Avec Emmanuel Grégoire, député PS de Paris et candidat à la Mairie de Paris
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00:00Il est 8h35, notre invité ce matin, Emmanuel Grégoire, député socialiste de Paris,
00:12porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale et candidat à la mairie de Paris.
00:16Bonjour.
00:17Bonjour.
00:18Merci d'être avec nous.
00:19Je vais commencer avec le jugement attendu à 10h concernant Marine Le Pen et les élus
00:25du Front National, puisque c'était le Front National à l'époque.
00:30La vraie question c'est, est-elle coupable ou pas, les juges le diront, mais même si
00:36elle est déclarée coupable, il y a présomption d'innocence.
00:41Oui, il y a présomption d'innocence, c'est d'ailleurs un principe sacré de la justice
00:47de notre pays, mais elle est injusticiable ou injusticiable comme les autres.
00:52Comme les autres.
00:53À la fois, je ne veux pas commenter la décision de justice, parce qu'il revient à ce que
00:56la justice puisse faire librement son travail, et en même temps, rappeler que les juges,
01:02quand ils prendront leur décision, le feront sur la base des lois de la République.
01:05Et donc, ça s'applique à tout le monde.
01:08Alors, la question politique sans doute sous-jacente, c'est, est-ce que ça a des conséquences
01:12politiques ? La réponse est oui, mais il faut savoir disjoindre la responsabilité
01:16de quelqu'un ou d'une organisation sur des faits, qui relèvent du jugement des juges,
01:21et deuxièmement, les conséquences politiques, c'est autre chose, il ne faut pas mêler
01:24les sujets.
01:25Mais, est-ce que les juges ont à influer sur la vie politique en prononçant par exemple
01:32une peine inéligible ?
01:34Je vais répondre différemment.
01:36C'est eux qui décideront ce qu'ils veulent, ce qu'ils pensent juste, selon les lois de
01:41la République.
01:42Mais je pense qu'au contraire, ils doivent s'abstraire des conséquences et juger seulement
01:47les faits.
01:48Et je le redis...
01:49Il faut se tenir compte de l'avenir politique de tel ou tel prévenu.
01:52Non, enfin, je veux dire, si vous, moi, on est confronté à une situation qui nous amène...
01:56Vous êtes un homme politique.
01:57Mais tout le monde.
01:58Tout le monde.
01:59Oui.
02:00Il y a des chefs d'entreprise, ça peut avoir d'immenses conséquences, il y a des artistes
02:02pour lesquels ça a des immenses conséquences.
02:03Et pour la vie de chacune et de chacun d'entre nous, quand on est confronté à la justice,
02:08ça a des immenses conséquences, ce n'est pas en Mondiovision, ce n'est pas la télé,
02:11mais enfin, ça a des immenses conséquences.
02:12Et chacun, chacune, assume les conséquences de ses actes, que ce soit les petits actes
02:17qui font l'objet de sanctions minimes ou les actes plus graves.
02:20Et encore une fois, il faut que la justice puisse travailler sereinement.
02:22Je ne comprends pas qu'on puisse demander aux juges d'intégrer les conséquences potentielles
02:28qui les conduiraient à altérer leur jugement, à le rendre moins libre du fait de la pression
02:33politique qui s'y exerce.
02:34Les juges doivent travailler librement.
02:36Si la loi est mal faite, parce que ça peut être ça le sujet, eh bien alors on change
02:40la loi.
02:41Mais on ne reproche pas aux juges de l'appliquer.
02:43Est-ce que la justice est politique ?
02:45C'est un reproche qui est fait régulièrement à la justice française.
02:49Est-ce que la justice est politique ?
02:50Oui, d'abord, c'est un reproche qui est formulé par ceux qui font des bêtises.
02:53Je rappelle que tous les gens qui ne commettent pas de bêtises, qui ne sont pas appelés
02:58à aller se présenter au tribunal, ils ne disent pas que la justice est politique.
03:02Ils n'ont pas de commentaire à faire puisqu'ils ne sont pas concernés.
03:04La réalité, c'est que cet argument de la politisation de la justice, elle est utilisée
03:10ad nauseum par les gens qui, a posteriori, sont des délinquants.
03:14Donc les délinquants qui dénoncent la justice comme politique, leur jugement me paraît
03:18altéré par les propres conséquences qu'ils en éprouvent.
03:21Et donc je trouve ça, franchement, une défense totalement absurde.
03:26D'autant que je le dis, quand il arrive qu'on puisse contester la légitimité d'une décision
03:32de justice, il existe des voies de recours.
03:35On peut faire appel, ensuite il y a même des juridictions supérieures, qu'elles soient
03:39nationales ou européennes.
03:41Bref, on peut peut-être se tromper une fois, mais dans ce type de processus, il y a plusieurs
03:47décisions qui sont prises, qui amènent à garantir l'impartialité et que la décision
03:53prise par les juges soit juste.
03:55C'est bien pour ça qu'on les appelle comme ça.
03:56Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à la présidentielle, serait-ce démocratiquement
04:05injuste ?
04:06Non, ce n'est pas injuste, c'est à la COVID.
04:09Vous le regretteriez ou pas ?
04:11Non, je ne le regretterais pas pour deux raisons.
04:12La première, c'est que si elle a commis des fautes, elle les paye et en assume les conséquences
04:18prévues par la loi.
04:19Et la deuxième chose, c'est la crainte que même si Marine Le Pen est empêchée de se
04:22présenter à l'élection présidentielle, les idées qu'elle porte ne disparaissent
04:26pas avec elle.
04:27Et donc c'est arrivé dans l'histoire que des responsables politiques soient empêchés
04:30pour des raisons judiciaires, et heureusement qu'ils le sont puisqu'ils ont commis des
04:34fautes, mais que d'autres prennent le relais.
04:36Il ne faut pas faire croire qu'avec la condamnation de Marine Le Pen, le Rassemblement national
04:42s'effondrerait.
04:43Donc je ne crois pas que ça pose un problème démocratique insurmontable, ça a des conséquences
04:46pour Marine Le Pen.
04:47Mais encore une fois, c'est à elle de les assumer, si elle a commis des choses qui sont
04:52condamnables.
04:53Emmanuel Grégoire, Donald Trump a demandé au patron français de renoncer à la diversité,
04:58à l'équité, à l'inclusion, en cas de refus, pas de contrat avec l'administration
05:04américaine.
05:05C'est quoi ? C'est une insulte à la démocratie française ?
05:11Oui, je voudrais dire oui, tout à fait.
05:14C'est une insulte à tel point que le président du Medef s'est exprimé très clairement,
05:19et c'était, je pense, bienvenu.
05:21Il y a deux sujets, il y a une condamnation morale, qui est de trouver que les décisions
05:26que prend Donald Trump pour son propre pays ne sont pas celles qu'on prendrait, voire
05:30même sont très condamnables.
05:31Il est président des Etats-Unis, il fait ce qu'il veut dans son pays, dans la limite
05:36évidemment de l'exercice de son pouvoir.
05:39En revanche, que l'administration américaine s'imagine, à travers son rayonnement économique,
05:46influer idéologiquement sur le fonctionnement du monde des affaires, puisqu'il comprend
05:51bien, la lettre a été envoyée par l'ambassade américaine à des entreprises françaises,
05:55c'est totalement inacceptable.
05:57C'est inacceptable sur le plan moral, mais c'est inacceptable aussi sur le plan juridique
06:00au regard de la loi française et au regard des lois européennes.
06:04Et donc le président du Medef a eu raison de le rappeler, il n'est pas question que
06:09dans cette dérive idéologique que les Américains ont engagée sous l'influence de Trump, il
06:14y ait une contamination par le milieu des affaires.
06:16Il faut comprendre qu'on parle là de sujets importants, c'est l'insertion des personnes
06:20en situation de handicap, c'est la question de la représentation, c'est la question de
06:25la protection des droits, la lutte contre les discriminations au milieu professionnel.
06:29Ce serait évidemment honteux que des entreprises françaises s'y soumettent et je ne crois
06:33pas qu'elles en aient l'intention.
06:34Bien, vous êtes porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, alors il y a plusieurs
06:41sujets qui vous concernent actuellement, on va parler de l'audiovisuel public, mais je
06:46voudrais être dans l'actualité du jour puisque aujourd'hui il y a un texte sur les logements
06:56sociaux.
06:57C'est une proposition de loi de Guillaume Casmarian, c'est un ministre du logement,
07:04alors que dit cette proposition de loi ? Elle veut mettre fin au maintien à vie dans le
07:09logement social, c'est-à-dire que quand ses revenus évoluent, son patrimoine évolue
07:14et qu'on dépasse le plafond nécessaire pour obtenir un logement social, selon ce
07:22texte il faudrait quitter son logement.
07:24Vous voterez ou pas cette proposition de loi ?
07:26Non seulement je ne vais pas le voter, mais nous allons dénoncer le populisme et la démagogie
07:31de cette proposition.
07:32D'abord, je voudrais le dire, aujourd'hui c'est la fin de la trêve hivernale, à partir
07:36de ce soir minuit, 140 000 personnes de plus se retrouvent sur la menace de la précarité,
07:44d'être contraints d'aller à la rue, et donc s'il y a des sujets d'urgence à traiter
07:48sur le logement, et évidemment la crise historique que connaît ce secteur dans notre pays, devrait
07:55mobiliser l'Assemblée nationale sur des sujets bien plus intéressants que les propositions
07:59démagogiques du député Kasbarian.
08:01Pourquoi c'est démagogique ? Aujourd'hui, il existe des dispositifs qui permettent d'ajuster
08:07le prix du loyer en fonction de l'évolution des revenus, parce qu'on peut avoir eu un
08:12logement à un moment de sa vie, et avoir connu, et tant mieux d'ailleurs, il ne faut
08:16pas que le logement social soit l'incarnation d'une trappe à pauvreté, il existe des
08:21dispositifs.
08:22Pourquoi la proposition qu'il formule est populiste et profondément contre-productive ?
08:28L'un des grands sujets du logement social, et de la vie quotidienne de nos quartiers,
08:34c'est la question de la mixité sociale, c'est d'arrêter cette tendance un peu naturelle
08:39du marché de mettre tous les riches au même endroit, et tous les pauvres au même endroit.
08:44Et toute la politique que nous avons menée à Paris, en particulier depuis 2001, a consisté
08:49à essayer de rééquilibrer l'implantation des logements sociaux, et deuxièmement de
08:54veiller à la mixité de leurs usages, et donc de la structure des familles qui les
09:02composent.
09:03Ce qu'il propose, c'est ni plus ni moins que de chasser les classes moyennes du logement
09:08social, ça entraînera une hyper-précarité de l'habitat social, ça entraînera donc
09:13des désordres sociaux absolument immenses, là où précisément nous devrions être
09:18trop cédés collectivement à l'idée de mettre plus de logements sociaux à des endroits
09:21où il n'y en a pas, et mettre plus de classes moyennes à des endroits où il y a des milieux
09:27qui sont beaucoup trop précarisés.
09:28Bien, Emmanuel Grégoire, autre sujet, sujet sensible, les ZFE, Commission Spéciale, les
09:35députés ont adopté la suppression des ZFE, bientôt, le 7 avril, ça va venir en séance,
09:43que voterez-vous ? Est-ce que vous voterez la suppression ?
09:45Non.
09:46Est-ce que vous voterez, je ne sais pas moi, la suspension, par exemple, de ces ZFE ?
09:51D'abord, suspension, de fait, il y a, puisque chaque métropole, c'est une compétence qui
09:56est exercée par les métropoles, je le sais bien, la métropole du Grand Paris, je suis
10:00président de groupe depuis de très nombreuses années, ce qui m'amène à énormément travailler
10:03sur ces sujets métropolitains, j'ai une passion de la relation de travail entre Paris et les
10:08autres villes.
10:09Nous avons veillé à ajuster les calendriers, vérifier la soutenabilité, il faut bien
10:14comprendre que là, on nous met dans une tension qui est un piège, qui est celle de
10:19mettre en confrontation les enjeux de transition écologique et les enjeux de pouvoir d'achat,
10:24en particulier...
10:25Mais pardon, c'est la loi, ce sont les politiques qui ont voulu cette loi, qui ont mis cette
10:29tension face à face.
10:33Emmanuel Grégoire, le problème, c'est qu'aujourd'hui, on met face à face ceux qui ont les moyens
10:39de circuler en ville et ceux qui n'en ont pas les moyens.
10:42Absolument, mais d'ailleurs, c'est pour ça...
10:44On crée un dysfonctionnement, une injustice.
10:48Attention, il faut faire attention entre le jugement de ce qui relève...
10:52Non, non, pourquoi ? Il faut faire attention à ce qui relève du jugement individuel et
10:55du jugement collectif.
10:56L'immense majorité des milieux populaires dont vous parlez, que vous soulignez, ils
11:01habitent dans les centres hyper urbains, à proximité des lieux pollués.
11:05Donc en réalité, quand on met en place une ZFE, ce n'est pas au détriment des classes
11:10populaires, c'est pour les classes populaires, parce que c'est elles qui sont le plus directement
11:13confrontées.
11:14Mais en revanche, vous avez raison, il y a des cas particuliers, ceux des travailleurs
11:18un peu éloignés des transports en commun et qui doivent venir dans les cœurs de villes,
11:22et là, oui, il faut les aider.
11:24Et tant qu'on ne les aide pas, il ne faut pas les sanctionner.
11:26Et donc, on a prévu quand même beaucoup d'ajustements.
11:29Mais pourquoi ne pas suspendre là ? Vous êtes contre la suspension de la loi ?
11:33Je suis totalement contre la suspension, parce qu'en fait, à ce rythme-là, nous allons
11:36continuer à polluer et à tuer en particulier les milieux les plus défavorisés.
11:41Ce qu'il faut par contre, en complément, et c'est là qu'on le reproche au gouvernement,
11:44plutôt que d'avoir la tentation, enfin pour le gouvernement, en l'occurrence, c'est plutôt
11:47les parlementaires, on verra ce que fait le gouvernement.
11:49Ce qu'on reproche, c'est qu'on avait toujours dit, la ZFE, ça ne marche que s'il y a deux
11:53piliers complémentaires.
11:54Un, l'augmentation de l'offre de transports publics, et en Ile-de-France, ça va être
11:59le cas, notamment avec la mise en œuvre du Grand Paris Express, et donc s'il faut détendre
12:03le calendrier, et bien évidemment, on s'ajustera à cela, et deuxièmement des aides financières
12:08à la transition des motorisations pour racheter des véhicules moins polluants, en faveur,
12:14en particulier, et c'est là que l'État n'a pas été au rendez-vous.
12:16La preuve, dans le budget 2025, l'aide à la transition des motorisations, il a été
12:23diminué par deux.
12:24Mais vous savez, malgré ces aides, vous savez bien que les plus modestes n'ont pas les moyens
12:28de s'offrir une voiture électrique, malgré les aides de l'État, même si les aides de
12:31l'État étaient restées ce qu'elles étaient auparavant.
12:34En réalité, c'est possible, mais si c'est possible, écoutez, franchement, avec de la
12:39volonté, de l'ambition, c'est possible.
12:41Tout le monde n'est pas concerné par ces interdictions de ZFE.
12:44Non, mais beaucoup.
12:45Peut-être pas à Paris, mais dans de nombreuses villes de France, beaucoup.
12:48Non, mais bien sûr.
12:49D'abord, je ne suis pas partout, mais je connais bien la métropole du Grand Paris, et donc
12:52je réserve mon avis, évidemment, sur cette zone-là.
12:55Sur cette zone-là, on sait qu'il y a des zones qui sont bien desservies par transport
12:58et d'autres qui le sont moins, et on sait combien sont concernées le nombre de véhicules,
13:03etc.
13:04Et donc, il faut de la pédagogie, il ne faut pas renoncer en l'ambition, mais par contre,
13:08oui, il faut l'aider, pas question, je le redis, de sanctionner sans avoir donné les
13:12garanties d'aide.
13:13Bien.
13:14Vous êtes porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, est-ce que vous
13:16allez censurer François Bayrou ?
13:18Non, d'abord, il ne faut pas agiter la menace de la censure comme cela, c'est un...
13:23Pardon, mais j'entends Olivier Faure qui n'arrête pas de...
13:24Oui, oui, mais moi, je n'ai aucun...
13:25Je suis d'accord avec Olivier Faure.
13:26Ah bon ? Vous n'êtes pas d'accord avec lui ?
13:27Non, non, je viens de vous dire que je suis d'accord avec lui, mais on ne va pas tous
13:30les jours agiter la censure.
13:31Je l'entends tous les jours.
13:32Donc, je dis...
13:33Parce que vous posez la question tous les jours, les journalistes, et donc, je vais
13:36vous répondre la même chose que répondraient Patrick Cannaire, Boris Vallaud et Olivier
13:41Faure, c'est que nous avons refusé de censurer, pour revenir un petit peu en arrière, François
13:48Bayrou, sur des engagements.
13:49Nous avons des vrais doutes sur le fait qu'il honore ses engagements, qu'ils soient sur
13:54certains points budgétaires, ou notamment sur ce sujet absolument majeur qui est le
13:59débat national sur la question de la retraite, dont le pays a été privé suite à l'adoption
14:04de la réforme précédente par 49-3.
14:07Il a pris un engagement, le Premier ministre, il a pris l'engagement qu'à l'issue des discussions
14:11avec les partenaires sociaux, l'Assemblée nationale serait saisie de ce sujet.
14:17Et ce n'est pas à lui, ce n'est pas à lui de poser les conditions de les oucas et sinon
14:21les obligations qu'il poserait au débat.
14:25C'est l'Assemblée nationale qui devra, le Parlement évidemment, le Sénat y sera associé,
14:30qui devra débattre de ce sujet.
14:32C'est un engagement qu'il a pris devant la représentation nationale, devant le groupe
14:36socialiste.
14:37S'il ne l'honorait pas, je ne vois pas comment nous ne pourrions pas le censurer.
14:41Bien.
14:42Qui allez-vous soutenir lors du congrès du PS ?
14:45Alors, le congrès c'est toujours un moment absolument passionnant de la vie interne d'un
14:50parti, et c'est un moment privilégié interne, c'est-à-dire que c'est un moment où les
14:56militants doivent pouvoir confronter des idées, ça se frotte un peu parfois dans les virages,
15:01et doivent pouvoir le faire sereinement.
15:03Moi, ce que j'observe depuis plusieurs mois au Parti socialiste, et d'ailleurs encore
15:07plus depuis que je suis dans ce groupe de députés absolument formidable sur le plan
15:13humain, sur le plan des trajectoires, c'est qu'il y a énormément de qualités individuelles
15:18pour accompagner.
15:19Qui allez-vous soutenir ?
15:20Chaque chose en son temps, chaque chose en son temps.
15:23Ça me dit seulement que commence le processus du congrès.
15:27Donc, permettez-moi d'avoir une liberté militante très privée, c'est je vais lire les textes,
15:32je vais discuter, et moi, je vais regarder pour le dire différemment.
15:36Mais vous n'avez pas choisi aujourd'hui.
15:37C'est mieux de ne pas choisir avant que les textes aient été déposés, normalement.
15:40Donc, vous n'avez pas choisi.
15:41Regardez ça.
15:42J'ai quand même quelques prérequis qui me paraissent indispensables.
15:45La première, c'est que notre congrès, il intervient dans un moment de gravité pour
15:48le pays et pour le monde, qui nécessite de la responsabilité et de la hauteur de vue.
15:52Et deuxièmement, je ne souhaite pas que le congrès qui vient, le congrès de Nancy,
15:57soit la répétition du congrès de Marseille qui a donné une très piètre image des socialistes.
16:02Aucun accord électoral avec l'FI ?
16:04A Paris, aucun accord électoral avec l'FI.
16:06Je ne le souhaite pas.
16:07Vous êtes candidat.
16:08Je ne le souhaite pas.
16:09Il ne le souhaite pas.
16:10Et donc, voilà, on avance.
16:11Bon, c'est clair.
16:12Au niveau national ?
16:13Au niveau national, je ne souhaite pas...
16:14Plutôt, j'aimerais que le parti socialiste retrouve les conditions.
16:17De pouvoir se passer d'un accord avec l'FI.
16:20Mais je rappelle qu'au moment du...
16:22Et je le dis d'autant plus librement que j'ai été élu au premier tour et que sans doute,
16:25je n'ai pas besoin, moi, d'un accord avec l'FI pour être élu.
16:28Mais enfin, je ne donne pas de leçon aux autres.
16:31Je rappelle que les circonstances du nouveau Front populaire,
16:35c'est se battre contre la menace de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
16:38Ce qui a conduit la gauche à faire un effort sur elle-même.
16:41Pour nous, un accord.
16:42Mais ce qui a conduit aussi beaucoup d'électeurs de gauche à voter pour des députés de droite
16:45ou des électeurs de droite à voter pour des députés de gauche.
16:48Et donc, c'est évidemment un contexte tout à fait différent entre Paris et le national.
16:52Mais en revanche, c'est vrai que j'aimerais que le parti socialiste
16:55retrouve une dynamique, une autonomie...
16:57Une indépendance et une autonomie.
16:59Exactement.
17:00Et puis, susceptible quand même d'engager le rassemblement de la gauche.
17:03Pour pouvoir se passer dès les filles sur le terrain électoral.
17:06Je le souhaite.
17:07Vous le souhaitez.
17:08Bien, Emmanuel Grégoire, PLM, changez la loi.
17:11Paris-Lyon-Marseille, faut-il changer la loi ?
17:14Ça aussi, ça va venir.
17:15Le 2 avril, la proposition de loi...
17:20Qu'en pensez-vous ?
17:21Je pense...
17:22Changer la loi, ça veut dire faire de Paris-Lyon-Marseille une ville comme une autre.
17:27Oui, mais ce n'est pas du tout ce qui est prévu.
17:28C'est bien là la forfaiture et le mensonge qui est organisé.
17:33Je vois bien l'intention qui a été exprimée.
17:35Enfin, aujourd'hui, il faut comprendre la gravité de la situation
17:38et le caractère même grotesque de la situation.
17:41Nous sommes à quelques heures, puisque ce sera à partir de mercredi,
17:449h en commission des lois.
17:46Nous allons examiner un texte.
17:47Nous ne savons toujours pas, toujours pas, ce qui va être proposé.
17:50Nous savons qu'il y a un travail mené par le rapporteur,
17:53mon collègue député Matéi, qui essaye de faire tout un travail,
17:57mais il se rend compte de la difficulté de la tâche.
17:59Nous ne savons toujours pas ce qui nous est proposé,
18:02à la fois nous, parlementaires, mais bien plus grave,
18:05ce qui est proposé aux électeurs de Paris, de Lyon et de Marseille.
18:09Ce n'est pas du tout ce qui est proposé, par exemple.
18:12Vous seriez favorable à une circonscription unique ?
18:15La réponse est non, je n'y suis pas favorable.
18:17Je n'y suis pas favorable parce que ce n'est pas le bon moyen d'engager la réflexion.
18:21D'abord, Paris, c'est une très grande ville.
18:23Lyon et Marseille, mais vous m'autoriserez à plus parler de Paris.
18:26Je ne veux pas donner le sentiment de donner mon avis pour Lyon et Marseille.
18:30Mais Paris, c'est une histoire très importante
18:33dans laquelle les arrondissements ont une place fondamentale.
18:36Et en fait, mettre en place une circonscription unique,
18:39le faire comme ça, c'est tuer politiquement et juridiquement les arrondissements.
18:44Ils ne serviront plus à rien.
18:46Et je crois que c'est là que le débat est biaisé.
18:48Qu'il y ait une réflexion sur l'évolution du mode de scrutin.
18:51Pourquoi pas ? Pourquoi pas ?
18:53On peut toujours améliorer les choses et je ne reprocherai jamais
18:55aux parlementaires de s'interroger sur comment mettre plus de démocratie.
18:59Mais il faut poser le débat avec nos concitoyens de façon transparente et rationnelle.
19:06Quels sont les partages de compétences ?
19:08Qu'est-ce qui relève des arrondissements ?
19:10De la mairie centrale ? Nous évoquions la métropole du Grand Paris.
19:13La question de la région et de France, il y a un millefeuille.
19:15Et donc, il m'aurait semblé plus intéressant de travailler sur les compétences, d'en discuter.
19:20Deuxièmement, d'organiser une consultation quand même des populations concernées.
19:24Et enfin, d'en tirer les conséquences.
19:26Mais il faut avoir ce débat de façon saine.
19:29Vous auriez pu organiser une consultation, la mairie de Paris, pardonnez-moi,
19:32à l'occasion de la dernière consultation locale.
19:364% des Parisiens sont venus voter.
19:38Jamais les Parisiens, je veux être très franc,
19:41jamais les Parisiens ne sont venus nous demander de changer le mode de scrutin.
19:46On voit bien qu'il y a une question sur c'est un peu compliqué, etc.
19:50Mais la réalité, c'est que les Parisiens, ce qu'ils nous semblent exprimer,
19:53c'est un attachement très important aux arrondissements,
19:55qu'ils soient de droite ou de gauche, un attachement aux arrondissements.
19:58Et donc, qu'on réfléchisse à tout ça, pourquoi pas ?
20:00Mais sortons-le de la suspicion, de tripatouillage, de tricherie,
20:05à quelques mois seulement de l'élection.
20:07C'est quand même un sujet suffisamment important
20:09pour le dégager de tout risque de suspicion, de tout risque de manipulation.
20:14Réforme de l'audiovisuel public, c'est en route, Emmanuel Grégoire,
20:18avec l'accréation d'une holding qui regrouperait la plupart des entités,
20:25à l'exception des entités dites internationales.
20:29Mais pourquoi êtes-vous contre ?
20:31Je n'ai pas bien compris pourquoi.
20:33Vous avez déposé, même la gauche a déposé, plus de 1000 amendements
20:36pour retarder le texte.
20:38Parfois plus stupides les uns que les autres.
20:40Franchement, je les ai lus. Ils sont assez ridicules, Emmanuel Grégoire.
20:44Je peux vous en donner quelques exemples, si vous voulez.
20:47Je les connais bien.
20:48Oui, vous les connaissez bien.
20:49Ils sont ridicules, quand même.
20:50Et qu'il ne nous soit pas fait reproche d'utiliser les outils parlementaires
20:55pour imposer un débat dont on veut l'empêcher.
20:59Emmanuel Grégoire, vous avez reproché cela à l'opposition,
21:03à de nombreuses reprises aussi, ou à la majorité à l'époque.
21:07Les majorités changent.
21:08Quelqu'un qui est en responsabilité reproche à l'opposition de faire son travail.
21:11Ça m'est arrivé et ça arrive au gouvernement aujourd'hui.
21:14Mais 1000 amendements pour paralyser le débat ?
21:16D'abord, pour poser sérieusement ce sujet.
21:19C'est un sujet qui est totalement mal préparé.
21:22Personne n'en veut.
21:23Personne ne considère que le sujet soit mature et était bien préparé.
21:27Par exemple, la ministre s'appuie sur un texte qui est celui d'un parlementaire
21:32qui par ailleurs s'intéresse beaucoup à ces sujets.
21:34Le sénateur Lafond avec lequel j'ai eu l'occasion de parler.
21:37Mais c'est elle qui porte obsessionnellement ce sujet de la holding.
21:41La holding va coûter des dizaines de millions d'euros
21:44de création, d'ingénierie juridique, administrative, ressources humaines, etc.
21:50Au moment où ce gouvernement inflige à l'audiovisuel public
21:54une cure drastique d'économie.
21:57Une cure drastique d'économie.
21:59En décembre, on leur demande de faire des dizaines de millions d'euros d'économie.
22:03Et en parallèle, on leur demande maintenant de se précipiter à créer une holding
22:08dont personne n'a compris exactement à quoi elle servait.
22:10Si ce n'est pour être très franc, qu'elle est préfiguratrice d'une fusion.
22:13Tout le laisse à penser dans les intentions qui sont exprimées par la ministre.
22:17C'est un procédé temps que vous faites ?
22:19Non, j'ai lu un document qui s'appelle le pseudo étude d'impact.
22:22C'est un document qui a été produit par l'administration.
22:24Dans lequel il est très clair, il est très clair,
22:27que par exemple le fait d'avoir une présidence exécutive
22:31non seulement de la holding France Média, mais également de Radio France.
22:35Présidence désignée, nommée par l'ARCOM.
22:37Désignée par l'ARCOM, mais l'important, c'est dans la note,
22:40ce qui n'était pas prévu d'ailleurs dans la proposition de loi initiale,
22:42c'est que ce soit une présidence exécutive commune de la holding
22:47et de toutes les filiales.
22:48Évidemment que c'est pour asseoir l'autorité de quelqu'un.
22:51Et deuxièmement, pour préfigurer la fusion.
22:54Bref, la ministre va devoir s'expliquer, va devoir répondre à tout ça de façon argumentée.
22:59Nous allons prendre le temps nécessaire pour cela.
23:02Comprendre comment une note de l'administration peut expliquer
23:06que le coût de la création d'une holding sera nul.
23:11Mais c'est à quel moment on se moque des gens ainsi ?
23:14Et d'ailleurs, d'une certaine manière, Rachida Dati profite
23:18de l'utilisation d'une proposition de loi
23:20pour s'exonérer d'une vraie étude d'impact
23:22destinée à dire à quoi ça sert, combien ça coûte
23:25et en combien de temps on la met en œuvre.
23:27Et donc il y a des questions élémentaires auxquelles il n'est pas répondu.
23:30Là aussi, qu'on s'interroge sur l'avenir de l'audiovisuel public,
23:32je suis pour, mais faisons-le avec professionnalisme et méthode.
23:35Bien, Emmanuel Grégoire, merci.
23:378h59, vous êtes sur l'antenne de Sud Radio.
23:39Patrick Roger sera là après le journal de 9h.