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00:00Bonjour et bienvenue à l'heure d'épreuve ce matin sur CNEWS jusqu'à 10h30 et sur Europe 1 jusqu'à 9h30.
00:05Les réquisitions à l'encontre de Nicolas Sarkozy ne sont qu'une étape judiciaire, bien sûr,
00:10dans l'affaire du prétendu financement libyen de sa campagne électorale présidentielle en 2007.
00:16Il y aura un premier jugement et pourquoi pas un appel.
00:19Il n'est pas certain que le tribunal suive le parquet national financier
00:23qui a requis une peine de 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
00:27Il n'empêche, ces réquisitions sont un coup de tonnerre.
00:30Un ancien président de la République risque, à 70 ans, de passer quelques années derrière les barreaux.
00:38Il est toujours délicat de commenter une affaire judiciaire en cours
00:41pour un observateur qui, par définition, n'a pas tous les éléments pour juger.
00:45On aimerait cependant que pour une affaire aussi grave, des preuves tangibles existent,
00:52que la justice apporte des éléments indiscutables, irréfutables,
00:57qu'aucune suspicion de règlement de compte, de procès politique ou d'acharnement personnel ne soit imaginée.
01:06Force est de reconnaître que ce n'est pas le cas à l'issue de ces 13 ans de procédures
01:10qui laissent planer le doute sur les intentions des enquêteurs.
01:15L'accusation repose essentiellement sur des témoignages libyens
01:18et sur les déclarations changeantes de Ziad Takiedine.
01:23Aucune trace d'argent venu de Libye n'a été trouvée sur les comptes de Nicolas Sarkozy,
01:28ni sur ses comptes de campagne.
01:31Reste une construction intellectuelle, un pacte de corruption dont Nicolas Sarkozy serait le commanditaire.
01:38C'est cela que le tribunal correctionnel jugera.
01:43Il est 9h02, Chana Lusso.
01:459h, 9h30, l'heure des pros sur CNews et Europe 1.
01:56Bonjour Pascal, bonjour à tous.
01:58Nouvelle tentative de meurtre contre des policiers à Angers.
02:01Un motard a volontairement foncé sur deux agents à vélo pour échapper à un contrôle.
02:06Ça s'est passé hier soir.
02:08Un acte délibéré, confirmé par l'analyse des caméras de surveillance.
02:12Les deux policiers ont été blessés par l'impact de la grosse cylindrée,
02:15mais leurs jours, heureusement, ne sont pas en danger.
02:18Une enquête pour meurtre a été ouverte.
02:2084% des Français estiment que la justice des mineurs est inadaptée à la société d'aujourd'hui.
02:27C'est ce que révèle notre tout dernier sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD.
02:31À gauche, 7 électeurs sur 10 partagent cet avis.
02:34Ça monte à 91% chez les électeurs de droite.
02:37Et puis ce soir, vous aurez peut-être la chance de décrocher 243 millions d'euros.
02:43C'est le jackpot vertigineux mis en jeu par l'euro-million.
02:47C'est du jamais vu, sachant que le plafond de gains est fixé à 250 millions d'euros.
02:51Vous connaissez la règle, Pascal.
02:52Pour être l'heureuse élue, il faut trouver les cinq chiffres et les deux étoiles.
02:56Voilà pour l'essentiel de l'information. C'est à vous, Pascal.
02:58Exactement. Et vous savez ce qui est formidable ?
03:00C'est que jusqu'à 21h, ce soir, cher Channalosto,
03:03chacun de nous est un peu propriétaire de ces 243 millions.
03:08Il peut y croire.
03:10Et c'est ça, finalement, une des raisons pour lesquelles les gens jouent.
03:14C'est que potentiellement, ils sont millionnaires.
03:18Bon week-end.
03:19Merci, Pascal.
03:20Et peut-être un lundi ou pas ?
03:21Peut-être. Je reviendrai quoi qu'il arrive, Pascal.
03:23Ah, bon. Et si vous gagnez, vous le dites ou pas ?
03:27Non, je le dis pas. À ma mère seulement.
03:29Vous, peut-être. Vous achèterez plein de cravates, Pascal.
03:32Mais je ne répéterai pas. Vous savez ce qu'on me dit, moi, je ne le répète à personne.
03:34Je le sais. Confiance aveugle.
03:36Je suis connu pour cela. Merci, cher Channa.
03:39On est avec Eugénie Bastier ce matin.
03:41On est avec Carl Olive, qui est député ensemble pour la République des Yvelines.
03:45On est avec Sabrina Birlin-Bouillet, qui a assisté à ce procès de Pardieu.
03:50Les gens sont éreintés à la fin d'un procès.
03:54C'est ce que disait l'avocat.
03:55Alors, les journalistes, évidemment, c'est plus calme.
03:57Mais les observateurs regardent.
04:00Mais les plaignants, les avocats, les accusés, en sortent de 8h du matin.
04:07Oui, les partis civils aussi ont été très éprouvés par ce procès.
04:11Georges Fenech, hier, qui était avec nous, et on vous écoutera de nouveau parler de Nicolas Sarkozy.
04:16Joachim Lefloquimade, Thomas Bonnet.
04:19Et je voulais, avant de parler précisément de Nicolas Sarkozy,
04:23je voulais vous parler de Hadja Lhabib.
04:26Est-ce que vous savez qui est Hadja Lhabib ?
04:28Eh bien, Hadja Lhabib est une commissaire européenne à la coopération internationale,
04:35à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises.
04:4025 000 euros par mois.
04:42Et elle nous a fait une petite vidéo avec un kit de survie,
04:47avec plein de petites blagounettes.
04:49C'est votre argent.
04:51C'est votre argent.
04:52C'est l'argent de l'Europe.
04:53C'est l'argent de l'Europe.
04:54N'y allez pas.
04:55Ça ne sert à rien.
04:56Cette dame ne sert pas à grand-chose.
04:58Et ce qu'elle a produit, encore moins.
05:00Mais c'est l'argent de l'Europe.
05:02Allez-y.
05:0325 000 euros par mois, cette commissaire européenne.
05:06Et je vous propose d'écouter cette petite vidéo grotesque qu'elle a produite.
05:13C'est Hadja Lhabib.
05:14Bienvenue dans Qui a-t-il dans mon sac ? Édition de survie.
05:17En premier lieu, mes lunettes.
05:20Super important, si vous voulez voir ce qu'il se passe ou pas.
05:26Ensuite, mes documents dans une pochette étanche.
05:29Un impératif dans une Bruxelles pluvieuse.
05:31Parlons maintenant de l'éclairage.
05:33J'ai une lampe de poche.
05:35Si vous ne le faites pas, n'oubliez pas les allumettes.
05:37Et bien sûr, le briquet.
05:43Et de l'eau, bien sûr, parce que l'eau, c'est la vie.
05:47Et mon ami spécial, un couteau suisse.
05:5018 outils en un seul couteau, en incontournable.
05:58Et n'oubliez pas vos médicaments.
05:59Vous pourriez en avoir besoin parce qu'on ne sait jamais.
06:02Et n'oubliez pas quelque chose à manger.
06:05Vous pourriez avoir faim, très faim.
06:09Et bien sûr, de l'argent.
06:11En pleine crise, l'argent est roi.
06:13Et votre carte crédit pourrait être juste un morceau de plastique.
06:17Un chargeur et un bloc d'alimentation, un téléphone déchargé, est une impasse.
06:22Des cartes à jouer, un peu de distraction ne fait de mal à personne.
06:25Et n'oubliez pas la radio.
06:26La plus petite.
06:28C'est tout ce dont vous avez besoin pour survivre les 72 premières heures d'une crise.
06:38L'Union européenne prépare sa stratégie pour s'assurer que chaque citoyen est en sécurité en cas de crise.
06:45Être préparé, être en sécurité.
06:48Je ne peux pas vous dire mon niveau d'agacement.
06:51Parce que vous avez cette dame qu'on paye pour rien.
06:54Vous avez sans doute une agence de publicité qui a fait ça.
06:57Ça a coûté une blinde.
06:59Mais jusqu'à quand ça va durer, en fait ?
07:02Ce n'est pas la question d'argent qui me...
07:04C'est juste le vôtre, en fait.
07:06Il y a ça, mais c'est surtout que ça crée un climat dans le système.
07:09On n'est pas comme si on avait 4 ans et demi, si on faisait ça.
07:12Les personnes âgées, je peux vous dire, j'en connais.
07:14Qui ont pleuré, qui ont peur.
07:16Qui sont terrorisés dans les campagnes.
07:18Ceux qui ont connu la guerre, notamment, ils se disent
07:20Oh là là, je vais recevoir un kit de survie.
07:21Mais ça a un impact considérable.
07:24On a l'impression que ces gens-là jouent à la guerre hors la guerre.
07:29C'est ce qu'il y a de pire dans la vie d'un peuple.
07:32Je vous assure, vous qui êtes homme politique,
07:34revenez au métier de journaliste.
07:37Je vous assure, c'est mieux.
07:39Vous ne croyez pas si bien dire ?
07:41Parce que dans la préparation de l'émission,
07:43quand je vois la thématique du kit de survie de base,
07:46je travaille pour voir ce qu'on peut mettre dans le kit de survie de base.
07:49Donc j'appelle des amis en Suisse,
07:51pour savoir s'ils sont concernés par le sujet.
07:54J'appelle mon ami Erwan Jahy,
07:56qui me dit qu'on a eu simplement des pastilles diodes.
07:58C'est-à-dire que je prends à cœur ce que vous mettez dans votre conducteur.
08:02Parce que quand je vois ça, j'ai l'impression qu'on est le 1er avril.
08:04Ou alors on est dans un avion.
08:06Moi j'ai cru, je vous assure aussi.
08:08Je pensais que c'était un fake F.A.K.E. avec Marine.
08:11C'est pour ça qu'on n'en a pas parlé hier soir.
08:13Je pensais que c'était une blague.
08:15On l'a découvert hier.
08:16C'est une partie d'un plan à l'échelle de la Commission européenne
08:19avec de l'argent investi.
08:21Parce que là, c'est une vidéo avec de l'argent engagé.
08:23Tous les politiques ne sont pas comme ça, Pascal Praud.
08:25On revenait dans le métier de journaliste, mais tous les politiques ne sont pas comme ça.
08:27Il y en a beaucoup à Bruxelles, c'est quand même révélateur.
08:29Il n'y a jamais eu l'impression depuis 2022.
08:31Je répète, commissaire européenne.
08:34Salaire payé par vous.
08:36J'ai donné le salaire tout à l'heure.
08:38Pour rien, pour faire des inepties pareilles.
08:40Jusqu'à quand ça va durer ?
08:42Pourquoi personne ne dit que c'est grotesque et c'est ridicule ?
08:44On le dit, là.
08:46On le dit ?
08:48Vous avez un gouvernement français qui prend la parole là-dessus
08:51pour dire que c'est grotesque.
08:53Elle est là avec ses lunettes et elle nous prend pour des gosses de 4 ans et demi.
08:56Je pense que si vous ne le montrez pas, Pascal Praud, personne ne le regarde, ce truc-là.
09:01Je trouve ça invraisemblable.
09:03Les grandes personnes qui décident de la paix à venir en Ukraine
09:07et puis nous, l'Union européenne, on joue les nounous.
09:09Voilà ce qu'il faut mettre dans votre sac en cas de crise.
09:11C'est délirant. On a l'impression d'une dystopie, d'une série dystopie.
09:14Eugénie Bastier.
09:16Ce qui me frappe, c'est plutôt l'infantilisation du citoyen
09:18et le fait de nous parler comme si on avait 4 ans et demi d'âge mental.
09:21Et ce n'est pas que sur ce sujet, c'est sur plein de sujets.
09:24C'est ce qu'on appelle l'État nounou,
09:26c'est-à-dire l'État qui prend en charge le citoyen comme s'il n'était pas un majeur adulte.
09:31On le retrouve là, effectivement, c'est grotesque,
09:33mais on le retrouve dans toutes les campagnes de communication du gouvernement sur plein de sujets.
09:37C'est-à-dire que c'est un État d'esprit général.
09:39Même pas de l'argent, c'est la conception de l'État
09:43comme finalement un État qui est un État nounou,
09:47qui accompagne le citoyen, qui est un enfant.
09:49Vous vous rendez compte de l'argent que ça coûte, je pense,
09:51à des gens qui sont en difficulté et qui subissent les foutes du Parlement européen
09:55et notamment les paysans, les agriculteurs qui voient ça.
09:59Je suis d'accord. Non mais là, on a quand même une fève dans la galette.
10:02C'est pas la règle.
10:04Mais c'est la règle !
10:06Mais hier, on a appris qu'on donnait 2 milliards à l'Ukraine.
10:09Je n'ai pas compris d'où sortent ces 2 milliards.
10:11Vous les avez compris ?
10:13Ils sortent d'où ces 2 milliards ?
10:15À l'échelle européenne ?
10:17Non, à la France. La France paye 2 milliards.
10:20Je vous assure, je n'ai pas compris.
10:22C'est en armes ? C'est en cash ?
10:24C'est le président de la République qui a une cassette personnelle qui donne 2 milliards ?
10:27Mais d'où sortent ces 2 milliards ?
10:29Est-ce que vous pouvez répondre à cette question tout seul ?
10:31Je pense que ça sort du ministère de la Défense et des Armées.
10:35Mais il n'y a pas de contrôle, ils le décident tout seuls.
10:37Personne de l'Assemblée nationale, personne ne dit rien.
10:40Il fait ce qu'il veut.
10:42Non, c'est voté dans le budget de l'Assemblée nationale.
10:44Mais c'est voté par l'Assemblée nationale ?
10:47C'est voté par les bonnotaires, bien sûr.
10:51C'est très bien d'aider l'Ukraine.
10:53Je trouve ça sûrement très très bien.
10:55Mais on dit qu'il n'y a pas un centime d'un côté et on sort 2 milliards.
10:58Et personne ne dit rien.
11:00Je veux simplement qu'on en discute.
11:03Vous remettez en question le soutien de l'Ukraine ?
11:05Je veux qu'on en discute.
11:07Qui décide ? C'est le Président de la République ?
11:10Avec tout le respect que je vous dois, il y a aussi des discussions qui se passent dans l'hémicycle.
11:14Vous dites que l'Assemblée nationale est dans la boucle ?
11:17Je dis que les parlementaires sont dans la boucle.
11:19Sur les 2 milliards ?
11:21Sur l'ensemble du budget.
11:23Je ne savais pas.
11:25Je n'ai pas le sentiment qu'on ait beaucoup écouté les parlementaires depuis le début de cette guerre.
11:29Sur la question d'envoi de troupes françaises en Ukraine contre laquelle 65% des Français sont opposés.
11:34Quand est-ce qu'on leur donne la parole ?
11:35Quand est-ce qu'on agit avec un vrai mandat démocratique ?
11:37Il s'est quitté de survie, ça fait la fortune.
11:41Il y a toute une industrie autour de ça, auprès des sectes survivalistes,
11:46qui existent aux Etats-Unis depuis longtemps.
11:48Mais oui, ils construisent des bunkers, mais vous ne pouvez pas imaginer.
11:51Allez sur Internet, vous allez voir, ça prolifère.
11:55Il y a une véritable industrie.
11:57Pascal, il a déjà acheté sa place dans un bunker.
11:59Parce que vous voyez, il y a une manipulation au prépare au pire.
12:02Ça s'appelle les préparés, d'ailleurs.
12:03Donc ça crée un climat anxiogène terrible.
12:05Autre sujet du jour, et il est important celui-là, c'est Nicolas Sarkozy.
12:10Le Parquet financier a requis ce jeudi à l'encontre de Nicolas Sarkozy,
12:14vous le savez, une peine de 7 ans.
12:16On va écouter les avocats.
12:18On les a écoutés hier soir, notamment Jean-Michel Darroi,
12:21qui revenait sur ces derniers jours, et notamment,
12:25ces dernières semaines de procès,
12:28et notamment le fameux document Mediapart,
12:30où il avérait aujourd'hui que c'est un faux.
12:31Il a même reconnu, dit M. Darroi, la justice.
12:36Écoutez.
12:38L'audience a démontré que c'était faux.
12:41Le Parquet, me semble-t-il, l'a même reconnu hier.
12:46Aucune trace de financement n'a été trouvée.
12:50Aucune trace de demande de financement n'a été trouvée.
12:54Le Parquet a complètement changé son histoire
12:58parce qu'au fur et à mesure du dossier,
13:02il est apparu que les deux fondements de son accusation,
13:06une note Mediapart et un soi-disant tête-à-tête
13:11entre Nicolas Sarkozy et Kadhafi,
13:14n'existaient pas.
13:16Le document de Mediapart est un faux mensonger.
13:20Et l'audience a démontré que jamais Sarkozy
13:23n'a demandé le moindre financement à Kadhafi.
13:25Et Christophe Ingrin a également pris la parole.
13:28C'est un des autres avocats de Nicolas Sarkozy.
13:31Pour masquer ses faiblesses,
13:34pour dissimuler ses carences probatoires,
13:37le Parquet parle fort et demande des peines élevées.
13:40Ce n'est pas ça, la justice.
13:42Et on a encore quelques semaines de plaidoiries
13:46avec nos confrères et pour, notamment, Nicolas Sarkozy,
13:51démontré que ses réquisitions,
13:52même s'ils sont dites avec un ton sentencieux
13:55qui se veut sévère,
13:57elles sont vides, elles sonnent creuses.
13:59Il s'attendait à autre chose
14:01que des peines excessives et sans aucun fondement.
14:03Bon, on ne peut pas dire,
14:05et alors ça c'est effectivement, sans doute,
14:07la vie qui est comme ça,
14:09mais que ses anciens amis soient beaucoup montés au créneau
14:12pour commenter ses réquisitions.
14:15Laurent Wilkier, j'ai envie de dire,
14:18il a fait le minimum.
14:20Je veux redire mon amitié et mon soutien à Nicolas Sarkozy,
14:22toute sa vie au service du pays,
14:24au prix de nombreux sacrifices.
14:26Mais je ne vais pas citer
14:28nombre de personnes politiques
14:30auxquelles je pense
14:32qui doivent peut-être un peu aussi leur carrière
14:34à Nicolas Sarkozy
14:36et je ne les ai pas vues forcément écrire.
14:38C'est un peu comme le procès de Pardieu.
14:40Il y a beaucoup de gens qui lâchent
14:42quand on est au fond du trou.
14:44Mais vous avez raison,
14:46c'est vrai qu'on est assez effaré
14:48par la lourdeur de la peine,
14:50sachant que...
14:52Sachant qu'il y a un principe de droit quand même majeur,
14:55c'est que le doute doit profiter à l'accusé.
14:58Et dans cette affaire,
15:00il n'y a que du doute.
15:02Il n'y a aucune preuve tangible.
15:04Et surtout,
15:06le fait majeur,
15:08c'est quand même la guerre
15:10qu'a déclarée Nicolas Sarkozy à Kadhafi,
15:12en Libye,
15:14qui, il me semble,
15:16est un élément qui montre que
15:18si Kadhafi avait eu des preuves,
15:20il les aurait montrées à ce moment-là.
15:22Ce raisonnement de bon sens
15:24n'est pas arrivé jusqu'au cerveau.
15:26C'est quand même un élément
15:28qui peut au moins faire douter.
15:30Hier soir, vous pouvez d'ailleurs redire
15:32l'essentiel de ce que vous avez dit.
15:34Je suis d'accord avec Génie.
15:36D'abord, le doute doit profiter à l'accusé.
15:38Mais il y a un autre grand principe,
15:40c'est que la charge de la preuve
15:42incombe à l'accusation.
15:44Le prévenu n'a pas à démontrer son innocence.
15:46Preuve négative, ça n'existe pas.
15:48C'est très difficile de prouver son innocence
15:50quand on est innocent.
15:52Et là, le parquet, qu'est-ce qu'il nous dit ?
15:54Il nous dit, j'ai une intime conviction.
15:56Mon intime conviction,
15:58c'est qu'il est coupable.
16:00Et mon intime conviction, elle repose sur quoi ?
16:02Sur un faisceau d'indices.
16:04Et donc, mon intime conviction, elle vaut preuve.
16:06Mais là-dessus, vous êtes ficelés, là.
16:08Vous pouvez rien dire.
16:10C'est une construction purement intellectuelle.
16:12Il est vrai, quand vous regardez très près le dossier,
16:14le documentaire de Mediapart,
16:16qui est sorti le même jour que le début du procès,
16:18on voit bien que tout est bien organisé.
16:20Vous avez ces rencontres
16:22de Brice Hortefeux, de Guéant,
16:24avec des gens comme Sénussi.
16:26Vous avez des intermédiaires.
16:28Vous vous rappelez qui est Sénussi,
16:30condamné par la France par contre masse,
16:32et c'est lui qui est à l'origine
16:34de l'attentat de l'UTR en 1989.
16:36C'est ça.
16:38Des intermédiaires.
16:40Tout ça, c'est vrai.
16:42Mais ça ne fait pas de Nicolas Sarkozy
16:44quelqu'un qui a organisé un pacte de corruption,
16:46qui était au courant de ce qui pouvait exister par ailleurs.
16:48Et on lui impute tout, voyez-vous.
16:50Donc, moi, je suis assez effrayé
16:52par cette démonstration.
16:54Il a fallu quand même 20 heures
16:56à trois procureurs qui sont succédés
16:58pour essayer de prouver qu'il voyait juste,
17:00enfin, de convaincre qu'il voyait juste.
17:02Maintenant, il faut espérer que le tribunal,
17:04comme on dit dans sa sagesse,
17:06fasse la part des choses.
17:08Est-ce que oui ou non, nous avons la preuve ?
17:10Si nous avons la preuve, il faut condamner.
17:12Et très sévèrement.
17:14Et même au maximum de la peine.
17:16Mais si vous avez le moindre doute,
17:18et le doute, il existe,
17:20il vaut mieux relaxer.
17:22J'ai envie de dire, quoi.
17:24J'ai le sentiment que derrière
17:26l'expression pacte de corruption,
17:28tu fais ce que tu veux.
17:30C'est-à-dire que moi, je vous parle
17:32dans un couloir pendant 10 minutes
17:34et puis, je ne sais pas, il se passe...
17:36Ou au téléphone avec votre avocat.
17:38Vous faites quelque chose de répréhensible
17:40et puis, on pourra imaginer
17:42que je suis à l'origine.
17:44Et on verra lundi la décision pour Marine Le Pen.
17:46Et vous savez, il y a une autre affaire
17:48que j'attends, moi.
17:50Personne ne parle.
17:52Et oui.
17:54Il y a eu appel contre M. Bayrou.
17:56Ça relaxe.
17:58Vous allez voir.
18:00Je veux dire, on va y passer les uns
18:02après les autres.
18:04C'est quand le parquet national financier
18:06dit la même chose que Mediapart,
18:08pour tout vous dire.
18:10J'ai une forme de défiance.
18:12Je connais Mediapart, je lis Mediapart,
18:14je vois ce que Mediapart écrit,
18:16par exemple, sur ses news.
18:18Il se pose la question de ce parquet
18:20d'exception que François Hollande
18:22avait dit.
18:24Qui imaginerait le général de Gaulle
18:26mis en examen avec le PNF ?
18:28Il aurait été mis en examen, c'est certain.
18:30Et tous les présidents de la République,
18:32aucun n'aurait pu être élu.
18:34Et ça pose la question de qui, demain,
18:36va faire de la politique ?
18:38C'est clair que je l'ai constaté
18:40dans ma promotion à Sciences Po,
18:42les meilleurs se désengagent aujourd'hui
18:44avec la politique.
18:46Quand vous êtes jeune,
18:48vous avez du talent,
18:50c'est bien.
18:51C'est une course d'obstacles.
18:53D'ailleurs, on le voit,
18:55il y a 1 600 maires qui démissionnent
18:57depuis deux ans.
18:59Systématiquement, lorsqu'un élu passe
19:01ou franchit une ligne jaune,
19:03c'est vraiment le mur en klaxonnant.
19:05Moi, je veux redire, évidemment,
19:07mon soutien, mon estime au président
19:09de la République sur son expérience,
19:11sa vision, son énergie,
19:13qui sont des repères politiques.
19:15Après, il y a effectivement
19:17des réquisitions.
19:19Et je vais vous dire, Pascal Praud,
19:21c'est un charme sur la proie.
19:23Par exemple, Mme Royal,
19:25qui vient nous dire qu'il y a eu
19:27une concurrence déloyale en 2007
19:29par rapport aux différents fonds
19:31qui étaient octroyés
19:33sur les financements de campagne.
19:35Je pense que si Mme Royal avait eu
19:37des millions supplémentaires,
19:39elle n'aurait pas gagné
19:41cette campagne présidentielle.
19:43On peut juste, à un moment donné,
19:45sans avoir des saignements de nez,
19:47être un tout petit peu pragmatique
19:49et respectueux quand même des institutions,
19:51comme la Marchandise.
19:53Politiquement, comment ça se passe ?
19:55Dans votre camp,
19:57puisque vous avez la parole.
19:59Les 100 jours de François Bayrou.
20:01Moi, j'ai dit au président,
20:03au Premier ministre, M. Bayrou
20:05qu'il était malin comme un singe.
20:07Il m'a répondu que je suis malin
20:09comme des singes.
20:11On a aujourd'hui un budget.
20:13On a réussi à mettre autour de la table
20:15ce qui est quand même incroyablement
20:17un exploit.
20:19Toutes celles et ceux
20:20Aujourd'hui, sous la Vème République, on réussit à mettre des partis politiques autour de la table.
20:25On a l'impression qu'on a fait jeu sans frontières.
20:27Donc ça, c'est plutôt, déjà, il faut se contenter de petites récompenses.
20:32Maintenant, nous dire qu'on va revenir sur les retraites à 62 ans, franchement, c'est faux-cul première langue.
20:38On sait très bien ce qu'il se passe à l'échelle européenne.
20:41Non, mais on n'est pas un microclimate.
20:43En Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique, au Royaume-Uni,
20:46et en France, on va revenir sur la retraite à 62 ans.
20:50Nous, si on nous dit tous, on fait un référendum sur la retraite à 62 ans ou à 60 ans,
20:54on est tous très très contents.
20:55Et comment on fait, après, pour financer tout cela ?
20:57On a juste oublié cela.
20:59Donc comment ça va, Pascal ?
21:00Aussi bien que possible, quand on est sur des choses pragmatiques.
21:04Moi, je suis content du projet de loi sur le narcotrafic par M. Retailleau et M. Darmanin,
21:10parce qu'en voilà, en tout cas, deux qui savent de quoi ils parlent quand ils sont ancrés sur le terrain.
21:14Puisque vous avez aussi la parole, Le Voile, vous auriez pu être ministre des Sports,
21:19vous auriez peut-être été à votre place,
21:21et vous auriez peut-être eu une position différente de Mme Marie Barsac.
21:25Je n'aurais surtout pas remis une pièce dans le jukebox.
21:29Il n'y a pas de sujet.
21:30Il n'y a pas de sujet sur Le Voile, dans le sport.
21:32Il n'y a pas de sujet.
21:33Et qu'est-ce qu'on a fait, là ?
21:34On a stigmatisé les musulmans.
21:37Pardon, mais c'est insupportable.
21:38Il n'y a pas de sujet.
21:40Dans les règlements, c'est inscrit noir sur blanc.
21:43La loi sur les règlements intérieurs qui a été réaffirmée par le président Diallo,
21:47Fédération française de football, elle est claire.
21:49La loi 4 sur l'équipement.
21:53Vous avez 118 fédérations avec 118 règlements discordants,
21:56donc c'est bien qu'il y ait une clarification au niveau national.
21:58Mais il n'y a pas besoin de clarifier la démarche.
22:00Mais cher monsieur, excusez-moi, ça fait 35 ans que je fais du sport.
22:03Et ça fait 35 ans que je suis un dirigeant sportif dans différents secteurs.
22:07Il n'y a jamais eu de problème.
22:08Lisez les rapports de l'Assemblée nationale.
22:10Lisez ce qu'écrivent les renseignements.
22:13Quel est l'intérêt aujourd'hui de ressortir comme priorité
22:19ces sujets-là alors qu'il n'y a pas de problème ?
22:21Il y a des soucis dans le sport, Carl.
22:25Il y a des demandes communautaires dans le sport et notamment dans le football.
22:29La situation dans le sport aujourd'hui, les femmes, la situation de l'école entre 1989,
22:34l'affaire du foulard de Creil, il y a 2004.
22:35On attend une grande clarification au niveau national
22:37qui s'appliquerait à toutes les fédérations.
22:39Tant qu'on n'aura pas cette clarification, l'antrisme islamiste va continuer d'imposer ses mœurs.
22:43Mais monsieur, je vous le dis, écoutez les gens du terrain, vous ne vous en revendiquez pas.
22:47Vous n'êtes pas tombé, je suis juste...
22:49Oui, je vous en parlais beaucoup, mais en l'occurrence, vous fermez les yeux.
22:51Je ferme les yeux ? J'ai eu aucun problème.
22:54Vous dites qu'il n'y a pas de problème et que ce n'est pas un sujet à consulter les musulmans.
22:57Mais monsieur, il n'y a aucun problème.
22:58Moi, depuis, j'étais maire entre 2014 et 2022.
23:01Il y avait des sujets, au départ, de laïcité.
23:03Il n'y a eu aucun problème.
23:04Les règles sont les règles.
23:05Moi, je viens du sport.
23:06Les règles sont les règles.
23:07Soyez gentil.
23:08Soyez gentil avec monsieur Carl-Olive.
23:10Vous êtes mal tombé, cher monsieur.
23:11Soyez gentil avec monsieur Carl-Olive.
23:12Vous voulez que je dise sport ou quoi ?
23:14Je ne comprends pas.
23:15Vous dites qu'il n'y a pas de problème.
23:16Je dis qu'aujourd'hui, il y a 118 règlements différents.
23:19Il n'y a pas d'armement.
23:20Vous n'avez pas besoin de remettre une pièce dans le jukebox.
23:22Le carillon.
23:23C'est Marie Barassac qui l'a dit.
23:26C'est le ministre des Sports.
23:27Je pense que ce n'est pas l'adresse.
23:28Oui, c'est l'adresse.
23:30On va mettre ça dans le sujet.
23:31Dans le jukebox, comme vous dites.
23:34Est-ce que monsieur Thomas Hill, de la Maison Europe 1, est là ?
23:38Bien sûr, je suis là.
23:39Bonjour, Pascal.
23:40Comment allez-vous vous apprêter à l'heure d'été ?
23:42Je vous rappelle qu'Europe 1 a décidé de ne pas passer à l'heure d'été.
23:46C'est une mesure que j'ai sous...
23:48Parce que je suis en colère contre l'heure d'été, qui est une horreur.
23:51Je suis d'accord avec vous.
23:52Pour une fois que le Parlement européen avait pris une bonne décision,
23:54c'était en 2019,
23:56on devait arrêter cette heure d'été.
23:58C'est vrai que c'est ridicule.
23:59Exactement.
24:00Et le Covid a arrêté l'heure d'été, si j'ose dire.
24:02Arrêté d'arrêter l'heure d'été.
24:04Mais Europe 1, dans sa grande...
24:06a décidé de rester à l'heure d'hiver.
24:08Justement, figurez-vous qu'on va parler du Covid ce matin.
24:10Et on va peut-être avoir la réponse d'où est parti le Covid.
24:14Il y a une grande enquête très fouillée qui sort là, un documentaire.
24:17Moi, je vais parler de chansons.
24:20Si vous parlez d'actualité, qu'est-ce que ça veut dire ?
24:24C'est un documentaire.
24:25Ça va, j'ai le droit.
24:26Ah bon ?
24:27Autrement, vous parlez de quoi ?
24:28Sinon, il y aura Jeff Panacloc qui va nous rejoindre tout à l'heure.
24:31Avec Jean-Marc.
24:32Jeff Panacloc, c'est le fils de Tatayé.
24:35Exactement.
24:36Dans le temps, c'était Tatayé.
24:37L'héritier, c'est ça.
24:39Exactement.
24:40Jeff Panacloc, j'en connais quelques-uns.
24:42Je peux vous en citer.
24:44Tatayé, c'était la marionnette.
24:46C'était le nom de la marionnette.
24:47Oui.
24:48L'héritier, c'est Jean-Marc, il s'appelle.
24:50Jean-Marc.
24:51J'entends le rire d'Anissa.
24:54Et c'est toujours un bon moment.
24:56Merci cher Thomas.
24:57A tout à l'heure Pascal.