Avec Patrice Huiban, président du Nouvel essor français, ancien officier de l’armée de Terre, enseignant de l’économie de la défense à Sciences Po et auteur de "Vers un nouvel essor français" publié chez VA Éditions ; Étienne Campion, journaliste chez Marianne et auteur de "Le président toxique" publié aux éditions Robert Laffont.
Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h30 à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-03-18##
Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h30 à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-03-18##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:30Les voyages dans le temps, c'est vrai, ça fait beaucoup trop souffrir, mais nous allons voyager
00:00:42dans le temps tout bientôt. Cinq ans, cinq ans que nous avons été confinés. Pas pendant cinq ans,
00:00:50bien sûr, pendant quelques mois, mais nous allons raconter tout ce qui s'est passé,
00:00:55en tout cas l'essentiel de cette gestion du Covid entre le 16 mars, le 17 mars 2020 et aujourd'hui,
00:01:11et aujourd'hui, cinq ans plus tard. Nous allons parler de tout cela avec des extraits, vous allez
00:01:16voir des extraits qui vont vous rappeler beaucoup de choses. Et puis nous allons aussi parler de
00:01:20l'autre guerre, cette guerre que, semble-t-il, qui se préparerait, on espère tous que non,
00:01:26avec Patrice Huibant, on en est effectivement de cette préparation militaire de la France,
00:01:32alors qu'on nous annonce la distribution générale d'un manuel de survie, oui,
00:01:37pour tous les Français, en cas de malheur ou en cas de guerre. Et puis, évidemment,
00:01:43les perles, les perles, alors vous allez voir Raphaël Luxman, Anne Hidalgo, les astronautes
00:01:49américains, enfin retrouvés et qui vont revenir sur la terre ferme. Et en seconde partie d'émission,
00:01:55Emmanuel Macron. Il y a eu énormément de livres, déjà sur notre président de la République,
00:02:01actuels, mais un livre, en tout cas, vient de paraître, qui tranche et qui raconte beaucoup
00:02:07de choses. Le président toxique, Étienne Campion, on le reçoit de 13h à 14h. Restez avec nous,
00:02:15attention, vous allez voir, l'histoire commence.
00:02:36Même avec ma femme et mes enfants, je porte le masque, on n'est jamais au prudent,
00:02:42nous sommes le 17 mars 2020 et tout, tout commence. Mais auparavant, on va vous raconter
00:02:52toute l'histoire. Méfiez-vous, méfiez-vous, protégez-vous, des virus ennemis vous écoutent.
00:02:59Et comment ça a commencé, toute cette histoire ? Comment ça a commencé ?
00:03:06Sud Radio. Eh bien, il s'est passé beaucoup de choses, vous savez, depuis un certain 16 mars
00:03:192020. Voilà, c'était comme ça, on était là, derrière nous sommes tous confinés,
00:03:24Maud est confinée, notre réalisateur Julien est confiné, Manu Galasso, séparé de sa
00:03:30l'amoureuse, est confiné. On est tous confinés ? Oui, vous vous rappelez ? Cinq ans, pratiquement,
00:03:36jour pour jour. Mais auparavant, il s'est passé beaucoup de choses qu'on va vous raconter.
00:03:42Nous sommes en guerre. Eh oui, nous sommes en guerre, le 16 mars 2020 à 20h. Le président
00:03:50de la République, attention, mobilisation générale, nous sommes en guerre, une guerre contre un virus
00:03:56avec poumon d'ordre, restez chez vous pour sauver des vies. Alors, on vous raconte très rapidement,
00:04:01rappelez-vous d'abord, il y avait eu effectivement des notes en 2018-2019, on savait qu'il y avait
00:04:07des problèmes, que la ville de Wuhan en novembre 2019 fait état d'un cas de maladie, ville de Wuhan
00:04:14dans le centre de la Chine, le premier cas de Covid-19 confirmé. Ensuite, le 26 février 2020,
00:04:21un premier Français meurt du coronavirus, voilà, une nouvelle étape de l'épidémie est franchie,
00:04:27conseil scientifique, etc. Le 15 mars, le 15 mars, on a attendu les élections quand même,
00:04:35le 15 mars, les électeurs se déplacent pour voter aux élections municipales. Le lendemain,
00:04:40nous sommes en guerre, et puis l'OMS, pandémie mondiale, premier confinement donc, annoncé la
00:04:48veille par Emmanuel Macron, ça dura presque deux mois, et puis il y a eu, voilà, deux mois et demi,
00:04:55ça a duré, le port du masque se généralise, tout ce qui est essentiel et non-essentiel,
00:05:00rappelez-vous ce qui est essentiel, il fallait peut-être l'acheter, évidemment, il fallait
00:05:05manger, et tout ce qui est non-essentiel, etc. Et, et, et, et, 9 novembre 2020, le géant pharmaceutique
00:05:11américain Pfizer, associé au laboratoire allemand BioNTech, voilà, dit, on a le vaccin, ça y est,
00:05:18il est positif. Une semaine plus tard, la biotech américaine Moderna lui emboîte le pas. La campagne
00:05:25de vaccination débute en France le 27 décembre 2020, et bat son plein en 2021. Et alors, vous vous
00:05:34rappelez ce qui a été dit ? Eh bien, écoutez, on va en parler. Vous allez écouter cela, c'est tout à fait,
00:05:40tout à fait significatif, encore une fois, on en parlera plus tard, bien sûr, on commentera, mais
00:05:46écoutez déjà certaines déclarations que vous avez entendues à la radio, à la télévision, partout,
00:05:54et ça a commencé avec Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, c'était évidemment en janvier 2020.
00:06:02Le risque d'importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul,
00:06:07puisque la ville, vous le savez, est isolée. Les risques de cas secondaires autour d'un cas
00:06:13importé sont très faibles, et les risques de propagation du virus dans la population sont très faibles.
00:06:20Pour freiner Omicron, la consommation dans les bars et cafés ne pourra plus se faire seulement
00:06:24debout, mais seulement de manière assise. Toutes les personnes qui circuleront devront être en mesure
00:06:31de justifier leur déplacement, cela concerne évidemment aussi les piétons.
00:06:35Ils ont le droit de se baigner, bien sûr, mais bon, tout de suite après, on ne s'allonge pas,
00:06:39on ne reste pas statique, et puis tout se passera bien.
00:06:43Pour y parvenir, chaque personne, pour chaque déplacement, devra se munir d'un document
00:06:49attestant sur l'honneur le motif de son déplacement.
00:06:52Attestation de déplacement dérogatoire, certifie que mon déplacement est lié au motif suivant.
00:07:00Cocher la case, autorisé par l'article 3 du décret du 23 mars 2020, prescrivant les
00:07:06menures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid dans le cadre
00:07:10de l'état d'urgence sanitaire.
00:07:12Attention, on va cocher les cases.
00:07:14Déplacement entre le domicile et le déexercice de l'activité professionnelle, lorsqu'ils
00:07:18sont indispensables à l'exercice d'activités ne pouvant être organisées sous forme de
00:07:23télétravail.
00:07:24Déplacement pour effectuer les achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle
00:07:29et les achats de premières nécessités.
00:07:30Alors, la liste est donnée.
00:07:32Consultation énorme pour les soins ne pouvant être assurés à distance ne pouvant être
00:07:36différés.
00:07:37Consultation et soins des patients, déplacement pour motif familial impérieux, déplacement
00:07:44bref.
00:07:45Attention, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour
00:07:52du domicile, lié soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion
00:07:57de toutes pratiques sportives collectives et de toute proximité avec d'autres personnes.
00:08:03C'est pour ça que vous voyez, nous avons une distance extrêmement forte entre Maud,
00:08:07entre Julien et voilà.
00:08:09Nous gardons les gestes barrières, bien sûr.
00:08:13Voilà, c'était ça l'attestation, mais on continue.
00:08:16Il venait juste de récupérer sa conjointe sur son lieu de travail.
00:08:20Ça ne fait pas partie des autorisations.
00:08:22En plus, il n'avait pas les autorisations avec lui.
00:08:24Donc, c'est une contravention de 135 euros.
00:08:26Cette attestation sera obligatoire.
00:08:29Messieurs, dames, veuillez regagner votre domicile.
00:08:33Contrôle fréquent.
00:08:35Cette femme devra, elle, payer 135 euros pour avoir fait durer sa séance de yoga un peu
00:08:40trop longtemps.
00:08:41La police m'a vu assise, m'a dit que je stagnais et que c'était 135 euros d'amende,
00:08:47que ma feuille était mal remplie.
00:08:50Il faut continuer d'appliquer ces gestes barrières.
00:08:52Là-dessus, on voit des faiblesses.
00:08:53J'ai demandé à ce qu'on passe une étape au gouvernement et je souhaite que dans les
00:08:56prochaines semaines, on rende obligatoire le masque dans tous les lieux publics clos.
00:09:01Les masques qui empêchent, qui te protègent de la maladie, c'est ce que portent les médecins.
00:09:07Ce sont des masques type FFP2 ou FFP3, dit masque canard.
00:09:11Ça, c'est des masques véritablement de protection.
00:09:13Les petits masques qu'on voit, ça ne sert à rien.
00:09:14Ça ne sert à rien.
00:09:15C'est une légende urbaine, ça.
00:09:16Il faut que les gens le comprennent bien.
00:09:17Des masques chirurgicaux qui, je le rappelle, ne vous protègent pas, c'est écrit sur la
00:09:22boîte, c'est écrit par le fabricant sur la norme, ne protègent pas celui qui le porte
00:09:27d'un risque de contamination virale.
00:09:29On ne doit pas acheter de masques et d'ailleurs, on ne peut pas en acheter puisque nous avons
00:09:33donné des instructions aux officines de pharmacie pour qu'elles ne distribuent des masques que
00:09:37sur prescription médicale ou coprofessionnels de santé.
00:09:40Il n'y a pas de risque de pénurie.
00:09:41Cette situation est absolument atterrante.
00:09:44J'avoue que je ne comprends pas comment on a pu en arriver là, un pays comme le nôtre.
00:09:49Nous sommes dans le pays où il y a les plus grands services hospitaliers.
00:09:53Nous faisons des choses extraordinaires à Pompidou, il y a le coeur artificiel et nous
00:09:56n'avons pas de masques.
00:09:57Je disais il y a deux jours que c'était une économie de santé de pays sous-développés,
00:10:01mais je pense que je n'ai pas tort.
00:10:03C'est qu'il n'y a pas d'autre issue dans cette situation épidémique que la vaccination
00:10:09obligatoire et on présente ça comme si c'était quelque chose d'attentatoire aux libertés.
00:10:16Chacun des bébés qui naît en France reçoit 11 vaccinations.
00:10:21D'ailleurs l'injection des 11 avait fait débat au moment où Agnès Buzyn l'avait imposée.
00:10:25Et puis vous voyez bien qu'il n'y a aucun effet négatif ou secondaire.
00:10:29Un pass, pas de masque.
00:10:30Aucun effet négatif.
00:10:31Nous n'imposerons plus le port de masque dans tous les lieux fermés soumis au pass,
00:10:35comme les bars, les restaurants, les théâtres, les cinémas, les musées.
00:10:38C'est une contrainte en moins, c'est une liberté en plus et c'est un moment attendu,
00:10:43je le sais, par les Français.
00:10:44C'est une bonne solution, c'est de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal.
00:10:49C'est-à-dire si vous n'avez pas un schéma de vaccination complet, on vous retire de
00:10:52certaines activités sociales.
00:10:53Aujourd'hui vous pouvez aller au cinéma, au restaurant avec un simple test montrant
00:10:57que vous n'avez pas la maladie.
00:10:58Si on supprime ça, on va pousser encore un peu plus de gens vers la vaccination.
00:11:03On peut aussi créer une obligation juridique, c'est-à-dire faire une loi disant la vaccination
00:11:06est obligatoire.
00:11:07On sait que les récalcitrants seront assez insensibles à cela.
00:11:09On peut enfin affiner ce fameux aller vert en demandant à ceux qui ont les noms des
00:11:14non-vaccinés, les organismes, les administrations qui savent qui devrait être vacciné et qui
00:11:18ne l'est pas, de donner ces fichiers à des brigades, à des agents, à des équipes
00:11:22qui vont les frapper à la porte et dire mais vous n'êtes toujours pas vacciné, c'est
00:11:25un problème pour vous et pour les autres.
00:11:26Je vous dirais, regardez l'Allemagne, regardez l'Italie, ils connaissent un rebond épidémique
00:11:31alors qu'ils ont maintenu le pass sanitaire et parfois le pass vaccinal, qu'ils ont maintenu
00:11:34le port de masque dans les lieux fermés.
00:11:36En Italie c'est même le FFP2 qui est obligatoire dans les commerces, ils ont le même rebond
00:11:39que nous.
00:11:40Je veux rendre la confiance, je veux expliquer aux gens qu'un vaccin obligatoire c'est parce
00:11:45que c'est sûr, qu'il n'y a pas d'effet secondaire, que ça protège l'enfant mais aussi la collectivité.
00:11:50Je veux rendre la confiance sans sanctions, mais par contre je veux que les français
00:11:56ressentent que la politique de santé publique est une politique ferme et assumée par les
00:12:00pouvoirs publics.
00:12:01Il y a quand même une responsabilité du gouvernement, les incohérences, les contradictions, sur
00:12:04les masques c'était pas utile, sur les tests c'était pas utile et maintenant on fait un
00:12:08dépistage massif et on est totalement en échec sur le traçage et l'isolement.
00:12:13Si vous êtes cas contact ou si vous êtes positif, on vous appelle et on vous dit donc
00:12:17vous vous isolez.
00:12:18D'accord vous pouvez sortir.
00:12:19Réintégrer des soignants qui reflètent l'idée même d'une médecine fondée sur la science
00:12:25en préférant les croyances viendrait remettre en cause la légitimité de l'obligation vaccinale
00:12:32et à diffuser le complotisme dans les hôpitaux.
00:12:35Ceux qui depuis des mois tentent de discréditer le vaccin, d'effrayer les français et de
00:12:40répandre leur bobard sur des réseaux antisociaux devenus le fort chabrol des agités du bocal
00:12:47et dans des cortèges de pigeons menés par des ânes, c'est politiciens des deux extrêmes
00:12:52dont les serments vaccino-sceptiques ne sont que le moyen d'atteindre l'objectif qui les
00:12:56obsède, foutre en l'air le système.
00:12:59La vaccination ça marche, on a constaté que les personnes qui ont deux doses jusqu'alors
00:13:04lorsqu'elles croisaient une personne qui était contaminée devaient être cas contact
00:13:09et donc s'isoler.
00:13:10Les analyses faites sur ces personnes montrent qu'en réalité elles n'ont plus de chance
00:13:15d'attraper la maladie, donc nous allons dès cet après-midi, le ministre de la santé
00:13:20enverra une instruction en ce sens, supprimer l'obligation qui s'attache au fait d'être
00:13:25cas contact.
00:13:26Parce qu'évidemment tout le monde se pose la question, et alors bon, une première dose
00:13:30de rappel, une deuxième, jusqu'où va-t-on aller ? Jusqu'où va-t-on aller, on ne le
00:13:33sait pas.
00:13:34Il est aperçu que ces vaccins protégeaient finalement assez peu ou mal contre l'infection
00:13:41et la transmission.
00:13:42Alors je sais que c'est difficile à comprendre pour le public, c'est difficile à comprendre
00:13:45pour les médecins.
00:13:46C'est parce que d'habitude un vaccin protège contre l'infection.
00:13:49C'est ce que j'allais vous dire, et puis vous étiez très optimiste il y a six mois
00:13:52en nous expliquant que les premières études disaient qu'on était protégé et qu'on
00:13:56contaminait moins.
00:13:57C'est exact, et vous avez vu que dans cette pathologie, dans cette pandémie, la médecine
00:14:04doit avoir une grande humilité parce qu'on fait un pas en avant, deux pas en arrière,
00:14:10mais c'est aussi une adaptation au problème qui se pose.
00:14:13Et voilà, la dernière intervention était celle du professeur Delfraissy, vous savez
00:14:20le président du conseil scientifique qui a été instauré par Emmanuel Macron en 2020.
00:14:27Président du conseil scientifique, et qu'est-ce qu'il dit en fin de parcours ? Et il dit
00:14:32écoutez, oui la médecine doit être humble, effectivement le vaccin protège assez peu,
00:14:38assez mal.
00:14:39Il n'empêche ni l'infection, ni la transmission, il y a des effets secondaires.
00:14:47Et vous voyez, pendant qu'on nous disait quiconque met en doute tel ou tel aspect de
00:14:55la vaccination n'est que vraiment un complotiste sulfureux à mettre à la droite des autocrates
00:15:04et les plus perfides.
00:15:05En fait, il reste à écrire, il a déjà été écrit, l'histoire commence à être écrite,
00:15:13de l'histoire de cette gestion du Covid-19, non seulement en France, mais dans le monde.
00:15:19Il y a eu des bouquins passionnants, nous avons reçu Pierre Chaillot, le statisticien, nous
00:15:24avons reçu Jean-Dominique Michel, nous avons reçu Didier Aoult, nous avons reçu Christian
00:15:30Perronne et aussi des partisans effectivement du vaccin, tous vaccinés, tous protégés.
00:15:35Alors, écoutez l'histoire, l'histoire dira ce qu'il en est vraiment, mais que l'on n'ait
00:15:44pu qualifier de complotiste sulfureux des gens qui avaient question à tout et qui mettaient
00:15:52en doute.
00:15:53Que l'on ait, il faut le dire, supprimé toute indemnité mise en disponibilité sans
00:15:59un sou des centaines, des milliers de soignants parce qu'ils refusaient de se faire vacciner,
00:16:07alors que les députés n'étaient pas vaccinés, n'avaient pas l'obligation de se faire vacciner,
00:16:12par exemple.
00:16:13Que l'on avait dit qu'on voulait emmerder, et non seulement on avait envie d'emmerder
00:16:18les non-vaccinés et ceux-là au sommet même, que l'on ne pose pas des questions alors
00:16:24qu'un peu partout, aux Etats-Unis et ailleurs, surgissent des procès qui ne font que commencer
00:16:30contre les laboratoires, un certain nombre de laboratoires pharmaceutiques.
00:16:34Et enfin, et enfin il faut le dire, qu'alors où je vous parle, nous n'avons pas, toujours
00:16:41pas, nous, les 400 millions d'Européens, la teneur intégrale des contacts et des contrats
00:16:49signés entre la Commission Européenne de Madame Ursula von der Leyen et le PDG de
00:16:56Pfizer, M.
00:16:57Albert Bourla.
00:16:58Alors où je vous parle, nous sommes en mars 2025, nous n'avons encore, alors que c'est
00:17:03la moindre des choses, ni nous dit d'ailleurs les députés européens dont les deux tiers
00:17:09ont voté contre la transparence des contrats.
00:17:11Alors vous voyez, cette histoire, elle n'est pas du tout finie.
00:17:15On voulait simplement vous rappeler un certain nombre de choses, on voulait vous faire réentendre
00:17:20un certain nombre de faits et un certain nombre de déclarations.
00:17:25Et dans cette auberge espagnole des fantasmes, il faudra vraiment que le bon Dieu retrouve
00:17:31ses petits.
00:17:32A tout de suite.
00:17:40Ici Sud Radio, les Français parlent au français, les carottes sont cuites, les carottes sont
00:17:51cuites.
00:17:52Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:17:54On nous signale, là, l'information est parue hier, que tous les Français, la totalité
00:18:03de la population française se verra distribuer un manuel, un manuel de survie.
00:18:08En fonction de ce qui risque de se passer dans les prochains mois.
00:18:12Qu'est-ce qui risque de se passer dans les prochains mois ? Eh bien, certains parlent
00:18:16de guerre, en fonction de ce qui se passe entre la Russie, l'Amérique, l'Ukraine.
00:18:23Puisque le 6 mars, il y a quelques jours, la présidente de la Commission européenne,
00:18:28Ursula von der Leyen, dont nous parlions à propos des contrats et des SMS avec Pfizer,
00:18:33a présenté le plan Rearm Europe.
00:18:36Rearmer l'Europe, ce plan pourrait être doté de 800 milliards d'euros.
00:18:41Et ça vise à augmenter les dépenses de défense de l'UE, de l'Union Européenne, donc dérogation
00:18:48au pacte de stabilité et de croissance, sans risquer les procédures pour déficit
00:18:52excessif.
00:18:53Oui, évidemment, on connaît la marge, 3% du PIB, etc.
00:18:56Facilité de prêts, davantage de fonds, mobilisation de capitaux privés, et on en parle, et on
00:19:03l'a entendu plusieurs fois en parler, l'épargne, l'épargne des Français, et oui, il faut
00:19:07faire des sacrifices, il faut penser à cela, et donc, il faut que l'épargne des Français
00:19:13se tourne aussi vers la dépense.
00:19:16Alors, Patrice Huibant, bonjour.
00:19:19Alors, justement, on est ravi de vous recevoir, on vous a déjà reçu pour votre livre vers
00:19:25un nouvel essor français, qui était paru à Vecky, paru à Vea Éditions.
00:19:29Vous êtes, je rappelle, président, donc, du nouvel essor français, votre mouvement,
00:19:34vous êtes ancien officier de l'armée de terre, et vous êtes ancien nom de l'économie
00:19:37de la défense à Sciences Po.
00:19:39Alors, la question, première question, donc, on parle d'armée européenne, en tout cas,
00:19:46on parle d'efforts d'armement, où en est l'État l'élue ? Parce qu'il y a une très,
00:19:51je ne dirais pas une furieuse polémique, les gens qui disent, mais attendez, qu'est-ce
00:19:55que c'est que ces bruits de bottes ? La Russie n'est pas en train, effectivement, elle a
00:20:00envahi l'Ukraine, et il y a cette guerre en ce moment, mais elle n'a pas envahi l'Europe,
00:20:04elle n'a pas eu l'intention, et de l'autre, étant donné, disent les autres, les Américains
00:20:10qui se préparent à faire un Yalta, ou un nouveau Yalta avec la Russie, il faut que
00:20:15l'Europe apprenne à se défendre.
00:20:16Simplement, quels moyens, et avons-nous les moyens, Patrice Huibant ?
00:20:21Écoutez, ça dépend des objectifs qu'on se fixe.
00:20:25Donc, on a aujourd'hui une armée échantillonnaire, on est un petit peu, on fait face au syndrome
00:20:31du second empire, si vous voulez, une armée d'expédition, mais qui est incapable de faire
00:20:34face à un conflit qu'on appelle symétrique dans le jargon du métier, c'est-à-dire un
00:20:38conflit de masse face à un adversaire qui a les mêmes capacités que vous.
00:20:42C'est-à-dire, quand vous dites armée échantillonnaire, c'est-à-dire, soyons clairs, on n'a pas
00:20:46aujourd'hui, par exemple, s'il y a une guerre avec la Russie, est-ce qu'on a les moyens
00:20:50de tenir ou pas ? Non, parce que la force qu'on a, c'est qu'on
00:20:54a une associée d'armements qui est capable de fabriquer des systèmes d'armes performants
00:20:58dans tout le spectre, dans tous les domaines, à la fois de l'artillerie, des blindés,
00:21:03de l'aviation, une marine, etc.
00:21:05Mais on n'a pas la profondeur, on n'a pas l'épaisseur, si vous voulez.
00:21:08On a, allez, 200 avions de chasse, on a 200 blindés, 200 chars de combat.
00:21:15Pour vous donner un exemple, l'Israël, pourtant, c'est 10 millions d'habitants, même pas
00:21:20la taille des pays de la Loire, ils ont 10 fois plus de blindés que nous, vous voyez.
00:21:23Ils ont 350 avions de combat, donc on n'a pas du tout, du tout, du tout, les stocks
00:21:28et puis, je dirais, les volumes nécessaires pour faire face à une armée comme l'armée
00:21:33russe.
00:21:34Et alors, pourquoi on dit, vous voyez, on a entendu ça, alors l'idée, c'est pas d'entrer
00:21:40en guerre, bien sûr, mais de dire, par exemple, nous allons interposer ce que dit l'Angleterre
00:21:44et la France, par exemple, des armées, une fois qu'il y aura un cessez-le-feu, et dit
00:21:49notre président, enfin, dit Emmanuel Macron, les Russes n'auront pas leur mot à dire.
00:21:54Ce sont des effets de manche, ce sont des déclarations, c'est quoi, à votre avis ?
00:21:58C'est extrêmement dangereux pour moi, il faut garder le calme des vieilles troupes.
00:22:01Quand vous voulez négocier avec un adversaire, vous n'allez pas abattre vos cartes, et en
00:22:06plus, vis-à-vis du grand public, et en acculant votre adversaire.
00:22:10Donc, l'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et, je
00:22:15dirais, le déploiement de troupes occidentales, ça doit faire partie des négociations.
00:22:18Vous n'acculez pas, là, ce que je reproche au président de la République, c'est d'acculer
00:22:21complètement les Russes, donc les acculer, quelque part, au conflit, et les, je dirais,
00:22:28les acculer...
00:22:29Presque les pousser au conflit.
00:22:30Exactement, exactement, donc c'est pas du tout acceptable, surtout quand on voit les difficultés
00:22:34internes au pays, et les autres menaces qui sont devant nous.
00:22:38Oui, justement, il y a suffisamment de problèmes en France, si on voulait résumer schématiquement,
00:22:45on est debout vociférant contre Poutine, mais contre un certain Théboune, président
00:22:50de l'Algérie, on l'est un peu moins.
00:22:51Exactement, donc avant de vouloir jouer dans la catégorie des super lourds, il faut déjà
00:22:55se faire respecter chez les poids-mouches, vous voyez ce que je veux dire ?
00:22:57Oui.
00:22:58Donc, et par ailleurs, concernant l'Ukraine, alors certes, la Russie a envahi un pays dans
00:23:04ses frontières internationalement reconnues, y compris par la Russie, dans les années
00:23:0790, donc là, il n'y a pas photo, entre guillemets, les Russes sont coupables, il faut les contenir,
00:23:11il faut aider l'Ukraine, mais attention, pas sans contrepartie, et ce qui m'exaspère,
00:23:15c'est que dès que vous mettez un petit peu de nuance dans ce dossier, tout de suite,
00:23:18vous êtes défaitiste, vous êtes pétainiste, vous êtes extrémiste.
00:23:21Je suis désolé, mais aider l'Ukraine, en contrepartie, lutte contre la corruption,
00:23:25c'est le pays le plus corrompu d'Europe, donc moi je veux bien donner de l'argent
00:23:27à l'Ukraine, mais si la moitié qui part dans la poche des oligarques, qui vont, entre
00:23:31guillemets, se dorer la pilule le long de la Méditerranée, non.
00:23:34Et par ailleurs, je suis choqué que l'Ukraine ne mobilise toujours pas, toujours pas, il
00:23:40a fallu attendre mai 2024 pour que l'âge, si vous voulez, plancher pour être mobilisé,
00:23:46pas forcément mobilisé, mobilisable, pour être mobilisable, passe de 27 à 25 ans.
00:23:50Et là, exactement plus de deux ans après le déclenchement du conflit, et vous avez
00:23:55la moyenne d'âge de l'armée ukrainienne qui augmente, qui est aujourd'hui à 43 ans.
00:23:59C'est pas sérieux, et après ils nous disent qu'ils n'ont pas assez de troupes.
00:24:02Non, donc oui à une aide à l'Ukraine, mais pas sans contrepartie.
00:24:05Et oui aussi aux négociations, parce que par définition la diplomatie c'est pas pour
00:24:09discuter avec ses copains, c'est pour discuter avec ses adversaires, voire ses ennemis.
00:24:14Bien sûr, et évaluer justement les forces en présence, c'est ça.
00:24:18Sachant que, je reviens sur l'adhésion de l'Ukraine potentiellement à l'Union Européenne
00:24:22et à l'OTAN, c'est un chiffon rouge pour les Russes, ils n'accepteront jamais, faut
00:24:27pas oublier que la Russie veut maîtriser son étranger proche, et l'Ukraine a fait
00:24:32partie dans l'Empire Russe et de l'Union Soviétique pendant des siècles, et je voudrais
00:24:37que nos éditeurs comprennent, c'est-à-dire que c'est comme si la France depuis 30 ans,
00:24:40contrairement aux promesses qui ont été faites par les Occidentaux vis-à-vis de la
00:24:43Russie dans les années 90, c'est comme si la France depuis 30 ans était progressivement
00:24:47entourée de pays manipulés soit par les Chinois ou les Russes, pro-Chinois et pro-Russes,
00:24:52avec installation de bases militaires.
00:24:53Je pense qu'on aurait réagi.
00:24:55Oui, bien sûr, et puis il faut se rappeler à un certain Kennedy et à un certain Khrouchev,
00:25:00quand Khrouchev a interné des fusées soviétiques à l'époque en 1962, et que Kennedy a répondu
00:25:06vous avez 48 heures pour les évacuer.
00:25:09Et ils ont négocié, et il faut voir aussi que les Américains se sont engagés à retirer
00:25:12leurs missiles en Iran.
00:25:13Tout à fait, et Berlin, ils étaient même presque à menacer Berlin, enfin à l'époque.
00:25:19Il faut toujours sortir par le haut.
00:25:20Oui, c'est ça, et alors, mais à quoi attribuez-vous, alors justement, et alors ce plan, pensez-vous
00:25:25que ce plan lancé par l'Union Européenne ou sous la von der Leyen, est-ce que ça va
00:25:30vers une armée européenne ? Est-ce que ceux qui disent oui, au-delà du conflit, mais
00:25:35en disant, écoutez, Trump est en les positions qu'il y a, en tout cas les Américains aujourd'hui,
00:25:41l'USA, est-ce qu'il faut absolument créer une armée européenne, et est-ce qu'il faut,
00:25:46comme l'a suggéré Emmanuel Macron, en tant qu'à il l'a évoqué, partager notre monopole
00:25:51nucléaire avec les pays européens, là-dessus ?
00:25:55Alors, sur d'abord les 800 milliards tels qu'ils ont été promis, alors on va voir
00:25:59si ça va se météoriser, c'est quoi l'objectif ? Si c'est pour être autonome et indépendant
00:26:04des États-Unis, si les pays européens continuent, comme aujourd'hui, à acheter massivement
00:26:08à étrangers, alors qu'on est autonome au niveau de l'industrie de défense, on est
00:26:11capable de fabriquer des matériels du même niveau que les États-Unis, aujourd'hui,
00:26:15près de 80% du matériel acheté par les pays européens sont extra-européens, et
00:26:22plus de 60% américains. Sauf que la réglementation ITAR, vous savez, l'extraterritorialisme
00:26:26du droit américain, ce qui fait que si vous achetez du matériel américain et si les
00:26:29États-Unis ne veulent pas que vous l'utilisiez, vous ne pourrez pas, il n'y aura pas de mise
00:26:33à jour des logiciels, il n'y aura pas de plaisir tâché.
00:26:35Vous voulez dire que les États-Unis peuvent empêcher l'utilisation des armes ?
00:26:39Exactement, bien sûr. Et ils sont à 60% ?
00:26:40Exactement. Donc, c'est-à-dire, si vous allez acquérir des systèmes d'armes et
00:26:44que vous voulez vous affranchir des États-Unis, de toute façon, ils auront le dernier mot.
00:26:47Donc, il faut qu'on achète européens, notamment français, mais pas que, parce qu'il y a
00:26:53d'autres fournisseurs d'armes en Europe. Si on veut vraiment s'affranchir des États-Unis,
00:26:57par ailleurs l'armée européenne, ça veut dire quoi ? Si c'est une industrie de défense,
00:27:01je dirais, autonome, indépendante des États-Unis et d'autres, très bien, ce qui est déjà
00:27:05le cas. Si c'est l'interopérabilité des forces, la capacité à travailler ensemble,
00:27:09ce qui est déjà le cas avec les normes au temps, on l'a vu en Afghanistan, il y a plus
00:27:12de 20 pays européens engagés, on l'a vu en Libye avec les Britanniques, on sait parfaitement
00:27:15travailler ensemble. Là, d'accord. Si c'est une armée fédérale, surtout pas.
00:27:20Surtout pas, déjà, ce n'est pas possible et ce serait contre-productif sur un plan
00:27:23opérationnel. Pourquoi ? Parce que la défense, c'est l'attribut principal de la souveraineté.
00:27:27Or, en démocratie, la souveraineté appartient au peuple, gouvernement du peuple, par le
00:27:31peuple pour le peuple, avec des gens qui partagent une culture, une histoire et une
00:27:34langue pour débattre. Sauf qu'il n'y a pas de peuple européen, donc de facto, ce n'est
00:27:37pas possible. Ensuite, la politique étrangère. La politique étrangère, vous savez, d'un
00:27:42pays, c'est le fruit de son histoire et de sa géographie. Les Polonais, historiquement,
00:27:46sont tournés vers l'Est. Nous, on est tournés plutôt vers le Sud, vers le Moyen-Orient
00:27:49et puis aussi, on a une puissance mondiale avec nos Outre-mer. Si on refait le scénario
00:27:53de l'Irak 2003, on fait comment ? Il y a des pays qui voulaient intervenir, des pays
00:27:56qui ne voulaient pas. On coupe le porte-avions en deux, Charles de Gaulle, on fait comment ? Non,
00:27:59c'est pas crédible. Et enfin, dernier point, sur un plan opérationnel, ce serait totalement
00:28:02contre-productif. Et là, c'est le militaire qui parle. Pourquoi ? Parce qu'on est parfaitement
00:28:06capable de travailler ensemble. Et je l'ai vécu en Afghanistan et ailleurs. Vous avez
00:28:09un fantassin français qui est capable de demander l'appui au sol d'un chasseur
00:28:12bombardier néerlandais. Ça fonctionne parfaitement. En revanche, si vous créez
00:28:16une armée fédérale, ce serait contre-productif parce que la force d'une armée, c'est sa
00:28:20cohésion. C'est sa cohésion à travers des valeurs, une histoire incarnées par des traditions
00:28:25et un drapeau. La plupart des Européens sont prêts à risquer leur vie pour leur drapeau.
00:28:29Mais pas pour le drapeau européen. Surtout qu'on a construit l'Europe, non pas sur des
00:28:32valeurs, pour défendre des valeurs occidentales, l'héritage gréco-latin, les valeurs chrétiennes.
00:28:37Rome, Athènes, Jérusalem, disons.
00:28:39Exactement. On a construit l'Europe sur l'économie qui est prête à mourir pour l'euro.
00:28:42Donc vous voyez, ça ne pourra jamais marcher. Ce serait contre-productif de toute façon.
00:28:46Et puis, je répète, l'armée, c'est un moyen au service d'un objectif politique.
00:28:50Or, il ne peut pas y avoir de politique étrangère commune puisque les pays européens ont des
00:28:55objectifs différents en la matière.
00:28:56C'est ça, et comme disait Klaus Evitz, la guerre c'est la continuation de la politique
00:28:59par d'autres moyens, ce n'est pas nouveau.
00:29:01Mais alors, comment, écoutez, vos propos me paraissent vraiment frappés au coin du
00:29:08bon sens, Patrice Huibant, mais qu'est-ce qui fait qu'on entend depuis déjà quelques
00:29:13temps, voilà, ces bruits de bottes, on ne va pas se laisser faire, on va y aller, que
00:29:18ce soit contre Trump ou contre Poutine ou contre ceci ou contre cela.
00:29:22Surtout qu'on voit très bien, et vous parliez, les dissensions de Giorgia Melanie n'est
00:29:26pas du tout sur la même longueur d'onde que de Guy Starrmer, Orban, non, c'est le
00:29:31moins que l'on puisse dire.
00:29:32Qu'est-ce qu'il fait, c'est quoi, c'est l'auberge espagnole du fantasme ? On veut
00:29:36occuper justement le pays à l'extérieur et lui faire peur alors que l'intérieur
00:29:42est au moins aussi préoccupant ?
00:29:43Je ne sais pas s'il y a un agenda caché, mais en tout cas, peut-être qu'il y a la
00:29:47volonté pour certains d'accélérer ce tropisme fédéraliste ou cette démarche
00:29:52d'approfondissement alors que les peuples européens en voient bien freine.
00:29:54Donc, certains disent que Staline a fait plus pour la construction européenne que
00:29:59Robert Schuman et Jean Monnet, donc il y a peut-être ça, sachant que les fédéralistes
00:30:03sont pour moi le principal obstacle et un ennemi mortel pour la coopération européenne
00:30:09puisqu'à vouloir tout concentrer à Bruxelles auprès d'une commission qui n'est pas légitime
00:30:14sur le dos de dirigeants démocratiquement désignés par les différents pays, c'est-à-dire
00:30:20les transformer en boîte aux lettres, ça pousse les peuples européens contre l'idée
00:30:24de construction européenne.
00:30:25Bien sûr, et on le voit très bien, même s'ils sont trafiqués ou autres dans les
00:30:30différentes élections qu'il y a eu récemment, ne parlons pas de la Roumanie et puis du reste.
00:30:36Et alors vous Patrice, en construction européenne, on parlait de la dimension militaire,
00:30:41alors du point de vue de la France, pour vous, alors en dehors de ces bruits de mode et ces
00:30:46bruits de guerre, on verra ce qui se passe entre Trump et Poutine, s'ils arrivent à
00:30:50cesser le feu, enfin qui jouera quoi, on ne va pas jouer les marques de café des voyantes,
00:30:55mais pour vous qu'est-ce qu'il faudrait faire en premier lieu ?
00:30:57Alors il faut que chaque pays déjà dépense davantage et il faut que la France, qui a
00:31:01la chance d'avoir une armée encore complète, prenne de l'épaisseur et montre la voie.
00:31:04Ah oui, pardon, vous n'êtes pas juste, vous êtes pour la distribution de...
00:31:09C'est un faux sujet, parce que, je rappelle aujourd'hui, on a des charges minimum à 100
00:31:14kilotonnes. Pour mémoire, Nagasaki et Hiroshima c'était 15 à 20 kilotonnes. Donc mécaniquement,
00:31:19la puissance de nos armes donne une dimension européenne à cet outil si vous voulez. Après
00:31:24la vraie question c'est qui appuie sur le bouton ? Et là évidemment ça doit rester national,
00:31:27bien évidemment.
00:31:28C'est ça, pas question de distribuer...
00:31:30Il n'y a pas de politique étrangère commune, comment on fait ?
00:31:31Oui, d'accord. Oui alors pour revenir donc, très bien, je croyais que justement vous répondiez
00:31:36à cette question. Alors pour revenir à ce qu'il faudrait faire, disons au niveau de la France...
00:31:40Alors il faut que ça vienne du bas, si vous voulez. À chaque fois que ça vient de la
00:31:44Commission et des 27, ça échoue. Tout ce qui a fonctionné en Europe, Airbus, l'agence spatiale
00:31:49européenne, l'armement, à chaque fois ça a été quelques pays qui se sont mis d'accord. Et pourquoi
00:31:55ça marche Airbus, l'armement et l'agence spatiale européenne ? Parce que ce n'est pas les 27,
00:31:58c'est quelques pays qui décident de se mettre en commun sur un certain nombre de sujets.
00:32:01Aujourd'hui vous avez l'OCAR, qui est l'organisme conjoint de coopération en matière d'armement,
00:32:05qui fait la maîtrise d'ouvrage, qui gère les grands programmes d'armement européens,
00:32:09et ça marche, relativement bien. Parce que vous avez trois pays qui veulent faire un hélicoptère
00:32:13de manœuvre, cinq pays qui veulent faire un avion de chasse, ou trois, vous voyez, c'est à la carte.
00:32:18L'intergouvernemental, par le bas, fonctionne, mais par le haut, ça ne marche pas parce que les
00:32:23pays n'ont pas les mêmes intérêts. Oui, mais Patrick Dubon, je vous remercie, on en continuera
00:32:28d'en parler avec vous. Je rappelle votre livre, « Vers un nouvel essor français », lisez-le,
00:32:33je vous le recommande, aux éditions VA. Merci. Merci beaucoup, Renat Percoff, merci.
00:32:38Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.
00:32:41Merci de nous écouter sur Sud Radio. Non, c'est normal, parce que vous êtes
00:32:45une radio sympa, diversifiée et tout, donc c'est très bien.
00:32:49Sud Radio, parlons vrai. Ici Sud Radio. Les Français parlent au français.
00:32:59Je n'aime pas la blanquette de veau. Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:33:06Sud Radio, Bercoff, dans tous ses états.
00:33:08Eh bien, dans tous mes états, je ne suis pas le seul, alors justement, justement,
00:33:14Patrick Dubon parlait très bien, il dit, il faut raison garder, il ne faut pas commencer à dire
00:33:19n'importe quoi. Eh bien, il y en a qui ont la spécialité, c'est de dire n'importe quoi.
00:33:23Et c'est toujours intéressant, sur un plan, en tout cas, anthropologique, toujours.
00:33:28Par exemple, Raphaël Glucksmann, président de Place Publique, du mouvement Place Publique,
00:33:35et alors lui, il dit attention, attention, les Américains ont trahi, il se range du côté de
00:33:43Poutine, il ne dit pas ça comme ça, mais pratiquement, il dit, voilà, nous allons
00:33:49dire, nous allons dire quelque chose et il propose, alors là, il propose quelque chose
00:33:56de formidable, écoutez. Sud Radio, Bercoff, dans tous ses états, les perles du...
00:34:02L'Alsace et la Lorraine, nous restons aux Français, mais là, alors Raphaël Glucksmann,
00:34:06quand même, il passe, il passe un échelon. Voilà, écoutez ce que dit Raphaël Glucksmann
00:34:14dans une réunion de Place Publique, ça vaut le détour. Et nous allons dire aux Américains
00:34:22qui ont choisi de basculer du côté des tyrans, aux Américains qui virent les chercheurs pour
00:34:30faire preuve, pour avoir fait preuve de liberté scientifique, rendez-nous la statue de la liberté.
00:34:36Mais alors, quel mouvement de résistance ! On vous en a fait cadeau, mais apparemment,
00:34:46vous la méprisez, alors elle sera très bien ici, chez nous. Voilà, vous méprisez la liberté,
00:34:54chers Américains, nous qui en faisons un usage magnifique, eh bien, on la veut chez nous,
00:34:59rendez-nous notre Alsace-Lorraine de Bartholdi qu'on vous a offert en 1886. Alors, vraiment,
00:35:07quand la politique atteint ce stade, enfin, quand la politique, quand un certain nombre de personnages
00:35:13qui se disent politiques, eh bien, écoutez, ça n'a pas tardé, la réponse, la réponse est devenue
00:35:19de Catherine Leavitt, qui est la porte-parole du gouvernement américain, dans une conférence de
00:35:27presse, enfin, dans ses points de presse qu'elle fait très régulièrement, on lui a posé la
00:35:31question de cette déclaration, et voici ce que Catherine Leavitt, 27 ans, a répondu, écoutez.
00:35:38Mon conseil à ce politicien français anonyme de bas étage serait de lui rappeler que c'est
00:35:46uniquement grâce aux Etats-Unis d'Amérique que les Français ne parlent pas allemand aujourd'hui,
00:35:50il devrait donc être reconnaissant envers notre pays. Voilà, alors, écoutez, vous penserez ce
00:35:57que vous voudrez, on pensera ce qu'on voudra, peut-être que j'aurais pu dire qu'il n'y avait
00:35:59pas que les Américains, aussi un certain nombre de ruskoffs qui nous ont empêchés, effectivement,
00:36:04qui nous ont empêchés, heureusement, de parler allemand aujourd'hui, mais enfin,
00:36:09qu'est-ce que ça veut dire, franchement ? Vraiment, posons-nous la question de savoir à quel point il
00:36:16faut arriver dans l'anecdote de café du commerce pour avancer. C'est comme ça qu'on se bat,
00:36:23c'est comme ça, rendez-nous un statut de la liberté. Allez, passons, tirons l'échelle.
00:36:29Sud Radio Berkhoff dans tous ses états.
00:36:32Extraordinaire générique, évidemment, Richard Strauss, de 2001, Odyssée de l'espace,
00:36:38le chef-d'oeuvre, l'un des chefs-d'oeuvre du grand cinéaste Stanley Kubrick, et voilà. Eh bien,
00:36:44écoutez, vous savez qu'il y avait des astronautes partis il y a quelques mois,
00:36:52Sun William et Butch Wilmore, deux vétérans de l'espace, sont coincés depuis juin dernier,
00:37:00voyez, nous sommes aujourd'hui en mars, depuis juin dernier dans la station spatiale internationale
00:37:05ISS en raison de défaillances sur le vaisseau Starliner de Boeing qui les avait acheminés
00:37:11donc en juin dernier. Ils sont restés, ça fait quand même donc, regardez, juin, décembre,
00:37:18depuis neuf mois qu'ils sont en train de tourner dans l'espace. Eh bien, pendant quelque temps,
00:37:27il ne se passe rien. Il se fait que, depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, Elon Musk,
00:37:37Elon Musk qui, comme vous le savez, est le président, le PDG de SpaceX, qui est devenu
00:37:42l'agence spationaute la plus importante et qui a toutes les commandes de la NASA par exemple,
00:37:51eh bien, voilà, ils sont allés les chercher, SpaceX, et ils viennent effectivement de se
00:37:58contacter. Ils ont, d'ailleurs c'est très simple, les cosmonautes, les vétérans de l'espace,
00:38:06sont, ont quitté la station et atterriront aujourd'hui à 22 heures grâce à une capsule
00:38:13de l'entreprise SpaceX. Alors vous allez me dire, eh bien, comment ça se fait, comment ça se fait
00:38:19qu'on ait attendu autant ? Eh bien, tout simplement, parce que Joe Robinette Biden ne voulait pas que
00:38:24Elon Musk, dont il savait effectivement l'appui à Trump, ne voulait pas qu'Elon Musk tire gloire
00:38:29de cette opération. Donc il a fallu attendre la présidence de Trump et pour que Elon Musk
00:38:35fasse envoyer la capsule SpaceX dans l'espace et récupère. Mais alors je finis là-dessus parce
00:38:40que ce qui est extraordinaire c'est comment notre agence France Presse, l'organe officiel français,
00:38:46voilà comment elle a commenté effectivement ce qui se passe depuis quelques jours. Je transcris
00:38:55mot pour mot, une nouvelle équipe d'astronautes est entrée dimanche dans la station spatiale
00:39:00internationale, c'est qui tournoyait depuis neuf mois, pour y relever leurs collègues bloqués depuis
00:39:06plus de neuf mois selon des images diffusées en direct par la NASA. Pas un mot dans le communiqué
00:39:13de l'AFP, pas un mot sur SpaceX, pas un mot sur Elon Musk. Non, là on n'en parle pas. Franchement,
00:39:21que l'agence France Presse en arrive à faire pareil communiqué, digne de l'Union soviétique
00:39:26sous Staline au Brès Genève, ou digne, je ne sais pas moi, de Mao Tse-tung ou de Kim Jong-un de Corée
00:39:33du Nord, parce qu'il ne faut pas parler de gens qu'on n'aime pas. Évidemment, je ne sais pas
00:39:38pourquoi on n'aime pas, mais enfin ça n'a rien à faire que vous détestiez Elon Musk. Vous pouvez
00:39:42très bien citer comment ça se passe et que c'est une opération réussie et magnifiquement réussie
00:39:48puisque tous les astronautes rentrent ce soir à 22 heures et seront dans leur pays. Voilà,
00:39:54ça s'appelle l'agence France Presse ou l'agence France Détresse. Vraiment, je pose la question
00:40:01parce que l'AFP a toujours été quelque chose d'une institution respectée. Eh bien, restez-le
00:40:07s'il vous plaît. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio Bercoff
00:40:16dans tous ses états midi 14 heures. André Bercoff. Avec le président toxique. Alors, c'est quoi le
00:40:25président toxique ? D'accord, c'est qui le président toxique à votre avis ? C'est qui ? Eh bien, un
00:40:30journaliste vient d'écrire un livre intitulé le président toxique enquête sur le véritable Emmanuel
00:40:37Macron chez aux éditions Robert Laffont. Bonjour Etienne Campion. André, merci de m'inviter. Merci,
00:40:43écoutez, je suis ravi parce que ce livre est remarquable, je le dis. Vraiment, c'est un livre
00:40:48remarquable, bourré d'informations et surtout et surtout avec ce personnage. Absolument, il faut le
00:40:55dire, quel que soit ce qu'on peut penser de lui, qu'on l'aime ou qu'on l'apprécie ou qu'on le
00:41:01déteste, il y a quelque chose de tout à fait mystérieux dans la vie d'Emmanuel Macron qui est
00:41:09devenu presque l'auberge espagnole des fantasmes, en tout cas des symptômes de fantasmes français,
00:41:13politiques ou autres. Alors, justement, président toxique et vous racontez au fond, vous le dites
00:41:21d'ailleurs d'emblée au début du livre, on ne comprend pas Emmanuel Macron si on le prend
00:41:26uniquement au moment de sa présidence ou même un peu avant, il faut revenir à la jeunesse,
00:41:30il faut revenir à tout ça. Et ce qui est intéressant dans votre liste, c'est qu'on voit que dès le
00:41:35départ, il y a deux choses qui sont très très fortes, c'est petit garçon déjà, il préférait de
00:41:41loin l'accompagner des adultes à celle de ces... voilà, du même âge que lui, et puis
00:41:48deuxième et surtout cette capacité de séduction et d'attention énorme. Alors, racontez-nous un peu.
00:41:53Exactement, il faut en fait, je dis qu'il faut creuser aussi profond dans le passé que nous
00:42:01sommes englués dans le présent. Bon, il y a des hommes mystérieux dans l'histoire, on en connaît
00:42:07d'autres, qui, que ce soit négativement ou positivement, sont fascinants. Donc, Emmanuel
00:42:14Macron, je reprends ce que vous dites André, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, moi je dis,
00:42:19on peut ne pas l'aimer, on peut le détester. Moi, je n'ai pas un avis spécialement négatif ni
00:42:25positif, je dis que pour l'examiner maintenant, il faut se mettre un peu dans la pochure du
00:42:31juge, du policier, de ces gens qui dépassionnent l'analyse pour le comprendre. De l'enquêteur,
00:42:37au bon sens du terme. De l'enquêteur, exactement. Donc, ce que j'ai fait, c'est assez simple, ça ressemble à une
00:42:42biographie, on peut appeler ça un portrait, on peut appeler ça une biographie, on peut appeler ça un récit,
00:42:47ça laisse un peu tout ça. Et j'ai rencontré une centaine de personnes depuis son enfance, et en
00:42:55fait... Y compris des témoins de son enfance. Y compris des témoins des copains d'école, il y en a
00:43:00un que je cite beaucoup, qui s'appelle Renaud d'Artevel d'ailleurs, vous verrez dans les premières pages, lui
00:43:05c'est un copain d'enfance, et en fait, c'est passionnant, la matière première, quand vous avez un homme
00:43:10qui s'est rendu incompréhensible. Ce que je dis, c'est qu'en fait, les présidents, comme les
00:43:16gens, en fait, avec le temps deviennent tristement lisibles et prévisibles. Et on s'en lasse, tandis
00:43:23qu'il y a quelque chose chez Macron qui déclenche aussi une forme de rejet, du fait qu'il est illisible.
00:43:28Et donc, je propose aux lecteurs un peu un mode d'emploi. Je leur dis, voilà, on comprend plus grand
00:43:35chose. Ce type qui a défendu à peu près... Ce président, pardon, ce type, c'est pas forcément le bon mot,
00:43:41je le retire. Qui a défendu tout et son contraire, c'est ça ? Qui a défendu à peu près tout et son contraire, qui nous a dit que nous étions en
00:43:48guerre, qui nous a dit qu'il faisait campagne en 2017 contre le Rassemblement National et le FN,
00:43:54et je dis, en tout cas, c'est le but de l'épilogue à la fin, de dire qu'en fait, à mesure
00:43:58qu'il a déconstruit ces repères moraux que les gens utilisent autour d'eux pour créer des alliés, il s'est aussi
00:44:03rapproché de Marine Le Pen et du ARN. Enfin, rapproché, je dis qu'il y a quelque chose de paradoxal dans le milieu où
00:44:10les relations avec eux se sont réchauffées.
00:44:13On va en parler. Mais revenez à la re... Oui, revenez au début, c'est le...
00:44:17Bien sûr. Je dis, en plus, le livre commence par ça. C'est simple, c'est chronologique. Donc, ces points que vous soulevez,
00:44:26effectivement, il y a des points communs entre le Macron enfant, le Macron ado et le Macron président.
00:44:32Effectivement, la compagnie des adultes, c'est passionnant. Ses professeurs, sa sœur aussi, ses proches disent qu'il n'avait pas
00:44:44du tout ce côté qu'ont les petits garçons à vouloir se construire des... Ce que tous les petits garçons veulent avoir, en fait,
00:44:50des liens d'amitié. C'est comme ça qu'on se construit quand on est enfant. On construit, c'est tout bête.
00:44:55Comme dans les clans en général. Et lui, pas du tout. Il y a une phrase assez marrante. C'était un prof qui a dit ça.
00:45:06C'est là où tous les petits garçons jouaient au foot. Lui, il venait voir les profs pour les corriger, pour leur dire
00:45:11vous n'avez pas assez bien traité le programme comme il était convenu. Tout de suite, il y a quelque chose qui...
00:45:18Deuxièmement, c'est assez trivial, mais c'est assez amusant aussi, c'est qu'il détestait le dessert au moment des dîners.
00:45:26Pourquoi ? Parce que le dessert, c'est le moment où les enfants devaient quitter la table. Alors que lui, il voulait rester,
00:45:30tester les adultes. Et sa grand-mère, je le raconte, Manette, lui a appris, elle a tout de suite senti ça chez lui,
00:45:38elle lui a appris cette chose qui va devenir une espèce de force pulsionnelle chez lui, qui est le talent oratoire.
00:45:45Ce truc par lequel il retourne dans toutes les situations. Sa grand-mère saisit cette chose-là, elle l'a un peu élevé,
00:45:52en tout cas intellectuellement. Et je dis que là, vous voulez voir, c'est là qu'on arrive au présent toxique,
00:45:58c'est ce côté indifférence aux affects qu'il crée très tôt chez ses parents et chez ses frères et soeurs.
00:46:06Puisqu'en fait, ça crée des tensions dans la famille, le fait qu'il aille le plus souvent chez sa grand-mère.
00:46:12Et en fait, il arrive comme ça, il y a cette espèce d'indifférence, d'abord avec les parents, avec la famille, etc.
00:46:20Et ensuite, petit à petit, avec les amis, avec des... Vous voyez, ce truc monte chez lui et c'est passionnant
00:46:26parce qu'on voit tout de suite clair, on comprend, ah mais c'est lui en fait, quand on creuse dans l'enfance.
00:46:31Et séduction, pareil, séduction, là, là...
00:46:33Ah oui, ça c'est extraordinaire. Mais justement, Ethan Campion, c'est ce qu'on voit dans votre livre,
00:46:38quand on lit votre livre, et c'est ça qui est quand même assez passionnant,
00:46:42c'est qu'au fond, je vais le dire un peu vulgairement et brut de décoffrage,
00:46:46l'impression qu'on a, alors je ne sais pas si... On n'est pas à sa place et on ne va pas...
00:46:51Je suis à sa place, mais quand même, dans tout ce qu'on lit,
00:46:55on a l'impression que les gens, ils le voient, mais ils s'en foutent.
00:46:59Je veux dire, les gens en tant que tels, en tant qu'individus, ils ne s'attachent pas.
00:47:06A lui, c'est ça, oui.
00:47:09C'est ce truc que je repère dès le début de sa vie,
00:47:14cette espèce d'indifférence affective.
00:47:17C'est-à-dire qu'il y a des amis, par exemple, je les cite à Henri IV, à Léna,
00:47:24dans ces années-ci, il coupe complètement les ponts.
00:47:27Une fois qu'il a utilisé, il ne l'a pas forcément utilisé,
00:47:31qu'il a profité de ce moment pour voir ce qu'il pouvait tirer des relations,
00:47:35il passe à autre chose.
00:47:37Et évidemment, on voit tout de suite le lien avec ces vieux.
00:47:41Je dis qu'en fait, c'est un séducteur de vieux, Macron, dès le départ.
00:47:44Les vieux puissants que sont Jouyé, que sont Minc, que sont Attali, etc.
00:47:49Il aura réservé le même traitement.
00:47:51C'est très intéressant, oui.
00:47:53Vous auriez pu intituler certains chapitres avec mes meilleurs vieux.
00:47:58Alors, je fais un petit passage là-dessus sur le rapport de Macron aux vieux.
00:48:04Il est intéressant en plus d'un titre parce que c'est non seulement les vieux qu'il a connus lui,
00:48:08mais c'est aussi les vieux dans la société.
00:48:10C'est-à-dire qu'il y a ce qu'on appelle un peu trivialement les boomers.
00:48:13Il y a une attirance difficile à expliquer.
00:48:16Les sondeurs se cassent un peu les dents dessus.
00:48:18Pourquoi est-ce que dans la société, il y a une poche,
00:48:21un réservoir un peu de gris, une espèce de poche grise,
00:48:26de gens qui sont comme ça, dans un soutien pas explicable concrètement.
00:48:34Ils leur rappellent un peu...
00:48:36C'est des gens qui ne sont pas anti-système à plus d'un titre parce qu'en fait...
00:48:40Ils sont dans le système.
00:48:42En fait, ils n'ont pas envie de renverser la table.
00:48:44Ils ont aussi une nostalgie de ce qui a été construit.
00:48:47Mais lui, c'est le jeune séducteur.
00:48:49Le jeune séducteur, c'est quoi ? Il le considère comme...
00:48:51Parce que, juste un mot, moi, même Philippe de Villiers m'avait raconté la séance
00:48:55quand il est venu au Puy du Fou.
00:48:57Et juste un mot, il m'avait dit, et on le voit tout dans votre livre,
00:49:02où il dit, voilà, je conseille à Emmanuel Macron de faire ça et ça et ça.
00:49:06Et il dit, t'entends Brigitte, note, note.
00:49:08Oui, je le raconte dans le bouquin.
00:49:10C'est bizarre.
00:49:12Villiers, c'est une histoire particulière.
00:49:15Il a tenté des approches avec des personnalités de droite.
00:49:19On n'a jamais vraiment trop compris pourquoi.
00:49:22Villiers non plus, je crois.
00:49:24Sachant qu'il n'a jamais fait un vrai virage à droite.
00:49:27Il y a eu des moments où il s'est dit, OK, Macron va faire un virage à droite.
00:49:29Il n'en a jamais vraiment fait un.
00:49:31Mais est-ce qu'il est de gauche, Macron ?
00:49:33Est-ce qu'on peut dire qu'il est de gauche ?
00:49:35Non, on ne peut pas dire qu'il est de gauche non plus.
00:49:37Il a dit, dès le départ, le but, ses premiers pas en politique,
00:49:42c'est avec Hollande, quand il parie contre l'autre conseiller auprès d'Hollande,
00:49:46qui est Aquilino Morel,
00:49:48qui lui parie plutôt son rancor sur la jambe gauche,
00:49:50il y a les frondeurs, etc.
00:49:52Il comprend tout de suite qu'il va travailler le cerveau d'Hollande
00:49:54en lui injectant cette espèce de jambe droite techno...
00:49:58Oui, plutôt libérale, mais sans être vraiment très libérale.
00:50:03Et qu'il va pouvoir asseoir son assise affective aussi là-dessus.
00:50:09On ne peut pas penser Macron avec les catégories droite-gauche.
00:50:12Le mystère Macron va bien au-delà.
00:50:15C'est pour ça qu'il a perdu la gauche et la droite, en fin de compte.
00:50:18Mais le mystère Macron, j'essaie de le dire,
00:50:22il est raisonnable à ce qui bouillonne en lui intimement,
00:50:26sa personnalité, mais pas au sens de la personnalité de façon triviale,
00:50:31la personnalité profonde,
00:50:33qui fait que les hommes croient diriger le monde en fonction de critères,
00:50:36ou alors on croit qu'il dirige le monde en fonction de critères rationnels.
00:50:39Et en fait, tout chez lui participe de ça,
00:50:41de ces revirements ici et là,
00:50:43de ces tests politiques qui sont le lendemain.
00:50:47Et ça, pour le comprendre, pour se dire
00:50:50« Ok, pourquoi est-ce qu'on est arrivé là ? »
00:50:52A fortiori avec la dissolution.
00:50:54En fait, je dis, mais c'était prévisible tout ça.
00:50:56Vous n'aviez qu'à regarder la vie de ce personnage.
00:50:59Mais alors le socle, c'est quoi ?
00:51:01Si on vire comme il a viré,
00:51:03il faudrait trois heures pour faire le tour.
00:51:05Et je recommande votre livre de ce point de vue-là.
00:51:09Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'on se dit
00:51:11au fond, ce qui compte, c'est moi.
00:51:14Moi, moi-même, moi-je.
00:51:15À part Brigitte, on en reparlera.
00:51:17Oui, et c'est paradoxal,
00:51:21parce que quand il n'y a que vous qui comptez,
00:51:24vous vous mettez en danger,
00:51:26et c'est là qu'on me dit souvent
00:51:28« Alors c'est quoi la différence entre Macron et les autres présidents ? »
00:51:31Au fond, est-ce que ce n'est pas comme ça la politique ?
00:51:33Non, si vous êtes dans ce relativisme-là,
00:51:35vous vous interdisez de comprendre Macron.
00:51:37Pourquoi ? Parce que la différence avec les autres,
00:51:39c'est que les autres,
00:51:41chefs d'État, présidents, peu importe,
00:51:43ont des barons, ont un clan.
00:51:45Pas pour le plaisir d'avoir un clan,
00:51:47mais pour se protéger.
00:51:49Macron, lui, moi, j'ai...
00:51:51En fait, le bouquin à la maintien première, c'est « Les Macronistes ».
00:51:53Donc, ce n'est pas les adversaires de Macron.
00:51:56C'est la vraie histoire secrète
00:51:58de ceux qui avaient beaucoup à raconter.
00:52:00Et ceux qui ont beaucoup à raconter, ils disent
00:52:02« On n'a pas compris ce qui s'est passé.
00:52:04Nous, on était là pour porter le macronisme
00:52:06sur les fonds baptismaux,
00:52:08de faire perdurer,
00:52:10effectivement d'évoluer, pourquoi pas,
00:52:12mais de rester dans ce logiciel de 2017. »
00:52:14Et tous ceux-là, ils sont
00:52:16pantois, ils traînent
00:52:18aujourd'hui leur spleen dans Paris,
00:52:20puisque dès les premières années,
00:52:22ils ont vu un Macron
00:52:24jusqu'ici onctueux, sympathique,
00:52:26celui de la Start-Up Nation, vous le savez,
00:52:28on le connaît tous par cœur, devenir cassant,
00:52:30autoritaire, mais avec une espèce
00:52:32de paradoxale intégrité,
00:52:34de fait qu'ils traitaient
00:52:36aussi avec la même force
00:52:38ses proches et les Français.
00:52:40C'est-à-dire que, je dis,
00:52:42il y a ce qu'on a vu, le Covid,
00:52:44les gilets jaunes, etc., les petites phrases.
00:52:46Ceux qui l'ont vécu en première ligne,
00:52:48ce sont les proches
00:52:50qui n'ont pas été protégés.
00:52:52Normalement, on protège les siens.
00:52:54Et c'est pour ça que je dis, il y a un mot
00:52:56qui convient bien à ce que j'ai ressenti
00:52:58quand j'ai bossé, c'est la chaudron fraudeux,
00:53:00c'est la joie mauvaise. Parfois, on se dit,
00:53:02mais il a fait ça pour
00:53:04pour, limite,
00:53:06faire plaisir à ceux qui regardent cette pièce de théâtre
00:53:08autour et qu'ils voient sacrifier
00:53:10les siens. On va en parler, Etienne Campion,
00:53:12parce qu'il y a deux choses que
00:53:14on a envie de penser
00:53:16à certaines gens,
00:53:18à la chanson de Gainsbourg, « Je suis venu te dire
00:53:20que je m'en vais et tes larmes n'y pourront rien changer ».
00:53:22Et l'autre chose,
00:53:24c'est, non pas j'emmerde les non-vaccinés,
00:53:26mais j'ai envie d'emmerder
00:53:28les non-vaccinés. On va en reparler
00:53:30tout de suite après cette petite pause. Je vous rappelle
00:53:320 826 300 300
00:53:340 826 300 300
00:53:36pour interroger Etienne Campion
00:53:38sur, vraiment, cette fascinante
00:53:40personnalité,
00:53:42M. Emmanuel and Mr. Macron.
00:53:44Docteur Emmanuel and Mr. Macron.
00:53:46Parlons vrai.
00:53:48Parlons vrai.
00:53:50Sud Radio Bercov,
00:53:52dans tous ses états, midi 14h.
00:53:54André Bercov.
00:53:56Le Président
00:53:58toxique. Oui, effectivement,
00:54:00Etienne Campion enquête sur
00:54:02le véritable Emmanuel Macron.
00:54:04Je suis Robert Laffont. Et au fond,
00:54:06existe-t-il un véritable Emmanuel
00:54:08Macron ? Certes, il existe.
00:54:10Vous l'avez rencontré, en tout cas,
00:54:12on le connaît suffisamment.
00:54:14On voit ce qui se passe. Alors,
00:54:16justement,
00:54:18on parlait de ça,
00:54:20cette espèce de,
00:54:22je dirais, la plupart des
00:54:24interlocuteurs rentrent dans
00:54:26séduit et abandonné.
00:54:28Donc, voilà, on est là, le charme
00:54:30opère, d'ailleurs,
00:54:32l'ascension fulgurante, on pourra
00:54:34parler de, quand même,
00:54:36du secrétaire général adjoint
00:54:38de l'ISEE à la Présidente de la République,
00:54:40qui dure quelques années, en témoigne.
00:54:42Donc,
00:54:44en fait, Etienne Campion, au bout
00:54:46du compte, et au bout de votre enquête,
00:54:48et au bout de votre écriture,
00:54:50est-ce qu'il existe Emmanuel
00:54:52Macron ? Oula, vaste question.
00:54:54Oui, il existe, bien sûr,
00:54:56qu'il existe.
00:54:58Est-ce qu'il existe un seul
00:55:00Emmanuel Macron ? Voilà, c'est ce que je voulais dire.
00:55:02Est-ce qu'il en existe un seul ?
00:55:04Oui, c'est pour ça que,
00:55:06vous savez la métaphore des costumes,
00:55:08elle est assez simple, elle permet de rentrer dans le
00:55:10personnage. Il a
00:55:12utilisé des costumes, il y avait le premier costume
00:55:14de 2017, et ensuite
00:55:16il en a mis d'autres. Moi, je suis rentré
00:55:18dans l'enquête, en fait, en analysant
00:55:20les premiers
00:55:22costumes que j'ai vus.
00:55:24D'abord, j'ai analysé son
00:55:26rapport aux intellectuels,
00:55:28et là, j'ai vu,
00:55:30par exemple, selon mon rapport,
00:55:32ceux qu'on appelait les ricœuriens.
00:55:34Des gens qui sont adeptes de Paul Ricœur. Macron a rencontré
00:55:36Paul Ricœur, et j'ai vu
00:55:38avec vraiment une
00:55:40attention bizarre
00:55:42qu'il leur avait vendu
00:55:44une personnalité,
00:55:46qu'il les avait ensorcelés,
00:55:48et très vite, eux, alors eux, ça date
00:55:50de 2017, je parle de quelqu'un
00:55:52qui s'appelle François Doss, par exemple, c'est un
00:55:54historien qui a présenté Macron à un ricœur,
00:55:56il a écrit
00:55:58un livre, Macron pris un philosophe, ensuite il a écrit
00:56:00Les larmes de Paul Ricœur. Vous voyez,
00:56:02en deux livres, tout de suite, Macron et les larmes de Paul Ricœur.
00:56:04On voyait tout de suite ce qui s'est passé. C'est pas des gens
00:56:06extrêmement connus, donc, en fait,
00:56:08je dis,
00:56:10ok, ils sont pas connus du grand public, mais vous voulez vraiment
00:56:12comprendre ce qu'il a fait ? Regardez les petits
00:56:14rôles qu'il a joués comme ça.
00:56:16Et il les a ensorcelés comme vrai, pourquoi ?
00:56:18Pour parler des philosophes ou des intellectuels.
00:56:20En se montrant extrêmement brillant, là, c'est un chapitre,
00:56:22j'amène les lecteurs à le lire,
00:56:24je propose aux lecteurs de le lire,
00:56:26mais, en fait, on est en 2000,
00:56:28Macron élève à Sciences Po
00:56:30de François Doss,
00:56:32François Doss connaît Paul Ricœur,
00:56:34il lui dit, écoute, Paul Ricœur
00:56:36lui dit, écoute, j'ai besoin de quelqu'un pour faire mes notes
00:56:38de bas de page sur un bouquin à venir,
00:56:40il s'appelle La mémoire, l'histoire, l'oubli, il est sorti en 2000,
00:56:42il est sorti en 2000, ouais,
00:56:44et François Doss lui dit,
00:56:46ok, je connais un jeune gars, il est brillant,
00:56:48il s'appelle Emmanuel Macron. Bon, déjà,
00:56:50Macron séduit Doss dans ses cours,
00:56:52et là, ça va lui ouvrir
00:56:54des portes, il enquête,
00:56:56il essaie de s'ouvrir le plus de portes possibles à cette époque-là, Macron.
00:56:58Il essaie de s'ouvrir celle des chevalementistes aussi,
00:57:00je le raconte parrière. Et là,
00:57:02évidemment, il arrive au comité
00:57:04de rédaction de la revue Esprit,
00:57:06qui est une revue
00:57:08ricœurienne, et c'est là, il se dit,
00:57:10il ouvre, il s'ouvre une porte,
00:57:12il montre le meilleur de lui-même, avec
00:57:14cette espèce de talent, évidemment,
00:57:16oral, qu'on a vu, et tout, mais
00:57:18dont on ne voit pas la face cachée.
00:57:20Donc, il séduit. Et donc, il séduit,
00:57:22et là, les ricœuriens, bon, ils n'ont pas trop
00:57:24de nouvelles, ces gens-là, jusqu'en 2017,
00:57:26mais ils sont quand même, évidemment,
00:57:28le jeune Macron qu'ils ont vu à 20, à 25 ans,
00:57:30et président, donc ça se passe bien.
00:57:32Et là, tout de suite, la porte se referme sur eux,
00:57:34arrivé au pouvoir,
00:57:36ce qu'ils croyaient être une présidence ricœurienne
00:57:38va vite être, pour eux,
00:57:40si vous voulez, la première loi immigration,
00:57:42par exemple, et la loi...
00:57:44Ah, la loi...
00:57:46Il y a une loi sécurité,
00:57:48renseignement, voilà.
00:57:50Et pour eux, tout de suite, c'est une cassure,
00:57:52parce que pour eux, c'est déjà un virage à droite.
00:57:54Donc, si vous voulez, à chaque fois,
00:57:56ils montrent aux personnes
00:57:58qui séduisent, et après, ils font le miroir,
00:58:00un miroir face à eux, dans lequel
00:58:02ils se reflètent. Bon,
00:58:04j'ai aussi creusé...
00:58:06Pour parler, commission Attali,
00:58:08sous Sarkozy, où il est secrétaire général,
00:58:10et... Oui.
00:58:12Qu'est-ce qu'il s'est passé, là ?
00:58:14C'est pareil,
00:58:16c'est l'objet d'un chapitre, la commission Attali,
00:58:18mais c'est pour lui une bénédiction,
00:58:20parce qu'en fait,
00:58:22Attali, qui est nommé à la tête d'une commission,
00:58:24dit à Sarkozy, OK, moi je veux bien
00:58:26une commission, par contre, les deux personnes qui vont
00:58:28être les rapporteurs, je veux qu'ils soient indépendants.
00:58:30Conseil d'État, Inspection Générale des Finances.
00:58:32Qui est-ce qui va chercher l'Inspection Générale des Finances ?
00:58:34Bingo, il y a un type qui est bon, Macron.
00:58:36OK, il arrive, il devient
00:58:38rapporteur général adjoint, on ne se rappelle pas
00:58:40du tout, d'ailleurs, du nom de la Rapporterie Générale,
00:58:42parce qu'il l'a éclipsé.
00:58:44Là, Macron lui donne un rôle,
00:58:46celui du super-énard, qui va regarder techniquement
00:58:48si tout est possible.
00:58:50Et là où il excelle,
00:58:52c'est dans
00:58:54les moments d'entre-deux, puisque
00:58:56la règle qu'impose Attali, c'est une règle
00:58:58de vote à l'unanimité. Il faut que
00:59:00les 42 membres votent
00:59:02une proposition.
00:59:04Donc, bingo, qu'est-ce que fait Macron ?
00:59:06Il va, dans ces moments d'entre-deux,
00:59:08aux apéros, au dîner,
00:59:10au moment où on se
00:59:12sustente avant de repartir en séance,
00:59:14être onctueux. Il est tout jeune,
00:59:16il a à peine la trentaine.
00:59:18Être onctueux avec les uns et les
00:59:20autres, leur montrer, tiens, si tu sais
00:59:22sur ça, on peut avancer là-dessus, etc.
00:59:24Et là, par exemple, sur l'ISF,
00:59:26vous voulez voir des continuités ? Il y en a une.
00:59:28L'ISF que Macron supprime,
00:59:30l'impôt sur la fortune en 2018,
00:59:32qui est-ce qui fait avancer
00:59:34les uns et les autres sur une position
00:59:36d'adoption de la suppression de l'ISF ?
00:59:38C'est Macron, déjà. Sarkozy ne la reprend
00:59:40pas, il voit bien que c'est sulfureux pour lui.
00:59:42Mais, vous voyez, il y a déjà,
00:59:44dans la commission Attali, un peu de ce
00:59:46qu'est le macronisme.
00:59:48Et par contre, évidemment, l'histoire
00:59:50après, on voit souvent Attali
00:59:52comme un tireur, enfin, il a souvent été
00:59:54politicisé, puisque il a dit
00:59:56que Macron serait le
00:59:58prochain président en 2014, etc.
01:00:00En vérité, Macron, avec Attali,
01:00:02après
01:00:04ces années où il a eu besoin de lui,
01:00:06il ne le voit plus
01:00:08beaucoup, il ne calcule comme on dit plus
01:00:10tellement, les relations sont très fraîches
01:00:12dès 2015-2016, et
01:00:14Attali, bon, il a le cuir épais, il en a vu d'autres,
01:00:16mais, en fait, Attali n'a pas eu tellement de...
01:00:18Il se sert des gens pour
01:00:20aller au pouvoir, et après, il ferme la porte sur eux.
01:00:22Mais ça, ça ne s'est passé pas qu'avec Attali, ça s'est passé avec
01:00:24Joulier, avec Minc,
01:00:26avec... Ça s'est passé avec presque tout le monde,
01:00:28à votre avis ? Presque tout le monde, mais même
01:00:30une fois au pouvoir, c'est-à-dire qu'une fois au pouvoir, il y a
01:00:32ceux qu'il a attirés en 2022 dans ses filets,
01:00:34j'allais en parler, mais
01:00:36une des enquêtes que j'ai faites
01:00:38pour arriver à ce livre-là, et qui a donné un chapitre, c'est
01:00:40les laïcs républicains, donc les
01:00:42printemps républicains, à l'époque Zineb El Razoui
01:00:44quand elle n'avait pas encore évolué,
01:00:46Chevènement, je le mets dedans,
01:00:48même si, bon, il n'est pas exactement
01:00:50de la même famille. Et en fait, en 2022,
01:00:52il est question
01:00:54de leur proposer des circonscriptions,
01:00:56de leur proposer de monter dans le train
01:00:58en marche de Mme Macron
01:01:00qui vendait un tournoi républicain.
01:01:02S'il y avait eu l'affaire Paty, etc.,
01:01:04ils y ont cru,
01:01:06on peut leur reprocher, mais il y a quelque chose
01:01:08qui leur a été vendue, et en fait,
01:01:10une fois que tout le monde l'a soutenue
01:01:12pour la présidentielle, les portes se referment
01:01:14très brutalement sur eux, aux législatives, et c'est un psychodrame.
01:01:16En fait, ce psychodrame
01:01:18pas nécessaire,
01:01:20pour moi, raconte parfaitement
01:01:22Macron, parce qu'il aura eu intérêt
01:01:24à les garder avec eux, à chaque fois qu'il a intérêt à garder des gens avec eux,
01:01:26il referme la porte du pouvoir,
01:01:28la porte du pouvoir sur eux.
01:01:30Justement, avant, on va faire une autre petite pause,
01:01:32encore une fois, 0826, 300, 300,
01:01:34mais justement, Étienne Campion,
01:01:36dans ce que
01:01:38vous racontez,
01:01:40il jouit, quelque part,
01:01:42au sens, je veux dire,
01:01:44d'esprit, ou de donner
01:01:46certains exercices plus ou moins pervers,
01:01:48il jouit de cela, style, je vous attire,
01:01:50vous êtes avec moi,
01:01:52je vous ai séduit, regardez que je suis bien,
01:01:54et après,
01:01:56les gens sont là, sidérés,
01:01:58comprennent pas, mais je croyais que j'étais avec lui,
01:02:00Gérard Collomb, l'ancien
01:02:02maire de Lyon.
01:02:04Gérard Collomb, je vais répondre à la question, mais oui, Gérard Collomb,
01:02:06je raconte son histoire,
01:02:08l'histoire secrète, en fait, de sa relation
01:02:10avec Macron, et c'est pareil,
01:02:12en fait, ça commence en pleurs
01:02:14de joie à l'Elysée, ça finit en pleurs de
01:02:16tristesse,
01:02:18je contacte la veuve de Gérard Collomb,
01:02:20Caroline Collomb, qui me dit,
01:02:22mon mari est mort de ce que vous racontez,
01:02:24il est tombé malade, il en est mort,
01:02:26c'est frappant, quand la femme de Collomb
01:02:28vous dit ça, vous dites, mais, ok,
01:02:30tout a été une succession
01:02:32de petites choses,
01:02:34où le Président
01:02:36n'écoute pas Collomb,
01:02:38Collomb avance, Collomb est frustré,
01:02:40bon, il voulait un ministère, il a pas eu le bon, il voulait pas
01:02:42d'intérieur, Collomb, il voulait un ministère
01:02:44à l'urbanisme.
01:02:46Macron est frappé par l'attentat de la guerre
01:02:48Saint-Charles, deux jeunes lyonnaises qui se sont tuées, c'est abominable,
01:02:50il voit leur corps pas recouvert,
01:02:52il y a quelque chose qui naît en lui, d'homme d'État,
01:02:54il veut réguler l'immigration et l'insécurité,
01:02:56en gros, pour faire ça, Macron n'avance pas,
01:02:58et ça finit, il démissionne,
01:03:00en voyant que Macron mute
01:03:02un président arrogant,
01:03:04il démissionne, ensuite il y a un psychodrame à la mairie
01:03:06de Lyon, Macron finit par
01:03:08lui retirer l'investiture de second tour,
01:03:10bon, et pour vous répondre,
01:03:12moi, j'ai été frappé de voir, là,
01:03:14récemment, il y a une semaine, tout juste,
01:03:16quelqu'un m'a montré une vidéo des petites phrases,
01:03:18toutes les petites phrases qu'on voit un peu moins, d'ailleurs,
01:03:20je vous les fais pas, on les connaît tous par cœur,
01:03:22et on voit, j'ai été frappé de voir,
01:03:24qu'à chaque fois
01:03:26qu'il prononce ces petites phrases, il se met à sourire,
01:03:28il y a un rictus qu'il n'arrive pas à réprimer,
01:03:30qui habite son visage,
01:03:32et je me dis, mais,
01:03:34souvent, en plus, ça se passe dans un pays étranger,
01:03:36mais qu'est-ce qui anime
01:03:38un président qui va
01:03:40avoir une petite phrase méprisante
01:03:42pour son peuple, petit gaulois réfractaire,
01:03:44etc., à la faire,
01:03:46et en plus, en rire,
01:03:48il y a toujours cette dolame avec Macron,
01:03:50il y a la dissolution, et après,
01:03:52je mets en scène le désarroi de mes ministres,
01:03:54il y a les petites phrases, et ensuite,
01:03:56ce truc qui est, pour vous répondre,
01:03:58je peux pas vous le dire, oui ou non, il en jouit,
01:04:00mais il y a des moments où, effectivement,
01:04:02moi, j'essaye de le dire à la fin
01:04:04du livre pour parler de la dissolution,
01:04:06mais on a l'impression,
01:04:08en tout cas, c'est ce que les gens qui l'ont vécu me disent,
01:04:10qui testent le rapport
01:04:12des gens au pouvoir,
01:04:14il est comme alléché
01:04:16à l'idée de
01:04:18voir les gens, eux-mêmes
01:04:20alléchés par l'odeur du pouvoir, se casser les
01:04:22dents dessus, comme s'ils étaient attirés par l'espèce de faiblesse
01:04:24humaine qui arrive invariablement
01:04:26au pouvoir, et qui
01:04:28se cassent les dents dessus, tandis que
01:04:30lui, leur
01:04:32referme la porte sur le nez.
01:04:34Prenez
01:04:36Julien Denormandie, prenons Julien Denormandie.
01:04:38Et voir ce que l'effet de fermer la porte
01:04:40sur le nez donne. Et voir ce truc-là,
01:04:42Julien Denormandie, c'est un des plus fidèles alliés de Macron.
01:04:44Il était avec lui en 2015,
01:04:46il était avec lui
01:04:48à Bercy, il était...
01:04:50Quand Macron pense tout quitter
01:04:52juste avant d'arriver à Bercy,
01:04:54qu'est-ce qu'il pense faire ? Il pense partir avec
01:04:56Denormandie, ouvrir un cabinet
01:04:58de conseil, etc. C'est vraiment son proche.
01:05:00Qu'est-ce qui se passe en janvier
01:05:022024, quand il nomme
01:05:04Attal Macron ? Il se passe
01:05:06qu'avant de nommer Attal, il a dit
01:05:08à Denormandie, ça sera toi.
01:05:10Ce sera toi, tu me fais
01:05:12un cabinet, tu me fais une feuille
01:05:14de route, tu me fais tout ça.
01:05:16Et
01:05:18comment refuser ? Vous êtes Denormandie,
01:05:20on vous propose de Premier ministre.
01:05:22Qu'est-ce qui se passe ? La veille
01:05:24de nommer Attal, il dit, ah bah non,
01:05:26Julien, ce sera pas toi, ce sera Gabriel.
01:05:28À quoi ça sert ? Même
01:05:30Ferrand a protesté.
01:05:32Même Ferrand a protesté, c'est dire
01:05:34tu peux pas faire ça Emmanuel.
01:05:36Qu'est-ce qui anime ?
01:05:38Comme il n'a pas
01:05:40dit à Attal qu'il allait dissoudre,
01:05:42Attal l'a pris aussi.
01:05:44Comme tous les macronistes d'ailleurs.
01:05:46Donc il y a quelque chose d'inexplicable
01:05:48qui existe chez lui,
01:05:50qui relève,
01:05:52peut-être de la jouissance ?
01:05:54Je vous dis,
01:05:56moi, ce truc, c'est comme si
01:05:58il était
01:06:00hyper
01:06:02intéressé, habité, curieux
01:06:04de voir ce qui se passe
01:06:06quand le pouvoir frappe à la porte des gens
01:06:08et de voir
01:06:10quelque chose de théâtral en fait.
01:06:12Et qui d'ailleurs remonte à son rapport
01:06:14théâtral, dès le départ, je vous fais pas
01:06:16parler du théâtre,
01:06:18mais il y a quelque chose, c'est lui qui est habité par la
01:06:20façon dont les humains parfois sont touchés
01:06:22par quelque chose, s'en débattent
01:06:24et parfois
01:06:26en meurent.
01:06:28Mais c'est intéressant parce que c'est le bruit
01:06:30qui fait la porte en se refermant
01:06:32et les gens voient arriver le pouvoir, ils se disent
01:06:34ça y est, je suis là et puis je ne suis plus là.
01:06:36On va continuer à en parler juste après
01:06:38cette petite pause, c'est passionnant.
01:06:40Effectivement, le président toxique
01:06:42portrait d'Étienne Campion,
01:06:44de ce président
01:06:46que nous avons depuis sept ans,
01:06:48ça fait un septennat maintenant, si on peut dire.
01:06:50Et où ça va venir ?
01:06:52On en parle tout de suite après cette petite
01:06:54pause et n'oubliez pas, 0 826
01:06:56300 300, si vous voulez intervenir.
01:06:58Sud Radio
01:07:00Parlons vrai
01:07:02Sud Radio
01:07:04Sud Radio Bercov dans tous
01:07:06ses états, midi 14h.
01:07:08André Bercov.
01:07:10Et nous ne finirons pas sur ce sujet, évidemment
01:07:12et ce n'est pas en une heure qu'on peut l'épuiser,
01:07:14Emmanuel Macron, le président toxique
01:07:16selon Étienne Campion
01:07:18dans un livre qui vient de paraître aux éditions
01:07:20Robert Laffont. Mais alors justement
01:07:22on parle de ces
01:07:24bruits de porte qui se ferment
01:07:26du fait que
01:07:28bon, voilà, c'est un peu théorème
01:07:30de Pasolini, je séduis et
01:07:32j'abandonne. Et en même temps
01:07:34il y a quelqu'un quand même qui est là, alors
01:07:36qui est là quand même depuis
01:07:38qu'Emmanuel Macron avait 14 ans,
01:07:40vous en parlez longuement et à juste titre,
01:07:42c'est Brigitte.
01:07:44Alors Brigitte, elle est toujours là,
01:07:46il n'y a pas eu de porte fermée,
01:07:48il n'y a pas eu ni divorce, ni de séparation.
01:07:50Qu'est-ce qui s'est passé
01:07:52ou qu'est-ce qui se passe avec Brigitte ?
01:07:54Brigitte,
01:07:56elle a un rôle énorme,
01:07:58je le raconte dans deux chapitres au départ,
01:08:00je dis que
01:08:02le rôle qu'elle a autour de lui
01:08:04fait qu'il n'est pas,
01:08:06contrairement à ce que je pourrais suggérer,
01:08:08c'est vrai que le titre le suggère,
01:08:10un cyborg complètement
01:08:12sadique, sans âme aucune,
01:08:14sans chaleur. Il y a une personne
01:08:16qui, invariablement depuis le début
01:08:18de sa vie, reçoit
01:08:20ce que les autres ne reçoivent pas de chaleur,
01:08:22d'affection et de compréhension, c'est Brigitte.
01:08:24C'est la seule, à votre avis ?
01:08:26Oui, aujourd'hui c'est la seule.
01:08:28Je raconte
01:08:30l'histoire de leur rencontre,
01:08:32parce qu'une biographie c'est aussi ça, c'est pas juste théoriser des choses,
01:08:34c'est raconter des faits, et j'y apporte des choses nouvelles.
01:08:36Je dis qu'il a eu
01:08:38une force énorme, et là force au sens
01:08:40c'est neutre, c'est bien ni mal, on peut en penser ce qu'on veut.
01:08:42Pour
01:08:44pénétrer un couple,
01:08:46je raconte que Macron,
01:08:48jeune, était au lycée
01:08:50avec la fille de Brigitte, Laurence,
01:08:52d'ailleurs quand les parents de Macron ont entendu parler
01:08:54d'une nauséaire, d'abord ils pensaient à la
01:08:56petite Laurence.
01:08:58Vu qu'en fait Brigitte
01:09:00était une prof très ouverte aux élèves,
01:09:02prof très moderne en fait, qui reçoit
01:09:04chez elle des élèves.
01:09:06Emmanuel était invité avec des camarades,
01:09:08avec aussi, puisqu'ils connaissaient Laurence,
01:09:10chez elle. Il a
01:09:12fixé ce couple,
01:09:14Brigitte et André,
01:09:16et il a eu cette force
01:09:18que je dis, c'est pour ça
01:09:20que je fais le lien avec la force de séduction en général.
01:09:22Quand vous avez 15 ans,
01:09:24que vous vous dites, je vais séduire cette prof,
01:09:2614 ans même, enfin bon.
01:09:28Oui, 14 ans c'est la première fois qu'il la rencontre.
01:09:3015 ans, c'est 15-16 ans, c'est difficile.
01:09:32Je raconte, même la
01:09:34première rencontre, c'est quand Macron
01:09:36présente son stage de
01:09:38troisième, il arrive,
01:09:40là ils ne se sont jamais vus,
01:09:42elle est dans le public, il arrive,
01:09:44il descend sur la scène, il fait un discours,
01:09:46personne ne lui a demandé de discours,
01:09:48en troisième, et il discourt
01:09:50sur la vanité de recevoir des prix,
01:09:52parce qu'il est question de recevoir des prix pour les meilleurs stages de troisième.
01:09:54Il avait fait un stage chez Bordas, d'ailleurs,
01:09:56stage chez Bordas à Paris, qui est son premier
01:09:58emploi à Paris, comment est-ce qu'il l'a eu ?
01:10:00En séduisant la prof de troisième
01:10:02avant Brigitte.
01:10:04Je ne dis pas qu'il l'a séduit
01:10:06physiquement non plus, mais en venant,
01:10:08en restant après le cours,
01:10:10en se faisant remarquer, etc.
01:10:12Il passe d'une chose à une autre déjà.
01:10:14Brigitte, après,
01:10:16c'est une histoire chaotique, mais qui va les souder,
01:10:18je parle d'un...
01:10:20C'est l'écrivain Emmanuel Carrère qui parle de ça,
01:10:22c'est un pacte. On peut s'aimer,
01:10:24je ne dis pas qu'il ne s'aime pas, mais il y a quelque chose du pacte
01:10:26aussi.
01:10:28Entre deux êtres, pour avancer dans la vie,
01:10:30elle est là, il y a des rumeurs
01:10:32d'Antoine Amien,
01:10:34qu'elle est en couple avec son élève,
01:10:36lui, il est parti à Paris,
01:10:38ils attendent pour se revoir,
01:10:40et ça va créer une espèce de
01:10:42force à deux, on en pense qu'on veut,
01:10:44la différence d'âge, je ne suis pas là dessus, je dis juste
01:10:46la force que tout ça a pris.
01:10:48Et le résultat, après, avec les années,
01:10:50c'est qu'elle lui confère un rôle
01:10:52polymorphe, à la fois
01:10:54de casque bleu,
01:10:56de spin docteur,
01:10:58de conseillère, et qu'elle lui
01:11:00permet le mot,
01:11:02moi je dis autonomie affective.
01:11:04En fait,
01:11:06il se permet, en aimant Nel,
01:11:08de ne pas aimer le reste du monde.
01:11:10C'est une béquille,
01:11:12on voulait dire, mon affectivité,
01:11:14elle est là, mon sentimentalité,
01:11:16elle est là.
01:11:18Est-ce qu'elle joue un rôle,
01:11:20vous en parlez, de mentor,
01:11:22de spingalie, de conseiller,
01:11:24de spin docteur,
01:11:26elle joue tout ça.
01:11:28Il y a différentes versions,
01:11:30il y a ceux qui disent,
01:11:32elle ne voulait pas du pouvoir spécialement,
01:11:34mais elle était contente de l'avoir pris,
01:11:36il y a ceux qui disent, ah non, elle a participé
01:11:38à ce qu'est devenu Macron,
01:11:40en le cornerisant, en le coupant
01:11:42d'autres clans, d'autres réseaux,
01:11:44en l'encourageant un peu dans ce...
01:11:46Il y a plusieurs sources, difficile de dire où la vérité,
01:11:48le fait est qu'elle cautionne.
01:11:50Mais ils sont toujours inséparables ?
01:11:52Elle est toujours là ?
01:11:54Oui, manifestement, oui.
01:11:56Après, il y a des
01:11:58nues rumeurs,
01:12:00des tendances comme quoi ça irait pas
01:12:02aussi bien qu'au début,
01:12:04c'est difficile,
01:12:06j'ai pas assez d'éléments
01:12:08pour vous répondre aussi précisément,
01:12:10mais oui, de fait,
01:12:12elle a participé aussi à l'évolution de ce qui est,
01:12:14depuis le départ, elle est celui qui le connaît mieux,
01:12:16et quand j'ai creusé,
01:12:18beaucoup m'ont dit, si Macron devait vraiment
01:12:20flancher, c'est s'il arrivait quelque chose à Brigitte.
01:12:22Donc oui, en fait, elle seule détient
01:12:24le mystère depuis le départ,
01:12:26parce qu'ils ont cheminé ensemble,
01:12:28parce qu'ils ont eu ces vendredis après-midi
01:12:30que je raconte, où en fait, là aussi,
01:12:32force de persuasion, elle est prof
01:12:34dans l'atelier théâtre,
01:12:36ils arrivent en première, ils doivent jouer une pièce,
01:12:38d'Edouardo Di Filippo,
01:12:40et il n'y a pas assez
01:12:42de rôles féminins, parce qu'il y a plein
01:12:44de filles dans l'atelier théâtre, dont la fille de Brigitte.
01:12:46Et Emmanuel lui dit,
01:12:48je vais réécrire la pièce.
01:12:50En fait, qui réécrit une pièce
01:12:52à 16 ans pour intégrer les...
01:12:54Et donc, ils se rencontrent,
01:12:56ils cheminent ensemble,
01:12:58je le vois le vendredi après-midi,
01:13:00et c'est là où, comme elle dit,
01:13:02elle est flanchée.
01:13:04Cette relation, ce n'est pas
01:13:06du monisme people ou autre,
01:13:08c'est juste qu'il faut la comprendre.
01:13:10Quand on fait une biographie de quelqu'un,
01:13:12il faut comprendre le rôle qu'elle a,
01:13:14et je dis, on peut avoir un regard
01:13:16sulfureux, dans le bon sens du terme,
01:13:18sur la relation Brigitte-Macron,
01:13:20et le rôle qu'elle a,
01:13:22sans tomber dans les choses
01:13:24invérifiables, etc.
01:13:26Partenaires et complices, quoi, quelque part.
01:13:28Et oui,
01:13:30il y a quelque chose de politique,
01:13:32et d'intéressé, c'est pas dire qu'il n'y a pas d'amour.
01:13:34On peut être intéressé à avoir de l'amour,
01:13:36mais ça a permis
01:13:38une force,
01:13:40en fait,
01:13:42à Macron,
01:13:44qui est de se sentir
01:13:46épaulé par quelque chose, par quelqu'un,
01:13:48et au fond, d'indifférer
01:13:50le reste du monde.
01:13:52C'est ce que je dis, pour résumer.
01:13:54Moi, j'invite l'électeur à...
01:13:56Nous l'invitons aussi,
01:13:58Etienne.
01:14:00Mais ce qui est
01:14:02absolument fascinant, parce qu'il y a aussi
01:14:04ça, mais il y a aussi les côtés qu'il faut dire,
01:14:06il y a les côtés du tout et son
01:14:08contraire, il y a les côtés où il dit...
01:14:10Parce qu'il faut aussi,
01:14:12et on va en parler maintenant,
01:14:14le côté détruire, dit-il.
01:14:16Et on va en parler
01:14:18juste après cette petite pause,
01:14:20parce qu'il y a
01:14:22quand même des choses à dire
01:14:24sur sa volonté, et d'ailleurs,
01:14:26vite à la fin, mais on va en parler,
01:14:28sa volonté, en fait,
01:14:30aller de brûler Rome, ou de brûler
01:14:32Paris, ou de brûler, en tout cas,
01:14:34ce qui a été adoré, et même
01:14:36aller de dire que les Français,
01:14:38ils en sont, eux aussi, restés
01:14:40un peu pantois. On en parle tout de suite
01:14:42après cette petite pause.
01:14:44Sud Radio, votre avis fait
01:14:46la différence. C'est vrai que moi, ça fait des années
01:14:48maintenant que j'écoute Sud Radio, et à chaque fois, c'est un plaisir
01:14:50de retrouver vos émissions du matin, de l'après-midi,
01:14:52du soir, c'est top. Sud Radio,
01:14:54parlons vrai.
01:14:56Sud Radio, Bercoff, dans tous
01:14:58ses états, midi, 14h.
01:15:00André Bercoff. Et Emmanuel
01:15:02Macron, dans tous ses états, décrit
01:15:04par Étienne Campion.
01:15:06Je crois que nous avons des auditeurs.
01:15:08Vous avez deux appels. Le premier, c'est Franck, qui appelle
01:15:10de Montpellier. Bonjour, Franck.
01:15:12Bonjour, M. Bercoff.
01:15:14Très heureux de vous avoir à l'antenne,
01:15:16et bonjour, M. Campion.
01:15:18Voilà, juste une petite
01:15:20anecdote. Moi, j'ai travaillé
01:15:22dans un grand groupe, et j'avais un PDG
01:15:24qui a su monter une des
01:15:26sociétés du groupe à un
01:15:28très haut niveau, et qui, après, a
01:15:30tout détruit. Alors, ma question,
01:15:32et j'en viens là,
01:15:34est-ce que nous ne sommes pas là
01:15:36dans une forme de perversion
01:15:38narcissique, d'une forme de psychopathie,
01:15:40voire de bipolarité
01:15:42avec notre cher président ?
01:15:44Oui, c'est une question que je voudrais juste
01:15:46ajouter tout à fait
01:15:48dans votre sens, Franck. C'est la question
01:15:50que je voulais poser, d'ailleurs, à Étienne Campion.
01:15:52C'est qu'au fond, regardez,
01:15:54les partis détruits.
01:15:56Lui, il fait du afouéra, mais pas du tout
01:15:58dans le sens de Javier Milet d'Argentine.
01:16:00C'est, allez, partis détruits,
01:16:02la culture française, ça n'existe
01:16:04pas, la colonisation,
01:16:06crime contre l'humanité, et surtout
01:16:08quand même, il laisse les Français sans aucun
01:16:10point de repère. Alors qu'un président
01:16:12en principe, il s'est fait pornifier,
01:16:14l'identité ou pas,
01:16:16lui, c'est vraiment détruire, dit-il
01:16:18à Étienne Campion, quand même.
01:16:20Oui, quand
01:16:22le résultat final est
01:16:24l'état actuel du pays, une dissolution
01:16:26que personne n'a compris,
01:16:28et des raisons que tout le monde ignore,
01:16:30on est obligé de se poser ce genre
01:16:32de questions, là, là-dessus, et d'ailleurs,
01:16:34les Français se la posent.
01:16:36En fait, moi, je suis marqué de
01:16:38vous, je suis frappé de voir
01:16:40que les gens raisonnent un peu
01:16:42comme monsieur l'auditeur.
01:16:44Et en fait, c'est la dissolution
01:16:46qui a acté, parce qu'on me dit, moi,
01:16:48je psychologise, non,
01:16:50c'est Macron qui donne à se psychologiser.
01:16:52En fait, avec ce qui se passe,
01:16:54tous les gens ne peuvent qu'avoir
01:16:56des éléments
01:16:58tels,
01:17:00rappelez-vous, lors de la dissolution,
01:17:02Ruffin qui dit, on a un taré à la tête du pays.
01:17:04Et puis, tous ces épithètes,
01:17:06il y a un mini fou, etc. Quand,
01:17:08le dernier mot que vous laissez
01:17:10sur la bouche des Français, c'est
01:17:12« il est fou »,
01:17:14oui, il faut se poser des questions.
01:17:16Pour répondre à
01:17:18votre auditeur,
01:17:20en fait,
01:17:22je fais 460 pages
01:17:24pour essayer de comprendre ça.
01:17:26Je ne peux pas arrêter un mot, etc.
01:17:28Perversion narcissique, il y a un auteur,
01:17:30il s'appelle Marc Joly, je crois,
01:17:32qui a fait un livre, là, récemment, pour appliquer le concept
01:17:34de Récamier, c'est un psychologue
01:17:36francex par Récamier, qui a fait,
01:17:38qui a mis au point le concept de perversion narcissique.
01:17:40Et il en fait, ça s'appelle
01:17:42« Les perverses au pouvoir ». Moi, je n'aurais pas fait le livre
01:17:44comme ça, je préfère faire des faits et tout, là, c'est
01:17:46pour le coup, psychologisant.
01:17:48Mais,
01:17:50le fait est que
01:17:52on touche quelque chose.
01:17:54Et,
01:17:56difficile d'arrêter un mot. Dans l'intro, je dis
01:17:58que les mots, parfois,
01:18:00sont aussi puissants soit-ils,
01:18:02et la langue française aussi puissante soit-elle,
01:18:04ne parvient pas à toucher du doigt.
01:18:06Vous avez quand même employé « toxique »
01:18:08dans votre titre.
01:18:10Moi, je dis « toxique »
01:18:12mais, en fait, je préfère que les faits
01:18:14parlent d'eux-mêmes. C'est pour ça que je n'utilise pas
01:18:16le mot dans le livre. J'emploie que dans l'intro.
01:18:18Oui, enfin, l'intro, elle parle.
01:18:20Oui, oui, moi, je l'assume, ce truc.
01:18:22Oui, il l'est, de fait,
01:18:24au sens où l'on l'entend.
01:18:26C'est Safia, je crois.
01:18:28Alors, bonjour, Safia.
01:18:30Bonjour, André.
01:18:32Je suis heureuse de vous avoir.
01:18:34Et, par rapport au plateau, effectivement,
01:18:36le portrait
01:18:38dressé de M. Macron
01:18:40est édifiant
01:18:42et complètement raccord
01:18:44avec le lubris
01:18:46et la folie furieuse
01:18:48des structures, je ne dirais pas du personnage,
01:18:50mais je crois qu'il est complètement...
01:18:52Enfin, moi, quand je l'observe, je l'analyse,
01:18:54je le trouve complètement en décom...
01:18:56en dé...
01:18:58en dissociation,
01:19:00exactement.
01:19:02Oui, c'est le terme précis,
01:19:04juste, exact.
01:19:06Par rapport à ça, c'était le miroir de M. Colère.
01:19:08Parce qu'on a quand même des figures
01:19:10aussi terribles, du côté de la force obscure.
01:19:12Et,
01:19:14quels sont les...
01:19:16Bon, Brigitte, apparemment, c'est le ciment
01:19:18qui...
01:19:20On ne peut pas passer
01:19:22ce mystère qui fait que
01:19:24ça tienne...
01:19:26Enfin, j'observe de manière analytique et froide,
01:19:28quand je regarde, du coup...
01:19:30Et donc, voilà,
01:19:32ce type de personnage, en gros,
01:19:34il a pris le pire de l'Ancien Monde
01:19:36et il construit la destructivité
01:19:38du Nouveau Monde.
01:19:40Il arrive en startupper, enfin, à la Startup Nation,
01:19:42et puis là, on voit les dégâts
01:19:44et c'est la déflagration du pays.
01:19:46On voit la Fall Down Nation,
01:19:48en fait, après la Startup.
01:19:50André ?
01:19:52Oui, la chose que je voulais vous demander,
01:19:54je veux dire, te demander, mais je vais vous...
01:19:56Vous voyez ?
01:19:58C'était, justement,
01:20:00est-ce qu'on ne mérite pas
01:20:02que le Président...
01:20:04qu'on voulait détruire ?
01:20:06Bonne question, Saphia Journet.
01:20:08Laissez Étienne, alors, répondre.
01:20:10Dissociation...
01:20:12Votre auditrice touche du doigt
01:20:14un truc vraiment intéressant
01:20:16dont je parle
01:20:18à la fin du bouquin.
01:20:20C'est la désynchronisation.
01:20:22Je commence en racontant la désynchronisation
01:20:24qu'il nomme
01:20:26dans Révolution, que sa grand-mère
01:20:28instille chez lui.
01:20:30Sa grand-mère en décalage avec le monde.
01:20:32Elle aussi, elle ne veut pas aller aux fêtes de famille
01:20:34et elle préfère la solitude.
01:20:36Et Macron dit dans Révolution,
01:20:38son livre phare, rappelez-vous,
01:20:40je suis comme désynchronisé avec mon époque.
01:20:42Pour ça, des fois, il aime bien citer les tontons-flingueurs
01:20:44et jouer le côté un peu à contre-coup.
01:20:46Et à la fin,
01:20:48je dis, Macron, en fait,
01:20:50il y a une phrase qui m'a frappé,
01:20:52c'est quand il a dit, après la dissolution,
01:20:54si j'étais sentimental,
01:20:56je me serais suicidé.
01:20:58Il a dit ça, je le trouve passionnant.
01:21:00Pourquoi ? Parce qu'il a dit,
01:21:02si j'étais sentimental,
01:21:04si j'étais comme vous,
01:21:06je n'aurais pas supporté. Et de fait,
01:21:08on n'aurait pas supporté.
01:21:10Je ne me serais pas supporté,
01:21:12c'est quelque part.
01:21:14Quand on met le pays dans cet état,
01:21:16quand il y a un peuple,
01:21:18globalement,
01:21:20pas tout le peuple,
01:21:22quand vous arrivez à la dissolution,
01:21:24il y a une dissolution du peuple.
01:21:26C'est-à-dire qu'il est désynchronisé.
01:21:28Moi, le mot que j'emploie,
01:21:30c'est désynchronisé.
01:21:32Et les désynchronisés,
01:21:34il y en a dans la société des gens désynchronisés.
01:21:36Souvent, c'est des gens qui ont des maladies.
01:21:38Au pouvoir, c'est peut-être pas idéal.
01:21:40Il faut être désynchronisé.
01:21:42Dans la vie, parfois, vous avez besoin.
01:21:44Sinon, vous sombrerez dans
01:21:46les émotions, etc.
01:21:48Les gendarmes, les pompiers,
01:21:50ils sont désynchronisés, c'est normal.
01:21:52On conseille d'ailleurs aux gens,
01:21:54parfois, de désynchroniser.
01:21:56Sauf qu'à un tel niveau, pour un président,
01:21:58il faut l'être un peu, mais là, il l'est complètement.
01:22:00Il l'est beaucoup.
01:22:02C'est l'effet qui montre ça.
01:22:04Madame, la dissociation,
01:22:06désynchronisation, c'est la même chose.
01:22:08Je voudrais citer
01:22:10votre dernière phrase,
01:22:12qui est intéressante.
01:22:14Parce que vous dites,
01:22:16en fait,
01:22:18vous commencez,
01:22:20qu'est-ce que vous dites
01:22:22c'est très intéressant.
01:22:24Vous parlez de Macron, vous dites
01:22:26« Ses limites, perceptibles dès ses débuts,
01:22:28devinrent de plus en plus éclatantes
01:22:30à mesure qu'il s'est heurté violemment.
01:22:32Avec quelle vitesse
01:22:34son nom s'évaporera-t-il
01:22:36des mémoires humaines ?
01:22:38À moins que l'on veuille croire qu'il a sublimé
01:22:40l'école à la française, qu'il a enrichi
01:22:42le drame, nourri le récit
01:22:44et façonné à sa façon l'histoire du pays,
01:22:46il eût sans doute
01:22:48été préférable pour la France
01:22:50comme pour lui-même,
01:22:52qu'il ne fût jamais monté sur scène. »
01:22:54Vous y allez, là !
01:22:56Vous lui réglez son compte.
01:22:58Il faut que je dise aussi la référence,
01:23:00parce que,
01:23:02en gros, c'est la dernière phrase
01:23:04du livre de Bainville sur Napoléon.
01:23:06En gros, il dit
01:23:08« Sauf pour l'histoire, sauf pour le drame,
01:23:10il eût peut-être été préférable
01:23:12qu'il n'ait pas existé. »
01:23:14Bon, voilà,
01:23:16le parallèle vaut ce qu'il vaut.
01:23:18Il n'est pas Napoléon, on ne va pas rentrer là-dedans.
01:23:20Bref.
01:23:22Oui, en fait, si
01:23:24on démoralise et qu'on se dit
01:23:26que tout ça, on s'en fiche, la crise du pays,
01:23:28il y a
01:23:30quelque chose de littéraire,
01:23:32pareil, sublimer les colères.
01:23:34Si on est très cynique,
01:23:36au moins Macron a permis qu'on vive les gilets jaunes.
01:23:38Je dis si on est vraiment
01:23:40cynique, je ne présente pas.
01:23:42C'est ce que j'essaye de dire.
01:23:44Je pense que
01:23:46le problème, à la fin, de la personne
01:23:48toxique, c'est peut-être
01:23:50certes les autres, mais
01:23:52l'image qu'elle laisse sur son nom.
01:23:54En tout cas,
01:23:56qu'a-t-il voulu laisser ?
01:23:58En tout cas, votre livre
01:24:00montre très bien les zones d'ombre,
01:24:02les zones peut-être de lumière,
01:24:04s'il y en a, il y en a peut-être quelques-unes,
01:24:06mais il raconte
01:24:08très bien cet univers formidable.
01:24:10Je vais vous dire,
01:24:12il a eu son Campion, maintenant,
01:24:14on l'attend son Balzac.
01:24:16Peut-être ce sera vous, on ne sait pas.