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📖 CHAPITRES
00:00 - Comment Blablacar a-t-il vraiment commencé ?
04:33 - Pourquoi abandonner une carrière toute tracée ?
10:25 - Comment gérer les doutes quand personne n’y croit ?
20:44 - Pourquoi Blablacar a testé 6 modèles économiques ?
26:06 - Comment exploser sans budget marketing ?
36:06 - Faut-il toujours lever des fonds pour réussir ?
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Catégorie
📚
ÉducationTranscription
00:00Il n'y a rien qui est né grand, tout est né petit.
00:01C'est pour ça que moi, je n'ai jamais vraiment voulu entreprendre seul.
00:04Trouver la personne qui en vaut 10,
00:05quitte à ce qu'elle soit au-dessus du prix du marché.
00:07Une idée qui n'est pas bonne à un moment peut être excellente à un autre.
00:10Tu fais d'abord manuellement, après tu automatises et après tu scales.
00:13C'est comme ça que tu passes de 10 à 100, à 1 000, à 10 000,
00:17à 1 million, à 10 millions, à 100 millions d'utilisateurs
00:19comme il y a aujourd'hui sur BlablaCard.
00:20Bonjour à tous et bienvenue dans Business Lounge.
00:23Aujourd'hui, on visite les coulisses d'une boîte de légende,
00:25évidemment, qui n'a pas entendu parler de BlablaCard.
00:28Salut Fred, bienvenue.
00:29J'interromps l'épisode deux secondes pour te donner un bon plan.
00:32Si tu en as marre des événements B2B ronflants, les Big Boss,
00:35ce sont les événements premium qui connectent des porteurs de projets
00:38dans le marketing digital avec des partenaires vraiment qualifiés et des pairs.
00:43Comment ça fonctionne ?
00:43Via un matchmaking ciblé, des rencontres stratégiques
00:46pour avancer concrètement sur tes enjeux,
00:48des insights et des contenus exclusifs pour affiner tes décisions
00:51et de vraies opportunités business dans des cadres exceptionnels.
00:54Alors si toi aussi, tu crois très fort au pouvoir du réseau, rejoins-nous.
00:57Le lien pour t'inscrire est en description.
00:58Et en attendant, bon épisode à tous !
01:04Est-ce que tu peux te présenter pour le peu qui ne te connaissent pas encore ?
01:07Je suis entrepreneur, je suis fondateur de BlablaCard
01:10et également fondateur de Dift, plus récemment.
01:12Comment tu as commencé ta carrière d'entrepreneur ?
01:15J'ai fait des études d'informatique en Californie, à Stanford,
01:18après avoir fait des études scientifiques en France, en physique.
01:20Et donc, c'est comme ça que j'ai appris vraiment à coder.
01:23Et donc, j'ai fait beaucoup de codes pour des copains,
01:25des petits projets gratuits, évidemment.
01:26Mes copains, je ne les faisais pas payer, je leur faisais des sites web
01:28parce que ça me permettait d'apprendre.
01:29Eux, ça leur donnait un site web, ça leur permettait d'avoir une vitrine.
01:32Parce que tu vois, quand tu es artiste, quand tu es violoniste ou pianiste
01:35ou autre chose, tu as besoin d'avoir dans ta panoplie d'artistes,
01:39non seulement à un moment un disque, mais aussi de faire des concerts
01:42et puis aussi à un moment d'avoir un site web.
01:43Et donc, moi, j'ai commencé par développer des sites web pour des copains artistes.
01:46J'en avais beaucoup parce que j'avais fait des études de musique.
01:49Et donc, ça m'a mis un petit peu la main à la patte
01:52pour développer des petits sites web.
01:54Et puis, en parallèle, j'ai fait beaucoup d'études d'informatique.
01:57Donc, j'ai appris pas mal comme ça.
01:58Après, j'ai eu l'idée de Blablacar.
02:00Et là, j'avais déjà des petits outils pour savoir comment on crée un site web.
02:03Tu as eu ta pomme de Newton sur l'autoroute A10 ?
02:06Tu peux nous raconter ce qui s'est passé ?
02:08Je devais rentrer en Vendée depuis Paris parce que je suis Vendéen au départ.
02:11Tous les trains étaient pleins, c'était pour les fêtes de fin d'année.
02:14Donc, quand tu t'y prends le 21 ou le 22 décembre pour avoir un billet le 23...
02:18C'est un truc d'entrepreneur, ça.
02:20Voilà. En fait, ça ne marche pas, ça ne marche plus.
02:21Donc, tous les trains étaient pleins.
02:22Donc, un petit peu en panique, j'ai appelé ma petite sœur qui avait une voiture
02:25et qui habitait à Rouen.
02:26Et je lui ai dit, est-ce que tu peux faire un crochet pour passer me chercher à Paris,
02:29pour me descendre en Vendée ?
02:30Parce que là, sinon, je vais rater les fêtes de famille,
02:31je ne vois pas comment je vais descendre.
02:32Et donc, ce qu'elle a fait,
02:33et en descendant sur l'autoroute A10, effectivement,
02:36elle a comme particularité qu'il y a des TGV qui vont exactement dans le même sens.
02:39Donc, en fait, j'ai vu le TGV nous doubler,
02:40puis je dis à ma sœur, tu vois, les TGV, je suis sûr qu'il n'y avait plus de place dedans.
02:44Puisque j'ai essayé, tout est plein.
02:45Et là, en même temps, je vois des dizaines de voitures vides,
02:48quasi-vides, avec deux, trois, quatre places.
02:50Et je me dis, en fait, les places libres pour aller en Vendée,
02:52elles n'étaient plus dans les trains, elles étaient dans les voitures.
02:54La preuve, j'en ai trouvé une dans la voiture de ma sœur.
02:56Alors, ça ne fait pas un service puisqu'il fallait connaître ma sœur
02:58pour pouvoir bénéficier de cette place-là.
03:00Mais du coup, je me dis, ah, ben voilà,
03:02il faudrait indexer toutes les places libres dans les voitures
03:04et mettre tout ça dans un moteur de recherche
03:06et pouvoir réserver des places libres dans les voitures
03:08comme on réserve des places libres dans les trains.
03:09De là est partie l'idée.
03:10Je n'ai pas dormi pendant 72 heures en me disant que c'était tellement simple
03:13et évident que ça devait exister.
03:15Ah ouais, quand même.
03:16Ah ouais, donc j'ai cherché.
03:17J'ai trouvé des sites de petites annonces qui parlaient vaguement
03:20de partager des voitures, mais en fait, c'était très mal fait
03:22puisque ce n'était pas départ, arrivée, date, et puis rechercher.
03:25Enfin, tu vois, ce n'était pas indexé non plus sur, évidemment,
03:28des coordonnées GPS bien précises pour savoir par où tu passes.
03:30Donc, en fait, il y a des petites annonces, mais ça ne marchait pas.
03:32Et je me suis mis à coder.
03:34Voilà, et puis après, j'ai appelé mon meilleur copain
03:36et on s'est mis à coder ensemble.
03:36Ce qui est marrant avec ton parcours, c'est que tu fais un parcours académique
03:40sans faute.
03:40Le train était sur les rails et en fait, tu décides un petit peu
03:45d'envoyer valser tous les parcours.
03:47J'imagine qu'on eut tous les diplômés autour de toi,
03:49c'est-à-dire des belles boîtes de conseils,
03:51des salaires mirobolants d'entrée pour aller t'enfermer
03:55et mettre les mains dans le cambouis.
03:57Du coup, 100% bricolage.
03:58C'est sûr, oui.
03:59Si on reprend mes études, j'avais fait donc maths sup, maths spé
04:02au lycée Henri IV, donc mes classes prépa.
04:04Après, j'ai fait normal sup, rudulme en physique.
04:06Donc, c'est vrai que c'est des études très sérieuses.
04:09Ensuite, Stanford en informatique, donc en computer science en Californie.
04:13Après, j'ai même fait le MBA à l'INSEAD.
04:15Tu devais être la star de tes parents.
04:17Mais voilà, je leur ai fait plaisir.
04:18Je pense que je leur ai fait très plaisir au niveau études.
04:21Mais c'est vrai qu'il y a un moment, donc du coup, j'avais un travail.
04:23J'ai travaillé pendant cinq ans.
04:24Initialement, j'étais au service client au départ.
04:26Ensuite, je faisais du développement informatique.
04:27Ensuite, j'étais chef de projet.
04:28Puis après, j'étais ce qui s'appelle solutions architect.
04:30Donc, en fait, je construisais des prototypes pour que les vendeurs puissent
04:33aller proposer des solutions aux futurs clients.
04:35Donc, j'étais dans l'informatique, vraiment.
04:37Mais c'est vrai que j'avais un boulot même normal, tu vois,
04:39avec un salaire d'ingénieur très correct.
04:41Et que j'ai tout arrêté pour monter BlaBlaCar.
04:43Et je pense que c'est un moment où...
04:45Alors, moi, je me suis dit de toute façon que je n'avais pas le choix
04:47parce que je ne me projetais pas plus longtemps en tant que juste collaborateur
04:51d'une société dans laquelle je n'avais pas trop de...
04:53Je n'avais pas les manettes.
04:55Ah oui, tu as fait des...
04:56Oui, Amélie, tu es bien renseignée.
04:58Oui, non, oui, j'avais clientissime.
05:00Un service d'échange de lettres de réclamation.
05:03Parce que des fois, j'écrivais des lettres de réclamation.
05:04J'avais pris un avion, puis mes bagages avaient voyagé sans moi, si tu veux.
05:07Puis moi, j'avais été obligé de rester.
05:08Puis, ils ne voulaient pas admettre que c'était du surbooking.
05:10En fait, ils ont pris mes bagages, mais ils n'ont pas pris moi.
05:12Et c'était assez bizarre.
05:13Donc, toi, tu es le genre de client qui envoie les...
05:15Attends, je suis resté 24 heures coincé à l'autre bout de la planète
05:18et sans bagage.
05:19Enfin, je pense qu'il y avait plus d'émotion que de rigueur dans mes lettres,
05:22si tu vois ce que je veux dire.
05:23Voilà, et donc je m'étais dit, tiens, on pourrait partager les lettres de réclamation.
05:26Comme ça, ça éviterait que tout le monde les refasse.
05:27J'ai eu aussi une autre idée qui était...
05:29Ça s'appelait Busy Paris et c'était Airbnb avant l'heure, en fait.
05:31C'était la possibilité de louer des appartements...
05:34Dès que tu avais un problème, en fait, Fred, tu te disais,
05:37tiens, je veux le solutionner.
05:38Tu as toujours été un peu comme ça ?
05:40Oui, c'est vrai que je n'aime pas trop les problèmes qui n'ont pas de solution.
05:43Donc, assez vite, je cherche des solutions.
05:45Quand j'ai eu l'idée de Blabla Car, je me suis mis tout de suite à travailler dessus.
05:48Ça ne t'avait pas découragé ?
05:49Ça ne t'a jamais découragé, Fred, d'avoir des projets avortés ?
05:52Il n'y a pas un moment où finalement, j'imagine, tes proches t'ont dit
05:55mais t'as essayé, c'est bien, t'as fait ça ?
05:58Ah non, non, non.
05:58Non, par contre, tu parlais tout à l'heure du fait qu'effectivement,
06:01avec toutes les études que j'ai faites, j'avais plein de copains
06:03qui, eux, prenaient des jobs qui montaient en grade assez rapidement
06:08et qui avaient des très beaux salaires, dans des très belles situations,
06:11comme on peut dire.
06:11C'est vrai que quand tu passes entrepreneur et que tu ne te payes pas,
06:13parce que moi, je ne me suis pas payé pendant cinq ans pour monter Blabla Car,
06:16si tu veux, avant de pouvoir extraire un salaire de l'activité.
06:18Ah oui, zéro, ouais.
06:20Tu vivais comment ?
06:20Comme j'avais travaillé avant et que je ne suis pas dépensier,
06:22j'avais plein d'amis qui, eux, avaient des vrais métiers, entre guillemets.
06:25J'ai lu plus d'une fois la compassion dans les yeux de mes amis, oui.
06:28Quand je parlais de ce qui ne s'appelait pas encore Blabla Car
06:30parce que c'était qu'au voiture-h.fr à l'époque,
06:32j'ai senti qu'ils me regardaient en se disant
06:33« Pourtant, il était bien parti, lui ! »
06:35Il était bien parti, il avait fait des bonnes études, tout ça.
06:38Même, j'ai travaillé à la NASA quand j'étais aux États-Unis et tout.
06:41Et là, d'un coup, ils s'arrêtent
06:43et ils créent un site web
06:45pour les bitniks qui font de l'autostop, tu vois.
06:47Tu le racontes souvent, ça, ça t'a marqué.
06:49Ah bah oui, parce que moi, je croyais dans ce qu'est aujourd'hui Blabla Car.
06:53Et c'est vrai que quand tu es confronté à la réalité des gens qui jugent ton projet
06:55comme étant pas important, sans avenir, petit et mal pensé,
06:59il faut garder ta foi, quand même.
07:01C'est marrant que tu dises ça parce que je trouve que là où, pour moi,
07:04tu es un entrepreneur de légende, c'est au-delà de la boîte,
07:07c'est dans justement ton éthique de travail.
07:09Tu dégages une grande humilité.
07:10C'est de plus en plus rare, j'ai l'impression,
07:12dans l'entreprenariat.
07:13Et je trouve que c'est ce qu'il y a chez toi de plus remarquable.
07:16Et je me demande si ce n'est pas ça
07:17qu'on fait que tes amis, à ce moment-là, voyant ton entêtement,
07:20cette compassion, c'est que je pense, en fait,
07:21tu as peut-être eu tendance, toujours, tout au long de ton parcours,
07:24à faire un peu profit de bas, à être beaucoup dans l'humilité,
07:27à ne pas survendre, à ne pas envoyer les paillettes dans une industrie
07:29où, en général, c'est un peu les profils qui roulent les mécaniques
07:32et au final, ils nous emmènent dans des histoires
07:35et on se rend compte que derrière, il n'y a rien.
07:36Ça a peut-être changé aussi, ça,
07:37parce que quand j'ai commencé à être entrepreneur,
07:40ce n'était pas du tout que ça a pu être, par la suite,
07:43une activité attractive.
07:44De tous mes copains, j'étais le seul à lancer une boîte,
07:46puis ça ne faisait rêver personne.
07:47Et il n'y avait pas d'aspect paillette.
07:48Comme j'avais été dans la Silicon Valley,
07:49j'avais vu que c'était possible.
07:51D'ailleurs, c'est là-bas que j'ai appris, compris
07:52que créer une boîte, c'était un futur possible pour moi,
07:54que c'était une carrière possible.
07:56Parce que si tu veux, après avoir fait des études
07:57qui te mènent normalement à être chercheur
07:59ou voire peut-être ingénieur,
08:01enfin, en tout cas, un métier, j'ai envie de dire,
08:03un peu plus catégorisé,
08:04se dire que tu peux créer une société,
08:05être entrepreneur, alors qu'il n'y a même pas trop d'étiquette dessus,
08:08et qu'il n'y a même pas de formation pour être entrepreneur,
08:09en vrai, ce n'était pas commun.
08:10Et donc, ce n'était pas du tout quelque chose
08:12qu'on m'avait dit sur mon parcours.
08:14Et je l'ai découvert en étant à Stanford,
08:15où, en fait, c'était le moment où Google se lançait.
08:18Il y avait Larry Page et Sergey Brin
08:19qui étaient sur le campus et qui lançaient Google
08:21quand j'y étais.
08:22Et ce qu'ils faisaient, c'est qu'ils s'étaient mis
08:23juste à côté du campus et ils commençaient à recruter,
08:26y compris des étudiants qui étaient dans mon master d'informatique,
08:29qui, parfois, ne finissaient même pas leurs études.
08:31Alors là, c'est ce qu'on appelle les university dropouts,
08:33si tu sais, les gens qui ne finissent pas leurs études.
08:35Alors moi, on ne m'avait jamais dit que c'était possible
08:36de ne pas finir tes études, tu vois.
08:37Moi, tu commences un truc, tu finis.
08:39Et là, je voyais des gens qui partaient,
08:40ils n'étaient pas non plus nombreux,
08:41mais quand même, tu te dis, c'est des gens très intelligents,
08:43très bien câblés, très dynamiques,
08:45dans des cursus d'excellence coûteux,
08:47qui décident de ne pas finir leurs études
08:48pour aller créer une boîte ou pour rejoindre Google.
08:52Tu te dis, bon, c'est marrant,
08:54c'est des parcours de vie qui sont donc faisables.
08:56Est-ce que c'était conventionnel ou pas, leur façon de recruter ?
08:58Tu dis qu'ils étaient sur les campus et...
09:00Alors, ils te proposent vraiment un package
09:01où tu as un salaire qui est vraiment plus que correct.
09:03Et puis, tu as des stock options,
09:04donc tu as une participation à la boîte.
09:06Donc, si tu crois dans le concept de la boîte,
09:07tu te dis, oui, ça, ça va devenir grand et gros,
09:09bah oui, on te donne des parts qui, au début, valent quasiment rien
09:11et puis qu'après, peuvent valoir des milliers,
09:13des dizaines de milliers, centaines de milliers.
09:14Donc, tu les vois commencer à commercialiser Google
09:18et t'en penses quoi à ce moment-là ?
09:19Au début, mon premier contact avec Google, c'était Google Beta,
09:22c'est-à-dire que c'était la version bêta de Google
09:24qui était déployée sur tout le contenu de l'université à Stanford.
09:28C'était très pratique parce qu'on utilisait Google
09:29pour chercher des documents dans tous les serveurs de Stanford.
09:32Ils ont fait leur POC à Stanford ?
09:33Je ne sais pas si c'était le seul POC,
09:35mais en tout cas, nous, on l'utilisait.
09:37Peut-être qu'ils en avaient d'autres, ils faisaient d'autres POC,
09:39mais en tout cas, oui, c'est un des premiers,
09:40voire le premier endroit dans lequel ils ont déployé
09:42leur outil de search, de recherche,
09:44sur tout le contenu de l'université.
09:46C'est comme ça que j'ai découvert, moi.
09:47Quand je suis arrivé, les gens sur le campus utilisaient Google Beta.
09:50Toi, tu t'es dit...
09:50Pas tout de suite, mais assez vite, ouais.
09:51Je pourrais peut-être développer mon truc à moi.
09:53Tu n'as pas eu envie de rejoindre l'aventure...
09:54Pas tout de suite, non, au début, non, non.
09:56Je me suis dit, wow...
09:57Mais tu t'es dit, c'est possible.
09:58C'est wild.
10:00Donc, oui, je me suis dit, c'est possible.
10:01Après, au fur et à mesure, je me suis rendu compte aussi
10:03que toutes les sociétés ou tous les services qu'on connaît
10:06ont été créés comme ça.
10:07Un jour, il y a quelqu'un qui s'est dit,
10:08tiens, pourquoi pas ?
10:09Et poum, il est parti et il a créé.
10:11Donc, en fait, c'est faisable.
10:12Tout ce qu'on utilise, un jour, a été créé
10:13et un jour, n'existait pas.
10:14Et un jour, était petit.
10:15Donc, voilà, il y a aussi cette prise de conscience-là
10:17que tu as autour de toi.
10:18N'est pas arrivé comme ça par l'opération du Saint-Esprit.
10:20N'est pas né grand.
10:21Il n'y a rien qui est né grand, tout est né petit.
10:23Et puis après aussi, comprendre que c'est
10:25un parcours extrêmement épanouissant
10:26parce que c'est plein de créativité,
10:27parce que c'est plein d'inventivité,
10:28parce que c'est plein de travail aussi.
10:29Mais ça, c'est évidemment la nécessité et la conséquence.
10:32Et puis voilà, il faut quand même aimer travailler.
10:33Il faut aimer deux choses quand tu es entrepreneur.
10:35Il faut aimer travailler et travailler beaucoup,
10:36tu vois, 80, 90 heures par semaine.
10:38Et sans salaire.
10:39Et voilà, il ne faut pas être attiré par l'argent plus que ça
10:41parce qu'en fait, ce n'est pas là que tu as ta satisfaction quotidienne.
10:46Et puis, il faut aimer les problèmes
10:47et il faut leur sourire aux problèmes.
10:49Parce que quand il y a un problème, je me dis,
10:50ah, c'est pour ça que je suis là.
10:51C'est-à-dire que s'il n'y avait pas de problème,
10:53on n'aurait pas besoin de moi.
10:54Le projet n'aurait pas besoin de moi.
10:55Je sais justement, parce qu'il y a un problème,
10:56que ça me retombe dessus parce qu'il faut que je le résolve
10:59et que c'est donc ma tâche.
11:01Quelque part, ça va être ma valeur ajoutée de résoudre le problème.
11:03Ça te permet de regarder les problèmes différemment,
11:04de dire, ah oui, on est passé du level 11 au level 12,
11:07au level 13 et c'est comme dans les jeux vidéo.
11:09Et là, tiens, celui-là, j'ai un gros monstre quand même là.
11:12Sur celui-là, ça ne va pas être facile.
11:13Il y a un truc que tu ne sais pas, que je ne t'ai jamais dit.
11:15Ah ?
11:16Mais mon père est journaliste.
11:17Ah ?
11:17Et mon père travaillait au ministère...
11:19Je m'en doutais !
11:20Mon père travaillait au ministère de l'Environnement.
11:22Ah oui ?
11:23Et il t'a interviewé.
11:24Ah bon ?
11:25À tes tous débuts, quand ta boîte s'appelait encore Co-Waturage.
11:28Ah bon ?
11:28Et il se souvient de toi dans une baraque en banlieue.
11:32Ça te dit quelque chose, cette interview ou pas ?
11:33On avait nos premiers locaux très proches du banlieue
11:35puisque c'était à Montrouge, sur le dernier étage.
11:37Tu étais en bordure de Paris, il était allé te voir,
11:38il avait trouvé ta détermination dingue.
11:40Et du coup, c'était il y a très, très longtemps,
11:42c'était au tout démarrage de ton projet.
11:43C'était 2009, ça.
11:44Voilà.
11:46Donc, t'as rencontré mon papa, M. Mignot,
11:49et il m'a dit en fait, c'était le tout démarrage.
11:51Et justement, c'est...
11:52On est arrivé dans ce bureau, on était...
11:53Ouais, il y avait Francis et moi, puis après Laure.
11:55Donc ça, ça a duré pendant cinq ans ?
11:57À Montrouge, on est resté...
11:58Alors, avant ça, il n'est pas venu avant.
12:00Avant, c'était...
12:02Le garage.
12:03Non, mais alors, à Paris, il n'y a pas trop de garage, tu vois.
12:04Parce qu'on parle beaucoup de start-up dans les garages,
12:06mais ça, c'est pour la Californie.
12:08Nous, on n'a pas ça.
12:09Donc, nous, c'est dans les studios.
12:10Enfin, c'est dans les... Tu vois, c'est sur ton canapé.
12:12Ouais, les chambres de bonne.
12:13Avant, c'était plutôt dans ma chambre de bonne,
12:15dans mon appart et voilà, avec mon char.
12:16C'était l'étape d'encore avant.
12:17Donc, ce qu'il a vu, c'était déjà évolué.
12:18C'était déjà des locaux.
12:19On avait des locaux.
12:20Après, qui a eu les premiers locaux qui font rêver ?
12:22Je vais t'inviter à tirer une carte.
12:24J'ai peur.
12:24Cette carte définit un peu le mot de notre interview
12:27et tu vas devoir me raconter une histoire
12:29autour du mot que tu m'as tiré.
12:31Donc, ne te rate pas.
12:32Énergie.
12:32Énergie.
12:33Ah mais alors, plein de choses.
12:34Déjà, tu penses à l'énergie
12:36que tu déploies à toi pour ton projet.
12:38C'est la vie.
12:39C'est véritablement ce qui le fait vivre.
12:41Donc, il faut tout faire pour la préserver, cette énergie.
12:43C'est-à-dire, il faut lui donner des moyens,
12:46les moyens de ses ambitions.
12:47Et donc, en fait, c'est ce qui va
12:49permettre d'accomplir ton rêve.
12:51Donc, il faut faire très attention
12:52à tout ce qui peut nous déprimer.
12:54C'est pour ça que moi, j'ai jamais vraiment voulu
12:55entreprendre seul.
12:56Je me suis toujours débrouillé pour être avec
12:58une ou deux ou trois personnes
12:59parce que tu peux assez vite déprimer
13:01quand tu démarres un projet,
13:02parce que c'est dur, parce que personne n'y croit,
13:03à part toi, parce que toi-même,
13:05tu ne vois pas bien le chemin.
13:06Tu as une vision, mais tu ne sais pas
13:07par où tu vas passer.
13:08Tu ne sais pas exactement comment ça va se passer,
13:09mais c'est ça qui est excitant aussi.
13:11Pour me faner ou me faire fuir,
13:12il faut m'expliquer ce qui va se passer.
13:14Typiquement, tu vois, tu passes
13:16un entretien d'embauche
13:18où la personne va m'expliquer.
13:19Alors voilà, tu vas démarrer avec tel poste
13:21et puis, dans deux ans, tu auras tel poste.
13:23Et puis, dans quatre ans, tu seras comme ça.
13:25Dans six ans, si tout se passe bien,
13:28tu seras comme ça.
13:28Et puis, dans dix ans, peut-être tu deviendras machin.
13:30Là, j'ai envie de dire spoiler, quoi.
13:32Tu vois, c'est comme si j'allais au Cinoche
13:34et que tu me dises ce qui va se passer dans le film.
13:36Ça ne m'intéresse pas.
13:37Donc voilà, il faut quand même aimer
13:39aller découvrir ce qui va se passer.
13:40Et donc, qu'est-ce qu'il faut faire
13:41pour garder son énergie ?
13:42Il faut donc garder son optimisme
13:44et il faut dormir.
13:45Il faut interagir un maximum avec des gens
13:48et faire attention à ne pas se retrouver seul.
13:49Parfois, c'est difficile quand tu es entrepreneur
13:51parce que tu te retrouves assez seul.
13:52Il faut aller voir ses copains.
13:53Il faut garder le contact avec un maximum de gens.
13:55Moi, c'est comme ça que je fonctionne.
13:56C'est ce qui nourrit les interactions avec les gens.
13:58Parce que forcément, ça te sort de ce que tu as, toi,
14:00dans ta tête, puisque les autres personnes
14:02ont d'autres choses dans leur tête
14:03et donc tu vas discuter d'autres sujets.
14:04Et puis, ça peut...
14:05Justement, ce nouvel éclairage peut te donner
14:07des nouvelles idées.
14:07Et puis surtout, ça te fait te rendre compte
14:09que tu es vivant.
14:09Je voulais qu'on discute des premiers maîtres
14:11de Blabla Car
14:12pour qu'on puisse un peu documenter
14:13les coulisses, c'est-à-dire tout ce qui ne va pas
14:15dans une boîte qui, au final, finit par cartonner.
14:17Donc normalement, c'est un petit peu
14:19les 100 premiers maîtres
14:21que je documente dans cette émission.
14:22Les 100 premiers mecs aussi.
14:23Ton équipe, tes clients, tes partenaires,
14:26ça peut être tes investisseurs.
14:27Qu'est-ce qu'il y a dans la recette Blabla Car
14:30pour que ça finisse par fonctionner ?
14:32Quand ça finisse, c'est...
14:33Je me dis, au bout de cinq ans,
14:34ça y est, la boîte, elle commence à montrer des preuves
14:36et puis après, c'est l'envolée.
14:37Alors, j'ai écrit un livre sur ce sujet.
14:39Ah non, Katy Boyd, il va m'envoyer encore !
14:41Mais non, mais c'est vrai !
14:42J'ai justement...
14:43En fait, on en a déjà parlé.
14:44J'ai écrit un livre pour qu'on ne pose plus la question.
14:46Mais donc, comme tu me poses la question...
14:48J'ai dit une dernière fois pour toi, Caroline.
14:51Je choisis les gens qui ont vraiment une énorme envie
14:53de travailler sur le même projet que moi
14:55et qui ne cherchent pas juste un boulot.
14:57Alors, quand tu es au tout début et que tu constitues l'équipe,
15:00tu tombes rarement sur des gens qui cherchent un boulot.
15:03Tu tombes beaucoup plus facilement,
15:05même s'ils sont plus rares,
15:06sur des gens qui vont être à même de te rejoindre
15:08et qui cherchent vraiment une aventure
15:10et qui cherchent le sujet,
15:11qui se passionnent pour le sujet.
15:12Donc ça, tu le vois, ils ont des étoiles dans les yeux.
15:13Et là, tu te dis, bon, ça fait tilt.
15:15Après, il faut que les compétences soient là aussi, évidemment.
15:17Mais au début, c'est plus facile, entre guillemets,
15:20d'aller recruter des gens extrêmement motivés par la mission.
15:22Là où il faut faire attention, c'est quand la boîte commence à avoir
15:2550, 80 ou 100 collaborateurs,
15:28où là, tu commences à avoir des gens qui viennent pour chercher un boulot.
15:31Mais ce serait un autre boulot, d'autre chose.
15:33Parce que les sikhés-restos, le babi-food...
15:34Voilà, c'est ça.
15:35Ils viennent chercher une sorte de confort,
15:37ils viennent chercher un siège au slot.
15:38Alors ça, il faut faire attention parce que ça dénature, évidemment,
15:40la culture de ta boîte.
15:41Et donc, il faut garder le maximum de gens qui viennent pour la mission.
15:44Ça, c'est très important.
15:45Après, c'est vrai qu'en plus, tu vas passer tellement de temps
15:48à faire des choses ensemble
15:49et tu vas avoir des plans tellement galères quand tu crées une boîte
15:51qu'il faut quand même que ce soit des gens avec qui tu t'entendes vraiment bien.
15:53Je ne dis pas que c'est des amis, mais enfin,
15:55c'est quand même des gens avec qui le courant passe bien.
15:58Avec qui tu te sens bien.
15:58Il y a de bonnes énergies.
16:00Ouais, c'est hyper important.
16:01Et puis, il faut aussi se dire qui fait quoi assez rapidement.
16:04Il faut essayer d'éviter de s'associer avec quelqu'un
16:07qui fait exactement les mêmes choses
16:08ou qui a exactement les mêmes compétences que soi.
16:10C'est beaucoup mieux d'avoir une équipe complémentaire,
16:12évidemment, de gens qui font des choses différentes
16:14et qui sont même différents.
16:15Et tout ça, c'est parfaitement compatible avec bien s'entendre.
16:17Enfin, je veux dire, évidemment, la base, c'est d'être capable
16:20d'avoir autant d'idées différentes possibles,
16:22mais de s'entendre parfaitement quand même.
16:23Sur Blabla, comment tu choisis tes associés ?
16:26Comment tu les rencontres ?
16:27Dans toutes les situations de vie.
16:28Comme je te disais, au tout début,
16:29j'ai démarré à coder avec mon copain Damien,
16:31avec qui j'étais en prépa à Henri IV,
16:33qui faisait beaucoup de développement informatique aussi, lui.
16:35Et donc, du coup, comme j'ai évidemment immédiatement vu
16:38que c'était un projet très technique,
16:40parce qu'il fallait quand même développer la plateforme,
16:42je me suis associé au démarrage avec Damien.
16:43J'avais aussi dans la boucle un autre copain, Patrick,
16:46et puis ma sœur Hélène,
16:47qui était plus sur la communication.
16:49Et puis, assez vite, en fait,
16:51comme, bon, personne n'est payé sur le projet,
16:53on démarre, il se trouve que, de toute manière,
16:55ce qu'il fallait faire, c'était véritablement
16:57construire le premier produit avant d'imaginer
16:59faire quoi que ce soit d'autre.
17:00Donc, assez vite, on s'est retrouvés,
17:01Damien et moi, à travailler tout le temps.
17:03Et puis, Patrick et Hélène ne travaillaient pas tellement sur le projet
17:05parce qu'il n'y avait pas grand-chose à faire
17:07tant que le produit n'était pas sorti.
17:08Après, j'ai rencontré Francis.
17:09Alors là, ce n'est pas une méthode de recrutement,
17:11mais c'est que tu me demandes comment je l'ai retrouvé.
17:13Donc...
17:13Au bar ?
17:14Non, pas loin, chez mon voisin, autour d'une pizza.
17:16Parce que j'avais un voisin qui s'appelait Lionel,
17:18qui travaillait chez Mythique
17:19et qui était juste sur le même palier que moi,
17:21qui voulait créer une boîte
17:23et qui réunissait des gens qu'il avait rencontrés par son boulot
17:27chez lui, une fois tous les 15 jours.
17:28C'est un mastermind, un mini mastermind de l'époque.
17:31Ouais, tu vois, c'était autour d'une pizza.
17:33Ouais, très informel, en mode Tortue Ninja un peu.
17:35Peut-être, voilà, exactement.
17:37Mais on était, tu vois, je ne sais pas, à 7-8, quoi.
17:39Et on réfléchissait à des idées.
17:40Puis après, on se disait, est-ce qu'on peut développer ce truc-là pour voir ?
17:43Une fois, on pense à une idée, c'était une solution
17:45pour faire le suivi de tout ce que tu as pu prêter
17:47à tous tes copains et toute ta famille,
17:49que ce soit des livres, des DVD, des je-sais-pas-quoi...
17:51Encore des lettres de réclamation ?
17:53Non, non, non.
17:54Non, des trucs que tu as pu partager, tu vois, que tu as filé
17:56et dont tu perds la trace, tu ne sais plus.
17:58Et donc, on s'est dit, tiens, on va faire une app pour suivre,
18:00pour pouvoir traquer, pour pouvoir récupérer tes DVD quand tu les as pûs.
18:03Ça fait vieux, les DVD, mais bon, c'était comme ça.
18:06Et donc, on avait discuté de ça.
18:07Et la semaine d'après ou dix jours après, on se réunit.
18:11Et là, le produit était fait, était développé.
18:14Moi, je faisais de l'informatique, j'ai vu le produit, je dis...
18:16Aide-moi, Francis.
18:17Comment ça s'est passé ?
18:18Voilà, et je demande à Lionel, je dis, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
18:21Et là, Lionel me dit, c'est Francis qui avait un peu de temps ce week-end.
18:23Je dis, wow, Francis, il est efficace.
18:27Donc, j'ai commencé à discuter avec Francis.
18:28Et là, Francis me dit, oui, ton truc, lacovoiturage.fr,
18:31si tu veux le mettre sur mobile, tu m'appelles.
18:33Et donc, je l'ai appelé.
18:34Et puis après, c'était le début d'une très, très longue et belle aventure,
18:37justement, parce que Francis, il était...
18:39Enfin, il est toujours formidable, mais il a les quinze développeurs à lui tout seul.
18:43Enfin, c'était incroyable la capacité de synthèse
18:47et de rapidité qu'il a sur du développement informatique.
18:50Ce que les Ricards appellent les A-players, où ils disent justement, en fait,
18:53c'est la stratégie.
18:54Il y a un bouquin en management que je trouve assez incroyable,
18:57même en culture d'entreprise.
18:58C'est le bouquin Une règle, pas de règles, du fondateur de Netflix,
19:02où justement, il dit arrêter de vouloir recruter des gens
19:04qui ne coûtent pas cher à des postes juniors.
19:06Et c'est un peu le mindset français.
19:07C'est de recruter plein de juniors et faire les fameuses boîtes à stagiaires.
19:10Il dit, en fait, trouver la personne qui en vaut 10,
19:13quitte à ce qu'elle soit au-dessus du prix du marché.
19:15Et ça, c'est un peu la stratégie Netflix.
19:16Est-ce que toi, dans un premier temps, t'as opéré la stratégie Netflix
19:19ou c'était juste Francis, t'as trouvé la pépite, tu t'es dit, OK, je l'associe
19:22parce que lui, en fait, j'en ai besoin dans mon équipe ?
19:24Oui, mais c'est effectivement une stratégie.
19:27C'est-à-dire que de toute manière, pour réussir quand c'est très, très dur,
19:31tu ne peux pas te permettre d'embarquer des personnes
19:34qui ne sont pas, d'une part, motrices et d'autre part,
19:37extrêmement compétentes sur leur domaine.
19:38Sinon, c'est trop dur.
19:39C'est comme si tu dis, on va aller, je ne sais pas, monter l'Everest
19:42et puis t'en as trois qui se pointent en sandales.
19:45Ça ne va pas marcher, on ne va pas y arriver.
19:47Tu as tout de suite eu une belle unité parmi les cofondateurs
19:49où il y a eu des ratés et des quacks ?
19:51Non, ça s'est plutôt bien passé, toujours.
19:54En revanche, comme on n'avait pas d'argent, rien,
19:56qu'on ne payait personne parce qu'on ne pouvait pas,
19:58jusqu'à un certain point, évidemment.
19:59Ça a été un peu la géométrie variable, tu vois.
20:01C'est-à-dire que moi, j'étais au début avec Damien, beaucoup.
20:04On s'est associés au capital, si tu veux.
20:05Mais après, comme on ne pouvait pas payer lui,
20:08il fallait bien qu'il aille chercher un autre boulot,
20:10donc il a cherché un autre boulot.
20:11Donc après, j'ai eu un Nicolas, Nicolas Deroche, qui nous a rejoints aussi.
20:14Pareil, en mode Ed, Francis, tout ça.
20:17Tout ça s'est fait un peu en ajustant les énergies.
20:20Et moi, j'étais le fil rouge, si tu veux.
20:21Je travaillais avec qui voulait bien dédier du temps au projet.
20:24Après, bon, quand on a commencé à pouvoir générer un peu de revenus,
20:27ce n'était pas facile parce qu'on a essayé six modèles économiques.
20:29Ça, j'en parle aussi dans Mission Meule de Carme.
20:31Enfin, faire six modèles économiques, il faut être résilient, quoi.
20:34C'est-à-dire qu'il y a six fois, tu y crois et cinq fois, ça ne marche pas.
20:38Ça a été quand, à un moment, quand t'as trouvé la solution ?
20:41C'est quoi comme solution ?
20:41Le 8 avril 2011.
20:43Il se souvient !
20:45Ouais, c'est le moment où on a commencé à voir que...
20:47On a essayé pas mal de modèles économiques.
20:48Un modèle économique où tu vends des solutions de covoiturage d'entreprise
20:51qui marche où il y est, mais le problème, c'est que ça faisait des revenus linéaires
20:55quand on avait des coûts qui étaient exponentiels.
20:56Alors, je vais te refaire les courbes de maths.
20:57Je ne sais pas si tu te souviens.
20:58Non, j'adore, on va mettre du motion design.
21:00Voilà, tu vois ?
21:01Quand t'as une courbe de revenus qui est linéaire
21:03et une courbe de coûts qui est exponentielle,
21:05tu fais comme ça, il y a un moment, ça se croise.
21:08Ça ne marche pas.
21:08Mais ça, ce n'était pas ton premier business model.
21:10Non, non.
21:11Tu peux nous faire ton...
21:11Si, si, si, ils vendent des solutions aux entreprises.
21:14Si, au tout début...
21:15Non, au tout début, j'ai essayé de mettre un peu de pub pour voir si ça marchait,
21:17mais on n'avait pas assez de volume pour que ça rapporte quoi que ce soit.
21:19Au mieux, on arrivait à récupérer 100 euros par mois
21:21quand on avait plus de coûts que ça, évidemment.
21:23Donc, ça, ça ne marchait pas.
21:25Après, on a essayé un système de mise en relation téléphonique
21:28qu'on a appelé MERCI.
21:29Attention, il y avait déjà du marketing.
21:31C'est Mise en Relation Confidentielle Immédiate.
21:34Oh, waouh, passion acronyme !
21:36Passion acronyme.
21:36Donc, ça s'appelait MERCI, ça te permettait de joindre les gens, évidemment,
21:40directement par téléphone sans pour autant divulguer leur numéro de téléphone mobile.
21:44Donc là, ça devait être l'usine IGAS.
21:46C'était pas très facile parce que ça passait par un opérateur téléphonique,
21:49c'était un peu compliqué.
21:50Ça marchouillait, mais pas très bien.
21:51Ça ressemblait un peu au modèle AlloStop que tu décris
21:53avec les fiches Bristol dont tu parles dans le livre.
21:56Ah non, le modèle AlloStop, en l'occurrence,
21:59il était, lui, à base d'abonnements annuels.
22:01D'accord.
22:01Tu étais abonné au service et tu pouvais joindre...
22:04Tous les modèles économiques qui sont détaillés dans le livre,
22:06c'est dans la fiche qui s'appelle Modèles économiques, justement.
22:09On la fera apparaître à l'écran.
22:10Il y a une fiche Modèles économiques
22:11dans laquelle je détaille les six modèles économiques
22:13essayés par Blavacar et je décortique tout.
22:15Attention, parce qu'il y a un truc très important avec les modèles économiques.
22:18Il y a des modèles économiques qui ne marchent pas.
22:20Il y a des modèles économiques qui marchent.
22:22Et il y a des modèles économiques,
22:23et c'est là où il faut faire très attention, qui marchouillent,
22:25c'est-à-dire qui sont entre les deux.
22:26C'est un piège.
22:27C'est un piège, c'est un marécage.
22:28Il faut les identifier parce que tu peux t'érinter
22:32sur des modèles économiques qui, in fine,
22:34ne vont pas être suffisants pour nourrir l'activité,
22:36l'équilibrer, tout simplement.
22:37Et il y a des modèles économiques qui ne marchaient pas,
22:40mais qui marchent avec le bon timing.
22:41Alors là, toute la nouvelle économie de la création
22:44ou même des modèles économiques basés sur l'outil,
22:47il y a quelques années, ça aurait été aberrant.
22:49Et c'est en train de se développer de plus en plus.
22:51Tout à fait. C'est-à-dire que le temps joue un rôle très important.
22:54D'ailleurs, une belle citation de Victor Hugo,
22:56je ne sais pas si tu la connais, qui dit
22:57« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu »,
23:00qui dit un petit peu tout, à savoir exactement ce que tu mentionnes,
23:03qu'une idée et ou même un modèle
23:05sont aussi non seulement dépendants du contexte dans lequel ils sont,
23:09mais dépendants temporellement,
23:11puisque les mentalités, les usages, les technologies évoluent.
23:15Ça fait qu'une idée qui n'est pas bonne à un moment
23:17peut être excellente à un autre.
23:18Le timing, tu parles souvent de ça dans tes interviews.
23:21Tout est timing.
23:22Sur la partie commercialisation,
23:24parce que ceux qui nous écoutent adorent cette partie-là,
23:26c'est le nerf de la guerre finalement.
23:27Le vrai crash test de l'idée, c'est quand elle est en face du client.
23:30Est-ce que c'est toi qui t'en occupe ?
23:31Première chose, c'est quand tu as de la chance d'avoir des premiers utilisateurs,
23:35il faut les...
23:36Il faut les loquer.
23:37Il faut les interroger, surtout.
23:39Il faut parler beaucoup avec eux.
23:40Moi, il y a un moment, j'avais...
23:42Enfin, je sais toujours d'ailleurs, mais j'avais
23:441 500 numéros de téléphone de covoitureurs
23:46que j'appelais pour savoir ce que je pouvais modifier sur le produit.
23:51Et ils étaient bien reçus, ces appels ?
23:52Ah oui, très bien, ils étaient super contents.
23:54Par contre, ils te font des listes à rallonge.
23:56Ils te disent...
23:57Surtout, tu repères les gens qui utilisent beaucoup
23:59et là, ils ont beaucoup de demandes.
24:01Et ça, j'avais lu dans un bouquin qui s'appelait Rework.
24:04Je ne sais pas si tu connais.
24:05Ça me dit quelque chose.
24:06C'est un bouquin écrit avec, genre, une ou deux phrases par page.
24:09Ça se lit très, très, très, très vite.
24:11Très sympa.
24:12Et dedans, ils expliquaient,
24:13et j'ai essayé, ça marche évidemment,
24:15qu'il ne faut pas, justement, quand tu appelles tes clients,
24:17que tu notes ce qu'ils te disent.
24:20Il vaut mieux que tu appelles 10 ou 15 ou 20 clients
24:23et que tu leur demandes ce qu'ils amélioreraient dans le produit
24:24et que tu notes rien
24:26plutôt que tu en appelles deux, trois et que tu notes tout.
24:28Pourquoi ? Parce que quand tu vas en appeler plein,
24:31généralement, les problèmes qui sont évidents
24:33pour les gens qui utilisent ton produit vont revenir.
24:35Et même au bout du troisième ou quatrième coup de fil,
24:38la personne va commencer à dire un truc,
24:39dire « Ah, ce qui serait bien, c'est de faire ça. »
24:41Et tu dis « Oui, je sais. »
24:42« Je sais, je l'ai déjà entendu deux fois. »
24:44Et en fait, après, une fois que tu as fini
24:46cette série de discussions avec tout le monde,
24:49tu es capable de faire une liste de priorités.
24:51Et là, tu prends les deux, trois gros problèmes
24:53qu'on t'a remontés, tu les dégobles,
24:54même si ça te prend un mois, deux mois, trois mois
24:56pour réussir à fixer ces problèmes-là,
24:58et tu recommences.
24:59Et là, ce qui va ressortir sera les problèmes d'après.
25:02Et donc, tu passes ton temps, en fait,
25:03à dégommer les problèmes les plus importants.
25:05Et donc, des problèmes qui n'étaient pas très importants
25:06vont devenir au fur et à mesure,
25:07parce que ce sera les seuls qui restent.
25:09Mais c'est comme ça que tu passes de
25:10dix à cent, à mille, à dix mille, à cent mille utilisateurs,
25:14à un million, à dix millions, à cent millions d'utilisateurs,
25:16comme il y a aujourd'hui sur BlablaCart.
25:17Et donc, tu ponces l'expérience client à chaque fois
25:20avec les mêmes ou tu renouvelles ?
25:21Non, tu renouvelles, ouais.
25:22Tous les clients sont bons.
25:25Et j'imagine qu'ils reçoivent un appel du CEO.
25:28Même quand l'entreprise est petite,
25:29ce n'est pas un facteur de réussite dans tes interviews ?
25:32Non, justement, par contre, c'est...
25:36Ce qu'on déteste quand les commerciaux nous appellent
25:38pour savoir ce qu'on a pensé de tes produits.
25:39Non, mais là, quand tu dis je suis fondateur du site,
25:41ils sont plutôt très contents.
25:42Oui, c'est ça.
25:42Mais donc, ça se joue de faire ça en tant que fondateur ?
25:45Oui, mais quand c'est un tout petit site,
25:46les gens se disent, ben oui, Tara, c'est toi qui mets à jour
25:49le blog, le week-end.
25:52Tu dis non, je fais ça 24h24 du lundi au dimanche,
25:54mais il n'est pas que le week-end.
25:55Mais ce n'est pas grave, parce que quand c'est petit,
25:58les gens pensent qu'il n'y a pas de travail.
25:59D'ailleurs, toute la question, quand je disais ce que je faisais,
26:02ah oui, d'accord, tu fais ça, mais c'est quoi ton vrai boulot ?
26:04Mais tu fais quoi sur le côté ?
26:05C'est quoi que tu fais ?
26:06Je fais ça, je fais que ça, en fait.
26:08Et ça, c'est assez difficile d'imaginer quand le truc est petit
26:11qu'en fait, on y passe quand même 24h sur 24.
26:13Ça me fait penser à une anecdote.
26:14Quand j'étais aux États-Unis, j'avais lancé une boîte de bijoux
26:18qui s'appelait Emma et Chloé.
26:19Je ne sais pas si tu connais,
26:20ils sont en France au BHV ou Galère Lafayette.
26:22Et en fait, je faisais moi-même le service client de cette boîte.
26:25Et il se trouve que j'avais une amie de SF
26:28qui était dans ces belles boîtes Airbnb, Lyft et j'en passe.
26:31Tout un groupe qui était arrivé et elle avait commandé des bijoux.
26:34Et du coup, je lui avais répondu en lui mettant un petit cadeau
26:37ou je ne sais pas quoi, parce que j'avais reconnu que c'était elle.
26:38Je faisais des ads.
26:39Donc, ça arrivait vachement sur le cercle élargi,
26:41ce que mes potes commandaient.
26:43Et du coup, il y avait beaucoup de cercles élargis qui commandaient chez moi.
26:45En fait, quand elle avait appris que c'était moi au service client,
26:48elle était stupéfaite.
26:49Et moi aussi, j'avais vu ce regard de compassion.
26:51Des gens des grands groupes qui découvrent que, en fait,
26:53tu es ton propre stagiaire à 25 balais ou 26 balais.
26:57Et en fait, pareil, elle m'avait dit
26:59« Mais enfin, à part ça, ton petit projet de bijoux,
27:03c'est quoi ton job à temps plein ? »
27:05Et ça m'avait foutu un coup aussi au moral.
27:08La preuve, c'est que je m'en souviens encore à 34 balais.
27:10Une fois comme ça, j'ai installé une plateforme de covoiturage dans un grand groupe.
27:14Et on était tout petits, c'était tout démarrage.
27:16J'ai justement la personne avec qui je signe qui devait être DRH ou quelque chose comme ça.
27:20Un énorme groupe de plus de dix mille personnes.
27:22Je consigne les contrats et il me dit « Vous aurez bien une petite main pour faire ça. »
27:26Je regarde et la petite main, c'est moi ce soir entre 22h et minuit.
27:30Enfin, je veux dire, tu te crois quoi ?
27:32Tu lui as répondu quoi ?
27:33Non, je ne lui ai pas dit.
27:34Non, alors je n'ai rien répondu, je lui ai dit « Ne vous inquiétez pas ».
27:37Et par contre, après, je me suis acheté dans un magasin
27:42où ils vendent de la porcelaine et des trucs comme ça.
27:43Je suis rentré par hasard et j'ai trouvé un jour une petite main en porcelaine.
27:47Tu sais, les trucs, les petites mains, je crois que c'est pour mettre des bagues.
27:49Cette expression est horrible, d'ailleurs.
27:51Oui, oui, les mains qui sortent comme chez les grands-parents, là.
27:54Comme chez les grands-parents, comme ça.
27:55Et qui... Tu peux mettre des bagues dessus.
27:58J'ai acheté ça, je l'ai posé sur mon bureau, à côté de mon Batman,
28:01parce que j'ai aussi un Batman.
28:02Et donc, après, quand on me demandait si j'allais me dire une petite main pour faire ça,
28:05je disais « Ouh, ne vous inquiétez pas, je pensais à ma petite main. »
28:07Comme ça, je pouvais ne pas mentir, dire que j'avais une petite main qui ne faisait pas grand-chose,
28:11mais qui était là.
28:11Et à côté du Batman, c'est très important parce que quand tu as plein de problèmes
28:14et que tu ne sais pas comment t'en sortir,
28:16quand tu as un Batman et une petite main, tu y arrives.
28:19C'est-à-dire que...
28:21Déjà, tu te demandes « Que ferait Batman à ma place ? »
28:25Là, on est coincé, là.
28:27Comment on fait ?
28:27Je ne savais pas que c'était ton rôle modèle.
28:29Non, mais ça permet de prendre du recul, un peu sur la situation.
28:32Et de te dire « Bon, il faut peut-être imaginer un truc un peu loufoque,
28:35mais ça peut marcher. »
28:36Si tu as les deux, tu t'en sors.
28:38C'est un hack pour sortir un petit peu des ornières dans lesquelles on peut être, parfois.
28:43Mais ça permet de réfléchir différemment.
28:44Les Ricains adorent dire,
28:46surtout les gros Ricains qui ont fait je ne sais pas combien d'exits,
28:49ils disent toujours le pire ennemi de l'entrepreneur,
28:51le moment où tu es moins bon dans l'entreprenariat,
28:53c'est quand tu deviens sujet à l'untitlement.
28:56C'est-à-dire, en fait, tu sens que c'est gagné d'avance.
28:59Tu sais, tu te sens untitled, c'est...
29:00Je ne sais pas comment ça se traduit mal en français,
29:02mais tu te dis en fait que ce n'est plus pour toi,
29:04que tu n'es pas la petite main et que tu as droit à tout.
29:07Moi, si je suis là, c'est que j'en ai chié.
29:09Donc maintenant, j'ai droit...
29:10En fait, je n'ai plus de preuves.
29:11C'est sentir que tu n'as plus de preuves,
29:13tu n'as plus besoin de faire tes preuves.
29:15Ils disent en fait que c'est le pire piège de l'entrepreneur,
29:17c'est quand ils pensent qu'en fait, il n'a plus rien à prouver.
29:20Tu es d'accord avec ça ou pas ?
29:21Alors, je pense qu'il y a deux choses dans plus rien avoir à prouver.
29:23Parce que c'est très utile de se dire que tu n'as plus rien à prouver
29:26parce que justement, tu es libéré
29:28et tu peux faire exactement ce que tu penses qu'il faut faire.
29:30Parce que quand tu veux prouver des choses,
29:32tu es dépendant du regard des autres...
29:34La validation.
29:34Et de la validation.
29:35Donc c'est deux choses différentes.
29:36Donc par contre, toi, ce que tu mentionnes dans ne plus avoir rien à prouver,
29:39c'est le côté...
29:39Tout médieux.
29:40C'est le côté tout médieux.
29:41Et ça, c'est le mauvais côté.
29:42Et comme beaucoup de choses très puissantes,
29:44c'est souvent un double tranchant.
29:45Il y a un tranchant très positif et un tranchant très négatif.
29:48On sent qu'il a regardé Batman.
29:49Il y a une stratégie en marketing que j'adore,
29:51c'est un de mes mentors, Pierre Goville, qui me l'a donnée.
29:53Quand tu es coincé dans une situation,
29:55qu'est-ce que tu peux faire de plus fou ?
29:57Ou parfois, on lit dans les bouquins de développement personnel,
29:59qu'est-ce que je ferais si je n'avais pas peur ?
30:00Oui, mais ça te permet de...
30:02Tu sais, c'est un peu think out of the box, enfin aussi...
30:05Dans tes inspirations, tu nous as dit, il y a Batman.
30:08Maintenant, on le sait.
30:09Non, c'est... Oui.
30:10La Silicon Valley.
30:12Oui, oui.
30:12Là, maintenant, ces inspirations sont très larges.
30:14Enfin, disons que ça fait partie des choses
30:17qui te permettent de sortir de tes ornières, oui.
30:19Est-ce que tu as été mentoré, particulièrement, je pense, à ces années
30:22où tu fais ton go-to-market ?
30:23Quand tu es en train de te soutenir comme ça, qui te mentor ?
30:26Qui mentor ?
30:27Ceux qui nous écoutent, en fait, ils sont en train de se lancer
30:29au tout début, début.
30:30Oui, est-ce que tu as eu des mentors ?
30:32Est-ce que tu as été accompagné, coaché ?
30:34Avant que j'aie des investisseurs, pas trop, non.
30:36Par contre, c'est un petit peu tout le monde qui pouvait être mon mentor,
30:39à savoir que je parlais quand même de mes problématiques.
30:43Des gens, tu vois, ça peut être des amis, ça peut être d'autres entrepreneurs.
30:46J'essayais de trouver, et à l'époque, il y en avait beaucoup moins que maintenant,
30:48des endroits où il y a beaucoup d'entrepreneurs.
30:50Il n'y en avait pas beaucoup parce qu'à l'époque, il y avait, tu vois,
30:52la cantine qui s'était créée dans la Silicon Valley.
30:54Mais en fait, il y avait un endroit, là,
30:56c'était à peu près le seul endroit qui avait été créé,
30:58qui était financé d'ailleurs par la région,
30:59où tu avais un premier co-working, tu pouvais venir,
31:02tu avais une connexion Wi-Fi, tu pouvais bosser.
31:04Et puis, tu rencontrais d'autres entrepreneurs qui créaient des boîtes...
31:07C'était le café de flore des startups.
31:09Ouais, et moi, j'allais assez souvent là-bas
31:11parce que ça me permettait justement de rencontrer d'autres entrepreneurs
31:14qui avaient les mêmes galères que moi, qui avaient...
31:16Et donc, c'était ça, mon mentoring, si tu veux.
31:19C'était de discuter avec d'autres gens qui avaient des problèmes de démarrage de boîte aussi.
31:22Et après, quand j'ai élevé des fonds, j'ai commencé à voir aussi mes investisseurs.
31:26Pourquoi t'as levé des fonds, Fred ?
31:27Ça a été une nécessité ou est-ce que t'as eu un moment
31:29où beaucoup d'entrepreneurs se posent la question
31:31« Est-ce que je dois lever ou pas ? »
31:32Qu'est-ce qui, dans ton esprit...
31:34On n'avait pas trop le choix.
31:35On n'avait pas trop le choix parce qu'il fallait vraiment...
31:36C'est un truc qui met beaucoup de temps à démarrer.
31:38Donc, au début, t'as très, très, très peu de revenus.
31:40Tu peux pas vivre sur tes revenus.
31:41Et puis après, il y a un moment, pour passer les vitesses,
31:43il y a un moment où t'as prouvé ton truc en France.
31:46Bon, on sait que les boîtes tech, pour qu'elles survivent à terme,
31:48il faut qu'elles aient une empreinte la plus large possible
31:51pour avoir les moyens de financer l'innovation
31:53des évolutions produits qui viennent après.
31:54Donc, il faut avoir un maximum de gens qui utilisent ton produit partout.
31:57Donc, il faut sortir, aller plus loin que ton pays de départ
32:00parce que la France, ça peut être presque un piège en tech
32:02parce que c'est à la fois un pays assez grand,
32:04mais c'est un pays assez petit.
32:06C'est vraiment au milieu, tu vois.
32:07Mais c'est-à-dire que c'est pas...
32:08Tu vois, il y a des pays qui font 5 ou 10 ou 15 millions d'habitants.
32:12Et quand les gens créent des projets là-bas,
32:14ils savent de toute manière qu'il va falloir s'internationaliser très vite
32:17parce qu'ils savent très bien que le marché ne sera pas assez grand pour leur zone.
32:19Nous, on est 65 ou peut-être même 70 millions de personnes maintenant.
32:22Donc, c'est intermédiaire.
32:23Enfin, les US, c'est 300 millions.
32:25Donc, nous, on n'a pas 300 millions en France de personnes.
32:29Donc, il faut aller chercher des zones géographiques plus larges.
32:31Et donc, à ce moment-là, quand tu veux aller dans d'autres pays,
32:33ben là, ça coûte très cher parce qu'il faut aller redémarrer de zéro
32:35dans les autres pays et donc, t'as besoin de sous
32:37pour justement, là, déployer plutôt des stratégies marketing.
32:40Alors qu'on a commencé, nous, en France, avec aucun marketing,
32:42en faisant que de la communication, mais ça a pris un temps de dingue.
32:44C'est quoi ta différence entre marketing et communication ?
32:47C'est ce que tu payes et ce que tu payes pas.
32:49Ah ouais, c'est marrant, j'avais jamais entendu cette définition.
32:51C'est aussi basique que ça.
32:53OK. Et donc, toi, tu payes pas ta communication ?
32:55Ben non.
32:56Quel est ton secret ?
32:57Ben, tu t'arranges pour que les journalistes soient intéressés
33:00à ce que tu crées, à ce que tu fais.
33:01T'essaies d'être le plus optimiste possible,
33:04clair possible, sympa possible
33:06et d'expliquer l'intérêt que ça a pour eux de parler de ce que tu fais.
33:09C'est toute la recette, Fred Mazela ?
33:11Non, après, il y a du timing aussi.
33:13Tout est timing, encore une fois.
33:15Nous, en termes de communication, ce qui a boosté la connaissance
33:19même du principe du covoiturage,
33:20ça a été quand il y a eu des grèves ou des choses comme ça.
33:23Là, il y a une grève et tu te dis, tiens, il n'y a pas de solution.
33:25Une fois, c'était en 2007, donc c'était au tout début,
33:28il y a les grèves qui sont annoncées comme étant très importantes.
33:31Et là, on décide de faire un communiqué de presse.
33:33Le premier, je crois ?
33:34Non, c'était peut-être le deuxième.
33:35On avait déjà fait un autre communiqué de presse une fois.
33:37Et là, on le drafte et on met dedans
33:39« Grève.covoiturage.fr devient mobile ».
33:42Francis venait juste de développer la version mobile de covoiturage.fr
33:45et le gros thème de toutes les news, c'était les grèves.
33:49Et évidemment, les journalistes cherchaient des choses un petit peu originales
33:51à dire sur les grèves, parce que sinon, t'entends toujours les mêmes choses.
33:53Ils vont voir des gens qui se plaignent.
33:55« Ah oui, je n'ai pas pu me déplacer. »
33:56« Ah oui, c'est tout le temps la même chose. »
33:57Et donc, nous, on offrait un angle nouveau
33:59puisqu'on parlait d'une alternative et en plus, c'était une solution.
34:01Donc, en publiant ce communiqué de presse-là, c'était hallucinant.
34:06Dans l'heure, tu as deux dépêches qui sortent.
34:08Une dépêche Reuters, une dépêche AFP.
34:10Je ne sais pas si tu sais comment ça marche, j'imagine que oui,
34:11mais en gros, c'est le décentralisateur de news.
34:14Donc, derrière, effet de network.
34:16Après, ça part dans tous les médias.
34:18Et on s'est retrouvés avec plus de 500 présences médias en dix jours.
34:23La presse nationale, comme des télés, comme des radios,
34:26comme de la presse de la PQR, Presse Quotidienne Régionale.
34:29Et là, ça a été un boost énorme.
34:30Alors évidemment, nos serveurs étaient à plat.
34:33C'est toujours dans ces moments-là.
34:35Non, mais c'est parce qu'il y avait trop de volume.
34:36Oui, bien sûr.
34:37Parce qu'on était incapables de répondre.
34:39On remettait le serveur debout,
34:40puis il reprenait une avalanche de trafic.
34:43Donc, on retombait.
34:43Francis censueur.
34:45Ben là, on était un peu tous censueurs, oui.
34:46C'était un petit peu compliqué.
34:48Donc, on avait même fait des versions simplifiées.
34:50À un moment, on avait fait des extracts de base
34:52qui étaient consultables beaucoup plus rapidement
34:53que si tu devais aller taper sur la base de données à chaque fois
34:56pour faire des pages un petit peu des hommes
34:58qui étaient capables d'absorber le trafic.
34:59Mais donc, voilà, il y a aussi le côté vivre avec son époque.
35:02Et quand il se passe quelque chose qui correspond à notre activité,
35:05être capable d'aller faire en sorte que les journalistes en parlent
35:08parce que c'est un intérêt à ce moment-là.
35:09Donc, pas de marketing pour toi ?
35:11La partie payante vient après ?
35:13Je dis pas qu'il ne faut pas en faire.
35:14Si tu as de l'argent et que tu peux acheter,
35:16le fait d'être connu plus rapidement, tu peux le faire.
35:19Mais la com, ça oblige à un exercice qui est peut-être un petit peu différent, la com.
35:24C'est que comme tu n'as pas de moyens, tu dois vraiment être très créatif.
35:27Donc, tu dois être créatif sur plusieurs choses,
35:28à la fois sur tes messages, évidemment,
35:31parce qu'il faut que tes messages soient presque autoportants
35:34parce que tu ne vas pas pouvoir les pousser.
35:35Il va falloir qu'ils marchent tout seuls.
35:36Il faut qu'ils soient viraux.
35:38Il faut que tes messages soient directement compris, intéressants,
35:41parce que tu ne vas pas pouvoir forcer l'exposition aux gens.
35:44Tu veux qu'ils aient leur vie tout seuls,
35:46il faut qu'ils soient bien positionnés et pertinents.
35:48Et puis après, ça te force aussi à trouver les manières malignes
35:52d'aller diffuser ton information,
35:53qui ne sont pas des manières sur-étagères
35:55où on te dit, tiens, tu payes 100 euros et t'as ça,
35:57ou tu payes 1 000 euros et t'as telle exposition.
35:59C'est des méthodes où il va falloir être un petit peu plus créatif.
36:03Est-ce que tu fais du networking ?
36:05Parce qu'on dit souvent, les médias, les RP,
36:07toute la communication organique,
36:09il y a quand même du réseau derrière.
36:11Est-ce que tu nous parlais du Club Pizza des Tortues déjà à tes débuts ?
36:14Est-ce que tu fais partie de membership des masterminds ?
36:16Oui, bien sûr.
36:17Alors, ils peuvent avoir des fonctions différentes.
36:19C'est pour ça que quand tu me demandais
36:20si j'avais un ou quelques mentors précis en tête,
36:23c'est assez difficile parce que justement,
36:25moi, je discute avec beaucoup, beaucoup de gens.
36:26Donc, il y a plein de petites choses
36:28que je récupère de plein de gens avec qui je discute.
36:29J'espère aussi apporter des solutions aux gens avec qui je discute.
36:32Donc, c'est vraiment donnant, donnant.
36:33Tu sais que dans mon livre,
36:34je te cite parmi mes mentors, Fred.
36:36Tu vois, donc comme quoi, ça sert à quelque chose de parler, parfois.
36:39Merci.
36:40Il y a un truc que j'ai trouvé très intéressant sur le mentora
36:43que tu nous as partagé lors du mastermind de Romain.
36:45Tu parlais de ton sparring partner
36:47et du fait que pour rester jeune,
36:48tu avais trouvé la parade
36:50et j'ai trouvé que c'était un modèle très intéressant.
36:52Tu nous as dit, en fait, que tu travaillais souvent en sparring partner,
36:55donc en binôme, avec un jeune diplômé
36:57qui te permettait d'apporter un regard vraiment nouveau
37:00sur ce que tu faisais
37:01et qui était, en fait, dans la fraîcheur de sa sortie d'étude,
37:04donc avec des méthodes, un regard très frais et neuf.
37:07Pour innover, il faut aussi être dans le bon état d'esprit.
37:10Pour créer des choses qui sont compatibles avec le monde qui nous entoure,
37:12il faut évidemment être à l'écoute de ce monde qui nous entoure
37:15pour viser juste, c'est-à-dire lancer quelque chose
37:17qui est compatible avec l'époque.
37:18Justement, elle est aussi très souvent,
37:20en tout cas dans les habitudes ou les nouvelles habitudes
37:23ou les signaux faibles qui peuvent se développer,
37:25beaucoup plus lisibles
37:27dans les comportements des jeunes générations.
37:28Donc, c'est hyper important d'être très connecté aux jeunes générations.
37:31Enfin, moi, c'est comme ça que je le vois.
37:32Ça me permet de rester en contact au maximum
37:35avec ce qui va arriver.
37:37Pourquoi ? Parce que quand tu vois ce que les jeunes font,
37:38très généralement, ils lancent des tendances,
37:41non seulement parce qu'ils sont prêts à essayer un petit peu tout,
37:43donc ils sont beaucoup plus explorateurs
37:46que des gens qui peuvent avoir 20 ou 30 ou 50 ans de plus.
37:49Entitlement ?
37:51Voilà.
37:52Oui, parce que peut-être qu'entitlement,
37:54on pourrait le traduire par encroutement en français.
37:57Empattement.
37:58Disons que ces générations très jeunes
38:01sont beaucoup plus à la recherche de choses nouvelles
38:02et donc vont explorer beaucoup plus de choses.
38:05Et non seulement elles peuvent initier des changements de comportement
38:08qui peuvent s'étendre à toute la société,
38:10et donc on peut détecter les signaux faibles dans leur comportement.
38:13Mais en plus, ce sont les personnes qui,
38:15dans 5, 10, 20 ans,
38:17prendront les décisions...
38:18C'est la relève.
38:19C'est la relève et feront en sorte que ces méthodes-là deviennent aussi
38:23une partie du monde qui va se dessiner.
38:25Donc, c'est très important.
38:26Et donc oui, ce que je fais, c'est que je travaille un maximum avec des jeunes.
38:28J'adore.
38:29Tout le temps.
38:29Et en binôme avec, du coup, un en particulier qui est un peu...
38:32Oui, ou même, tu vois, sur DIFT, la nouvelle société que j'ai montée,
38:36eh bien, si tu prends la moyenne d'âge de l'équipe,
38:38sans moi, c'est 26.
38:40C'est 26 ans.
38:41Et moi, j'ai un petit peu plus, tu vois.
38:42Donc, avec moi, c'est...
38:43À peine.
38:44À peine.
38:45Non, mais c'est très important pour moi, oui.
38:46Et surtout tes associés aussi, parce qu'on pourrait se dire
38:49« Ah, mais oui, les employés, mais même tes associés sont hyper jeunes ».
38:51Ah oui, j'ai eu Georges, le CEO de DIFT avec qui je travaille.
38:54Trop sympa.
38:55Il doit avoir 27 ans.
38:57Clara, elle a 25, 26.
38:59Nato, il a 31, je crois.
39:00Donc, non, voilà, c'est des gens très, très jeunes.
39:01C'est très important parce que, justement, on sent bien la société
39:04dans laquelle on vit et on la sent mieux.
39:05Et puis, en plus, ça nous donne des rôles très complémentaires dans l'équipe.
39:08Oui, c'est parfait.
39:08Merci, Fred, pour ton temps.
39:10Où est-ce qu'on peut suivre ta nouvelle aventure, DIFT ?
39:12Tu l'as vue, moi, j'ai déjà l'autocollant sur mon Mac.
39:14On en a fait gagner, d'ailleurs, des DIFT dans mon post LinkedIn.
39:18Je ne sais pas si vous l'aviez vue ou pas.
39:20Comment est-ce que tu présentes la boîte
39:22et comment est-ce qu'on peut rejoindre l'aventure à notre niveau ?
39:25DIFT, c'est un cadeau.
39:26C'est don plus gift.
39:28Donc, c'est un cadeau qui est un don.
39:30Donc, je t'offre la possibilité, effectivement, d'aiguiller de la valeur
39:32financière vers des projets à impact dans le domaine social, environnemental.
39:36Et c'est toi qui choisis quand tu reçois le cadeau.
39:38C'est que beaucoup d'entreprises utilisent.
39:39On a déjà plus de 350 entreprises qui sont partenaires en deux ans d'existence.
39:43Donc, c'est beaucoup.
39:44On a contribué à aiguiller plus de 10 millions d'euros vers 200 associations.
39:48Donc, c'est très, très positif.
39:50Et comment on nous trouve ?
39:51C'est sur dift.com.
39:52Donc, ce n'est pas très compliqué.
39:53D-I-F-T.com, on a en quatre lettres.
39:55Le nom est génial.
39:56C'est quand même propre.
39:57Et après, sur le site, tu trouves tout, à la fois ce qu'on fait.
39:59Et puis, pour nous rejoindre, il y a les opportunités qui sont publiées sur le site.
40:03Pour nous rejoindre en tant que client, partenaire, en tant qu'association,
40:06en tant que collaborateur.
40:07Donc, ça, c'est très facile.
40:08Que te dire de plus ?
40:09C'est ce qui me fait lever tous les matins, DIFT, il faut voir.
40:12C'est-à-dire que quand on a assimilé le concept,
40:15moi, je le trouve formidable parce que c'est une manière précurseur.
40:18Et j'espère vraiment que ça va aider à transformer aussi une partie de la société.
40:23De concevoir la générosité,
40:25les cadeaux, la manière de s'entraider,
40:29la manière de faire société tous ensemble,
40:32la manière de contribuer aux moyens communs.
40:33Et ça, c'est vraiment ce qui me donne toute l'énergie, justement, pour revenir à l'énergie.
40:37Oh, j'étais sûre qu'il allait en tout clé là-dessus, je l'ai senti !
40:40Ça me donne de l'énergie imparissable.
40:44Et c'est prouvé que faire vivre des expériences rend plus heureux
40:46que les biens matériels, c'est prouvé scientifiquement.
40:48Oui, et même quelque chose de très intéressant,
40:52des études de Harvard qui montrent qu'ils ont fait des études avec des groupes différents.
40:56Il y a un groupe qui vient, ils leur donnent 10 euros, enfin 10 dollars,
40:58et ils leur disent « tiens, va t'acheter un truc ».
41:00Un autre groupe qui vient, ils leur donnent 10 dollars, ils leur disent « tiens, va le donner à quelqu'un ».
41:03Et puis après...
41:04Très Tony Robbins !
41:06Et alors, trois mois, six mois, douze mois, dix-huit mois plus tard,
41:08ils font des tests de bonheur.
41:10Est-ce que les gens sont heureux ou pas ?
41:11Et c'est incroyable.
41:13Bien sûr !
41:14Tu vois, la dissociation des groupes,
41:17les gens qui ont donné les 10 dollars à quelqu'un d'autre
41:20sont plus heureux que ceux qui ont gardé les 10 dollars pour eux
41:23et qui ont acheté un objet matériel.
41:25Le bonheur est dans le don.
41:26Ça ne m'étonne pas.
41:27Merci, Fred, pour tout ce que tu nous as donné aujourd'hui.
41:29Et puis, il n'y a plus qu'à.
41:31Merci à tous d'avoir écouté cet épisode.
41:32Si ça vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à commenter,
41:35à aller envoyer de la force à Fred sur son nouveau projet,
41:37à vous procurer Mission Blablacar
41:39ou à aller écouter Les Pionniers sur BFM TV.
41:42À bientôt !
41:43Si cet épisode te plaît, tu peux le partager en me taguant
41:46ou lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts.