Avec Benjamin Lucas, député Ecologiste des Yvelines
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-03-25##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:06Notre invité ce matin, Benjamin Lucas, qui est député Génération, c'est le parti de Benoît Hamon, des Yvelines.
00:13Bonjour d'abord, Benjamin Lucas. Vous êtes au groupe écologiste à l'Assemblée Nationale.
00:18Exactement, écologiste des sociaux.
00:20Voilà. Benjamin Lucas, première question toute simple et directe.
00:24Est-ce qu'aujourd'hui vous demandez la censure du gouvernement Bayrou ?
00:27Moi je vais plaider au sein de mon groupe et au sein du Nouveau Front Populaire pour que nous fassions tomber,
00:31que nous censurions François Bayrou sur notamment la question des retraites.
00:36Sur quoi ? Donc vous demandez la censure du gouvernement Bayrou, on est d'accord ?
00:41Oui, moi je la demande, je ne sais pas ce que décidera mon groupe, nous en discutons.
00:45Non mais vous vous la demandez.
00:46Moi je plaiderai au sein de mon groupe et du Nouveau Front Populaire pour que nous déposions et que nous votions une motion de censure.
00:51Voilà. Sur quoi ?
00:53Sur la trahison de la parole donnée par le Premier Ministre.
00:55Le Premier Ministre s'est engagé devant la représentation nationale,
00:57est-ce que d'une manière ou d'une autre on puisse remettre en cause la réforme d'Elisabeth Borne ?
01:01Moi j'ai pris un engagement moral vis-à-vis de mes électrices et de mes électeurs.
01:04Si la parole publique a encore du sens, si la parole politique a encore du sens,
01:07si se présenter aux élections avec des engagements ça a encore du sens,
01:10si le vote des Français a encore du sens, alors on ne peut pas accepter que le Premier Ministre dise
01:15que nulle part, sous aucun prétexte, on ne pourra remettre en cause la réforme d'Elisabeth Borne.
01:19Parce que je rappelle que les Français ont sanctionné les macronistes dans les urnes le 9 juin à l'occasion des élections européennes
01:24et qu'ils ont mis en minorité le camp qui défendait la réforme des retraites de Mme Borne,
01:29qui a une majorité au Parlement pour voter l'abrogation de la réforme des retraites,
01:32qu'il y avait un consensus, une unanimité syndicale pour la combattre
01:35et que jamais les Français n'ont été consultés.
01:37Il n'y a pas eu de vote, c'est indigne de démocratie la réforme des retraites, il faut y mettre un terme.
01:40Oui mais Benjamin Lucas, il y a aujourd'hui un conclave qui se poursuit,
01:44malgré tout, la CFDT qui est le premier syndicat de salariés en France,
01:50poursuit les discussions.
01:52Donc si la CFDT poursuit les discussions, c'est qu'elle estime qu'il y a, peut-être au bout de la discussion,
01:57une avancée pour tous les salariés de ce pays.
02:02Elle a émis des critiques très fortes.
02:04Elle s'est affranchie d'ailleurs des paroles du Premier ministre.
02:06Oui mais elle poursuit la discussion.
02:08Elle poursuit la discussion.
02:10Il peut y avoir une discussion.
02:11Elle ne demande pas la rupture.
02:12Moi je vous dis que ce sont deux choses différentes.
02:14Je suis pour le dialogue social.
02:16Je suis pour que les partenaires sociaux discutent et décident d'améliorations sur notre modèle social,
02:21de conquêtes à obtenir, de progrès divers et variés pour le travail, pour les droits des salariés, etc.
02:26On parlera peut-être après des licenciements.
02:28Et je mène actuellement une commission d'enquête sur les plans de licenciements massifs
02:31qui sont faits avec la complicité de l'État.
02:33Mais il y a aujourd'hui une responsabilité des parlementaires.
02:35Pardon mais M. Bayrou, il avait une réputation dans la vie politique française depuis 30 ou 40 ans,
02:39c'était d'avoir une forme de droiture morale.
02:41C'était d'être une forme de centriste, humaniste, quelqu'un qui avait une boussole, en tout cas qui était honnête.
02:47On voit sur Bétharame que c'est quelqu'un qui a quand même des choses à se reprocher.
02:50C'est-à-dire qu'il a une parole qui fluctue.
02:54Il a changé de version plusieurs fois.
02:55Donc la question de la droiture, de la sincérité de l'engagement de François Bayrou est à remettre en question.
02:59Et surtout, on ne peut pas dire à la représentation nationale, pardon mais c'est important M. Jacques Bourdin,
03:03les parlementaires ce n'est pas rien, c'est les représentants de la nation.
03:06On ne peut pas venir nous dire, vous pourrez discuter de la réforme des retraites
03:09et s'il n'y a pas d'accord, on rediscutera.
03:11Et trahir cette parole, s'essuyer les mains de cette parole.
03:16Benjamin Lucas, à propos des retraites, j'ai juste une question à vous poser.
03:20Est-ce que vous êtes favorable à la suppression de l'abattement fiscal de 10%
03:24dont bénéficient les retraités et notamment les retraités les plus aisés ?
03:28Il faut regarder.
03:30La CFDT n'est pas contre.
03:31Encore une fois, je reprends.
03:33Il faut regarder, mais j'en ai un peu marre qu'on fasse les poches aux retraités.
03:37Je pense qu'il y a des solutions qu'on peut prendre, sujet par sujet.
03:40Vous n'êtes pas très favorable ?
03:41Moi je pense qu'il faut aujourd'hui aller chercher des sources de financement.
03:44Nous avons des propositions pour financer notre retraite par répartition,
03:48pour abroger la réforme borne et revenir aux 62 ans.
03:50Et de ce point de vue-là, je vais vous dire, moi je fais confiance aux partenaires sociaux
03:53pour trouver des solutions de financement qui fassent consensus.
03:56J'essaie d'être responsable et d'avancer.
03:58Je ne veux pas revenir sur le débat sur l'âge,
04:01parce qu'il y a peut-être d'autres solutions que l'âge et d'autres paramètres à envisager.
04:06Les cotisations, le montant des cotisations, la durée, les pensions,
04:13le niveau des pensions aussi.
04:16Il y a beaucoup de sujets à mettre sur la table.
04:18Je ne vais pas entrer là-dedans.
04:19Je voudrais simplement vous demander,
04:22est-ce qu'un peu de capitalisation, ça vous fait peur ?
04:27Ce n'est pas une question de peur.
04:28Est-ce que vous êtes contre ?
04:30Ça existe dans le public.
04:32Pourquoi est-ce que ça n'existerait pas dans le privé ?
04:34Ce n'est pas une question de peur.
04:35C'est une question de choix politique.
04:36Je suis attaché à notre modèle par répartition,
04:38qui est un modèle de justice qui nous est envié, je crois, à travers le monde.
04:42Je ne suis pas favorable à ce qu'on privatise nos retraites
04:44et à ce que ça devienne, dans le champ des retraites,
04:46comme dans le champ économique aujourd'hui, la loi du plus fort de la prédation.
04:49Pourquoi est-ce que vous l'acceptez dans le public ?
04:52Alors arrêtons dans le public.
04:54Arrêtons-le.
04:55Arrêtons cette part de capitalisation
04:59qui permet aux salariés du public d'avoir une retraite décente.
05:04Mais qui permet de compenser aujourd'hui la faiblesse de notre modèle.
05:08C'est pourquoi je vous le dis, je fais confiance aux partenaires sociaux
05:10mais aussi au travail parlementaire pour fournir des propositions de financement
05:13qui nous permettent de vivre dignement à la retraite,
05:18qui nous permettent de partager les gains de productivité.
05:21Parce qu'on n'en parle jamais.
05:22Depuis 30 ou 40 ans, on a obtenu des gains de productivité énormes.
05:25C'est-à-dire qu'en une heure de travail aujourd'hui, on produit plus qu'avant.
05:27On vit plus longtemps parce que la médecine a fait des progrès.
05:30Parce que la science a fait des progrès.
05:31Parce qu'on a renforcé aussi nos conditions de travail.
05:33Même si beaucoup sont encore beaucoup trop pénibles.
05:36Et donc tout ça doit être à un moment donné partagé équitablement.
05:38Et aujourd'hui, le partage se fait trop souvent du côté des actionnaires,
05:41du côté de la rente et pas assez du côté des travailleurs.
05:44Bien.
05:45Benjamin Lucas, vous parliez de cette commission d'enquête parlementaire
05:49que vous présidez sur les plans de licenciement, les plans sociaux.
05:54Quel est votre objectif ?
05:56Qu'est-ce que vous cherchez ?
05:58Mon objectif, c'est de faire la lumière...
05:59Empêcher une entreprise de licencier ?
06:01Mon objectif est de faire la lumière, d'abord une commission d'enquête, ça enquête,
06:04sur une escroquerie d'État qui est que, figurez-vous,
06:07le premier poste de dépense de la nation aujourd'hui,
06:09ce n'est pas la défense face à la menace d'une agression russe et à l'abandon américain.
06:13Ce n'est pas l'éducation nationale et l'avenir de nos enfants.
06:15Ce n'est pas la santé.
06:16Si vous prenez ces trois postes de dépense-là,
06:18vous conviendrez avec moi qu'ils sont importants.
06:20Ils sont surpassés par les aides publiques aux entreprises.
06:23C'est plus important que la situation internationale,
06:26que la menace de Trump et Poutine.
06:29Ce que je vous dis, c'est qu'on dépense aujourd'hui plus en aides publiques aux entreprises
06:34qu'on ne dépense pour notre défense, notre éducation, notre santé, les trois réunies.
06:39C'est un sujet. Je ne suis pas contre les aides aux entreprises.
06:41Je suis pour un investissement, d'ailleurs, dans l'économie,
06:43pour la transition écologique, pour créer des emplois.
06:45Mais on donne cet argent sans aucune forme de contrepartie,
06:48sans contrôle réel de ce qui est fait.
06:50On a d'ailleurs les chiffres, je vous donne une fourchette,
06:52entre 140 et 223 milliards.
06:53On a même du mal à établir un chiffre clair et précis,
06:56et les versions diffèrent.
06:57Il y a une commission d'enquête sénatoriale sur la question des aides publiques en ce moment.
07:01Ça, c'est le premier point.
07:02On a fait des offrandes fiscales, des cadeaux fiscaux,
07:05des cadeaux aux grandes entreprises.
07:06Ça s'est traduit par quoi ?
07:07Ça s'est traduit par plus d'argent dans la poche des actionnaires,
07:09la part qui va au capital augmente ces dernières années,
07:12et moins dans la poche des salariés,
07:14en tout cas pas plus dans la poche des salariés,
07:15et par des plans de licenciement massifs.
07:17La CGT estime 300 plans sociaux en cours,
07:21ou potentiellement en cours dans l'année qui vient,
07:23ça veut dire à peu près 300 000 emplois.
07:25Et à chaque fois qu'il y a un plan de licenciement,
07:27ce sont des salariés qui perdent leur dignité,
07:29ce sont des familles qui se trouvent dans l'angoisse,
07:31ce sont les territoires qui sont abandonnés,
07:33et c'est une part de notre souveraineté aussi qu'on abandonne,
07:36parce qu'on a beaucoup de secteurs stratégiques licenciés aujourd'hui.
07:38Mais quel est l'objectif ?
07:39Vous demandez à ce que l'on contrôle,
07:42si j'ai bien compris, les aides données aux entreprises,
07:45qu'on contrôle mieux ces aides, qu'on les mesure,
07:49et quoi encore ?
07:51Alors, transparence, conditionnement des aides publiques, pardon,
07:53mais on dit, vous savez, pour les allocataires du RSA,
07:56la droite nous a dit qu'à des droits doivent correspondre des devoirs.
07:59Bon, au droit d'avoir de l'argent public
08:01doit correspondre un devoir qui est de maintenir l'emploi,
08:03qui est de faire des investissements.
08:04C'est pas possible, j'ai des dizaines de situations
08:06dont je pourrais vous parler,
08:07c'est pas possible que parfois des collectivités financent
08:09une infrastructure et qu'un an après...
08:11Oui, mais quand il y a de l'argent public,
08:13je ne vous dis pas, dès qu'on a touché de l'argent public,
08:15on n'a pas le droit d'avoir,
08:17si on a un besoin économique, un licenciement.
08:18Simplement, il faut vérifier que c'est bien motivé...
08:20Vous ne voulez pas interdire les licenciements ?
08:22Que c'est bien motivé par des raisons économiques
08:24et pas par des raisons boursières,
08:26pas par la volonté de rémunérer davantage les actionnaires.
08:28Ça, c'est le premier point.
08:29Conditionnement des aides publiques.
08:30Tout simplement parce qu'il faut bien gérer les données publiques.
08:32Quand c'est un tel budget, entre 140 et 223 milliards,
08:35on ne peut pas donner comme ça.
08:36Vous savez, une association dans un village,
08:38quand elle veut une subvention publique,
08:40elle répond à un appel à projet,
08:41elle dit ce qu'elle veut faire de cet argent,
08:42et ensuite, elle dresse un bilan.
08:44Elle rend compte à la collectivité.
08:45C'est normal.
08:46Je propose pareil pour les grands groupes du CAC 40.
08:48Ça ne me paraît pas scandaleux.
08:49Et ensuite, qu'on revienne sur 15 ans de législation
08:52où on a facilité les licenciements.
08:53La vérité, c'est que depuis les années 2010,
08:55on a détricoté le droit du travail,
08:57on a facilité les licenciements,
08:59on a affaibli les salariés devant la négociation.
09:00Est-ce que vous croyez qu'une PME licencie comme ça par plaisir ?
09:04Franchement, je vous...
09:05Franchement...
09:06C'est pourquoi, M. Bourdin,
09:07je distingue, je vous l'ai dit,
09:08ce qui relève de raisons économiques.
09:10Si une entreprise va mal,
09:11que son carnet de commandes est à vide,
09:13à un moment donné,
09:14elle a parfois besoin de se séparer de ses salariés.
09:18Mais il faut des connexions,
09:19vous en conviendrez,
09:20de protection de ses salariés.
09:21Il faut regarder si le licenciement est justifié.
09:23Là, je vous parle, pardon,
09:24mais Michelin, Auchan, Thalès, Sanofi,
09:27je vous parle de grosses sociétés
09:29qui, en réalité, vont bien financièrement,
09:31qui vont même très bien financièrement
09:33et qui font le choix de licencier
09:35alors qu'elles ont distribué à leurs actionnaires des dividendes.
09:37Ça, c'est un scandale.
09:38Est-ce que l'antisémitisme,
09:40je change de sujet,
09:41est-ce que l'antisémitisme vient essentiellement
09:43du monde arabo-musulman en France,
09:45comme le dit Manuel Valls ?
09:47Cette déclaration de Manuel Valls,
09:49elle est choquante à plusieurs titres.
09:51D'abord parce que M. Valls
09:52met dans la société française
09:54une catégorie à part.
09:55Il explique qu'il y aurait,
09:56c'est grave comme propos,
09:57dans la société française,
09:58parmi les citoyens français,
09:59un monde arabo-musulman.
10:01Vous savez, c'est finalement
10:03le pendant en miroir
10:05de ce discours antisémite,
10:07rance, d'un prétendu lobby juif
10:09qui contrôlerait je ne sais quoi.
10:11C'est finalement du même acabit,
10:13ce genre de propos.
10:14Ça, c'est la première chose qu'il dit
10:15qui est très grave.
10:16Et la deuxième chose,
10:17c'est qu'il accuse donc
10:18nos compatriotes musulmans
10:20d'origine arabe, réelle ou supposée.
10:21D'ailleurs, on ne sait pas trop
10:22ce qu'il met derrière.
10:23J'aimerais qu'il précise
10:24d'être les responsables
10:25de l'antisémitisme dans ce pays.
10:27C'est extrêmement grave.
10:28Et donc, avec ma collègue
10:29Léa Ballat-Gelmariki,
10:30qui est membre de la commission des lois
10:31à l'Assemblée nationale,
10:36de ce qui nous semble être
10:37une incitation à la haine.
10:38Une incitation à la haine
10:39de la part de Manuel Valls ?
10:40Oui.
10:41Je parlais tout à l'heure
10:42de la crédibilité de la parole publique.
10:43On est dans un moment
10:45de grandes tensions.
10:46Et ce qui se passe au Moyen-Orient,
10:48au Proche-Orient,
10:49percute la vie publique française.
10:51C'est normal.
10:52On ne peut être qu'indigné, horrifié
10:53par les attaques terroristes
10:54du 7 octobre,
10:55par les prises d'otages.
10:56On ne peut être qu'horrifié, terrifié
10:58par le génocide en cours à Gaza,
10:59par l'extermination
11:00de milliers d'enfants palestiniens,
11:02de femmes et d'hommes,
11:05de la bande de Gaza.
11:06La parole publique,
11:07elle doit être mesurée.
11:08Et quand les mots sont forts,
11:09parce qu'il faut des mots forts,
11:10on est face à des situations fortes,
11:12ils doivent être pesés.
11:13Et un ministre de la République
11:14ne peut pas tenir le discours,
11:16finalement,
11:17d'un porte-parole
11:19d'Éric Zemmour.
11:20Parce que c'est ça
11:21que fait Manuel Valls.
11:22Et je crois que c'est extrêmement grave.
11:23Benjamin Lucas,
11:24les Juifs,
11:251% de la population française,
11:2760% des agressions religieuses.
11:29Pourquoi, selon vous ?
11:32Pourquoi il faudrait des heures d'analyse ?
11:35Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
11:37les Juifs sont ciblés ?
11:38Pourquoi ?
11:39Je vous pose la question.
11:40Parce que nous ne combattons pas
11:41assez durement et assez fortement
11:43l'antisémitisme.
11:44Mais qui ne combat pas
11:45assez durement et fortement
11:47l'antisémitisme ?
11:48Mais c'est l'affaire de toute la société,
11:49M. Bourdin.
11:50C'est l'affaire de l'impunité
11:52qui est ressentie par certains,
11:55qui doit être combattue.
11:57Est-ce que l'antisionisme,
11:58je pose une question corollaire,
12:00est-ce que l'antisionisme
12:02ne cache pas un antisémitisme profond ?
12:06Franchement,
12:07je crois qu'il faut faire attention.
12:08Si votre question c'est
12:09est-ce que la critique du gouvernement
12:11d'extrême droite israélien,
12:12M. Netanyahou,
12:13de la colonisation en Cisjordanie,
12:15de l'extermination des Palestiniens,
12:17est-ce que ça c'est de l'antisémitisme ?
12:18Je dis non.
12:19Je dis non et je crois,
12:20je vous le disais,
12:21que la parole publique,
12:22elle doit retrouver de la clarté.
12:23Moi je pense que,
12:24responsable public,
12:25on doit pouvoir dire très clairement
12:26les choses sur ce qui s'est passé
12:27en Israël et en Palestine.
12:28Et donc je vais vous les dire.
12:29Le 7 octobre,
12:30c'est du terrorisme.
12:31C'est barbare.
12:32Prendre des otages,
12:34c'est inacceptable
12:35et il faut tout faire
12:36pour la libération des otages.
12:37Massacrer les Palestiniens.
12:39Commettre un génocide à Gaza.
12:41Détruire la bande de Gaza.
12:43Parce qu'on a des destructions aujourd'hui
12:44qui sont supérieures
12:45à ce qui a été détruit
12:46pendant la seconde guerre mondiale
12:47dans certaines parties de l'Europe.
12:49Ça c'est tout aussi inacceptable,
12:51tout aussi révoltant,
12:52tout aussi répugnant.
12:53On doit pouvoir poser ces choses-là
12:55et quand on est humaniste,
12:57quand on est attaché au droit,
12:59quand on est attaché à la justice,
13:01à la dignité humaine,
13:02on ne hiérarchise pas les souffrances.
13:03Est-ce que tous les partis politiques,
13:04est-ce que tous les mouvements politiques
13:06font ou disent ce que vous venez de dire ?
13:09Franchement Benjamin Lucas.
13:11De toute évidence non.
13:12Je constate que nous sommes capables
13:14unanimement, unanimement,
13:16de nous lever et d'observer
13:18une minute de silence
13:19pour les victimes du 7 octobre
13:20et il fallait le faire.
13:21Nous sommes incapables,
13:22aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
13:24d'avoir une unanimité
13:25pour dénoncer les crimes de M. Netanyahou,
13:27les massacres de M. Netanyahou,
13:29le génocide de M. Netanyahou en Palestine.
13:31Nous sommes incapables d'être unanimes
13:33pour dénoncer la colonisation
13:34qui est contraire au droit international.
13:36C'est-à-dire, nous sommes incapables
13:37aujourd'hui d'avoir les positions
13:38qui étaient celles d'un Jacques Chirac
13:40ou d'un Dominique de Villepin,
13:41dont vous conviendrez comme moi
13:42que ce ne sont pas des militants d'extrême-gauche
13:44il y a encore quelques années
13:45ou quelques dizaines d'années.
13:46Ça c'est un problème et ça c'est grave.
13:48Où progresse l'antisémitisme en France ?
13:51Partout.
13:52Et notamment dans les banlieues, pourquoi ?
13:54Partout, je ne vois pas pourquoi.
13:55Je suis élu de quartier populaire,
13:57je suis élu de banlieue parisienne.
13:59Je n'ai pas entendu plus de propos antisémites
14:01dans mes permanences au Val-Fouré
14:03que j'en ai entendu dans ma vie de lycéen
14:04dans les beaux quartiers amiénois, voyez-vous.
14:06Donc je ne comprends pas cette réflexion-là
14:08qu'il y a aujourd'hui dans la société.
14:10Je vais vous dire d'où vient la menace.
14:11Je vous pose la question.
14:12Je vais vous dire d'où vient la menace.
14:13Je n'ai, moi, jamais été confronté
14:15comme élu de quartier populaire
14:16et j'y passe beaucoup de temps.
14:17J'ai d'ailleurs fait d'excellents résultats
14:18aux élections législatives.
14:21J'ai jamais été témoin d'un propos antisémite
14:24ou j'ai jamais été confronté de visu à un antisémite.
14:27Je vous parle de mon expérience.
14:29En revanche, hier à l'Assemblée nationale,
14:31s'exprimait un député.
14:32Je vais vous dire d'où vient la menace.
14:33S'exprimait un député.
14:35Par curiosité, je vais regarder...
14:36Quel député ? Et quel parti ?
14:37Un député du Rassemblement national.
14:38Et par curiosité, je vais regarder qui il est.
14:40Je regarde son nom pour savoir où il est élu.
14:42Et je vois que ce monsieur,
14:44dans la rubrique polémique sur Wikipédia,
14:46il a posé avec un t-shirt d'un groupe de rock
14:48qui, tenez-vous bien,
14:49chante des chants des jeunesses hitlériennes.
14:51Elle est là, la menace.
14:52Elle est derrière ses costumes-cravates.
14:54Elle est derrière cette extrême droite bien policée
14:56qui, aujourd'hui, est une menace
14:58pour quiconque croit aux valeurs de la République,
15:00liberté, égalité, fraternité,
15:01et quiconque veut combattre le racisme et l'antisémitisme.
15:04Donc, ça veut dire deux choses.
15:06Lorsque, par exemple, le Rassemblement national
15:08nous dit que nous sommes le bouclier
15:10contre l'antisémitisme,
15:12vous ne le croyez pas un instant.
15:13Mais c'est abject, pardon.
15:14Vous dites que c'est abject.
15:15Il y a quelques semaines,
15:16ils ont rendu hommage à Jean-Marie Le Pen
15:18qui a été condamnée pour antisémitisme.
15:20Madame Le Pen, elle a adhéré.
15:22Je ne parle même pas de la période récente.
15:25Elle a adhéré.
15:26C'est-à-dire, quand elle a fait le choix
15:27de rejoindre un parti politique,
15:28elle a rejoint celui de son père,
15:29dont vous conviendrez avec moi,
15:30qu'elle pouvait difficilement ignorer
15:31ses positions sur la question.
15:32Mais alors, est-ce que vous suivez ce que dit
15:34le neuropsychiatre Boris Cyrulnik ?
15:37Mélenchon, à mes yeux, c'est l'extrême droite.
15:39Non, je ne suis pas d'accord avec cela.
15:41Je crois qu'il faut faire attention
15:43à ne pas tout mélanger, à ne pas tout confondre.
15:45Et je crois qu'il faut surtout faire attention
15:47à ce qu'est la République.
15:48Jean-Luc Mélenchon, il est l'héritier
15:50d'une tradition philosophique, politique, historique,
15:52et celle de la gauche républicaine dans ce pays.
15:54Et c'est un républicain.
15:55Et nous combattons ensemble l'extrême droite.
15:57Il accueille à bras ouverts
15:59un homme qui a tenté d'assassiner,
16:01il y a 20 ans, l'ancien grand rabbin d'Israël.
16:04C'était le 22 mars, samedi dernier.
16:07Dans la manifestation contre les racismes.
16:11Je ne sais pas de quoi vous parlez.
16:13Je me renseignerai.
16:14Ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui,
16:16à force d'attaquer la gauche,
16:19et même quand elle fait,
16:21parfois elle fait des erreurs et des fautes,
16:23il y a un visuel qui n'aurait jamais dû être publié.
16:25Il aurait fallu s'excuser.
16:26Mais on en vient à légitimer,
16:28à banaliser ce qu'est la menace aujourd'hui
16:30pour notre République,
16:31qui est la menace pour toutes celles et tous ceux
16:33qui croient en la liberté de conscience et de religion,
16:35pour toutes celles et tous ceux
16:36qui sont attachés à la laïcité, à la française,
16:38c'est-à-dire cette liberté forte, précieuse,
16:42cette garantie que l'État protège l'ensemble
16:44de ses citoyens, quelle que soit leur croyance
16:45ou leur absence de croyance,
16:46cette menace-là, elle est à l'extrême droite.
16:48Est-ce que aux élections municipales,
16:50aux futures élections,
16:51vous êtes favorable à un accord électoral
16:53avec LFI ?
16:54Moi, je suis unitaire, je suis pour l'union
16:56de toute la gauche et des écologistes.
16:57Donc vous êtes favorable à cet accord ?
16:58Je le suis, comme je crois...
17:00Vous savez, il y a eu des périodes
17:01où la gauche, il y avait des rassemblements
17:03entre socialistes et communistes et radicaux,
17:05à des époques où les différences et les divergences
17:07entre ces formations politiques étaient bien plus fortes.
17:09Regardez ce qu'étaient les divergences
17:10au moment du Front Populaire,
17:11regardez ce qu'étaient les divergences
17:12au moment du Programme Commun.
17:13Les divergences sont fortes, je lis
17:14Laurence Rossignol, qui est socialiste.
17:16Il ne faut pas de nouvel accord politique
17:17avec LFI dans les élections à venir.
17:19Il ne faut pas d'accord avec un parti
17:21qui laisse prospérer l'antisémitisme,
17:23l'instrumentalisme et ne le combat pas.
17:25L'instrumentalise et ne le combat pas.
17:27Je ne suis pas d'accord avec Laurence Rossignol,
17:29mais vous savez, moi, j'essaye de me concentrer
17:30sur le dialogue avec les Français,
17:32sur ce que nous avons à proposer ensemble.
17:34Laurence Rossignol, elle est sénatrice,
17:36je ne remets pas en cause sa légitimité,
17:38elle n'a peut-être pas participé, comme moi,
17:40à l'élection législative de 2024,
17:42où nous avons vu une attente forte
17:44de nos concitoyens, qui nous ont dit
17:45« unissez-vous pour nous permettre
17:47de tourner la page du macronisme
17:48et d'éviter le lépénisme ».
17:50C'est ça, aujourd'hui, notre urgence.
17:51C'est ça, aujourd'hui, sur quoi
17:52nous devons travailler.
17:53Est-ce que je suis d'accord
17:54avec tout ce que fait et dit
17:55la France Insoumise ? Non.
17:56Est-ce que je suis d'accord
17:57avec tout ce que dit et fait
17:58Laurence Rossignol ? Non plus.
17:59Pourtant, je crois que nous devons
18:00tous être unis.
18:01Laurence Rossignol, elle a défendu
18:02la déchéance de nationalité.
18:03C'est une mesure d'inspiration
18:04d'extrême droite.
18:05Je l'ai combattue.
18:06Pourtant, je pense que c'est
18:07une femme de gauche et je pense
18:08que nous devons, aujourd'hui,
18:09travailler à un projet commun,
18:10à ce qui peut nous être commun,
18:12en revenant, évidemment,
18:13à l'essentiel de ce qui fait
18:14notre engagement et de ce qu'il
18:15fonde aujourd'hui la République.
18:17Mme Rossignol, elle a manifesté
18:19contre l'antisémitisme, à côté,
18:21en tout cas dans le même cortège,
18:22que Mme Le Pen et M. Zemmour.
18:24Est-ce que je fais à Mme Rossignol...
18:26M. Mélenchon n'était pas là.
18:28Est-ce que je fais à Mme Rossignol
18:29le reproche d'être complice
18:30de l'extrême droite ?
18:31Ce serait ridicule.
18:32Donc, remettons aussi un peu
18:33de ce qui est reproché
18:34à la France insoumise.
18:35Je nous invite tous à le faire.
18:36Remettons un peu de nuance,
18:37un peu de responsabilité
18:38dans nos propos.
18:39Benjamin Lucas, je voudrais
18:40terminer sur les ZFE.
18:42Est-ce qu'il faut abroger la loi
18:44ou la suspendre ?
18:46Je pense qu'il faut l'améliorer,
18:48l'amplifier.
18:49Je réfléchissais beaucoup
18:50à cette question parce que
18:51vous m'avez dit hier
18:52que nous allions en parler.
18:53Bien sûr.
18:54135 euros l'amende.
18:56Je vais vous faire un résumé
18:57très personnel.
18:58Moi, je suis tiraillé
18:59entre deux injonctions contradictoires.
19:00Des fois, être responsable politique,
19:01ça doit aussi être capable de dire
19:02que j'ai des doutes sur des choses.
19:03Je suis écologiste,
19:04mais au-delà
19:05des questions théoriques,
19:06je suis le papa
19:07d'un petit garçon de 4 mois.
19:08Je suis angoissé
19:09par l'air qu'il respire
19:10parce que je sais que
19:11la pollution atmosphérique
19:12aujourd'hui, c'est une cause
19:13de mortalité considérable.
19:14C'est la cause de cancer,
19:15c'est la cause de troubles
19:16cardiovasculaires.
19:17Je veux que mon enfant
19:18respire un air sain.
19:19Et en même temps,
19:21je suis élu de banlieue parisienne.
19:22Je représente des salariés
19:23qui ont besoin de venir
19:24à Paris en voiture.
19:25Et qui n'ont pas les moyens.
19:26Et je suis un père de famille
19:27qui a besoin de prendre sa voiture
19:28pour aller déposer son enfant
19:29à l'accroche.
19:30Et donc, conscient de ces deux
19:31injonctions contradictoires-là,
19:32je crois qu'il faut trouver
19:33un chemin
19:34dans lequel on construit
19:35une réponse pour tous.
19:36Et dans lequel on construit
19:37une réponse qui préserve
19:38nos poumons
19:39et notre porte-monnaie.
19:40Suspendre cette mesure,
19:41l'améliorer.
19:42Vous savez pourquoi
19:43je vous parle de suspension
19:44de la mesure ?
19:45Pourquoi ?
19:46Parce que les émissions
19:47de dioxyde d'azote
19:48sont augmentées de 60%
19:49en 20 ans.
19:50Et les particules fines
19:51de 53%
19:52sans ADFE.
19:53Mais on doit accélérer,
19:54M. Bourdin.
19:55Les prévisions qui nous sont faites
19:56nous parlent d'une France
19:57à plus 4 degrés.
19:58Dans laquelle il n'y aura
19:59plus de vaches laitières.
20:00Bon, moi ça me préoccupe
20:01un peu quand même.
20:02Aujourd'hui,
20:03nos villes,
20:04il y a plus de mortalité.
20:05L'une des grandes causes
20:06de mortalité aujourd'hui,
20:07c'est la pollution atmosphérique.
20:08Donc on peut considérer
20:09que tout va bien
20:10et que tout va mieux.
20:11Heureusement que les choses
20:12vont mieux quand même.
20:13Heureusement que depuis 20 ou 30 ans
20:14il y a eu une crise de consentement.
20:18Vous êtes d'accord ?
20:19Oui.
20:20Donc je pense qu'il faut revoir les critères.
20:21Aujourd'hui, on ne regarde pas
20:22au poids des véhicules.
20:23Pour moi,
20:24ce n'est pas la même chose
20:25quelqu'un qui prend
20:26sa voiture d'occasion
20:27qui n'a pas les moyens d'en changer.
20:28Il faut accompagner d'ailleurs.
20:29Parce qu'une voiture, c'est cher.
20:305 à 6 000 euros.
20:31Il y a des gens qui ont deux voitures
20:32qui, s'ils avaient des alternatives
20:33réelles et efficaces,
20:34passeraient bien à une voiture,
20:35ils feraient des économies.
20:36Mais encore faut-il mettre
20:37l'offre de transport
20:38qui le permet.
20:39Encore faut-il penser
20:40les connexions.
20:41Et ce gouvernement,
20:42il réduit les investissements
20:43dont on a besoin aujourd'hui.
20:44C'est effectivement
20:45une grande hypocrisie
20:46de dire ZFE d'un côté
20:47et de ne pas investir
20:48pour les mobilités durables
20:49de l'autre.
20:50Donc c'est ça.
20:51Je vous le dis,
20:52on change les critères notamment.
20:53Donc on investit massivement.
20:54On change les critères par exemple
20:55parce que, je vous le dis,
20:56ce n'est pas la même chose
20:57quelqu'un,
20:58pardon, j'en ai vu un hier
20:59en face de l'Assemblée nationale,
21:00tout seul,
21:01dans son énorme Porsche,
21:02pardon pour la marque,
21:03qui pollue tout seul
21:04pour son bon plaisir
21:05et celui qui se lève le matin
21:06pour aller travailler
21:07ou déposer ses enfants à l'école.
21:09Elle pourra toujours
21:10entrer dans Paris.
21:11Pardon de vous le dire.
21:12Elle n'aura pas de critères 3
21:13ou 4 ou 5.
21:14Justement, c'est pour ça
21:15que je vous dis qu'il faut
21:16revoir aujourd'hui,
21:17notamment au poids,
21:18les critères.
21:19Ce n'est pas normal
21:20qu'on ait aujourd'hui
21:21des voitures qui ressemblent
21:22à des tanks.
21:23Il y a une proposition de loi
21:24déposée par 35 députés
21:25de la droite et du centre.
21:26Est-ce que vous pourriez voter
21:27qui demande la suspension
21:28de cette mesure ?
21:29Non, parce qu'eux proposent
21:30qu'on mette la tête dans le sable.
21:31Eux se disent,
21:32il y a un sujet.
21:33Effectivement, la question
21:34de l'acceptabilité sociale,
21:39est-ce que c'est une mesure
21:40anti-pauvre ?
21:41Telle qu'elle est pensée
21:42aujourd'hui, moi, je vous le dis,
21:43elle me pose problème
21:44effectivement parce que je crois,
21:45et je vous le dis comme élu
21:46de Mante-la-Jolie,
21:47comme élu de banlieue parisienne,
21:48parce que je vois qu'aujourd'hui,
21:49effectivement,
21:50elle met pour des gens
21:51des barrières.
21:52Parce que je vois que
21:53les grands-parents
21:54de mon petit Bouchou,
21:55s'ils veulent venir
21:56le récupérer à l'Assemblée nationale
21:57parce que j'ai besoin
21:58d'aller en Réunion,
21:59eux qui habitent en banlieue,
22:00effectivement, ils sont pénalisés.
22:01Donc, c'est un vrai sujet.
22:02Supprimer cette idée
22:03qu'on doit protéger
22:04nos villes,
22:05nos poumons,
22:06notre respiration
22:07et la bonne,
22:08je ne crois pas.
22:09Là aussi, la parole publique,
22:10elle gagnerait à de la nuance,
22:11à de l'intelligence
22:12et à ce qu'on affronte
22:13des problèmes complexes
22:14avec des principes,
22:15des valeurs et des objectifs
22:16et pas avec des slogans.
22:17À quelques mois des municipales,
22:18franchement,
22:19c'est assez grossier comme ficelle.
22:20Bien, merci Benjamin Lucas
22:21d'être venu nous voir ce matin
22:22sur l'antenne de Sud Radio.
22:23Patrick Roger est là
22:24après les infos de 9h.