L’IA est déjà perçue comme un facteur de transformation des compétences. Certains, pessimistes, la voient comme une menace pour l’emploi. Certes, comme toute innovation, elle supprimera des postes, mais souvenons-nous des discours alarmistes sur l’informatisation et la digitalisation, qui ne se sont pas concrétisés. Trop souvent, on néglige l’impact majeur des nouvelles technologies : la création de nouveaux métiers. Le monde du travail n’est pas un gâteau fixe, mais un gâteau évolutif, généralement en croissance. [...]
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00:00L'IA est déjà perçue comme un facteur de transformation des compétences.
00:13Certains pessimistes la voient comme une menace pour l'emploi.
00:18Certes, comme toute innovation, elle supprimera des postes.
00:23Mais souvenons-nous des discours alarmistes sur l'informatisation et la digitalisation
00:28qui ne se sont pas concrétisés.
00:30Trop souvent, on néglige l'impact majeur des nouvelles technologies,
00:33la création de nouveaux métiers.
00:36Le monde du travail n'est pas un gâteau fixe,
00:38mais un gâteau évolutif, généralement en croissance.
00:42Toute entreprise doit cartographier les métiers impactés.
00:45Certains disparaîtront.
00:47Si l'IA peut les remplacer efficacement et sans assistance.
00:52Ces situations, bien que moins nombreuses qu'on le pense,
00:57doivent être identifiées, rapidement,
00:59pour anticiper une transition socialement acceptable.
01:03D'autres professions verront leurs compétences augmenter.
01:07C'est le cas des radiologues,
01:08qui bénéficieront d'une assistance dans leur diagnostic,
01:12leur permettant de traiter plus de patients avec une meilleure précision.
01:16C'est aussi le cas de ceux qui peinent à rédiger,
01:19mais possèdent un savoir-faire pertinent en amont.
01:22L'IA leur offre un soutien qui améliore leur efficacité.
01:26Certains professionnels joueront un rôle clé
01:29en contribuant à l'augmentation des autres via l'IA.
01:33Dans les centres d'appel,
01:34les meilleures pratiques des opérateurs les plus performants
01:38pourront être intégrées dans des algorithmes et diffusées aux autres.
01:42L'IA devient alors un levier de développement des compétences
01:46en facilitant l'accès à l'expérience des meilleurs.
01:51Ne négligeons pas ceux qui seront augmentés sans être remplacés.
01:56Les créatifs et prospectivistes resteront essentiels,
01:59car l'IA, contrairement aux idées reçues,
02:02ne crée rien et ne prévoit rien,
02:05elle se base sur l'existant.
02:07Écrivains, stratèges, économistes, innovateurs et géopolitiques
02:12pourront s'appuyer sur elle,
02:14mais conserveront leur rôle central.
02:17L'enjeu ne se limite pas aux compétences individuelles,
02:20il touche aussi aux décisions organisationnelles.
02:23Si un système d'IA assiste à la prise de décision,
02:26jusqu'où peut-il se substituer à l'humain ?
02:28Et si cela arrive, qui portera la responsabilité ?
02:33L'IA elle-même ou l'humain chargé de valider la décision qu'elle suggère ?
02:38Les implications sont majeures.
02:40Dans la banque, un prêt doit-il être refusé si l'IA le recommande ?
02:44L'assurance ?
02:46Peut-on confier l'évaluation des risques à un algorithme ?
02:49Ou le recrutement ?
02:50Et si l'IA rejetait un futur dirigeant brillant
02:53en se basant sur des critères biaisés ?
02:55Faire aveuglement confiance à l'IA serait une faute morale et stratégique.
02:59Elle est toujours approximative,
03:02influencée par ses bases de données et ses algorithmes.
03:06L'erreur humaine, bien que possible,
03:09fait partie de la force des organisations.
03:12Tout comme les fulgurances qu'aucune IA ne peut produire.
03:15L'IA elle ne peut avoir que des hallucinations.
03:18La question centrale devient alors,
03:20quelle liberté accorder aux humains face aux recommandations de l'IA ?
03:26La hiérarchie acceptera-t-elle qu'un collaborateur suive son intuition contre l'IA
03:31et, en cas d'échec, dira-t-elle « il fallait suivre l'IA »
03:35ou « l'erreur fait partie de notre modèle humain » ?
03:38Dans le premier cas, c'est une abdication morale.
03:41Dans le second, l'organisation reste humaine.