Les Vraies Voix avec Christophe Boutin, politologue.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-04-01##
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NewsTranscription
00:00Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04Julien Audoul, vous aurez un candidat en 2027.
00:07Nous aurons Marine Le Pen.
00:08Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi.
00:10Moi, je serai toujours à côté des Français.
00:12Si l'élection présidentielle de 2027 venait à se jouer sans la candidate favorite,
00:18c'est-à-dire que celui ou celle qui serait élu serait de facto illégitime.
00:24Je pense que cette obsession présidentielle a fait beaucoup de mal à notre famille politique.
00:28Si on pense déjà à 2027, on est morts.
00:30Eric Zemmour entre Bruno Retailleau et Marine Le Pen.
00:33Je vote pour Eric Zemmour.
00:34Vous vous préparez à la prochaine élection présidentielle ?
00:36Je me prépare. On verra bien.
00:37Un nom de vous, Jordan Bardella, est-ce que vous êtes le plan B ?
00:39Nous avons un genou à terre aujourd'hui, mais on est loin d'être morts.
00:44Nous serons là.
00:45Et à ceux qui pensent qu'ils tuent le Rassemblement National,
00:49parce qu'ils mettent hors course, ou qu'ils essaient de mettre hors course,
00:53je pense qu'ils n'y arriveront pas.
00:55La candidate naturelle de notre mouvement politique, alors il se trouve.
01:0113 millions d'électeurs ont voté Marine Le Pen au second tour de la dernière présidentielle.
01:05Certains craignent que cette électorat ne soit tentée par un vote encore plus anti-système.
01:09Alors, parlons vrai.
01:10Est-ce que pour vous, la présidentielle de 2027 pourrait créer un saut dans l'inconnu ?
01:15Et à cette question, l'inéligibilité de Marine Le Pen ouvre-t-elle la voie à un candidat
01:19qui veut tout faire péter, comme dit le politologue Benjamin Morel ?
01:21Benjamin Morel vous dit tout, à 63%.
01:23Vous voulez réagir ?
01:24Les vraies voix et hôtes attendent vos appels au 0826 300 300.
01:28Et pour nous éclairer, Christophe Boutin est avec nous, politologue,
01:31professeur de droit public à l'université de Caen,
01:33co-auteur d'un dictionnaire des populismes aux éditions du CERA.
01:38Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:40Bonsoir cher monsieur.
01:41Philippe Bilger.
01:42Il me semble évident que si Marine Le Pen peut se présenter en catastrophe,
01:49j'entends à cause du délai judiciaire, ou si Jordan Bardella doit la remplacer,
01:56il est évident que de toute manière, une nouvelle configuration se présentera en 2027.
02:03Mais là où je ne suis pas sûr que Benjamin Morel, que vous avez cité, ait raison,
02:09je ne vois pas forcément un candidat survenir qui aurait envie, comme il dit, de tout péter.
02:17On pourrait imaginer même l'inverse.
02:20C'est-à-dire que face à ce que vous avez dit, Cécile, tout à l'heure,
02:24d'un quinquennat, d'un renouvellement de mandat qui est tout de même très tempétueux,
02:30on puisse imaginer qu'un candidat ou une femme candidate se dégage en 2027
02:37qui précisément apporte à cause de cela une forme de sérénité démocratique et de paix républicaine.
02:47Moi je pense, ça n'est pas que je veuille en permanence jeter l'attention sur lui,
02:53mais je pourrais parfaitement imaginer une voie aujourd'hui dégagée pour un Bruno Retailleau
03:00qui aurait une sorte de vérité démocratique tranquille.
03:05Ce ne serait pas l'extrême droite, ce ne serait même pas la droite extrême,
03:10ce serait une droite républicaine qui n'aurait plus peur de son ombre.
03:15Alors écoutez, à qui profite le crime ?
03:18Si crime il y a, on a peut-être des éléments de réponse.
03:21Maintenant, la question que j'aimerais poser à notre invité,
03:25c'est de savoir si dans le fond, cette décision,
03:28quoi que puisse en penser les uns les autres,
03:30ne pourrait pas in fine renforcer cette présence politique du RN en France.
03:39Marine Le Pen, c'est vrai, ça a été longtemps la patronne du parti,
03:43ce n'est plus le cas, c'est Jordan Bardella depuis pas mal de temps, me semble-t-il.
03:47Et OK, c'est plein de péripéties.
03:49C'est encore la raison d'un petit peu quand même.
03:51Certes, pour autant, justement, c'est toujours la question d'un parti
03:55qui serait intuitu-personné avec ce nom Le Pen.
03:58Pour autant, il y a quand même, vous l'avez rappelé,
04:00de plus en plus d'électeurs, 13 millions,
04:02ils ont de nombreux députés à l'Assemblée Nationale,
04:05on voit plein de nouvelles têtes régulièrement, plein de jeunes.
04:09Et peut-être que finalement, en tout cas de la psychologie,
04:15les personnes qui ont voté pour le RN,
04:18les mêmes causes produisant les mêmes effets,
04:20elles continueront de voter pour le RN,
04:22quelle que soit la personne qui représente ce mouvement.
04:25Moi, je pense qu'effectivement, ça vient dynamiter l'échiquier politique.
04:29Alors, est-ce que c'est quelque chose de durable
04:31ou est-ce que c'est quelque chose de momentané ?
04:33En tout cas, ça va obliger les uns et les autres à se positionner.
04:37Voilà.
04:38Ça permet aussi, quelque part, de redoper des candidatures
04:41sur lesquelles on n'aurait pas misé grand-chose.
04:43On va commencer à voir maintenant se dessiner des candidats.
04:45C'est évident.
04:46On a dans nos répertoires respectifs, cher Philippe Bilger,
04:50des tas de candidats à l'élection présidentielle, vous et moi.
04:52On en connaît peut-être 3-4 chacun.
04:54La vérité, c'est qu'ils n'avaient aucune chance.
04:56Ils n'avaient aucune chance d'émerger.
04:58Parce qu'effectivement, vous aviez un bloc,
05:00jusqu'à l'annonce hier de la condamnation de Marine Le Pen,
05:04elle est quand même à 37% d'intention de vote.
05:07François de Gaulle, il y avait une place.
05:09Aujourd'hui, il y a deux places.
05:10Donc, il y a peut-être un petit peu plus de place.
05:12Et dire que tout ce score-là, ce score incroyable de premier tour
05:16est transférable, transposable à Jordan Bardella,
05:20c'est prendre les gens pour des idiots.
05:22Bardella ne peut pas faire 37%.
05:25Pourquoi ? Parce que pour faire 37%,
05:27il faut être capable de débattre face à un Zemmour,
05:29il faut être capable de débattre face à un Rotaillot,
05:31si Rotaillot est candidat.
05:32Il faut être capable de débattre face à un Édouard Philippe.
05:35Enfin bref, il va falloir quand même y aller.
05:37Et donc évidemment, il part avec un capital peut-être élevé,
05:40mais qui va évidemment s'exploser sur la réalité électorale à venir.
05:45Allez, 0826-300-300, n'hésitez pas à nous contacter.
05:48Il y a déjà beaucoup d'appels au standard.
05:50Beaucoup d'appels au standard, et c'est le 0826-300-300.
05:52Christophe Boutin, on va reprendre un peu,
05:55faire un mix de tout ce qu'ont dit les vrais voix.
05:57Est-ce que pour vous, Jordan Bardella est un candidat de substitution,
06:01mais qui est automatiquement, vu son jeune âge,
06:03moins bon que Marine Le Pen ?
06:05Et est-ce qu'on est vraiment face à un paysage politique ?
06:09Marine Le Pen a parlé de bombes nucléaires ce matin,
06:11atomisée depuis hier aux alentours de Mediécar.
06:17Mon Dieu, il y a beaucoup de questions à traiter,
06:19beaucoup d'éléments à voir pour tenter de répondre aux questions.
06:22Je crois qu'il y a un premier élément à prendre en compte,
06:24c'est que l'électorat du RN, actuellement,
06:27on le constate élection après élection,
06:30est un électorat particulièrement fidèle.
06:32Donc effectivement, on a une question à se poser,
06:34qui est de savoir si c'est une fidélité à Marine Le Pen,
06:37ou une fidélité au parti.
06:39Et j'aurais plutôt tendance à répondre,
06:42en réponse de Norman, un peu des deux.
06:44Marine Le Pen passe effectivement très bien sur une partie d'électorat.
06:48Par ailleurs, les causes produisant les mêmes effets,
06:51les causes qui conduisent actuellement cet électorat à voter pour le RN,
06:56ne changent pas.
06:58Il n'y a pas d'évolution sur un certain nombre de sujets
07:00du type insécurité ou immigration,
07:03ou même questions sociales,
07:05dont on sait que ce sont les grands éléments actuellement du discours du RN.
07:09Et on ne voit pas, dans ce cas, pourquoi les électeurs se déporteraient.
07:12Deuxième élément, la personnalité de Jordane Bardella.
07:15La personnalité de Jordane Bardella, effectivement,
07:17c'est quelqu'un qui est jeune,
07:19et on peut avoir peut-être des doutes liés à sa jeunesse.
07:23Maintenant, on évoquait le problème des débats,
07:26à l'instant, l'un de vos intervenants l'évoquait.
07:28Rappelons que Marine Le Pen,
07:30lors des deux débats de second tour à la présidentielle,
07:34ne s'est pas montrée particulièrement performante,
07:36c'est le moins qu'on puisse dire.
07:38Je parlais du premier tour.
07:40Voilà, j'ai dit ça.
07:42Ce n'est pas lui faire injure.
07:44C'est par là qu'elle brille le plus.
07:46On le laisse finir, s'il vous plaît.
07:48Pour l'instant, Marine Le Pen a été parfois défaillante sur certains débats.
07:52Du second tour, j'entends bien.
07:54Mais du premier tour, elle n'a pas toujours été très performante.
07:57Jordan Bardella a montré, par exemple,
07:59face à Gabriel Attal dans un débat,
08:02des qualités de débatteur qu'on n'attendait pas nécessairement
08:05de quelqu'un qui était jeune
08:07et qui n'avait pas nécessairement le bagage culturel
08:09auquel M. Attal peut prétendre.
08:12Donc, ça, c'est un élément important.
08:14Le deuxième élément, c'est qu'il faut toujours penser à l'élection en deux tours.
08:18Lorsqu'on évoque les autres candidats,
08:20et je suis assez d'accord, excusez Philippe Bilge,
08:22c'est vrai que Bruno Retailleau, ici, apparaît comme un élément important.
08:27Pourquoi ? Parce que, d'un côté, il offre la sécurité.
08:31Il offre un âge qui est un âge intermédiaire, je dirais,
08:36qui plaît assez aux Français.
08:38Et il dispose d'un appui, il pourrait disposer d'un appui du parti.
08:42Il est en train d'essayer de le conquérir,
08:44mais d'un appui clair et net de son parti.
08:46La question est de savoir si Bruno Retailleau
08:48est en mesure d'arriver dans les deux premiers du premier tour.
08:53Ou si, au contraire, les électeurs de Bruno Retailleau
08:56ne seraient pas une énorme force d'appoint
08:58à un candidat qui serait, ici, Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
09:02peu importe, à un candidat du RN,
09:05en vue du second tour des élections présidentielles.
09:07Or, il y a un sondage qui vient de tomber.
09:09Là, on demande aux Français ce qu'ils pensent, justement,
09:12de ce qui vient de se passer.
09:14On remarque que les électeurs de LR
09:17ont une approche plus favorable de Jordan Bardella
09:20que de Marine Le Pen.
09:22Voilà, et c'est effectivement un effet qui jouait,
09:25de ce côté-là, contre Marine Le Pen.
09:27C'est le nom Le Pen, avec l'ancrage historique.
09:31On sait que l'électorat, actuellement en France,
09:33est un électorat plutôt âgé.
09:35Et cet électorat plutôt âgé restait dans les souvenirs
09:38d'un rassemblement national, d'autres fois.
09:41Et on peut se demander, effectivement,
09:43si le changement de personne ne va pas aboutir
09:46à avoir une amélioration des reports de voix,
09:49en second tour.
09:51Tout de même, M. le Professeur,
09:53je sais bien qu'Emmanuel Macron, par sa jeunesse,
09:56a ouvert la porte à beaucoup de candidats
09:59qui ne sont plus gangrenés par l'âge.
10:02Mais est-ce qu'on peut imaginer, psychologiquement,
10:06qu'un Jordan Bardella soit en mesure
10:10de devenir président de la République,
10:13avec une formation estimable,
10:15mais très pauvre tout de même,
10:17et avec une expérience réduite à presque rien ?
10:21Est-ce que vous pensez que, psychologiquement,
10:24ce qu'a permis Emmanuel Macron,
10:26est-ce que ça pourrait advenir
10:28à un Jordan Bardella, à l'égard duquel, d'ailleurs,
10:31je n'ai aucune hostilité politique de principe ?
10:35Bien sûr que non.
10:37Si vous voulez, sur le cas des premiers de la classe,
10:40la situation actuelle de la France,
10:42qui, il faut bien le dire,
10:44n'est pas la meilleure sur le plan économique,
10:46sur le plan géopolitique,
10:48sur le plan de la scène internationale.
10:50Cette situation actuelle de la France
10:52a été provoquée par toute une bande de premiers de la classe
10:55disposant d'un diplôme.
10:57On ne peut plus performant.
10:59On a des normales sup',
11:01on a des zénas,
11:03on a vraiment la crème de la crème.
11:05Et cette crème de la crème, pour l'instant,
11:07n'a pas fait preuve de ses éminentes qualités politiques.
11:09Je crois qu'en politique,
11:11il n'y a pas que les diplômes.
11:13En la matière, une formation sur le tas,
11:15celle qui est de Jordan Bardella,
11:17est peut-être aussi utile.
11:19La question ici est de savoir si Jordan Bardella,
11:21dans l'hypothèse où c'est lui qui serait candidat,
11:24disposerait d'appui réel,
11:26de personnes qui se montreraient à ses côtés,
11:29qui feraient partie, par exemple,
11:31de la haute administration,
11:33qui disposeraient de compétences réelles,
11:36et dont on saurait qu'elles appuieraient sa politique,
11:39si jamais il était à l'Élysée.
11:41C'est là une question.
11:43Or, comme on le sait,
11:45actuellement, en France,
11:47le soutien au RN
11:49s'apparente quand même à une sorte de mort sociale.
11:51Et c'est le véritable problème,
11:53il est peut-être là.
11:54On part au 0826 300 300,
11:56direction Arles. Bonsoir Jean-Yves.
11:58Bonsoir Jean-Yves, bienvenue.
12:00Bienvenue sur Sud Radio.
12:02On vous écoute avec les vraies voix.
12:04Merci.
12:05Alors, moi je vous écoute depuis tout à l'heure,
12:07et j'ai l'impression qu'il y a un sujet
12:09que vous n'avez quand même pas abordé,
12:11que vous avez un petit peu oublié là.
12:13Parce que vous voyez déjà Rotaio,
12:15vous voyez déjà Bardet là, oui.
12:17Vous avez peut-être oublié les règlements de comptes
12:19à OKCORAL quand même.
12:20Ah oui, ça, ça va arriver.
12:22Vous avez peut-être fait que vous n'avez pas
12:24échappé, que vous n'avez pas échappé quand même
12:26que chez les LR, par exemple,
12:28un Darmanin...
12:30Il n'est plus LR, le Darmanin.
12:31Le Darmanin, maintenant, il est macroniste.
12:33Non, non, non, mais il n'est plus LR.
12:35Il est macroniste, certes, mais il est à droite.
12:36On est d'accord.
12:37Ce que je veux dire par là, c'est qu'il est à droite.
12:39Vous voyez que Darmanin,
12:41les Rotaio, donc vous avez parlé de Rotaio,
12:43et puis comment il s'appelle celui qui a le cheveux gris,
12:45je ne me rappelle plus son nom.
12:46Wauquiez, Laurent Wauquiez.
12:47Voilà, Wauquiez.
12:48Vous croyez que ça va...
12:49Voilà, je ne m'en rappelle plus, excuse-moi.
12:51Vous croyez que ça va se passer en douceur
12:53avec ces gens-là chez les LR déjà,
12:55chez les socialistes,
12:57vous croyez que les Valeaux, les Forts,
12:59je crois que tout le monde,
13:01la meute va se mettre en route de quelque côté que ce soit, d'ailleurs.
13:04Parce qu'en éliminant Marine Le Pen,
13:06et puis n'oublions pas non plus que
13:08dans quelques temps, peut-être que c'est Mélenchon qui va passer à la table.
13:11C'est possible.
13:13Donc, si ces deux gros monstres ne sont plus là,
13:17mais ça va être la curie.
13:19Tout le monde va vouloir la passer là.
13:20Donc, je pense que même au Rassemblement National,
13:23ça risque d'imposer,
13:25parce qu'il y a aussi Marion Maréchal Le Pen,
13:29qui peut-être peut faire un retour également.
13:32Zemmour, je pense que lui, il n'existe plus.
13:34Du côté des partis de droite extrême, il n'existe plus, je pense.
13:38Mais Marion Maréchal Le Pen...
13:40En politique, personne n'est jamais mort, ça c'est clair.
13:43Jean-Yves, on va faire réagir les vrais voix.
13:47Jean-Yves Darle, il dit que tout le monde va aller dans l'arène.
13:50C'est assez normal.
13:51En fait, Jean-Yves, il a complètement raison.
13:53Parce que Jean-Yves, si on fait allusion à ce qui s'est passé il y a une vingtaine d'années,
13:56il y avait un président sortant qui s'appelait Jacques Chirac,
13:58qui était complètement out, complètement carbonisé.
14:01Et on avait un premier ministre, Lionel Jospin,
14:03qui était déjà président de la République.
14:05Bon, la réalité, c'est qu'ils se sont à gauche,
14:08ils se sont évidemment entretués.
14:10Donc, vous avez complètement raison, ça peut parfaitement se passer.
14:13Ça peut parfaitement se passer à droite.
14:16Mais ce qu'il faut retenir, c'est que le candidat qui a gagné,
14:19il s'est qualifié, il a fait 20%, Jacques Chirac.
14:21Même pas, 19.
14:22Voilà, à peu près 20%.
14:2319 et quelques.
14:24C'est-à-dire ?
14:25C'est-à-dire que c'était le dénominateur, finalement, le plus bas.
14:29Le PPMC.
14:30500.000, c'était 400.000 voix à Descartes.
14:33Allez, on retourne au standard.
14:340826-300-300 avec Pierre qui était avec nous.
14:36Bonsoir, Pierre.
14:37Bonsoir, Pierre.
14:38Oui, bonsoir.
14:40Moi, ce que j'en pense, c'est, effectivement, on se dit
14:43« Ah oui, il y a eu des premiers de la classe, ils n'ont pas été très bons. »
14:46C'est vrai.
14:48Mais, évidemment, il n'y a pas de réponse.
14:51Si ça avait été des derniers de la classe, alors j'exagère un peu,
14:56enfin, c'est un peu ça.
14:57Est-ce que ça n'aurait pas été bien pire ?
14:59Merci.
15:00J'en sais rien, mais ça peut se discuter.
15:01On ne peut pas dire que toutes les crises qui ont été gérées
15:04par les premiers de la classe ont été mal gérées.
15:06Merci.
15:07Moi, ce n'est pas mon avis.
15:08Globalement.
15:09Le Covid, bon, je ne vous l'ai pas, vous les connaissez au moins aussi bien que moi.
15:13Ça, c'est la première chose.
15:14Et la seconde chose, c'est un peu, pour aller dans le sens de ce qu'a dit Jean-Yves,
15:19on a une France qui est globalement qui va plus à droite,
15:23avec le bon vieil adage, on a la droite la plus bête du monde.
15:27Et comme a dit Jean-Yves, c'est le règlement de comptes au Quai Coral,
15:31et ils peuvent très bien faire en sorte qu'en effet, ça sera quelqu'un d'autre,
15:34je ne dis pas que d'autre, on ne connaît pas le nom maintenant,
15:36mais on ne sait absolument pas qui, et peut-être être les autres,
15:39parce qu'ils vont tellement se tirer la bourse,
15:43que oui, ce n'est pas la bombe atomique, mais ça part dans tous les sens,
15:47c'est la centrifugeuse au moins.
15:49Jean Dorido, un mot.
15:50Quand j'entends l'hypothèse selon laquelle cette inéligibilité de Marine Le Pen
15:57pourrait profiter à des candidats de droite putatifs,
16:00je n'y crois pas une seule seconde.
16:03Le hold-up qui a été fait par Nicolas Sarkozy, aidé par Patrick Buisson en 2007,
16:08ce hold-up n'aura plus lieu.
16:10Les électeurs, l'électorat en question, s'il vous plaît,
16:14il y a une masse d'électeurs qui, à mon avis, ne se fera plus avoir,
16:18et ce serait vraiment une erreur que d'imaginer que ça pourrait profiter
16:22à un Retailleau, à un Wauquiez, ou je ne sais qui.
16:25Je vous trouve plein de certitudes, mon cher Jean.
16:28Jean, allez, 0826-300-300, Paul est avec nous.
16:31Bonsoir Paul.
16:32Bonsoir Paul.
16:33Oui, bonsoir à tous.
16:36Moi, je vais libérer mes fraises, alors ça fait peut-être un peu de bruit, je suis dans mon frigo.
16:40Je m'excuse.
16:41Non, allez-y.
16:42Parfait.
16:43Ce que je pense, c'est que ça va radicaliser encore plus l'électorat RN.
16:47Et un Retailleau, de toute façon, il n'y sera pas sur la ligne de départ,
16:50il ne faut pas rêver, parce qu'ils vont le dégommer chez l'air,
16:53entre Lysnard, Wauquiez, il y a trop de candidats.
16:56Et aujourd'hui, malgré qu'il soit très jeune, Jordan Bardella,
17:01il a quand même la capacité à parler,
17:04et moi je rejoins quand même celui qui a dit que les premiers de la classe avaient mis la phrase dans une impasse.
17:08Moi, c'est mon avis.
17:09Christophe Goutin.
17:10Moi, j'ai arrêté l'école en troisième, je suis chef d'entreprise,
17:14on fait presque un million d'euros de chiffre d'affaires,
17:16et j'ai tout appris sur le tas.
17:18Et on n'a pas à rouvrir, on emploie 10 salariés,
17:21donc je pense qu'il faut arrêter de mépriser les gens qui se forment sur le tas.
17:25C'est l'inverse, parce qu'il y aura du bon sens,
17:27et il risque d'y avoir des choses pragmatiques.
17:30Après, ce qu'il faut faire attention, c'est l'explosion avec la gauche,
17:33parce que la gauche, voilà.
17:35Merci Paul pour votre témoignage.
17:37Merci de m'avoir fait passer.
17:38Avec plaisir.
17:39Allez, le mot de la fin avec Christophe Goutin.
17:41Monsieur le professeur, finalement, nos auditeurs,
17:44ils sont plutôt pas mal, dans l'analyse.
17:47Oui, effectivement.
17:48Ils suivent effectivement les éléments importants,
17:51ils ont bien perçu les éléments importants en la matière.
17:53C'est vrai qu'on a des gardes-chefs.
17:55Alors, l'intérêt ici du RN,
17:57c'est qu'au RN, a priori, on n'a pas de gardes-chefs.
18:00C'est-à-dire que Bardella est le successeur potentiel de Marine Le Pen.
18:05Il a déjà la direction du parti.
18:07Il était déjà annoncé par Marine Le Pen
18:09comme pouvant éventuellement aller à Matignon,
18:11si jamais elle allait à l'Elysée.
18:12Donc, on a quelqu'un qui est clairement sur la ligne de départ.
18:15Alors qu'effectivement, à droite, c'est la garde des chefs,
18:17à gauche, c'est la garde des chefs,
18:19et au centre, ça va être bientôt aussi.
18:21La garde des sous-chefs.
18:23Voir la garde des sous-chefs, exactement.
18:27Juste un petit mot, Louis Aéliot,
18:29il est hors-champ pour vous ?
18:31Louis Aéliot, oui, il est hors-champ de ce côté-là.
18:34C'est vrai qu'il n'a pas la direction du parti.
18:37Il avait été un peu mis sur la touche,
18:39du moins avec une position d'élu local importante.
18:41Je ne pense pas qu'il conteste la priorité donnée à Jordan Bardella.
18:45Merci mille fois, Christophe Boutin,
18:47politologue, professeur de droit public
18:49et à l'Université de Caen et co-auteur d'un dictionnaire des populismes
18:52aux éditions du CERF.
18:54Vous êtes le bienvenu chez nous quand vous voulez.
18:56Vous restez avec nous. Dans un instant,
18:58le qui-sait-qui qui l'a dit avec Pierre.
19:00Et un qui-sait-qui qui l'a dit premier de la classe, je vous préviens.
19:02Premier de la classe.
19:04A tout de suite, bienvenue et merci d'être fidèle à Sud Radio.
19:08Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.
19:12Vos émissions sont toujours très riches.
19:14Quand je ne peux pas écouter le direct, je me fais le podcast le soir.
19:16Sud Radio, parlons vrai.