A la une ce soir, la discussion de Donald Trump et Vladimir Poutine pour faire avancer la Paix. Demain, les deux dirigeants doivent se parler au téléphone. Un premier pas vers des négociations sérieuses qui pourraient même remettre en selle l’Europe… Encore faudrait-il qu’elle le veuille.
Nous reviendrons ensuite sur le confinement qui a démarré il y a cinq ans jour pour jour et dont nous payons encore le prix aujourd’hui.
Et puis… le sketch des retraites va-t-il être relancé par François Bayrou ? Après de nouvelles déclarations sur l’âge légal de départ, le premier ministre semble avoir remis une pièce dans la machine.
Nous reviendrons ensuite sur le confinement qui a démarré il y a cinq ans jour pour jour et dont nous payons encore le prix aujourd’hui.
Et puis… le sketch des retraites va-t-il être relancé par François Bayrou ? Après de nouvelles déclarations sur l’âge légal de départ, le premier ministre semble avoir remis une pièce dans la machine.
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00:31A la une ce soir, la discussion de Donald Trump et Vladimir Poutine pour faire avancer la paix.
00:36Demain, les deux dirigeants doivent se parler au téléphone.
00:40Un premier pas vers des négociations sérieuses qui pourraient même remettre en selle l'Europe.
00:45Encore faudrait-il qu'elles le veuillent.
00:48Nous reviendrons ensuite sur le confinement qui a démarré il y a 50 jours pour jour
00:53et dont nous payons encore le prix aujourd'hui.
00:56Et puis, le sketch des retraites va-t-il être relancé par François Berroux ?
01:01Après de nouvelles déclarations sur l'âge légal de départ,
01:03le Premier ministre semble avoir remis une pièce dans la machine.
01:10Les choses sérieuses vont commencer pour l'Ukraine.
01:13Mardi, Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s'entretenir par téléphone
01:17pour faire avancer les négociations de paix.
01:21Un contact direct qui symbolise une véritable entrée en matière
01:24alors que les soldats ukrainiens sont dans une situation de déroute dans le saillant de Kursk.
01:29Le point tout de suite.
01:30La paix se profile et les Ukrainiens sont à la peine
01:34alors que l'offensive sur Kursk devait constituer pour Kiev une véritable prise de guerre
01:39en guise de monnaie d'échange dans les négociations.
01:41Les manœuvres sur le terrain anéantissent tous les espoirs ukrainiens.
01:46A l'heure actuelle, le territoire russe occupé par Kiev est très circonscrit
01:50et ne devrait plus tenir longtemps au vu de la retraite que les soldats ont dû battre.
01:54Le spécialiste en gestion de crise Hervé Carès revient sur cette défaite stratégique.
02:00De nombreux matériels lourds ont dû être abandonnés ou ont été détruits lors de cette retraite.
02:04Tous les soldats ukrainiens relatent une retraite très difficile,
02:08sans moyens logistiques et sans munitions.
02:10C'est l'aboutissement d'une manœuvre russe qui date d'il y a plusieurs mois
02:14et qui consistait à resserrer l'étreinte autour de l'axe logistique
02:18qui permettait aux forces ukrainiennes les plus avancées d'être alimentées en matériel divers
02:24et puis en munitions et également sur le plan des moyens de vie.
02:29Ce que l'on peut regretter, c'est que les Ukrainiens n'aient pas eu la présence d'esprit au plan stratégique
02:34après un mois d'incursion de faire une retraite en bon ordre,
02:39après avoir donné une forme de leçon au pouvoir russe.
02:42Et de facto, plus ils se sont entêtés à tenir ce territoire,
02:45plus ils ont offert des opportunités aux Russes,
02:47non seulement pour détruire les forces qui étaient dans ce territoire,
02:51mais surtout, ça a permis aux Russes de poursuivre leurs avancées dans le domaine.
02:56Parce qu'il faut bien comprendre que ces forces ukrainiennes qui étaient engagées dans cette opération,
03:00c'était la réserve stratégique ukrainienne et des forces qui étaient bien équipées et motivées.
03:05L'offensive sur Kursk aura donc gaspillé beaucoup d'énergie ukrainienne
03:09pour se terminer sans véritable poids.
03:12Un avantage en moins pour les Ukrainiens à la veille d'une discussion historique
03:16entre Donald Trump et Vladimir Poutine,
03:18après plusieurs rendez-vous bilatéraux ces dernières semaines.
03:21De quoi donner l'impression que les choses sérieuses vont enfin commencer mardi.
03:27Les négociations n'ont pas commencé.
03:28Pour l'instant, il n'y a eu que des entretiens bilatéraux,
03:31d'abord entre la Russie et les Etats-Unis, mais sur un spectre très très large,
03:34et puis entre l'Ukraine et les Etats-Unis sur cette notion de cesser le feu.
03:38Les Ukrainiens, il est logique qu'ils demandent un cessez-le-feu.
03:41Leurs forces sont en train de souffrir.
03:43Imaginons qu'elles ont un genou à terre,
03:45ce n'est pas du tout l'intérêt des Russes d'arrêter leurs opérations offensives,
03:50puisque le but des Russes est justement d'arriver à une forme de capitulation militaire,
03:56et peut-être même sociétale d'ailleurs,
03:57avec la fatigue du peuple ukrainien vis-à-vis des destructions des infrastructures vitales.
04:01Et en l'état, les Russes n'ont pas conquis tous les oblastes qu'ils revendiquent,
04:06mais dans le cadre des négociations, des conditions pour entrer en négociation,
04:10ils maintiennent l'évacuation des forces ukrainiennes,
04:15des parties des oblastes qu'ils n'ont pas encore conquis.
04:17Bon, ça sur le plan politique et même militaire,
04:21ce n'est pas acceptable pour Kiev, parce que ce n'est pas la réalité du terrain.
04:25Et ensuite, au plan politique interne,
04:27ce serait très très compliqué pour le pouvoir actuellement en place en Ukraine
04:33de justifier tous les sacrifices qui ont été réalisés pendant ces trois ans de guerre.
04:38Une guerre coûteuse en nom qui oblige chaque partie à ne pas céder sur ses objectifs
04:43lors des négociations, et ce, même si l'Ukraine est en position de faiblesse.
04:49Côté russes, les conditions relèvent de trois natures différentes.
04:53Il y a trois domaines pour les négociations qui vont s'ouvrir.
04:56Bien sûr, le territoire, le territoire ukrainien,
04:58et notamment celui qui est revendiqué par les Russes.
05:00Ensuite, il y a donc les conditions de sécurité.
05:03C'est que les deux belligérants actuels directs vont demander
05:06des conditions de sécurité assurant une paix durable.
05:10Et le troisième point, bien sûr, ce sont les sanctions économiques.
05:13Et les sanctions économiques qui ont été édictées par les États-Unis,
05:17mais également par l'Europe.
05:20Et je pense que c'est sur ce point-là que peut-être les Russes
05:23pourraient être conduits à être plus souples sur la partie territoriale.
05:29Non pas sur les conditions de sécurité, mais sur la partie territoriale.
05:33De possibles concessions territoriales en échange d'allègements économiques.
05:37Un accord qui pourrait alors résonner comme une véritable aubaine pour l'Europe.
05:42En effet, si Vladimir Poutine avançait dans ce sens,
05:45il serait l'occasion pour nos nations de revenir d'une façon ou d'une autre
05:49dans les négociations.
05:51Sauf si Emmanuel Macron, étouffé par ses ambitions de guerre,
05:55rate à nouveau cette nouvelle et dernière opportunité.
06:03Il y a cinq ans, vous étiez sûrement enfermés chez vous.
06:08Et TVL est resté à vos côtés d'ailleurs.
06:10Mais le confinement n'est pas seulement un mauvais souvenir.
06:13Ses conséquences font encore largement sentir le point de Renaud de Bourleuf.
06:18Dès demain midi, et pour 15 jours au moins,
06:23nos déplacements seront très fortement réduits.
06:28Cela signifie que les regroupements extérieurs,
06:31les réunions familiales ou amicales ne seront plus permises.
06:35Se promener, retrouver ses amis dans le parc, dans la rue,
06:39ne sera plus possible.
06:41Il s'agit de limiter au maximum ses contacts au-delà du foyer.
06:46C'était il y a cinq ans, jour pour jour.
06:49Le 17 mars 2020, vous étiez enfermés à domicile.
06:52Les 15 jours annoncés par Emmanuel Macron
06:55se sont transformés en deux mois et demi.
06:58Les familles entières étaient enfermées dans leur domicile,
07:00ne pouvant sortir que de façon exceptionnelle
07:02avec le papier attestation de déplacement dérogatoire.
07:05Le tout avec des contrôles policiers à la clé.
07:06C'est ainsi qu'une infirmière a pu être verbalisée
07:08après plusieurs heures de garde pour avoir oublié son attestation.
07:11Ou encore qu'un homme a eu la même sanction
07:12alors qu'il cherchait à rendre visite à son père mourant.
07:15Pendant cette période de deux mois d'incertitude
07:16et de déclarations contradictoires des gouvernants,
07:18la France était à l'arrêt.
07:20Les écoles et les universités étaient fermées
07:22et les salariés se retrouvaient en télétravail
07:23ou au chômage partiel.
07:25Certains secteurs sont lourdement affectés,
07:27notamment la restauration.
07:28Jusqu'au 10 mai, les bars et restaurants sont entièrement fermés.
07:30Mise à l'arrêt que les professionnels apprendront
07:32quelques heures avant son entrée en vigueur.
07:34Mais entre l'activité partielle, le fonds de solidarité,
07:36les prêts garantis par l'État
07:38et les reports de cotisations sociales,
07:39plus de 206 milliards d'euros d'argent public
07:41ont été mis sur la table en un an.
07:42Aucune entreprise,
07:44quelle que soit sa taille,
07:46ne sera livrée au risque de faillite.
07:49Aucune Française, aucun Français
07:51ne sera laissée sans ressources.
07:53Sur un très court terme, peut-être,
07:55mais cinq ans plus tard, on recense pour la seule année 2024,
07:5766 000 défaillantes entreprises en un an.
07:59Un record.
08:00Et surtout une catastrophe qui touche des pans entiers de l'économie.
08:03L'économiste Philippe Murer revient sur le chaos économique
08:05provoqué par le confinement.
08:06Le vrai problème du confinement,
08:08le premier problème, la première conséquence,
08:10c'est le public qui s'est envolé.
08:12La période Covid où
08:14on a fermé les restaurants,
08:16on a imposé la fermeture des magasins
08:18et même des usines ou des bars,
08:19et on a payé les gens à rester chez eux,
08:22en fait, ça a coûté très très cher à l'État français.
08:25Il y a eu des dépenses directes
08:26et des dépenses indirectes en perte de recettes fiscales.
08:28En fait, ça a coûté 300 milliards d'euros
08:30d'endettement public à la France.
08:32Aujourd'hui, on cherche quelques milliards d'euros
08:34auprès des Français en disant
08:35il faut la retraite à 67 ans,
08:36voire peut-être à 67 ans pour économiser 5 milliards.
08:39Mais là, ils ont claqué 300 milliards d'euros
08:41de dettes publiques supplémentaires,
08:43d'endettement public.
08:45Et c'est vraiment, on le paye aujourd'hui.
08:46On a ce boulet de l'endettement public
08:48qui est dû en partie au confinement.
08:49Mais il n'y a pas que ça.
08:50Il y a aussi le fait que les entreprises aussi
08:53ont été endettées par l'État.
08:55On va fermer pour vous sauver
08:57de ce virus qui va tous vous tuer.
08:59Il faut fermer les entreprises.
09:01On vous donne un peu d'argent,
09:02mais comme il n'y en a pas assez,
09:03prenez des prêts, des PGE,
09:05des prêts garantis par l'État.
09:06Donc, les entreprises ont emprunté
09:08de l'argent garanti par l'État,
09:09mais c'est elles qui ont remboursé ces prêts.
09:11C'est elles qui continuent à rembourser ces prêts.
09:13Et ça a été des prêts pour 150 milliards d'euros.
09:16150 milliards d'euros pour des petites entreprises
09:19qui ont pris des prêts pour se sauver,
09:21pour ne pas mourir en étant fermées.
09:24On le paye avec 67 000 faillites en 2024.
09:28On a un vrai problème de faillite de PME
09:31dû à ces prêts garantis par l'État
09:32qui ont été imposés par l'État français
09:34pour qu'elles puissent s'en sortir,
09:36alors qu'on leur demandait de fermer.
09:37Après le déconfinement,
09:38le retour à la normale s'est fait d'attendre.
09:40De plus, le confinement établit des habitudes
09:42qui sont restées.
09:43D'abord, le chômage partiel a conduit
09:44des professionnels à être payés
09:45pour rester chez eux sans travailler.
09:47Ensuite, le travail à domicile
09:48est devenu une voie recherchée.
09:49Entre 2019 et 2023,
09:51la part des personnes salariées
09:52pratiquant le télétravail,
09:54au moins occasionnellement,
09:55passe de 9% à 26%.
09:57Parmi ceux qui ne télétravaillent pas,
09:58au moins un sur dix juge
10:00que leur poste est compatible
10:01avec l'activité à domicile
10:02et voudrait en profiter.
10:03Mais en novembre 2024,
10:05une étude de la Dares estime
10:06que, d'une manière générale,
10:07les télétravailleurs ont davantage d'autonomie
10:09et travaillent de manière moins intense
10:11lorsqu'ils sont à distance
10:12plutôt qu'au sur-site.
10:14Par ailleurs, de plus en plus de directeurs
10:15souhaitent restreindre cette possibilité
10:16qui nuit à l'efficacité de leur entreprise.
10:18Au moment du confinement,
10:20et même pendant toute la période Covid,
10:22le gouvernement a dit
10:23aux chefs d'entreprise
10:24de demander aux salariés télétravaillés
10:26et tout le monde a pris l'habitude du télétravail.
10:28Le problème, c'est que le télétravail
10:30c'est apprécié par certains salariés,
10:32mais ce n'est pas très apprécié
10:34par les entrepreneurs
10:35et par beaucoup d'autres salariés
10:37parce que c'est une plaie pour les entreprises.
10:39Les gens ne sont plus en équipe,
10:41ne sont plus sur place
10:42pour faire des réunions,
10:43des rendez-vous,
10:44ça devient compliqué,
10:45donc les entreprises fonctionnent moins bien,
10:47les gens sont moins connectés
10:49les uns les autres directement, physiquement,
10:51et donc c'est une plaie
10:52et il y a beaucoup d'entreprises qui disent
10:54ça suffit le télétravail
10:55parce que ça affecte le fonctionnement de l'entreprise,
10:58c'est négatif pour l'entreprise
11:00et il y a certains salariés
11:01qui ne veulent pas revenir dessus.
11:02Alors le télétravail pour les mamans
11:04qui vont amener leurs enfants au sport le mercredi
11:06pour une heure,
11:07pourquoi pas ?
11:08Je veux dire, ça c'est humain,
11:09c'est une bonne chose.
11:10Le télétravail
11:11pour se faire plaisir chez soi,
11:13je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose
11:15ni pour les gens
11:16ni pour l'entreprise au final.
11:17Au-delà du travail,
11:18si toute la société qui était affectée,
11:19et ce dès le plus jeune âge,
11:21les élèves de primaire ont vu l'apprentissage
11:22et les savoirs fondamentaux interrompus.
11:24Dès la fin de l'année 2020,
11:25les évaluations nationales montraient des résultats en baisse
11:27pour l'ensemble des élèves de CP, CE1 et 6e.
11:30Notons que le confinement ne sera pas la seule cause.
11:32En effet,
11:33alors que les écoliers feront leur rentrée scolaire
11:35avec leur masque,
11:36de nombreux enseignants affirmeront
11:37que cela les gêne dans l'apprentissage de la lecture.
11:40Je vois un autre problème qu'ils ont créé,
11:42c'est l'état psychologique de la population.
11:44Parce qu'on a demandé aux Français
11:45de rester chez eux,
11:46avec leur famille,
11:47déjà avec le problème des gens
11:49qui avaient des petits appartements
11:50et qui se retrouvaient les uns sur les autres
11:51pendant des mois.
11:52Pendant une semaine, c'est amusant.
11:54Pendant un mois, deux mois, trois mois,
11:56c'est beaucoup moins amusant.
11:57Et quand ça dure,
11:58en plus avec des confinements,
11:59la pétition, là, ça devient franchement très fatigant.
12:02Donc les gamins n'ont pas pu aller à l'école,
12:03ils ont eu des cours de moyen niveau
12:05parce que les enseignants,
12:06ils ne sont pas là pour faire du télétravail.
12:09Justement, ils ne sont pas là pour enseigner.
12:10C'est beaucoup mieux
12:11quand il y a la présence physique des enfants.
12:13Puis on est sûr qu'ils sont là, qu'ils écoutent.
12:14Ils ont été abreuvés,
12:15tous les Français ont été abreuvés
12:17par la peur de cette maladie
12:18qui va tuer tout le monde.
12:19Alors en fait, elle n'a pas tué du tout tout le monde.
12:21C'est la première fois
12:22qu'on avait fait cette folie de confinement.
12:24Donc cette propagande de peur,
12:25ça a créé des dissensions dans les familles.
12:27Ceux qui étaient d'accord avec le gouvernement
12:28qu'il fallait tous avoir peur
12:29et ceux qui disaient non,
12:30il faut quand même vivre.
12:32L'important, c'est de vivre.
12:33Des jeunes qui ont été particulièrement touchés,
12:35tout ça, ça crée une population
12:36qui est un peu en état dépressif.
12:38On le regrette tous
12:39où il n'y a pas de projet d'avenir,
12:41où il y a un pessimisme généralisé
12:43et puis moins d'envie de travailler.
12:45Donc en abîmant la population française,
12:47en la forçant à rester chez elle
12:48pendant des mois, des mois,
12:49en lui assénant une propagande de peur,
12:51Macron et la caste politique
12:52ont franchement sapé l'avenir du pays.
12:54On peut beaucoup leur en vouloir pour ça
12:56et il faudra qu'ils rendent des comptes sur ça.
13:02C'était un dossier qu'on pensait un peu dépassé,
13:05mais François Béroul a rouvert
13:06pour des raisons électorales.
13:08Et désormais, la réforme des retraites
13:10peut mettre en danger le chef du gouvernement lui-même.
13:13Les explications d'Olivier Frèrejac.
13:15Il y a beaucoup de gens qui veulent surtout
13:16qu'on revienne aux 62 ans.
13:17Ça va être possible, ça, ou pas,
13:18dans le contexte dans lequel on est ?
13:19Non.
13:20Un nom qui met le feu aux poudres.
13:22Dimanche, le Premier ministre François Béroul
13:24a relancé la polémique autour de la réforme des retraites.
13:27S'en est suivie une véritable cacophonie
13:29dans les rangs du gouvernement,
13:30avec le ministre de l'Économie
13:32qui a à moitié contredit ses propos
13:34et d'autres ministres qui l'ont soutenu
13:36à l'image du ministre des Comptes publics,
13:38Amélie de Montchalin.
13:39La position du gouvernement,
13:40elle est exprimée par le Premier ministre.
13:42Ma position, je le redis,
13:43et je sais que c'est partagé par le Premier ministre,
13:45c'est aux partenaires sociaux de décider.
13:47La retraite à 62 ans,
13:49avec le cadrage qui a été fixé.
13:51De revenir à l'équilibre du système des retraites en 2030,
13:53ce n'est pas qu'on dit que c'est fini ou pas fini,
13:55c'est juste que ce n'est pas réaliste.
13:57De son côté, l'ancien Premier ministre
13:59est désormais candidat à la présidentielle.
14:01Édouard Philippe y est allé de son petit couplet
14:03en dénonçant l'organisation du conclave des retraites.
14:06Nom qui a été donné au rendez-vous
14:07initié par François Béroul avec les syndicats
14:10pour renégocier la réforme des retraites.
14:13À gauche, les propos du Premier ministre
14:15ont été critiqués, notamment dans les rangs
14:17des centrales syndicales.
14:18Denis Gravouille, membre du bureau confédéral de la CGT,
14:22chargé de l'emploi, des retraites et du chômage,
14:24a même évoqué une trahison.
14:27Il y a eu une trahison des engagements du Premier ministre
14:29qui s'était engagé devant le Parlement, devant nous,
14:31à pouvoir discuter librement.
14:32Le syndicat force ouvrière qui avait senti le coup fourré
14:35avait déjà claqué la porte des discussions
14:37dès le début des négociations.
14:39Au-delà de la gauche syndicale,
14:41ce sont toutes les forces politiques
14:42du Nouveau Front Populaire qui se sont émues de ces propos.
14:45Mais ces gauches sont trop faibles numériquement,
14:47et ce pourrait bien être une nouvelle fois
14:49le Rassemblement national qui soit placé dans le rôle d'arbitre.
14:52Le vice-président du RN, Sébastien Chenu,
14:54a ainsi dénoncé la diversion gouvernementale
14:57et a brandi la menace d'une censure.
14:59Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:00Donc fin du conclave, la réalité c'est ça.
15:02Ils ont trouvé, enfin ça y est,
15:03ils ont trouvé une raison de ne pas revenir
15:06sur la réforme des retraites.
15:07Ils ont dit, ah mais là il y a l'Ukraine et la Russie,
15:09c'est plus possible de rien faire dans le pays.
15:10C'est-à-dire qu'on ne parle plus des retraites,
15:11on ne parle plus d'immigration,
15:12on ne parle plus de sécurité,
15:13on ne parle plus du Mercosur,
15:14on ne parle plus de rien.
15:16On est des gens libres,
15:17on a toujours considéré qu'on censurait
15:18quand on devrait censurer,
15:19sur le motif qui nous paraîtrait important.
15:22C'est un motif important.
15:23François Bayrou le met aujourd'hui en débat,
15:25on va voir ce qu'il propose derrière.
15:26La balle parlementaire pourrait rapidement
15:28se trouver dans le camp du RN,
15:29qui devra néanmoins éviter de froisser son électorat,
15:32qui est probablement majoritairement contre
15:34la réforme des retraites,
15:35mais qui ne se satisfera pas d'un chaos politique
15:38qui pourrait résulter d'une nouvelle dissolution
15:40en cas de censure du gouvernement.
15:42Les syndicats, eux, peuvent tenter
15:44de relancer la machine dans la rue,
15:46avec le soutien des partis de gauche,
15:48qui pourraient saisir l'occasion
15:49pour tenter de se rabibocher.
15:51François Bayrou pourrait ainsi parvenir
15:53à relancer un mouvement social
15:54né en décembre 2019,
15:56pour une réforme votée seulement en mars 2023.
16:00La question des retraites devrait,
16:01quoi qu'il en soit,
16:02demeurer un élément central du débat politique.
16:04Dans la perspective de 2027,
16:06alors que le système tel qu'il existe,
16:08même après réforme, est à l'agonie.
16:10Chaque candidat potentiel et chaque parti
16:12devra ainsi se prononcer
16:14dans ce qui s'apparente de plus en plus
16:16à un véritable jour sans fin.
16:22Et partons à présent faire le tour de France.
16:27Le candidat français des néoconservateurs atlantistes
16:29est désigné Raphaël Glucksmann,
16:31mari à la ville de la journaliste Léa Salamé,
16:33a tenu le congrès de son mouvement Place Publique,
16:35l'occasion de se déclarer candidat à la présidentielle de 2027
16:38après avoir été reconduit à la tête de son parti,
16:40un parti qui avait fait le choix de ne soutenir
16:42aucun candidat lors de la précédente élection de 2022.
16:45Raphaël Glucksmann, candidat plébiscité par les médias,
16:47est sorti des radars français pendant plusieurs années
16:49durant lesquelles il a notamment été le conseiller spécial
16:51du président georgien Michael Saakashvili
16:53entre 2009 et 2012,
16:54période durant laquelle il était marié
16:56à Eka Zuladze, une georgienne qui avait adopté
16:58la nationalité ukrainienne
17:00avant de devenir ministre du gouvernement.
17:02Peut-être c'est nous qu'entre 2014 et 2016,
17:04au moment de la révolution de couleur dite de Maïdan,
17:06dont les implications des néo-conservateurs,
17:08à l'image de Victoria Nuland et son mari Robert Cagan,
17:10ne sont plus à démontrer.
17:12Peut-on faire pire pour Paris qu'Anne Hidalgo ?
17:15C'est en tout cas l'objectif que semble s'être donné David Béliard.
17:18Largement en avance dimanche lors de la primaire écologiste
17:20pour les municipales de 2026 avec 18% des voix,
17:22il affrontera au second tour Anne-Claire Bou.
17:24Dans une récente interview aux Parisiens,
17:25il s'était déclaré fier que Paris soit une ville
17:27« woke, féministe et antiraciste ».
17:30L'adjoint d'Anne Hidalgo aux transports
17:31ne rougit pas du bilan de celle-ci.
17:33Il regrette toutefois la fracture de la société parisienne
17:35avec des riches toujours plus riches
17:36et des pauvres toujours plus pauvres.
17:37Il faut dire qu'en qualité d'adjoint aux transports,
17:39il porte une lourde responsabilité dans la ségrégation spatiale
17:42et donc sociale de la capitale
17:43qui n'en finit plus de perdre des habitants.
17:47La lutte contre la drogue s'invite au Palais Bourbon.
17:49Ce lundi, l'Assemblée nationale examine une proposition de loi
17:51visant à réformer la lutte contre le narcotrafic.
17:54Au cœur de cette proposition,
17:55adoptée à l'unanimité par le Sénat,
17:56une refonte du statut de « repenti »,
17:58proposée il y a un an par l'ancien garde des Sceaux,
18:00Eric Dupond-Moretti,
18:01cette proposition de loi d'inspiration italienne
18:03vise à accorder un statut spécial aux membres de crimes organisés
18:06qui choisiraient de collaborer avec la justice.
18:08L'objectif est d'inciter plus de criminels à choisir cette voie
18:11en leur accordant une plus grande multitude qu'aujourd'hui.
18:12Si les crimes de sang avaient d'abord été exclus du dispositif,
18:15ils en font désormais partie.
18:16Etienne Blanc, sénateur LR et co-auteur de cette loi,
18:19a en effet déclaré
18:20« Écarter les crimes de sang, c'est se priver d'un grand nombre d'affaires
18:22compte tenu de la quantité d'effets de violence liés au narcotrafic ».
18:26A noter que si la proposition de pouvoir activer des téléphones portables
18:28ou autres appareils électroniques pour écouter les propriétaires
18:31a été écartée en commission,
18:32elle pourrait revenir sur le tapis avec le lot d'abus qui vont avec.
18:36L'école libre sous surveillance.
18:38Dimanche, le ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne,
18:40a annoncé un renforcement du contrôle des établissements privés sous contrat.
18:43Une déclaration faite dans le contexte de l'inspection
18:46du groupe scolaire Notre-Dame-de-Bétarame dans les Pyrénées-Atlantiques.
18:49Le collège lycée fait actuellement l'objet d'une enquête
18:50pour violence physique et sexuelle.
18:52Rappelons que le Premier ministre François Bayrou est accusé de mensonges
18:55au sujet de l'école où son épouse donne des cours de catéchisme
18:57et où leurs enfants étaient scolarisés.
18:59Il continue de parler d'une manœuvre de déstabilisation.
19:01Reste à savoir si l'affaire Bétarame pourrait être instrumentalisée
19:04pour restreindre l'enseignement privé.
19:10Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
19:16Le nouveau Premier ministre du Canada déjà à Paris.
19:18Fraîchement arrivé aux affaires dans ce vaste pays d'Amérique du Nord,
19:21Marc Carnet a entamé son premier voyage officiel en France.
19:25Reçu par Emmanuel Macron à l'Elysée pour un déjeuner de travail lundi matin,
19:28il cherche à renforcer les liens économiques, commerciaux et militaires avec Paris.
19:32Ce déplacement, qui précède une visite à Londres,
19:35intervient dans un contexte de tension avec les Etats-Unis.
19:38Le chef du gouvernement entend ainsi diversifier les alliances du Canada
19:41et consolider son partenariat stratégique avec l'Europe.
19:44Les discussions entre les deux chefs d'Etat
19:46auraient également porté sur la guerre en Ukraine et les crises mondiales.
19:52Coup de vent sur le renseignement israélien.
19:54Benjamin Netanyahou a annoncé son intention de limoger le chef du Shin Bet,
19:58les services d'espionnage.
20:00La raison, une rupture de confiance entre le Premier ministre israélien et Ronen Bar,
20:04en place depuis 2021.
20:06En toile de fond de cette éviction, le 7 octobre,
20:09en effet, de plus en plus de documents officiels pointent du doigt
20:12la responsabilité du gouvernement de Netanyahou
20:14dans l'incapacité à empêcher l'attaque du Hamas.
20:18Dans ce cadre, le patron du Shin Bet pourrait servir de fusible
20:21pour ne pas dire de bouc émissaire.
20:22Ce dernier explique pour sa part qu'il souhaite conserver son poste
20:25dans une période particulièrement dangereuse
20:27où une reprise des hostilités pourrait avoir lieu
20:29alors que les négociations pour la deuxième phase du cessez-le-feu avec le Hamas patinent.
20:35Le Caucase va-t-il retrouver la paix ?
20:37Depuis jeudi, l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'apprêtent à conclure un accord
20:40visant à mettre un terme à la guerre qui sévit entre les deux pays
20:43autour de la région du Haut-Karabagh.
20:45L'accord comprendrait la renonciation aux revendications territoriales,
20:48l'établissement de relations diplomatiques
20:50et la rouverture des frontières entre les deux États.
20:52Reste à savoir si les tensions sont totalement éteintes.
20:55L'Arménie a reproché dans son communiqué à l'Azerbaïdjan
20:58d'avoir annoncé l'accord de paix de façon unilatérale
21:01au lieu d'une déclaration commune.
21:04La crise politique se poursuit en Serbie.
21:06Samedi, entre 275 000 et 325 000 personnes menées par des étudiants
21:10ont défilé à Belgrade contre la corruption
21:12dans l'une des plus grandes manifestations de l'histoire récente du pays.
21:15Ce mouvement, né de la colère face à un système jugé gangréné,
21:18a déjà poussé le Premier ministre Miloš Vucević à démissionner en janvier.
21:23Malgré une dispersion calme de la manifestation, des tensions émergent.
21:27Le gouvernement est accusé par les protestataires de subversion
21:30tandis qu'une polémique a éclaté sur l'usage présumé d'un canon sonique
21:34lors du rassemblement.
21:35A l'origine de ces manifestations en Serbie se trouve
21:38l'effondrement meurtrier de l'auvent de la gare de Novi Sad,
21:42pourtant toute neuve, le 1er novembre 2024.
21:44Un incident qui a fait 15 morts.
21:46Selon Nicolas Mirkovic, spécialiste de la vie politique serbe,
21:49il ne s'agirait pas ici d'une révolution de couleur,
21:51comme il a pu le dire au micro de Riche Today.
21:54Ce qu'on voit actuellement en Serbie n'est pas une révolution de couleur typique
21:57comme on l'a connue deux fois en Ukraine, comme on l'a connue en Georgie.
22:00Il n'y a pas eu de drapeau de l'Union Européenne,
22:03il n'y a pas eu de drapeau de l'OTAN.
22:05On avait plutôt une jeunesse serbe qui était dans la rue,
22:09plutôt patriotique, plutôt conservatrice,
22:11qui défilait derrière des icônes, derrière des croix,
22:14derrière beaucoup de drapeaux serbes.
22:16Donc on est vraiment aux antipodes du programme politique
22:20bruxellois ou washingtonien habituel.
22:22Il n'y avait pas Bernard-Henri Lévy sur place auprès des manifestants.
22:26Donc je pense qu'il faut dissocier la révolution de couleur
22:28de ce qu'on voit actuellement en Serbie.
22:30Le président serbe Aleksandr Vucic a été mis en cause par certains manifestants.
22:33Mais pour l'heure, ce dernier est parvenu à maintenir un équilibre
22:36en faveur de son pays en continuant de travailler avec Moscou et Bruxelles.
22:44Et nous approchons déjà de cette fin d'édition.
22:47Vous pouvez dès à présent retrouver Politique et Éco.
22:50Pierre Bergeron reçoit le président de l'UPR, François Asselineau,
22:54pour évoquer les coups de la guerre d'Emmanuel Macron contre Poutine.
22:58Est-ce que vous imaginez Poutine arrivant en France avec les armées russes ?
23:01Ce continent des Sandrine Rousseau qui est un pays ruiné, désindustrialisé.
23:08Non, non, il n'a surtout pas envie de se mêler de ça.
23:10Surtout pas.
23:11Donc en fait, il s'agit d'une volonté de Macron de faire peur à la population
23:16parce qu'il sait qu'il est vomi par 80% des Français.
23:20Et donc, il y a en plus de ça, ses affaires récurrentes, son histoire de couple
23:24qui ronge la société française dont personne ne parle.
23:28En éminence, on n'en parle pas, mais tout le monde en parle dans la vie privée.
23:33Tout ça, ça ronge le régime.
23:36Ce ne sont que des échecs absolument partout.
23:40On apprend encore aujourd'hui, si vous voulez, des échecs économiques considérables.
23:43Et je pense que c'est une diversion qu'il a à l'esprit de faire peur.
23:48Également au programme, le Zoom du jour.
23:49Le journaliste américain Rob Dreher,
23:51ami personnel du vice-président des États-Unis, J.D. Vance,
23:55présente son ouvrage
23:56Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qu'il a chassé.
24:00C'est à présent la fin de cette édition.
24:02Merci à tous pour votre fidélité.
24:04Rendez-vous demain.
24:05En attendant, portez-vous bien.
24:07Bonsoir.
24:10Sous-titrage Société Radio-Canada