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NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, bonjour à tous, et bonjour Gilles Gansman !
00:05Ah là là, je fais le tour de la radio, à la place de Valérie, je teste tout le monde !
00:11Alors, après vous donnez des notes ?
00:14Alors à Patrick Ranger, je lui ai donné 19 ans, je ne peux pas faire autrement, j'ai un peu d'échec cul !
00:17On en explique, c'est le grand chef, donc il a forcément des notes !
00:20Oui forcément, après j'ai eu Jean-François, c'était pas mal !
00:25Jean-François, je lui donne un 16 en progression !
00:29Et puis vous, vous êtes ma chouchoute, je vous donne 21 !
00:33Ah c'est trop mignon, merci beaucoup Gilles !
00:35Allez, on est ensemble cette semaine, vous le savez !
00:36Sachant que Valérie est à 25 !
00:37Elle est à 25 et elle est indétrônable, évidemment, on lui souhaite de passer une très belle semaine Valérie,
00:42et nous aussi on va passer une semaine fort intéressante au niveau des médias.
00:45Alors, on a un œil tout au long de...
00:47Alors Valérie va bien, elle est en vacances !
00:49Oui oui, c'est ce qu'on explique !
00:50Rassurons nos éditeurs !
00:51Simplement, on va avoir un œil tout au long de cette émission sur ce qui se passe du côté du tribunal de Paris,
00:56évidemment avec les informations concernant la décision autour du Rassemblement National,
01:00dont on parlera beaucoup tout à l'heure avec nos quatre débatteurs,
01:04on va tenter de se mettre d'accord, on verra ça avec eux.
01:07Dans un instant également, on va parler d'un monsieur qui avait été un des chouchous des Français à la télévision,
01:13et pourtant il méritait de le connaître un tout petit peu différemment,
01:17c'est Pierre Bénichaud,
01:18parce qu'un livre lui est consacré par le journaliste et notre confrère au Figaro,
01:23Benjamin Puech, qui sera notre invité tout à l'heure dans le Supplément Média,
01:26à partir de dix heures et demie.
01:27Eh oui, il faut dire qu'il a connu un peu tout le monde et le Gotha, comme on dit,
01:33et puis on devrait avoir une journaliste pour nous parler d'un documentaire sur Mazan,
01:39avec une démarche assez intéressante,
01:42puisqu'elle a été rencontrée par ceux qui ont violé Mme Pellicot,
01:47et la déflagration qu'il y a eu dans les familles,
01:50et c'est le témoignage des proches, les femmes, les enfants de ces hommes ordinaires.
01:57Peut-on se reconstruire quand on connaît la face sombre de quelqu'un
02:01qui vit avec vous et à vos côtés pendant des années ?
02:03C'est sur Teva.
02:04C'est sur Teva, ce sera jeudi soir, on y reviendra dans un instant,
02:07avec Alissa Macney, la réalisatrice, l'une des deux réalisatrices,
02:10de ce documentaire consacré à l'affaire Pellicot.
02:13Les femmes de Mazan, parce qu'on a parlé des hommes de Mazan,
02:16mais aussi des femmes de Mazan,
02:17ces compagnes de ceux qui ont comparu, qui ont été au procès,
02:21ces 51 hommes qui ont comparu pour avoir abusé, violé à plusieurs reprises Gisèle Pellicot.
02:28Allez, tout de suite, c'est l'heure du Zapping, Gilles.
02:30Sud Radio Média, l'instant Zapping.
02:34Christina, 30 petites secondes, seulement 30 secondes pour détruire.
02:4030 secondes durant lesquelles la Terre a tremblé en Asie.
02:43Alors pour se rendre compte, 30 secondes, c'est le temps d'une publicité en radio.
02:48Il y a une publicité de 30 secondes, et en Birmanie, ces 30 secondes,
02:53eh bien, tout s'est effondré.
02:55La Terre a tremblé pendant une interminable minute.
02:59Ici à Bangkok, vous voyez, les piscines sur les terrasses au sommet des gratte-ciels
03:03sont transformées en immenses cascades.
03:05La puissance du séisme est telle que cet immeuble en construction
03:09d'une trentaine d'étages s'effondre sur lui-même au sol.
03:13Les ouvriers filment avant de s'enfuir.
03:21Rien ne résiste. Les dégâts dans la capitale thaïlandaise sont considérables.
03:25À Bangkok, plusieurs immeubles se sont effondrés.
03:27Il était environ 13 heures hors local au moment du séisme.
03:31Les rues étaient donc pleines, les bureaux aussi.
03:33Il a fallu parfois dévaler des dizaines d'étages dans la panique pour fuir.
03:37Certains étaient coincés dans l'ascenseur et il a fallu les en extirper.
03:40Et puis le métro, sous terre.
03:42Regardez les wagons, toujours à Bangkok, secoués comme des coquilles de noix.
03:47Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que le pays le plus touché, c'est la Birmanie
03:50et que l'agente birmane refuse toujours toute aide internationale.
03:55Ah non, non !
03:56Enfin, les journalistes...
03:57Ils ont accepté !
03:58Oui, mais les journalistes ne peuvent toujours pas rentrer pour constater ce qui s'est passé.
04:04Mais l'aide internationale rentre au compte-goutte dans le pays.
04:08Donc il faut aussi se rendre compte, parce que 80% de certaines villes sont totalement détruites.
04:13Et le bilan, trois jours après, on le sait, c'est toujours une course contre la montre après ces tremblements de terre.
04:18Le bilan humain est très important, avec des villes entières qui sont ravagées,
04:23mais surtout les populations qui sont dans la crainte et l'angoisse des répliques
04:27qui continuent de secouer cette partie-là de l'Asie avec des déflagrations,
04:34des habitants qui n'ont plus d'eau, plus de courant, plus de quoi alimenter.
04:40Et puis les images sur les réseaux sociaux, aujourd'hui, on voit les images en quasi direct
04:46avec ce qu'on a entendu dans l'extrait, les cascades d'eau,
04:50on voit même des gens qui se filmaient à la piscine, c'est assez fou.
04:57C'est assez fou et c'est la soudaineté.
05:00C'est toujours la grande inquiétude des zones à forte densité sismique,
05:06c'est de savoir quelle va être la prochaine grande réplique,
05:11ou en tous les cas ce tremblement de terre qui fait des ravages.
05:14Et donc l'idée de la construction, alors effectivement ces images dans les piscines sont très impressionnantes,
05:18mais ce qui est encore plus impressionnant, c'est que ces buildings sont restés debout.
05:21Donc ils sont aussi capables d'encaisser les chocs,
05:24et c'est toute cette culture aussi du risque sismique qui est intéressante.
05:28Je peux vous dire que je ne prendrai plus de bain sur des piscines.
05:32En haut des rooftops !
05:35Surtout imaginez si je tombe sur quelqu'un qui passe, c'est de la double catastrophe, double peine.
05:40On va parler ensemble du procès dit de Mazon dans la deuxième partie,
05:45qui est le viol évidemment de Madame Pédico organisé par son mari.
05:48Il y a eu un autre procès où des femmes sont au cœur du débat, c'est le procès de Gérard Depardieu.
05:53Ce qui fait également débat dans ce procès, c'est la violence de la défense de l'avocat de Gérard Depardieu,
06:00Jérémie Assous, dont certains ont accusé de misogynie,
06:04et aussi d'une agressivité qu'on a rarement vue contre les journalistes.
06:09Avant il y a eu 2-3 images avec un journaliste de Paul Laroutereau de LCI,
06:14mais vous allez voir qu'il a eu le même comportement avec un journaliste de Célèbdo de France 5.
06:20Ça vous intéresse ce qu'elle a dit ?
06:21Pas du tout.
06:22Elle dit que vous agressez l'autre côté de la barre.
06:24Je s'entends.
06:25Qu'est-ce que vous lui répondez ?
06:26Elle lui fait répondre à tout le monde.
06:27Pourquoi vous auriez de l'exclusivité ?
06:29Pourquoi pas ? Puisque je suis là avec vous.
06:31Parce que je veux pas. C'est pas confraternité vis-à-vis de vos collègues.
06:34Vous êtes confraternel ?
06:35Bien évidemment.
06:36Votre confraternité n'est pas évidente dans la salle d'audience.
06:38Vous êtes avocat ?
06:40Non.
06:42Pourquoi vous jugez de la confraternité ? Vous n'êtes pas avocat.
06:45Regardez, je vais me mettre à côté de vous pour vous filmer.
06:47Filmez-nous tous les deux.
06:49Voilà, un journaliste et un avocat.
06:51Faites votre métier chez le mien.
06:54Alors il faut savoir que c'est un avocat qui est connu dans le milieu de la télé.
06:57Des journalistes.
06:58Bien sûr.
06:59Il est un avocat très spécialisé dans la téléréalité.
07:02Oui.
07:03Il est épouffé d'armes au moment de Koh-Lanta.
07:08Il a fait en sorte qu'il soit payé et qu'il ait des contrats parce qu'il a considéré...
07:13Je crois que c'était peut-être au moment du Loft aussi.
07:16Que c'était des contrats de travail.
07:18Que de faire une téléréalité était un travail.
07:21Et il avait attaqué la société à l'époque Adventureland qui produisait ses émissions.
07:26Et il avait gagné.
07:27Aujourd'hui ils ont des contrats.
07:29Tous les gens de téléréalité ont des contrats.
07:31C'était un peu ce qui a fait connaître Jérémy Assous et un peu son fait d'armes.
07:34On l'appelle le braconnier du droit dans le jargon.
07:37Ah bon ?
07:38Oui.
07:39Je ne sais pas.
07:40Je vous le dis.
07:41Voilà, voilà.
07:42Un autre procès cette fois de féminicide que vous avez suivi Christine Bouillaud.
07:46Vous allez pouvoir en parler.
07:48Celui de Chahinez Daoud brûlé vive dans la rue par son mari.
07:53Le journal Sud-Ouest sur sa web TV a publié.
07:56Gérard que vous avez rencontré.
07:58C'est le témoignage d'un de ses voisins qui assistait à la scène.
08:02Et il a raconté ce procès comme il l'a fait sur Sud Radio avec vous au journal Sud-Ouest.
08:08Il y avait une femme qui était couchée sur le trottoir.
08:12La tête dans le caniveau.
08:14Et puis il y avait un homme qui lui déversait le carburant sur tout le corps.
08:19Moi j'étais un peu en sidération quand j'ai vu ça.
08:22Parce que vous vous demandez si c'est vrai, si vous rêvez.
08:25Je me suis ressaisi. Je suis sorti sur le trottoir.
08:27Je l'ai avectivé. Je lui ai foncé dessus pour tenter de l'arrêter.
08:31Quand il s'est penché avec le briquet, elle s'est rendu compte de ce qui allait lui arriver.
08:35Elle a crié.
08:36Quand il s'est relevé, il m'a braqué avec un pistolet.
08:39J'ai cru que j'allais mourir.
08:40À ce coup, il est parti en petite foulée l'autre côté de la rue.
08:44Je suis foncé dans mon garage. J'ai pris des couvertures.
08:46Et puis mes couvertures ont pris feu.
08:48Et puis là il y a une dame qui est arrivée avec un instincteur.
08:51Et puis après, vous vous retrouvez avec tout ça dans la tête ?
08:55Oui, c'est un procès très difficile, très douloureux,
08:58qui s'est terminé et soldé par une peine à perpétuité
09:02pour le mari de Cheynaise qui est mort immolé par le feu dans une rue de Mérignac.
09:07C'était il y a quatre ans.
09:08On a pu voir là aussi, puisqu'on va parler de ça avec le procès de Mazan,
09:12les dégâts collatéraux aussi autour de la famille.
09:16Cheynaise avait trois enfants.
09:18Ses trois enfants vivaient en France.
09:20Ses parents, qui ont plus de 75 ans aujourd'hui,
09:23qui s'en occupent, qui les élèvent.
09:25Donc il faut aussi entourer et accompagner les enfants.
09:28Et les enfants aussi du premier mariage de l'accusé,
09:32qui doivent aussi se reconstruire en sachant ce que leur père a fait.
09:35Donc c'est effectivement très douloureux.
09:37C'est des déflagrations que l'on maîtrise mal finalement.
09:41Nous, grand public, quand on voit ces faits divers,
09:44on les lit, on les observe, ça nous heurte.
09:48Mais au final, on ne mesure pas tout ce qui peut y avoir de conséquences derrière.
09:53Mais un procès très digne, avec véritablement le temps pour les jurés
09:58de comprendre la mécanique, puisqu'on a jugé des faits,
10:01mais on a aussi jugé un homme.
10:02La mécanique qui mène à cet acte irréparable de quelqu'un
10:06qui en veut à mort à sa compagne qui souhaite partir.
10:10Et j'ajouterais, Gilles, que cette affaire n'est pas tout à fait terminée,
10:13l'affaire Cheynaise.
10:14Parce qu'en 2021, quand le drame était survenu,
10:19il y avait eu véritablement un fil de faits qui avaient mené au passage à l'acte
10:25et qui n'ont pas été détectés par les autorités judiciaires comme policières.
10:29Et la famille intente un procès contre l'État pour faute lourde.
10:33Il y a plusieurs fonctionnaires de police du côté de Mérignac
10:36qui ont été sanctionnés administrativement
10:38parce qu'ils n'avaient pas pris en compte une plainte,
10:41une main courante qui avait été déposée par la victime.
10:43Et donc la famille se retourne aussi contre l'État pour dire
10:48qu'il y a eu des failles et que c'est important.
10:52Dernière chose, à l'époque des faits,
10:54tout le monde s'était interrogé sur comment se fait-il
10:56qu'elle n'avait pas un téléphone grave danger.
10:58Parce qu'on savait que l'homme était violent,
11:00que l'homme tournait autour du domicile familial,
11:02qu'il sortait de prison, qu'il en voulait, qu'il harcelait.
11:05Et à l'époque, on s'était rendu compte
11:07qu'il y avait à peine une centaine de téléphones graves dangers en France
11:10pour protéger les femmes d'actes de violence.
11:13Aujourd'hui, il y en a pratiquement 4000.
11:15Donc on voit aussi que les choses avancent,
11:17mais pas forcément assez vite.
11:18Parce que le jour de l'ouverture du procès,
11:20on apprenait un autre féminicide du côté de la Dordogne
11:22où là, c'est un ancien conjoint qui a tué sa femme
11:25et la fille de cette femme aussi.
11:28Donc deux morts dans un petit village de Dordogne.
11:30Ça a suscité une énorme émotion aussi.
11:32Il y avait une marche blanche qui était organisée
11:34dans le village en mémoire des deux victimes.
11:36On a compris comment,
11:38quand ils mettent de l'essence sur cette femme,
11:42personne n'intervient.
11:44Il est 6h du soir, on est fin de confinement 2021,
11:48on a encore tous des masques sur la figure
11:50et lui est tapis dans une camionnette
11:52qui est garée à 100 mètres de la maison de Chahinez.
11:54Une camionnette qu'il vient d'acheter,
11:56donc elle ne la connaît pas,
11:57et qu'il a complètement équipé de panneaux
11:59avec des œillets pour pouvoir observer et la surveiller.
12:03Et il est devant,
12:04c'est-à-dire que l'effet se passe devant sa camionnette,
12:05donc il surgit à ce moment-là
12:07et ça se passe en moins de deux minutes,
12:10donc très difficile.
12:11Et le témoin raconte qu'en plus de ça,
12:13il était armé, une arme lourde,
12:15donc difficile d'intervenir avec quelqu'un
12:17qui vient de tirer deux balles dans les jambes
12:19de sa victime avant de la brûler.
12:21On va finir avec de la musique.
12:23Il était le cardinal sulfureux,
12:26alors sulfureux parce qu'il a failli aller dans la tentation.
12:30Avec le recul, oui.
12:32Vous savez de quoi je parle,
12:33Les oiseaux se cachent pour mourir,
12:35série culte,
12:37et puis qui a été un succès tellement mondial
12:40qu'il a révélé Richard Chamberlin,
12:43qui a fait basculer le cœur des jeunes filles à l'époque.
12:47Il vient de nous quitter.
12:49Dans la vie réelle, il faisait plutôt basculer le cœur des garçons.
12:52Il a déclaré son homosexualité à 69 ans.
12:54Exactement.
12:55Il a eu du temps.
12:56Oui.
12:57Evidemment parce qu'avec Les oiseaux se cachent pour mourir,
13:00il avait un public très fort et très féminin.
13:02C'était compliqué pour lui d'assumer son homosexualité
13:06par rapport à cette célébrité soudaine.
13:10Il a profité de ça,
13:12mais en coulisses, c'était tous les garçons.
13:14Après, il a été un militant très LGBT.
13:17Il a vraiment soutenu la cause et fait un tas de choses.
13:21En effet, ça a été sur le tard.
13:24On écoute le générique des Oiseaux se cachent pour mourir.
13:27Ça va rappeler des souvenirs à nos auditeurs,
13:30mais surtout à nos auditrices.
13:42Il est là, le journaliste.
13:47J'ai le rouge antenne.
13:49Je disais, il est là, le journaliste du Figaro.
13:51Mais ça sera après.
13:52C'est marrant, je ne me souvenais pas de la musique du générique.
13:54C'est drôle avec les violons, etc.
13:56Ce n'est pas le générique qui m'avait le plus marquée.
13:58Le titre, oui.
14:00Ce qu'il racontait aussi,
14:02parce que j'étais enfant,
14:04mais je me souviens de mes grands-mères
14:06qui regardaient ce générique et ce feuilleton
14:09de manière assidue.
14:11C'est effectivement Richard Chamberlain
14:14qui nous a donc quitté à l'âge de...
14:17Il allait avoir 91 ans.
14:19Très bientôt.
14:21C'était effectivement très raisonnable.
14:23Allez, on s'arrête un court instant sur Sud Radio.
14:25On fait une marque, on fait une pause.
14:27Et dans un instant, on va parler,
14:29puisque notre collègue Alissa Macnie n'est pas arrivée
14:32pour parler de la charpelle.
14:34On va l'avoir par téléphone.
14:36Et on va parler aussi de Pierre Bénichoux
14:38à travers un livre qui est signé
14:40Benjamin Puech, journaliste au Figaro.
14:42Allez, à tout de suite.
14:44Le 10h30, Sud Radio Média.
14:47Christine Bouillaud, Gilles Gansman.
14:50Sud Radio Média, l'invité du jour.
14:53Notre invité signe un documentaire
14:55avec notre consoeur Delphine Welter.
14:57C'est Alissa Macnie. Bonjour Alissa.
14:59Bonjour.
15:01Merci d'être avec nous.
15:03Jeudi soir, sur TVA, à 21h,
15:05un documentaire-événement, c'est l'affaire Pellico.
15:07Les femmes de Mazan, autrement dit,
15:09vous êtes allées à la rencontre
15:11des épouses, des compagnes, des soeurs,
15:13des filles, de ces hommes,
15:15ces 51 hommes qui ont été jugés
15:17lors du procès de Gisèle Pellico
15:19devant le tribunal judiciaire d'Avignon.
15:21Une affaire médiatique retentissante,
15:23sans doute la plus retentissante
15:25de ces dernières années en France,
15:27et qui pose la question du consentement.
15:29Ce n'est pas ce que vous avez voulu savoir.
15:31Vous vous êtes intéressée
15:33aux épouses et aux compagnes,
15:35comment elles vivent
15:37les révélations concernant
15:39leurs conjoints qui ont violé
15:41Gisèle Pellico. Pourquoi avoir
15:43choisi cet angle-là ?
15:45Écoutez, avec Delphine,
15:47c'est un angle qui nous a
15:49rapidement sauté aux yeux,
15:51on s'est rendu sur place,
15:53on a assisté
15:55aux auditions
15:57de ces hommes, de ces femmes,
15:59et c'est vrai qu'on s'est tout de suite
16:01dit que la presse avait énormément
16:03parlé de Gisèle Pellico,
16:05du profil de ces hommes,
16:07mais qu'au final, on avait
16:09assez peu parlé de leur entourage.
16:11Et c'est vrai qu'en écoutant
16:13les témoignages de ces femmes-là
16:15à la barre, on les a trouvées
16:17très intéressantes
16:19et on a voulu
16:21justement les retranscrire
16:23dans ce film,
16:25ce qui n'a pas été une mince affaire.
16:27Alors on a Samia,
16:29épouse d'un accusé,
16:31Patricia et Coralie.
16:33Coralie est la fille d'un des accusés,
16:35Patricia la femme.
16:37Il y a Lisa, Nathalie,
16:39Clara et Fanny qui témoignent.
16:41Qu'est-ce qui vous a
16:43étonné le plus dans leurs réponses ?
16:45Et moi, personnellement,
16:47en regardant votre documentaire,
16:49ce qui m'a surpris, c'est le pardon.
16:51La plupart pardonnent.
16:53Il ne faut pas oublier que ce sont
16:55des réactions qui ont été prises à chaud.
16:57On les a tournées à chaud
16:59et donc possiblement dans le temps,
17:01peut-être que leur vision
17:03pourra évoluer.
17:05C'est le parti
17:07pris qu'on a voulu
17:09choisir avec Delphine.
17:11C'est de leur donner une parole libre
17:13sans les juger.
17:15Moi, je ne dirais pas
17:17que j'ai été choquée.
17:19Ce qu'on venait chercher, c'était vraiment
17:21cette parole pour eux.
17:23Je vous ai dit que j'avais été surpris
17:25de la façon dont...
17:27La plus émouvante pour moi, c'est Coralie.
17:29La fille qui dit
17:31qu'elle défendra son papa
17:33quoi qu'il arrive.
17:35Et Samia qui a repris
17:37la vie avec
17:39la personne accusée.
17:41Elle explique qu'elle lui a
17:43pardonné. On a même une image
17:45où ils vont ensemble
17:47au procès.
17:49Tout à fait. En fait, ce qu'il faut bien
17:51comprendre, c'est qu'elle
17:53pardonne.
17:55Elle pardonne
17:57leur fils, leur conjoint,
17:59leur papa sur
18:01les conséquences que ça a eu sur elle.
18:03Mais elle ne pardonne pas
18:05du tout les faits. Et c'est ça qu'il faut bien
18:07entendre dans leurs paroles
18:09et dans le film. C'est-à-dire
18:11qu'elles condamnent
18:13leurs actes envers
18:15Gisèle Pellicot, mais elles
18:17arrivent, elles, à pardonner
18:19les conséquences
18:21que ça a pu avoir sur elles. Je dirais même
18:23les répercussions, puisqu'elles
18:25le disent elles-mêmes qu'elles se sentent
18:27victimes collatérales
18:29et qu'elles ont réussi en un
18:31temps imparti, qui est d'à peine
18:33trois ans,
18:35d'avoir ce cheminement
18:37que la psychologue
18:39appuie, d'ailleurs,
18:41de faire ce cheminement-là et d'en
18:43arriver à pardonner et à
18:45soutenir jusqu'au
18:47verdict. D'ailleurs, Samia le dit
18:49au moment du verdict, et c'est très
18:51fort que, quelque part, elle se
18:53sent soulagée
18:55que cette décision a été
18:57rendue et que le
18:59procès soit derrière elle, parce que ça a été
19:01vraiment une
19:03deuxième claque,
19:05je dirais, pour elle, de vivre
19:07cette exposition médiatique
19:09pendant quatre mois. Justement,
19:11elle se considère comme des victimes,
19:13elle aussi, collatérales, de cette affaire.
19:15On parlait tout à l'heure du procès
19:17du meurtre de Chahinez
19:19devant les assises de la Gironde la semaine dernière
19:21où on a vu, par exemple,
19:23la famille, les proches, l'ancienne compagne
19:25de cet homme qui a assassiné sa femme dans
19:27des conditions atroces, qui sont des
19:29victimes collatérales, qui ne sont pas reconnues
19:31comme telles tout de suite par la justice, mais
19:33qui doivent avancer
19:35avec cette histoire qui est lourde.
19:37Est-ce qu'elles le vivent comme ça,
19:39ces femmes de Mazan, comme vous les appelez ?
19:41Oui, elles le vivent
19:43comme ça, parce qu'au final, quand
19:45les noms ont été dévoilés et que
19:47la liste a été dévoilée,
19:49leurs hommes étaient,
19:51on va dire,
19:53pour la plupart, certains
19:55encore incarcérés, et que c'est elles
19:57qui, au quotidien, vivent
19:59entre guillemets ces représailles,
20:01c'est-à-dire des menaces,
20:03leurs enfants à l'école,
20:05qui ont les réseaux sociaux, qui se retrouvent
20:07à se faire insulter
20:09dans la cour de récréation.
20:11Voilà, c'est-à-dire que c'est un quotidien.
20:13Certaines ne peuvent plus
20:15aller manger dans leur restaurant
20:17préféré, parce que le patron
20:19a décidé qu'elles étaient
20:21les compagnes, donc
20:23forcément complices, et qu'il
20:25faut pas oublier dans l'histoire que
20:27ces sept femmes qui témoignent
20:29dans notre documentaire
20:31n'étaient en aucun cas au courant
20:33des faits de
20:35leur conjoint, fils
20:37ou papa. Et c'est ça d'ailleurs
20:39qu'on voit dans le documentaire, c'est qu'elles
20:41ne pouvaient pas l'imaginer,
20:43et surtout, ce qui est assez étonnant
20:45aussi, c'est qu'elles culpabilisent.
20:47Il y a, je crois que c'est
20:49Fanny ou Clara
20:51qui dit, il avait
20:53des demandes sexuelles auxquelles j'accédais
20:55pas,
20:57peut-être avec le recul
20:59que j'aurais dû accepter, mais
21:01c'était des choses que
21:03je ne voulais pas
21:05faire, et
21:07on sent que ces femmes, elles culpabilisent
21:09en se disant, est-ce que
21:11j'aurais dû peut-être
21:13faire plus attention à notre sexualité ?
21:15C'est quand même incroyable
21:17que ces femmes soient
21:19dans la culpabilité.
21:21Oui, exactement, et c'est d'ailleurs
21:23pour ça que la psychologue le rappelle très
21:25bien, que
21:27aucune de ces femmes ne doit
21:29culpabiliser, justement,
21:31et que c'est leurs hommes
21:33qui doivent porter cette culpabilité
21:35en aucun cas, elles.
21:37Après, il est vrai que le cas
21:39de Clara est assez particulier
21:41parce que c'est pendant l'interview
21:43qu'elle a peu à peu réalisé
21:45qu'elle était sous
21:47emprise pendant de
21:49très nombreuses années,
21:51ce qui n'a pas été le cas
21:53de la majorité des autres femmes qui
21:55décrivent leur conjoint comme
21:57quelqu'un de très doux,
21:59qui n'a jamais eu des demandes sexuelles
22:01particulières,
22:03qui ne s'est jamais montré
22:05violent. Or, Clara,
22:07il est vrai qu'il y avait une véritable
22:09emprise psychologique
22:11et justement,
22:13elle dit aussi quelque chose de très fort dans cette interview,
22:15qu'elle n'était
22:17jamais assez satisfaite
22:19de leur relation sexuelle
22:21et qu'elle était quotidiennement
22:23rabaissée. Elle dit d'ailleurs
22:25qu'elle aurait préféré mourir que
22:27de se retrouver dans le lit
22:29de son mari à l'époque.
22:31Il est vrai que pour elle,
22:33il y avait déjà un terrain
22:35très compliqué.
22:37Pour vous,
22:39beaucoup disent qu'il va y avoir un avant et un après
22:41le procès de Gisèle Pellicot dans
22:43le rapport homme-femme, et c'est ce que vous essayez de décrire
22:45aussi, c'est-à-dire
22:47que cette relation du couple,
22:49où l'on vit avec une personne pendant des années
22:51sans forcément la connaître
22:53intégralement
22:55avec cette part de mystère
22:57comme peut y en avoir dans
22:59toutes les histoires judiciaires finalement,
23:01qu'est-ce que vous en retirez, vous,
23:03Alissa, par rapport à ça ?
23:05Écoutez,
23:07en tout cas, je trouve
23:09qu'on a posé cette question
23:11du consentement, tout de même,
23:13et on le voit avec Fanny
23:15et son compagnon qui nous dit
23:17au tribunal qu'il n'avait
23:19aucune idée de ce qu'était
23:21quand même le consentement
23:23avant de se retrouver
23:25accusée, donc j'ai envie de vous dire
23:27qu'on espère, en tout cas,
23:29de notre côté, que ce
23:31procès puisse faire avancer
23:33les hommes dans leurs réflexions,
23:35permettre aussi aux femmes
23:37de se rendre compte
23:39des agissements
23:41d'hommes qui ne seraient pas
23:43cohérents,
23:45et on espère surtout que
23:47les mentalités vont
23:49évoluer. Je ne vous cache pas que pour Delphine
23:51et moi, ça n'a pas été un film
23:53facile, ça marque.
23:55Ça a été pour nous aussi
23:57quatre mois difficiles
23:59tous les jours à écouter ces débats,
24:01à se rendre compte que
24:03on a beau
24:05être assez avancés,
24:07il y a encore
24:09beaucoup, beaucoup à faire sur les mentalités,
24:11sur ces questions-là.
24:13Beaucoup de journalistes disent ça,
24:15tous ceux qui ont assisté aux audiences,
24:17la violence,
24:19ou en tous les cas, la cruauté,
24:21la dureté de ces débats, de ces
24:23quatre mois d'audience qui
24:25renvoient à beaucoup de choses.
24:27Toutes ces femmes sont...
24:29C'était édifiant,
24:31c'était vraiment édifiant
24:33et c'est vrai qu'on se rendait compte dans leurs paroles
24:35que c'était vraiment...
24:37Dominique Pellicot a dit que
24:39pour nous, on pensait vraiment
24:41que comme c'était son mari,
24:43c'était facile,
24:45elle était d'accord. Entendre ça, c'est vrai,
24:47à longueur de journée,
24:49c'est éprouvant.
24:51Justement, la question du consentement
24:53qui doit être redéfinie dans les prochains jours,
24:55justement, lors d'un débat à l'Assemblée nationale.
24:57Toutes ces femmes sont anonymes,
24:59ne voulaient pas apparaître.
25:01Souvent, dans votre documentaire,
25:03elles parlent de honte.
25:05Elles ont honte.
25:07Est-ce que...
25:09Elles ne veulent pas apparaître,
25:11mais est-ce que...
25:13Pourquoi elles ont accepté, en fait ?
25:15Qu'est-ce qui les intéressait à témoigner ?
25:17Qu'est-ce qui les a convaincus
25:19d'apparaître dans un documentaire pour Teva ?
25:21Alors, ce qui les a convaincus,
25:23je pense, c'est qu'on
25:25les écoute et
25:27qu'on arrive avec Delphine en leur
25:29disant qu'on voulait
25:31les entendre telles qu'elles.
25:33C'est-à-dire qu'on est vraiment arrivés
25:35sans a priori, peut-être,
25:37par rapport à d'autres médias
25:39on est arrivés sur elles en disant
25:41vous savez, on a cité aussi
25:43quand même à du public qui les prenait à partie
25:45devant nous.
25:47Vous n'avez pas honte,
25:49c'est dégueulasse, si vous êtes là
25:51c'est que vous cautionnez
25:53les actes de vos partenaires.
25:55Donc c'est vrai qu'elles ont vécu
25:57une grande violence
25:59en s'affichant à leur côté
26:01et nous, il a fallu
26:03quand même beaucoup d'échanges.
26:05Pour certaines, il a fallu
26:07les rencontrer au préalable,
26:09les rassurer, passer par
26:11les avocats également
26:13qui nous ont appuyés
26:15dans la démarche puisque
26:17trois avocates prennent la parole
26:19dans le documentaire
26:21et je pense qu'elles
26:23nous l'ont dit d'ailleurs
26:25dans le documentaire qu'elles avaient eu
26:27l'impression à la barre de ne pas avoir
26:29réussi à parler
26:31de tout. C'est-à-dire qu'elles se sont
26:33senties quand même assez frustrées
26:35parce qu'il y avait beaucoup de stress
26:37quand on se retrouve face à des magistrats
26:39et puis
26:41face aussi à leur papa,
26:43conjoint, fils.
26:45La parole est peut-être moins libre aussi.
26:47Certaines ont témoigné
26:49c'est le cas de Nathalie,
26:51la maman, elle n'a témoigné
26:53qu'après le verdict
26:55parce que c'était aussi trop difficile
26:57pendant le procès.
26:59Il a fallu
27:01qu'elle entende l'attendanation de son fils
27:03aussi pour se sentir
27:05un peu plus libre. Vous voyez ce que je veux dire ?
27:07Il y avait quand même
27:09énormément d'enjeux et de pression pour elle
27:11et donc je pense que pour certaines
27:13ça a été un moyen de relâcher
27:15cette pression, de se sentir
27:17aussi entendue et d'avoir à donner
27:19leur version.
27:21C'est surtout ça.
27:23J'en profite pour saluer Théva
27:25qui fait des documentaires
27:27sur la ménopause,
27:29sur un tas de choses, sur les combats des femmes
27:31et puis je salue également
27:33Jéradine Levasseur qui a produit ce documentaire
27:35qui est une grande productrice
27:37qui va toujours chercher des choses différentes
27:39à produire. Donc saluons
27:41cette production française.
27:43Merci beaucoup Alissa Marconi.
27:45Je rappelle que vous signez
27:47avec votre collègue Daphine Welter.
27:49Vous avez suivi le procès Pellico
27:51et interrogé les femmes de Mazan.
27:53Ça sera diffusé jeudi soir à 21h
27:55sur Théva et on vous le recommande.
27:57C'est vrai que cette affaire
27:59de Gisèle Pellico est une affaire
28:01à déflagration
28:03multiple. Donc on n'a pas fini
28:05de revenir. On attend toujours
28:07l'interview
28:09de Gisèle Pellico
28:11qui doit valoir très cher sur le marché
28:13médiatique cette interview.
28:15Vous en rêvez de l'interviewer Alissa ?
28:17Je pense
28:19qu'il ne rêverait pas de pouvoir
28:21interviewer Gisèle Pellico.
28:23Maintenant je suis comme vous, j'ai hâte de voir
28:25ce qui va être abordé,
28:27ce qui va être dit parce qu'il ne faut pas oublier
28:29qu'il y a un appel qui arrivera
28:31en fin d'année prochaine.
28:33Je suis comme vous, j'attends.
28:35Merci. Les femmes de Mazan,
28:37l'affaire Pellico, c'est jeudi soir
28:39à 21h sur Théva. Merci beaucoup
28:41Alissa et dans un instant
28:43le complément et le supplément
28:45médias sur Sud Radio. On va parler de
28:47toute autre chose, d'un personnage
28:49qui a fait l'histoire de la télévision
28:51mais on le connaissait assez mal.
28:53Son portrait dans un livre
28:55signé Benjamin Puège
28:57qui est notre invité. Dans un instant, à tout de suite.
28:59Le 10h midi
29:01Sud Radio Média
29:03Christine Bouillaud, Gilles Anzma
29:05Sud Radio
29:07Le supplément médias
29:09s'intéresse avec notre invité
29:11journaliste Ophi Garo
29:13qui sort ce livre, Pierre Bénichaud, une figure de style
29:15c'est vous qui signez ce portrait
29:17Benjamin Puège, bonjour.
29:19Vous êtes intéressé à Pierre Bénichaud qui est devenu
29:21une star de la télévision mais on connaissait mal
29:23son passé, on connaissait mal son histoire
29:25riche de rencontres
29:27de filiation aussi
29:29un passé. Pourquoi ? Parce que
29:31vous êtes plutôt jeune
29:33Je suis plutôt jeune. Vous intéressez
29:35à quelqu'un qui a marqué à ce point la télévision
29:37par son humour ?
29:39Aujourd'hui d'ailleurs on célèbre
29:41les 5 ans de sa disparition puisqu'il est mort le 31 mars
29:432020
29:45et j'aime bien ce que vous dites sur la filiation
29:47parce qu'à mon avis chez Pierre il y avait beaucoup de filiation
29:49intellectuelle, culturelle
29:51que j'ai essayé de faire apparaître dans le livre et qu'on connaissait
29:53effectivement mal puisqu'on le résume
29:55à un homme de radio, je pense
29:57qu'il a été un homme de radio comme il y en a eu peu
29:59par sa singularité
30:01par son humour inimitable
30:03et de télévision absolument
30:05avec Laurent Ruquier qui l'a beaucoup accompagné
30:07qui a été un peu son impresario
30:09d'une certaine manière mais tout ça est arrivé
30:11alors ça a commencé avec Philippe Bouvard en
30:131999 dans les Grosses Têtes
30:15il était copain avec Carlos, avec Jean-Yann
30:17avec Jacques Martin, il les connaissait
30:19tous depuis des décennies
30:21et il a fallu beaucoup de temps à Pierre pour se
30:23se convaincre qu'il avait
30:25peut-être que ça valait le coup
30:27de se lancer dans cette carrière-là
30:29et moi ce que j'aime chez Pierre Benichoux
30:31c'est qu'il est devenu comique un peu par hasard
30:33sur le tard. Jusque là il avait fait
30:35de l'humour mais c'était sa vie, c'est ce qu'il était
30:37Mais c'était un journaliste
30:39qui n'existe plus vraiment, c'était un journaliste
30:41mondain et on pourrait dire un ragotier
30:43quand même. Alors un ragotier
30:45moi je le dirais pas comme ça, je le dirais
30:47dans le côté observateur
30:49et d'ailleurs il a été au Nouvel Obs depuis
30:511968 jusqu'en 2014
30:53je crois que ça le définit bien
30:55il aimait tout, les faits divers
30:57la politique, l'histoire
30:59jusqu'à la biologie, la littérature
31:01Mais il les fréquentait, c'est-à-dire qu'il y avait une collusion
31:03c'est ça la différence, c'est qu'aujourd'hui
31:05on ne fréquenterait plus
31:07on n'irait pas dîner chez un tel ou autre
31:09Lui il allait dîner chez des politiques
31:11dîner chez des stars et il y avait
31:13cette vraie collusion. Absolument, c'est-à-dire
31:15qu'il les regardait de près, il les observait
31:17il était ami avec certains d'entre eux, avec
31:19beaucoup d'entre eux, parce qu'il a eu aussi cette chance
31:21de vivre à cette époque-là, de tutoyer
31:23Marguerite Diras, d'être copain avec Albert Cohen
31:25de charrier Yves Montand
31:27et on le voit d'ailleurs dans son recueil
31:29de Nécrologie qu'il a publié en 2017
31:31Les absents ont levé le doigt et que vraiment je conseille
31:33à tout le monde
31:35c'est parce qu'il les avait si bien connus
31:37qu'il a décidé de faire ses portraits
31:39là, avec selon moi
31:41une sensibilité rare
31:43C'est ça qui m'a convaincu en fait d'écrire ce livre
31:45Et j'aimais bien justement
31:47pour ce livre, il a été chez Laurent Ruquier
31:49dont tout le monde en parle
31:51il était l'invité de Laurent Ruquier
31:53il a expliqué quand même qu'il n'aimait pas ce monde
31:55et il a un peu témoigné
31:57on a un peu découvert sa personnalité
31:59dans cette interview qui date
32:01des années 90
32:0395
32:052000
32:07On n'a pas l'extrait
32:09Ah bon ben on n'a pas l'extrait
32:11Mais je peux vous dire ce qu'il disait dans cet extrait
32:13il disait
32:15il n'y a pas de grande gentille vedette
32:17ça il n'y croyait pas, ce qu'il disait
32:19il connaissait les ridicules de ce monde là
32:21et dans ses nécros d'ailleurs
32:23il les identifiait
32:25il y allait un peu au scalpel là-dessus
32:27Alors on rappelle aussi que c'était
32:29On a l'extrait
32:33Le type qui a été le plus fort
32:35dans la dénonciation des beaufs
32:37était beauf aussi à 20%
32:39Oui mais ce n'était pas ma question
32:41Parce que c'est comme ça, parce que tout est dans tout
32:43et ce n'est pas cette société que je déteste
32:45cette société j'y ai vécu
32:47et j'y ai joui
32:49ce que je veux dire
32:51c'est que je n'étais pas
32:53aveuglé
32:55je ne vais pas relire ça
32:57je n'étais pas aveuglé par les bassesses
32:59les petitesses
33:01et les mensonges de beaucoup de ces gens
33:03qui pourtant
33:05je continue dans ma mémoire
33:07Il y avait un challenge entre Coluche et Gainsbourg
33:09c'est ce qu'on comprend
33:11à travers le portrait de Gainsbourg
33:13Coluche il n'avait qu'une passion
33:15c'était Thierry de Luron
33:17parce qu'il faisait plus d'entrées que lui
33:19C'est ce dont je vous parlais
33:21dans la première partie
33:23il détestait à la fois ce monde de célébrités
33:25et de stars
33:27et à la fois il les côtoyait
33:29Tout à fait, je crois qu'en fait ça a été son théâtre
33:31sa comédie
33:33et sa comédie humaine
33:35je l'écoutais quasiment chaque soir
33:37puisque c'était à un octambule
33:39où il plaisait, parce qu'il avait un talent fou
33:41alors est-ce que ce talent était tellement important
33:43que c'est aussi ça qui l'a empêché de faire davantage ailleurs
33:45c'est possible ? Est-ce qu'il était coincé lui-même dans ce théâtre-là ?
33:47Peut-être
33:49et je trouve qu'il y avait une phrase intéressante
33:51où il parlait de chez Lip
33:53il avait son rond de serviette chez Lip
33:55Pour nos auditeurs, Lip c'est une brasserie célèbre
33:57à Paris
33:59où se rendait le tout Paris
34:01le tout Paris absolument
34:03et donc
34:05boulevard Saint-Germain, il lui avait dit
34:07mais Lip, ce n'est que le paraître
34:09et il lui avait répondu
34:11que c'était vrai, mais que comme il n'avait toujours
34:13pas trouvé l'être au menu des restaurants
34:15il continuerait de fréquenter chez Lip
34:17Alors on rappelle quand même que son père était prof de philo à Miproche
34:19de Camus, son oncle Paul
34:21était un historien de littérature
34:23et qui était reconnu
34:25aussi en tant que tel
34:27pour ça sa mère est la sœur de Georges Daillon
34:29qui fut le meilleur ami de François Mitterrand
34:31qui baignait
34:33et quand il peut les critiquer, c'est parce qu'il vient de ce milieu-là peut-être ?
34:35Oui, je crois qu'il le voyait
34:37de très près, et notamment François Mitterrand
34:39qui est un personnage
34:41qui pensait qu'il ne serait jamais président de la République
34:43pourquoi ? Parce qu'il le connaissait trop
34:45on connaît si bien, j'imagine, de si près ces personnages
34:47on voit trop les travers
34:49Oui
34:51est-ce que ça fait
34:53qu'il les a critiqués
34:55et qu'en même temps
34:57ça a limité son ambition ?
34:59Quand il n'est pas né
35:01dans des draps de soie, on ne peut pas dire ça
35:03Laurent de cette époque-là
35:05n'était pas une famille bourgeoise, c'était une famille très intellectuelle
35:07qui aimait terriblement les livres
35:09et il y avait une vraie passion
35:11c'est-à-dire qu'il ne croyait pas en Dieu
35:13mais il croyait en les livres, c'était une espèce d'amour de la culture
35:15c'est important chez Pierre
35:17Est-ce qu'il y a un Pierre Benichot qui existe aujourd'hui ?
35:19Est-ce que ça serait encore possible ?
35:21Je vais repondir sur vous
35:23c'était une grande gueule en fait
35:25C'était une grande gueule
35:27qui avait des choses à dire
35:29qui avait un avis sur tout
35:31mais quand je le dis, ce n'est pas une critique
35:33c'est parce qu'il avait beaucoup lu, parce que tout l'intéressait
35:35et je crois que c'était ça qui le rendait singulier
35:37ça répond aussi à votre question
35:39sur s'il en existe un aujourd'hui
35:41c'est que quand il s'exprimait à la radio
35:43dont on va se gêner dans les grosses têtes
35:45c'était de l'humour bien sûr, mais pas seulement
35:47c'était aussi une analyse de la société
35:49sous tous ses côtés, dans les petits détails
35:51ça va de
35:53pas seulement le monde des vedettes
35:55mais ça va au monde de la politique
35:57à la littérature, il essayait de comprendre les dessous
35:59une passion humaine
36:01qui puisait dans ses filiations
36:03et je pense que c'est un homme
36:05qui a beaucoup vécu
36:07et donc qui avait un regard et un humour singulier
36:09Mais qui ne pourrait plus exister
36:11à notre époque, puisque c'était quand même
36:13de l'humour très misogyne
36:15et il avait un regard sur les femmes
36:17qui était, on va dire, très patriarcal
36:19non ?
36:21Alors comme pour citer Pierre Benichoux
36:23il ne grossit jamais vulgaire
36:25alors voilà, où était la limite entre la misogynie
36:27bien sûr qu'il y en avait un petit peu
36:29mais c'est ce que me disait
36:31il y en avait, bien sûr
36:33quand on regarde sur le papier, ça le faisait
36:35mais c'est ce que me disait Philippe Geluc
36:37il me disait, c'est étonnant, à la fois
36:39il pouvait faire des blagues, on avait honte de rire
36:41on avait honte de rire, et en même temps
36:43quand il entendait quelque chose qui lui semblait désagréable
36:45ou manquait de sensibilité
36:47il pouvait devenir tout de suite
36:49éteint, abattu
36:51Vous avez interrogé, vous parlez de Philippe Geluc
36:53mais d'autres personnalités, notamment François Hollande
36:55qui au-delà de l'aspect ancien président
36:57de la République, l'homme politique, a beaucoup d'humour
36:59aussi, et qui se rejoint un peu
37:01sur certains points, je dirais
37:03Oui, absolument, à mon avis
37:05ils sont mieux connus qu'on pourrait l'imaginer
37:07parce que quand François Hollande commence à entrer en politique
37:09des années 80, oui Pierre Benichoux
37:11est un des patrons du Nouvel Observateur
37:13donc il le rencontrait là-bas
37:15il se permettait de lui dire, c'est ce que m'a dit François Hollande
37:17il se permettait de faire des observations
37:19que personne d'autre n'aurait osé faire
37:21donc c'est bien le côté grande gueule de Pierre
37:23qu'on retrouve, et oui
37:25je crois cette espèce de dérision
37:27comme mode de vie, pour ne pas dire
37:29philosophie de vie, mais au moins comme mode de vie
37:31je crois que c'est un point commun
37:33entre les deux.
37:34Benjamin Poech, vous êtes journaliste
37:36média au Figaro
37:38donc je vais vous poser une question média parce que vous êtes dans la mission média
37:40C'est la petite cerise qui n'était pas prévue
37:42Aujourd'hui et demain, France Télévisions est en grève
37:44Pensez-vous que la fusion
37:46va aller jusqu'au bout ?
37:48Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
37:50sur cette grève actuellement ?
37:52On rappelle à nos auditeurs, grève, fusion
37:54Pourquoi il y a grève ?
37:56Parce qu'il y a effectivement le projet de loi
37:58qui va être présenté par la ministre
38:00de la Culture, de fusion entre l'audiovisuel
38:02public, la radio et la télévision
38:04France Télévisions et Radio France
38:06Alors ce qu'elle va donner, je serais bien incapable
38:08L'ORTF en fait, on va le faire
38:10Je serais bien incapable de vous dire où est-ce que ça va
38:12mener, tout ce que j'imagine
38:14c'est que ce sont des turbulences qui vont être prises en compte
38:16qui vont marquer, la question c'est de savoir
38:18jusqu'où vont aller ces turbulences
38:20et je crois que là je viens de faire une langue de bois superbe
38:22Ah parce que vous n'avez pas travaillé dessus
38:24Delphine Ernotte, elle sera seule candidate
38:26à sa réélection ou pas ?
38:28Alors ce qu'elle m'a dit ce matin, non elle m'a rien dit ce matin
38:30Est-ce qu'elle sera
38:32candidate à ses réélections ? En tout cas, la seule chose que je sais
38:34selon les bruits qui courent
38:36c'est qu'il y a beaucoup de candidatures
38:38Ah, ça c'est bien parce que tout le monde dit
38:40personne ne veut y aller en coulisses
38:42On veut toujours aller à des postes pareils, même à la nage
38:44Mais
38:46c'est du béni-chou ça
38:48Mais ça sera de courte durée
38:50parce que lorsque la fusion sera annoncée
38:52Si fusion il y a, il n'y a pas de solution avant mon ami
38:54Et après, oui
38:56Et après
38:58il y aura
39:00évidemment
39:02l'élection d'une nouvelle
39:04présidente pour le nouveau groupe
39:06Voilà, on vous recommande
39:08chaudement ce portrait
39:10signé par notre invité Benjamin Puech
39:12journaliste au Figaro
39:14Pierre Bénichaud, une figure de style
39:16savoureux
39:18Si vous avez aimé Pierre Bénichaud, mais si vous voulez aussi connaître
39:20les coulisses de ces personnes qui ont
39:22fait les médias, finalement
39:24on vous recommande ce livre. Merci beaucoup Benjamin
39:26Dans un instant, on va
39:28retrouver nos débatteurs
39:30et on va parler bien évidemment
39:32de ce qui est en train de se passer du côté du tribunal
39:34de Paris, avec la lecture
39:36qui a débuté par la présidente
39:38dans le procès du Rassemblement National
39:40qui a commencé la lecture de son jugement
39:42Elle a d'entrée annoncé que ça va être
39:44un petit peu long, a-t-elle prévenu
39:46donc les décisions ne seront pas connues avant
39:48midi, midi 20
39:50Il y en a pour deux heures
39:52Dans un instant, on retrouve avec nos débatteurs
39:54A tout de suite