'immigration de travail, on ouvre
01:06:27le regroupement familial
01:06:29très vite !
01:06:31Alors c'est qui le regroupement familial ?
01:06:33Qui a fait le regroupement familial ?
01:06:35Le regroupement familial
01:06:37vous pouvez avoir
01:06:39deux coupables si je puis dire
01:06:41le couple Giscard
01:06:43et Chirac
01:06:45ou le Conseil d'Etat
01:06:47et j'ai tendance à penser
01:06:49que c'est le Conseil d'Etat, je vais vous dire pourquoi
01:06:51Giscard, Chirac
01:06:53arrêtent
01:06:55le regroupement familial en 1900
01:06:57créent le regroupement
01:06:59familial en 1975
01:07:01et ils s'aperçoivent
01:07:03très vite, Giscard s'aperçoit très vite
01:07:05que ça pose un problème
01:07:07et en 1977
01:07:091978
01:07:11il charge son ministre
01:07:13de l'Intérieur Bonnet
01:07:15et son premier ministre Barre
01:07:17d'interrompre le regroupement familial
01:07:19et il y a donc un décret
01:07:21qui est pris qui arrête
01:07:23le regroupement familial et ce décret
01:07:25est cassé par le Conseil
01:07:27d'Etat.
01:07:29En 1978
01:07:31c'est le décret, Gisty
01:07:33c'est à dire un groupe de conseillers d'Etat de gauche et d'extrême gauche
01:07:35se mobilise
01:07:37mobilise des avocats
01:07:39et le Conseil d'Etat
01:07:41casse ce décret
01:07:43et ouvre le regroupement familial
01:07:45c'est à dire que le regroupement familial
01:07:47aujourd'hui, il a été
01:07:49créé, il est possible par une décision
01:07:51du Conseil d'Etat
01:07:53on retrouve les juges
01:07:55et Giscard a beaucoup regretté
01:07:57Est-ce que, juste je vous interromps
01:07:59simplement, est-ce que vous ne croyez pas que c'est la droite
01:08:01qui a créé quand même le regroupement familial ?
01:08:03Vous allez me dire, là vous me dites
01:08:05le Conseil d'Etat à gauche a
01:08:07effectivement opposé
01:08:09La droite classique, on est bien
01:08:11à l'époque le Front National
01:08:13n'existe pas sauf à titre
01:08:15tout à fait marginal
01:08:17Jean-Marie Le Pen a fait 0,64%
01:08:19la dernière présidentielle
01:08:21donc il n'existe pas. La droite classique
01:08:23le crée en 1976
01:08:25et elle revient dessus
01:08:27Giscard revient dessus
01:08:29et Giscard a dit après
01:08:31mon regret c'est le regroupement familial
01:08:33et mon regret alors
01:08:35à partir du moment où le Conseil d'Etat
01:08:37avait cassé le décret
01:08:39il aurait pu avoir
01:08:41la tentation, je pense qu'il l'a eu
01:08:43de contourner le Conseil d'Etat
01:08:45par la loi. Mais dans ce cas
01:08:47c'est le Conseil constitutionnel
01:08:49qui l'aurait censuré
01:08:51en reprenant l'argument du Conseil d'Etat
01:08:53et on voit à quel point
01:08:55la décision du Conseil constitutionnel
01:08:57de saisir du contrôle
01:08:59du contenu de la loi en 1971
01:09:01est le début
01:09:03de tout ce qui va suivre
01:09:05dans ce domaine là.
01:09:07Et alors qu'est-ce qui s'est passé ?
01:09:09Vous en parlez beaucoup, je voudrais un peu parler
01:09:11de ce camp de droite
01:09:13que je connais moins que l'autre
01:09:15mais c'est très intéressant
01:09:17d'en parler
01:09:19vous dites que
01:09:21au fil des vicissitudes
01:09:23du temps, de ce qui s'est passé
01:09:25vous présentez quand même dans votre livre
01:09:27Jean-Yves Le Gallou une droite un peu sidérée
01:09:29devant la gauche
01:09:31le Fakir et le Cobra
01:09:33c'est-à-dire, oui mais nous il ne faut pas
01:09:35de peur de se faire passer pour
01:09:37de peur de faire le jeu d'eux
01:09:39etc.
01:09:41On a l'impression en tout cas
01:09:43vous auriez souhaité
01:09:45dans certains circonstances aller plus loin
01:09:47il faut faire attention etc.
01:09:49Cette droite un peu prudente
01:09:51ou autre
01:09:53elle s'est auto-neutralisée
01:09:55elle s'est auto-neutralisée
01:09:57c'est le cas de ce qui était
01:09:59l'UDF qui est devenu l'UMP
01:10:01qui est LR aujourd'hui
01:10:03c'est un peu le cas à certains égards d'ailleurs
01:10:05du Rassemblement National de Marine Le Pen
01:10:07on s'auto-neutralise en disant
01:10:09mais que va penser la gauche ?
01:10:11Je raconte dans le livre une anecdote qui est ancienne
01:10:13mais qui à mon avis est très significative
01:10:15en 1983
01:10:17il y a eu une vague à droite
01:10:19extrêmement forte aux élections municipales
01:10:21et donc les gens, les hommes, les femmes
01:10:23très fortes en nombre
01:10:25et les hommes et les femmes qui rentrent dans les conseils municipaux
01:10:27sous l'étiquette à l'époque
01:10:29de la droite classique
01:10:31à l'exception de Dreux où Jean-Pierre Sirouet est élu
01:10:33ils ont la volonté
01:10:35de faire vraiment
01:10:37des politiques de droite
01:10:39et moi j'essaye de monter
01:10:41avec quelques amis
01:10:43et le maire à l'époque
01:10:45de Saumur et le maire de Brest
01:10:47une association
01:10:49des élus pour la liberté de la culture
01:10:51avec l'idée
01:10:53on va faire des spectacles
01:10:55ou des activités culturelles
01:10:57dans une commune et on la fera
01:10:59circuler dans les autres communes
01:11:01et donc l'idée c'était quand même de créer
01:11:03un contre-pouvoir culturel de droite
01:11:05et il y avait dans les mairies
01:11:07soit des maires, soit des adjoints
01:11:09qui étaient tout à fait motivés pour faire ça
01:11:11et ça a été cassé
01:11:13par l'appareil du RPR
01:11:15l'appareil chirac
01:11:17nous sommes à l'époque en 1984
01:11:19qui a cassé, qui a dit aux gens
01:11:21tu arrêtes ou sinon tu n'auras plus d'investiture
01:11:23alors que là il y avait la possibilité
01:11:25d'occuper
01:11:27le terrain culturel
01:11:29du point de vue
01:11:31de la droite
01:11:33la bataille culturelle
01:11:35la bataille culturelle n'a pas été livrée
01:11:37parce que l'état-major
01:11:39en l'occurrence
01:11:41Chiracien
01:11:43a décidé de désarmer
01:11:45ceux qui
01:11:47voulaient livrer la bataille culturelle
01:11:49et à partir de là
01:11:51la gauche n'a cessé d'aller
01:11:53toujours plus loin dans son empire
01:11:55à un point tel qu'aujourd'hui
01:11:57c'est quand même extrêmement grave
01:11:59dans les universités
01:12:01un professeur d'université de droite
01:12:03sauf dans de très rares endroits
01:12:05n'osera pas le dire
01:12:07puisque par défi
01:12:09ou dans le domaine
01:12:11de la recherche
01:12:13dans le domaine de la recherche
01:12:15j'ai rencontré par hasard
01:12:17en faisant
01:12:19une activité sportive
01:12:21un directeur de recherche
01:12:23à l'institut Pasteur
01:12:25il m'a dit qu'évidemment il ne pouvait surtout pas
01:12:27faire état
01:12:29de ses opinions
01:12:31et que la seule fois où il l'avait fait
01:12:33on lui avait dit si c'est ça je te vire
01:12:35voilà
01:12:37mais c'est une ambiance
01:12:39le totalitarisme de la gauche
01:12:41est possible aujourd'hui
01:12:43parce que la gauche, la droite
01:12:45s'est toujours inclinée, s'est toujours excusée
01:12:47s'est toujours battue en retraite
01:12:49avant même parfois, comme dans le cas que je vous ai cité
01:12:51de livrer bataille
01:12:53mais alors c'est dû à quoi ça ?
01:12:55parlons de la droite que vous connaissiez
01:12:57c'est dû à quoi ce syndrome
01:12:59de ne pas pouvoir être ce qu'elle est
01:13:01est-ce qu'elle s'est dit si je dis certaines choses
01:13:03je vais me faire traiter de facho
01:13:05etc etc
01:13:07c'est la crainte de la diabolisation
01:13:09la crainte de la diabolisation
01:13:11et le fait si vous voulez que
01:13:13pendant très longtemps
01:13:15aujourd'hui c'est Libération
01:13:17qui n'a pas de lecteur
01:13:19mais qui se conduit en DRH
01:13:21des partis politiques
01:13:23de droite en disant non celui-là faut pas
01:13:25c'est fini ça
01:13:27c'est pas fini
01:13:29non non c'est pas fini
01:13:31d'ailleurs moi j'appelle
01:13:33je connais bien le journaliste
01:13:35de Libération Nicolas Massol
01:13:37qui suit entre guillemets
01:13:39l'extrême droite et je lui dis
01:13:41alors c'est vous le DRH quoi
01:13:43parce qu'effectivement
01:13:45quand il allume quelqu'un
01:13:47ça va lui nuire ou il pense que ça peut lui nuire
01:13:49dans sa carrière
01:13:51c'est pas tout à fait fini
01:13:53est-ce qu'autre chose qui n'a pas nuit
01:13:55aussi
01:13:57à la droite ou à la droite dure
01:13:59c'est sans tout faire de réduction
01:14:01à l'hitler-rome
01:14:03c'est des nostalgies un peu
01:14:05hitler-franco et compagnie
01:14:07est-ce que ça a joué un rôle
01:14:09je parle pas d'aujourd'hui
01:14:11je parle pas d'il y a quelques décennies
01:14:13vous en parlez un peu
01:14:15vous n'avez jamais été de ce bord-là
01:14:17mais vous en parlez un peu
01:14:19est-ce qu'il n'y a pas eu une espèce de confusionnisme
01:14:21alors je crois si vous voulez
01:14:23qu'il y a eu une instrumentalisation
01:14:25par exemple disons les mots
01:14:27il y a eu une instrumentalisation de l'affaire du détail
01:14:29mais je ne crois pas
01:14:31que ce soit
01:14:33alors là on est sur le versant
01:14:35rassemblement fond national
01:14:37version Le Pen
01:14:39je crois qu'il y a eu
01:14:41incontestablement instrumentalisation
01:14:43je ne crois pas
01:14:45et là dessus je suis en désaccord
01:14:47même avec Marine Le Pen
01:14:49ou même avec Marion Maréchal
01:14:51qui pense que le détail a été déterminant
01:14:53dans ce domaine
01:14:55je ne dis pas que ça a aidé
01:14:57évidemment
01:14:59je peux apporter la démonstration
01:15:01si vous me laissez
01:15:03deux minutes
01:15:05d'abord la démonstration par Enoch Powell
01:15:07il a été diabolisé
01:15:09alors qu'il n'a jamais
01:15:11encore une fois il avait fait une belle guerre
01:15:13et il n'a jamais été soupçonné du moindre dérapage
01:15:15entre guillemets dans ce domaine
01:15:17mais il a été diabolisé
01:15:19donc il y a l'exception Enoch Powell
01:15:21et s'agissant du Front National
01:15:23il a été
01:15:25diabolisé sur l'immigration
01:15:27avant le détail
01:15:29dès 1984
01:15:311985
01:15:33moi j'ai basculé
01:15:35de la guerre classique au Front National
01:15:37en 1985
01:15:39je peux vous dire que c'était un vrai saut
01:15:41et qu'il y avait une vraie diabolisation
01:15:43et il a été ensuite
01:15:45rediabolisé, surdiabolisé
01:15:47avec l'affaire
01:15:49de la profanation de Carpentras
01:15:51en 90
01:15:53pour lequel
01:15:55il n'y avait pas la moindre
01:15:57culpabilité de quelque sorte
01:15:59et on a dit que c'était Le Pen
01:16:01ce qui était
01:16:03la malheureuse
01:16:05victime d'ailleurs
01:16:07M. Germont qui était profané
01:16:09était lui-même un juif du pape
01:16:11comme d'ailleurs les deux élus
01:16:13Front National du Vaucluse à l'époque
01:16:15qui n'étaient pas pertinents
01:16:17je rappelle que c'est profanation
01:16:19d'ailleurs du cimetière juif
01:16:21de Carpentras sur laquelle
01:16:23on a accusé effectivement presque Le Pen d'en être
01:16:25l'auteur
01:16:27c'est clair, mais dites-moi justement
01:16:29on a beaucoup parlé de ça
01:16:31et s'il y a quelqu'un qui vient placer
01:16:33on dit beaucoup que
01:16:35Jean-Marie Le Pen, je parle de Le Pen,
01:16:37Jean-Marie ne voulait pas le pouvoir
01:16:39c'est exact ou pas, votre avis comme ça, a posteriori
01:16:41alors écoutez
01:16:43j'ai participé
01:16:45un peu quand
01:16:47on a mené notre action
01:16:49avec Maigret qui était une action
01:16:51de contestation du pouvoir de Jean-Marie Le Pen
01:16:53j'ai un peu
01:16:55porté
01:16:57ce discours-là
01:16:59que je crois aujourd'hui
01:17:01avec le recul
01:17:03à la fois
01:17:05faux et vrai
01:17:07faux
01:17:09dans la mesure où
01:17:11dans les circonstances de l'époque
01:17:13objectivement le pouvoir n'était pas accessible
01:17:15donc on ne peut pas lui reprocher
01:17:17de ne pas avoir voulu le pouvoir puisqu'il n'était pas
01:17:19accessible, en revanche
01:17:21ce qui était accessible à l'époque
01:17:23c'était le pouvoir local, le pouvoir municipal
01:17:25et ça ne
01:17:27ne jouait le rôle
01:17:29et moi si vous voulez, dans ce livre sur lequel
01:17:31je suis globalement je pense très bienveillant
01:17:33avec Jean-Marie Le Pen
01:17:35pour lequel je garde une grande
01:17:37affection et une grande admiration
01:17:39je suis critique sur un point
01:17:41c'est le fait
01:17:43un point en particulier
01:17:45sur le fait
01:17:47de ne pas s'être intéressé davantage
01:17:49au pouvoir local car il se serait
01:17:51intéressé davantage au pouvoir local
01:17:53je crois qu'il n'y aurait pas eu la scission de
01:17:551999 et qu'il y aurait
01:17:57aujourd'hui des dizaines de municipalités
01:17:59nationales
01:18:01dont certaines pourraient mener
01:18:03de vraies politiques nationales
01:18:05identitaires et culturelles
01:18:07et donc ça c'est dommage
01:18:09c'est mon reproche par rapport à Le Pen et le pouvoir
01:18:11c'était un point d'histoire qu'il fallait
01:18:13régler et éclaircir
01:18:15à tout de suite, on continue avec
01:18:17Jean-Yves Le Galou, effectivement
01:18:19ses mémoires identitaires
01:18:21encore une fois à lire, que vous soyez d'accord
01:18:23ou pas, mais il faut lire
01:18:25il faut aussi lire ceux avec
01:18:27lesquels vous ne êtes pas d'accord, sinon
01:18:29il n'y a pas de pensée
01:18:31C'est vu de Radio Bercoff dans tous ses états
01:18:33midi 14h, André Bercoff
01:18:35Et avec Jean-Yves Le Galou
01:18:37mémoires identitaires
01:18:391968-2025
01:18:41les dessous du grand basculement
01:18:43chez Via Romana
01:18:45peut-on trouver votre livre Jean-Yves Le Galou ?
01:18:47On peut d'abord le trouver dans les librairies
01:18:49en tout cas dans les bonnes librairies
01:18:51dans toutes les librairies
01:18:53mais enfin
01:18:55on peut le trouver en librairie
01:18:57on peut aussi le commander en ligne sur le site
01:18:59de l'éditeur
01:19:01via Romana
01:19:03et puis via Amazon aussi
01:19:05et puis
01:19:07je le dédicacerai
01:19:09dès samedi au colloque
01:19:11de l'Institut IA, donc à la Maison de la Chimie
01:19:13à la fois
01:19:15à 13h30
01:19:17pardon, samedi après midi
01:19:19La Maison de la Chimie
01:19:21c'est rue Saint-Dominique
01:19:23à côté de l'Assemblée Nationale
01:19:25rue Saint-Dominique c'est dans le 7ème
01:19:27si vous êtes à Paris ou vous passez par Paris
01:19:29n'hésitez pas à aller
01:19:31lire et vous faire dédicacer
01:19:33ses mémoires identitaires
01:19:35Jean-Yves Le Galou, j'ai envie
01:19:37nous arrivons un peu en fin d'émission
01:19:39on pourra en parler encore par deux heures
01:19:41est-ce que vous et beaucoup d'autres
01:19:43avec ce parcours que vous avez fait
01:19:45est-ce que vous feriez votre
01:19:47Simon Bolivard
01:19:49quand on lui demandait
01:19:51au terme de votre parcours
01:19:53de votre itinéraire
01:19:55il disait
01:19:57qu'est-ce que vous avez à dire
01:19:59et il a dit j'ai labouré la mer
01:20:01est-ce que vous avez l'impression
01:20:03que la politique en général
01:20:05mais la politique telle qu'elle a été
01:20:07menée par le péniste
01:20:09les migrétistes et autres
01:20:11est-ce que jusqu'ici
01:20:13est-ce que ça a été vraiment
01:20:15assécher le marigot
01:20:17avec une cuillère à soupe ?
01:20:19il y a un peu de ça
01:20:21je ne connais pas
01:20:23le combat du fort au faible
01:20:25je ne connais que le combat
01:20:27du faible au fort
01:20:29mais je suis quand même
01:20:31relativement optimiste
01:20:33pour l'avenir car je pense
01:20:35qu'il y a une prise de conscience
01:20:37croissante
01:20:39de la situation et en particulier
01:20:41dans la jeune génération
01:20:43vous le sentez ça ?
01:20:45je le sens très fortement
01:20:47j'interviens assez souvent dans des formations
01:20:49soit à l'ILIAD soit à l'IFP
01:20:51auprès de gens qui ont entre
01:20:5318 et 30 ans
01:20:55et la manière
01:20:57dont ils perçoivent la réalité
01:20:59est radicalement différente
01:21:01de celle dont ils pouvaient la percevoir
01:21:03pas eux mais leurs prédécesseurs
01:21:05il y a 10 ans ou il y a 20 ans
01:21:07donc il y a une prise de conscience
01:21:09mais en même temps
01:21:11que le danger
01:21:13croit évidemment
01:21:15peut-être c'est parce que
01:21:17ce qu'ils considèrent comme un danger
01:21:19croient que cette prise de conscience
01:21:21se fait. Je crois que la prise de conscience
01:21:23est liée malheureusement
01:21:25à la dégradation de la réalité
01:21:27mais la situation s'est dégradée
01:21:29depuis fort longtemps dans tous les domaines
01:21:31d'ailleurs parce qu'on parle
01:21:33de l'immigration
01:21:35l'éducation, la santé
01:21:37l'éducation c'est presque encore plus catastrophique
01:21:39parce que l'éducation c'est la transmission
01:21:41et au moment
01:21:43aujourd'hui comment on peut transmettre
01:21:45par des institutions
01:21:47parallèles
01:21:49comment on peut faire découvrir
01:21:51l'histoire par des institutions
01:21:53parallèles, par des instituts
01:21:55de formation comme l'ILIAD
01:21:57ou comme l'IFP ou comme d'autres institutions
01:21:59l'éducation nationale a renoncé
01:22:01l'issue est dans l'alternative
01:22:03l'issue est dans l'alternative oui
01:22:05belle formule. Merci Jean-Yves Le Gallou
01:22:07et voilà
01:22:09mémoires identitaires encore une fois je vous le recommande