Retrouvez l'édito politique de Françoise Degois
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##L_EDITO_POLITIQUE-2025-02-25##
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00:00— Il est 7h47, nous sommes avec Françoise de Gaulle. Bonjour Françoise. — Bonjour Jean-Jacques.
00:05— Françoise, la rencontre Trump-Macron à la Maison-Blanche avec une image très forte. Aux États-Unis, on ne parle que de ça,
00:12que de cette rencontre Trump-Macron et un dialogue, images et un dialogue qui ont fait le tour du monde.
00:19— Absolument. Oui. Pas simplement les États-Unis. Alors c'est le tollé où les gens qui applaudissent...
00:23Il faut voir les réseaux sociaux. Mais c'est vu des millions de fois. C'est ce moment incroyable, en fait, où Emmanuel Macron,
00:28mi-rigolard, mi-sérieux, vous voyez, reprend Donald Trump de voler et rappelle que si les États-Unis ont une facture à envoyer,
00:36c'est à la Russie qu'il faut l'envoyer, car c'est la Russie qui est l'agresseur et c'est bien l'Ukraine qui est agressée.
00:42Alors c'est un moment... On voit à côté de lui Donald Trump qui fait la moue, presque une moue de petit garçon.
00:48Il fait un geste comme ça de la main. — Oui, mais... — Oui, mais il est repris. C'est une séquence qui fait le tour du monde,
00:54parce que finalement, devant le monde entier, dans cette conférence de presse traditionnelle, après le bureau Oval,
01:00eh bien Emmanuel Macron dit au monde entier à Donald Trump « Tu es un menteur », « You are a liar ».
01:05Il le dit pas comme ça. Mais c'est exactement ce qu'il dit. Voilà pour la forme. Donc sur cette forme-là, c'est un sans-faute quand même
01:11pour le président français. — C'est un sans-faute. Et il a été reçu avec tous les honneurs. Parce qu'alors là, j'ai vu la désinformation
01:18sur les réseaux sociaux. — Oui, il est pas accueilli. — Tout le monde, il est pas accueilli. Il s'est précipité, parce qu'évidemment,
01:23il était dans un premier temps en conférence avec le G7. Bon, ça n'a rien à voir. Mais Trump l'a accueilli en grande pompe.
01:31Il a fait visiter la Maison-Blanche sous le personnel et tout. Et bon... — Parce que vraiment, c'est un sans-faute à titre personnel,
01:41parce qu'il a pris son risque. On le disait la semaine dernière. Il s'est mis quasiment à portée de baffe de Donald Trump
01:46dans un moment crucial. Et puis surtout, Jean-Jacques, il faut quand même le dire, il a remis au moins sur la forme l'Europe au cœur du jeu,
01:53au moins pour la forme hier. C'est déjà pas si mal, en fait. — Oui. Alors je vais parler du fond, parce que là, c'est un peu plus flou.
01:58Alors sur la forme, je voudrais terminer sur la forme. Il a pris ses risques. Il parle anglais couramment, ce qui facilite les choses.
02:05Et puis quand même, je voudrais souligner une forme pas de complicité avec Donald Trump, mais une forme de proximité quand même
02:11entre ces deux hommes. — En tout cas, ils se connaissent très bien. Et l'un a dit à l'autre « You are a maverick like me ».
02:18« Tu es un maverick comme moi ». Vous savez ce que c'est en américain. Enfin en anglais, un maverick, c'est quelqu'un qui est un peu disruptif,
02:24un peu disjoncté, qui fait rien comme les autres. Et les deux, en fait, se considèrent comme deux mavericks.
02:29Moi, je vais peut-être parler plus loin que ça dans la bromance, parce que la réalité... — Oui, je suis d'accord. Je suis d'accord.
02:33Alors le fond. Le fond. — La réalité, si vous voulez, c'est que c'est quand même deux faufes politiques et qu'il y en a un qui veut toujours bouffer l'autre,
02:39vice et versa. Vous voyez, c'est comme ça que ça marche. — Évidemment. Évidemment. Évidemment. Alors le fond. Le fond.
02:44— Oui. Bah le fond, ça reste flou, évidemment, parce que si Emmanuel Macron se dit confiant pour une trêve à venir, ça reste flou.
02:50Et je ne suis pas certaine. J'entendais... Parce qu'on peut parler de la désinformation d'un côté et puis de la désinformation de l'autre.
02:56J'entendais des journalistes expliquer qu'il semblerait qu'Emmanuel Macron ait retourné Donald Trump. Je ne suis pas certaine
03:02qu'Emmanuel Macron ait retourné... — Mais Trump a dit « J'ai été convaincu ». — Oui, il a dit « J'ai été convaincu ». Alors vous savez...
03:07— Parce que c'est un jeu. — Excusez-moi. C'est une matière imprévisible. C'est du mercure, hein, Donald Trump.
03:11Donc je garderai simplement sur le fond l'idée qu'ils vont probablement tomber d'accord sur la force de maintien.
03:18Vous savez, les soldats européens qu'on peut amener une fois que la paix sera signée. — Poutine a dit oui, d'ailleurs, à cela, au début.
03:24— Oui. Alors Poutine dit oui. Tout le monde dit oui. Rien de très précis sur les terres rares. Mais surtout, ce qu'a gagné Emmanuel Macron,
03:29c'est ce que je pense, c'est qu'il a fait bouger, en réalité. Il a fait bouger le jeu. C'est-à-dire que là, d'un seul coup,
03:36Donald Trump annonce quoi ? Annonce qu'il reçoit Volodymyr Zelensky. Vous savez, le fameux dictateur, quand il parlait la semaine dernière.
03:42Et il annonce qu'il verra Vladimir Poutine. Donc qu'est-ce que je dirais ? Je dirais que la visite de Macron sur le fond et sur la forme,
03:49eh bien elle a permis de déjeuler un peu le permafrost. Un peu. Un peu. — Alors la situation est simple. Peut-être une trêve.
03:56Des négociations qui vont se poursuivre entre les États-Unis et la Russie, des négociations qui vont se poursuivre entre les États-Unis
04:05et l'Ukraine, une force... S'il y a accord de paix, une force européenne de sécurité pour garantir ces accords sera déployée en Ukraine,
04:14les Russes sont d'accord, les Américains le veulent et les Européens... Ils sont prêts. Je crois que voilà. On a résumé la situation.
04:21On en est là. On en est là. — C'est pas mal. C'est du permafrost déjeulé. Mais vous savez qu'il faut bosser pour déjeuler le permafrost.
04:28— Mais ce qui est intéressant, c'est que le dernier point, c'est le point des Européens à la table des négociations. Ça, on n'y est pas encore.
04:35— Ça, on n'y est pas encore, même si Trump a dit « Pourquoi pas ? ». Vous avez vu. Et Trump, qui a encore une fois resserré les liens
04:43avec la Chine, il en a profité le même jour. C'est pas un hasard. C'est pas un hasard. — Non, non, mais tout ça est une merde.
04:48— Trump... Pardon. Poutine. — En tout cas, moi, je vous dis juste que c'est déjà pas si mal. Voilà.
04:53— Bon, d'accord. Eh ben on en reparlera tout à l'heure. 7 h 52. Nous sommes avec Hervé et Hakim dans un instant, nos auditeurs.