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Avec Cédric et Baptiste

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##LES_AUDITEURS_ONT_LA_PAROLE-2025-04-01##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
00:03La condamnation de Marine Le Pen et de cadres du RN, anciennement Front National, fait réagir.
00:11Cédric et Baptiste sont là. D'abord, Cédric, bonjour Cédric.
00:15Bonjour M. Bourdin.
00:16Cédric, vous êtes électeur du RN, et pour vous, si j'ai bien compris,
00:22ce n'est pas le fond du problème qui vous scandalise, c'est l'inéligibilité.
00:27Tout à fait, puisque logiquement, l'inéligibilité se fait quand il peut y avoir récidive.
00:33Elle ne se représentera pas aux élections européennes.
00:36Donc, de base, il y a une problématique.
00:38Je me rends compte simplement que, lorsqu'il y a des choses qui peuvent arriver
00:43et qui peuvent faire flamber la France dans le sens électoral du terme,
00:49eh ben, on boucle, on ferme, on ennuie, on fait en sorte que les gens se fassent taire ou se taisent.
00:57J'en ai pour preuve ces huit, notamment.
01:00La démocratie, pour moi, est entachée, et c'est très bien,
01:05et je pense qu'on va se révolter à notre façon,
01:09et il ne faudra pas s'étonner s'il y a 11, 12, 13, 15, 20 millions de personnes dans les rues.
01:15Notamment, j'en ai discuté avec des personnes qui ne sont pas du tout Rassemblement National,
01:20mais avec mes amis hier au téléphone, et ils ont dit, de toute façon, c'est simple,
01:26on n'avait pas de quoi voter, on ne savait pas ce qu'on pouvait voter et tout ça,
01:30mais ce n'était pas bien, et bien, on va voter Rassemblement National.
01:33Ça va donner un élan. Vous savez, ça va faire un petit peu comme le tsunami.
01:37Il y a un tremblement de terre là, et à 800 kilomètres, il y a un tsunami.
01:41Et bien, c'est ce qui risque d'arriver, et je serais fier qu'on puisse dire un jour,
01:45ben voilà, ça va arriver, le Rassemblement National.
01:49– Mais Cédric, vous êtes prêt à descendre dans la rue ?
01:52– Tout à fait.
01:53– Et pour faire quoi ?
01:55– Pour faire quoi ? Regardez simplement, il y en a qui descendent dans la rue
01:59quand Jean-Marie Le Pen, il décède, d'accord ?
02:01Alors pourquoi on ne descendrait pas dans la rue quand Marine Le Pen, en fait, n'est ni libre ?
02:05Donc il y a quand même une problématique.
02:07Donc aujourd'hui, oui, il faut que nous, on se rassemble au niveau national,
02:12c'est rigolo d'ailleurs, Rassemblement National,
02:14au niveau national pour pouvoir justement se battre.
02:18Et je sais, j'ai écouté hier, il y a, je ne sais plus qui c'est qui a dit ça,
02:24qui souhaitait que le Président de la République grâcie Marine Le Pen,
02:30mais elle ne l'acceptera pas, parce que pour elle, ça sera quand même une honte.
02:34Il faut qu'elle soit blanchie.
02:36Mais dans l'histoire, dans l'histoire même de cette problématique,
02:39moi je trouve qu'il y a quand même des questions...
02:41– Blanchie, c'est la justice qui dira en appel si la condamnation est confirmée ou pas.
02:46– Oui, mais il y a quand même, dans ce problème de condamnation,
02:54il y a quand même peu de preuves.
02:56– Non, non, non, il y a toutes les preuves.
02:59Cédric, Cédric, la problématique ce n'est pas le manque de preuves.
03:04Il y a toutes les preuves.
03:05La problématique c'est l'exécution provisoire de l'inéligibilité.
03:10C'est là qu'il y a débat.
03:12Ce n'est pas sur le fond.
03:13Sur le fond, il n'y a pas débat.
03:15– Cédric, je vais mettre Baptiste avec nous.
03:18Bonjour Baptiste.
03:19– Bonjour Jean-Jacques.
03:20– Bonjour, vous êtes à Boulogne-Billancourt, Baptiste.
03:22Que dites-vous de votre côté ?
03:24Cédric est un électeur du Rassemblement National,
03:26vous, vous êtes un électeur de gauche.
03:28Alors que dites-vous si, par exemple,
03:30un homme ou une femme de gauche était dans la même situation que Marine Le Pen ?
03:34Est-ce que vous accepteriez la condamnation et l'inéligibilité ?
03:38– Mais c'est ça qui est beau avec le Rassemblement National,
03:41c'est que ça a déjà été le cas, Jean-Jacques.
03:43Une petite statistique, 100% des élus qui ont été condamnés
03:46pour détournement de fonds publics ont reçu une peine d'inéligibilité
03:50qui accompagnait la condamnation.
03:52C'est quand même fou.
03:54Beaucoup de choses me font sourire dans ce que dit Cédric
03:56sur le fait qu'il fasse un petit lapsus en disant
04:00la démocratie est entachée, c'est très bien.
04:02Oui, c'est très bien.
04:03Je pense que pour le Front National,
04:05que la démocratie soit entachée, ce n'est pas très grave.
04:09Sauf quand ça ne les arrange pas.
04:10J'ai envie de lui dire à Cédric que dans ce pays, dans cette démocratie,
04:13il y a eu une alternance politique parfaitement pacifique
04:16et parfaitement respectée par tout le monde depuis toujours.
04:19– Baptiste, est-ce que les politiques sont au-dessus des lois ou pas ?
04:24– Moi je ne pense pas, Jean-Jacques, parce que quand on dit les politiques,
04:28ça veut vraiment dire tous les politiques.
04:30Moi je pense qu'il y a des politiques qui sont déconnectées
04:32et qui se sentent dans un sentiment d'impunité totale.
04:35Je pense que c'est le cas de Marine Le Pen.
04:36Je pense que Marine Le Pen, on parle quand même de plus de 4 millions d'euros
04:40détournés au profit de son parti,
04:42alors qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel, c'est un fait.
04:44Mais quand Cédric dit qu'il n'y a pas de preuves,
04:46mais les preuves, Jean-Jacques, il y a aussi un truc,
04:48c'est que le tribunal a aussi sanctionné la défense pitoyable,
04:53la stratégie de défense pitoyable de Marine Le Pen
04:55qui est allée nier des évidences que même ses co-accusés ne niaient pas.
05:00C'est aussi ça la réalité, les preuves elles sont accablantes.
05:03Alors on peut s'émouvoir de l'inégibilité,
05:05mais c'est simplement normal.
05:07– Cédric, vous avez écouté Baptiste répliquer.
05:11Cédric.
05:12– Moi je dis tout simplement que de toute façon,
05:14même s'il y avait condamnation,
05:16l'inéligibilité c'est juste simplement pour faire taire le Rassemblement National.
05:20Alors c'est vrai, il a dit que,
05:22Baptiste a dit qu'il y avait eu des personnes de gauche,
05:24c'est bien d'avoir des noms pour qu'on puisse un petit peu s'en rappeler tout ça.
05:27C'est vrai qu'il y en a eu de là partout.
05:29Mais tout à fait, et qui a essayé de se représenter dans ces derniers trucs.
05:33– Et on aurait pas dû l'accepter.
05:35– Mais complètement, je suis complètement d'accord,
05:37c'est une honte phénoménale.
05:39Mais aujourd'hui, on ne peut pas,
05:42alors qu'il y a une possibilité d'un passage d'une présidentielle,
05:49on ne peut pas rendre inéligible sous le coup d'une éventuelle récidive,
05:56alors qu'elle n'est pas fondée.
05:58C'est là où il y a eu un problème, ça n'est pas du tout fondé.
06:01– Au fond, le débat, vous avez raison,
06:03porte sur l'exécution provisoire de l'inéligibilité,
06:06pas sur le fond de l'affaire.
06:08– Je peux entendre ce que dit Baptiste.
06:10Oui, effectivement, il y a des preuves et tout,
06:12je ne me suis pas fondu complètement dans le dossier.
06:14– Bon, Cédric, Baptiste, je vous arrête, je vous arrête.
06:17Malheureusement, c'était passionnant.
06:19Vous voyez que sur l'antenne de Sud Radio,
06:21on peut débattre avec des arguments différents,
06:24des points de vue différents, c'est la force de cette radio.
06:27Évidemment, il est 8h.

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