Les Vraies Voix Citoyennes avec Leonid Goncharov, président fondateur de l'association Ensemble Ukraine, entrepreneur social et activiste culturel ; Danielle di Giovanni, fondatrice et vice-présidente du Fonds de dotation DAPAT.
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NewsTranscription
00:00Citoyens, mon patriot, rejoins le pari qui s'encule.
00:08Citoyens, citoyennes, on vous court !
00:11Des citoyens propres aux idées propres, nous n'en faut rien.
00:14Pour l'honneur, pour servir, pour la gloire, nous avançons.
00:18Je suis un citoyen ordinaire.
00:20Citoyen, soldat, frère, père.
00:22C'est mon devoir de citoyen.
00:24C'est mon devoir.
00:26Sud Radio, les vraies voies qui font bouger la France.
00:29Philippe David.
00:32Bienvenue dans les vraies voies citoyennes.
00:34Comme tous les lundis soirs, Henri Ligrot et Stéphane Pelet ne sont pas avec nous ce soir,
00:38mais on les embrasse chaleureusement, tout comme l'équipe du G500,
00:41dont ils assurent la coprésidence.
00:43On en profite pour le dire, l'étape culture organisée samedi dernier à Toulon a été un vrai succès,
00:48avec des débats riches et des propositions fortes pour défendre l'exception culturelle française.
00:54Alors l'agenda citoyen se poursuit, bien évidemment.
00:57Jeunesse à Marseille, écologie dans la Drôme,
00:59et bien sûr, le trophée Sud Radio de l'initiative citoyenne,
01:03bientôt de retour à l'antenne.
01:05Ce soir, une émission placée sous le signe de l'engagement, de la dignité, de la solidarité concrète,
01:10avec deux invités qui portent des combats essentiels.
01:13Aller au sommaire, ce soir on met la lumière sur un engagement né dans l'urgence,
01:17mais sans penser pour durer,
01:19celui de l'association Ensemble Ukraine.
01:22Fondée en 2022, dès les premières semaines de l'invasion russe,
01:26cette initiative a su mobiliser en encore autant record plus de 400 volontaires à travers l'Europe,
01:31acheminer des centaines de tonnes d'aide humanitaire,
01:34et surtout créer du lien entre citoyens de l'Europe et Ukrainiens, là-bas comme ici.
01:39Mais Ensemble Ukraine, ce n'est pas seulement de l'aide d'urgence,
01:42c'est aussi une vision, celle d'un réseau citoyen agile, transfrontalier,
01:46qui s'engage pour la paix, la reconstruction et la mémoire.
01:49Ce soir, nous avons la chance d'accueillir en plateau son fondateur et président,
01:53Leonid Goncharov, franco-ukrainien, entrepreneur social et activiste culturel,
01:57qui vient partager avec nous sa vision de l'engagement,
02:00les actions en cours et les prochains défis de son organisation.
02:03Bonsoir !
02:05Ce soir, on parlera également de chiffres qui dérangent mais qu'il faut regarder en face.
02:0938% des personnes sans domicile fixe sont des femmes,
02:1348% de ces SDF qui ont au moins de 30 ans sont des femmes,
02:171 femme sur 3 SDF est accompagnée d'au moins un enfant,
02:20et l'âge moyen de décès des femmes sans abri est de 45 ans contre 49 ans pour les hommes.
02:26Ces chiffres disent une chose, la précarité à un visage féminin,
02:29souvent invisible, souvent silencieux.
02:32Et c'est précisément pour ces femmes-là que la fondation DAPAT a été créée en 2020
02:36par Daniel et Patrick de Giovanni.
02:38DAPAT, c'est un acronyme fort.
02:40Dignité, accompagnement, présence, amour et transmission,
02:435 piliers pour des actions concrètes au plus près des vulnérabilités dans le champ médico-social,
02:48du soin, de l'hébergement et du soutien à la reconstruction.
02:51Ce soir, on aura l'honneur et le plaisir d'avoir avec nous Daniel de Giovanni,
02:54co-fondatrice et présidence de la DAPAT. Bonsoir !
02:57Et on parlera également de la soirée que vous avez organisée le 24 mars dernier au Théâtre Marigny.
03:03Allez, c'est parti pour les Vraies Voix Citoyennes !
03:06Les Vraies Voix Sud Radio
03:08Léonide Goncharoff, rebonsoir.
03:11Vous êtes présidente d'Ensemble Ukraine.
03:14Vous bâtissez des ponts de solidarité concrète entre la France et l'Ukraine.
03:18Comment est née l'association Ensemble Ukraine ?
03:21Merci beaucoup de l'invitation.
03:23Avec plaisir.
03:25L'association est née d'un simple constat qu'on ne peut pas accepter ce qui se passe.
03:31Je n'ai pas fondé l'association. Je l'ai rejoint quelques jours après.
03:35J'ai repris la présidence plus tard.
03:37Elle a été fondée uniquement par les entrepreneurs français.
03:40Ce qui m'a touché, c'est que tous les fondateurs n'ont eu aucun lien avec l'Ukraine,
03:45sauf en lien humain.
03:47Ils ne pouvaient pas accepter que ce qui se passe soit comme ça.
03:51Est-ce que c'est un geste de survie, de solidarité, de colère ou un peu les trois à la fois ?
03:57Je dirais surtout solidarité et soutien.
04:00C'était un geste européen.
04:03Vous êtes franco-ukrainien, entrepreneur social, engagé culturellement.
04:08Qu'est-ce qui, dans votre parcours, vous a préparé à faire face à une telle urgence humanitaire et citoyenne ?
04:15Honnêtement, rien. Rien ne peut préparer...
04:19Une prise de conscience ?
04:21Un choc psychologique quand la guerre a commencé ?
04:24C'est sûr que les premiers jours, les premières semaines, ça a été un grand choc.
04:28La seule chose qui m'a aidé, c'est plutôt les capacités d'unir les gens,
04:32les capacités d'organiser une équipe pour qu'on puisse atteindre notre objectif,
04:37pour qu'on puisse faire quelque chose qui nous paraît utile.
04:40Mais le choc, je ne pense pas qu'on puisse s'y préparer, surtout quand ça se passe chez vous.
04:45J'étais réveillé le premier jour de la guerre, à 6 heures, par ma copine.
04:50Vous étiez où ?
04:51J'étais à Paris, en France.
04:53Il me réveillait en me disant à 6 heures que ta ville était en train d'être bombardée.
04:58Littéralement, 6 heures du matin, on ne peut pas s'y préparer.
05:01J'ai pris 3 minutes pour me réveiller, nettoyer mon visage et appeler mes parents.
05:05Pour demander comment vous vous installez, est-ce que vous vous y êtes toujours, est-ce que vous répondez toujours ?
05:09On ne peut pas s'y préparer, mais on peut y agir.
05:12Vous êtes originaire de quelle ville en Ukraine ?
05:15Je viens d'Odessa.
05:16Donc sur la mer Noire.
05:17Exactement.
05:18Une ville qui est toujours ukrainienne et qui est relativement à l'abri, mais très ciblée par les Russes.
05:23D'accord.
05:24Parce que c'est un point stratégique.
05:25En plus, Odessa, c'est un des principaux ports de la mer Noire.
05:28Faut-il le rappeler ?
05:29Exactement.
05:30A la fois commercialement, à la fois culturellement, très important.
05:33Absolument.
05:34D'ailleurs, il y a même un quartier de New York de moi qui s'appelle Little Odessa,
05:37avec tous les immigrants juifs ukrainiens en particulier qui sont partis aux Etats-Unis.
05:42Tout à fait.
05:43Quel type d'aides d'ensemble l'Ukraine a-t-elle réussi à mobiliser depuis 2022 ?
05:47Ça a beaucoup changé parce que les baisons ont changé.
05:50Si la première phase était une urgence, un chaos, il fallait aider les gens à se déplacer.
05:56Parfois, on achetait juste le pétrole pour que les bus puissent s'acheminer jusqu'à la France, jusqu'à d'autres pays en Europe.
06:03Pour tous les réfugiés qui partaient ?
06:05Tout à fait.
06:06On envoyait beaucoup d'aides humanitaires, des vêtements, de la nourriture.
06:09Tout était nécessaire.
06:10Au fur et à mesure des semaines et des mois, les premiers baisons ont été rependus,
06:15le système logistique s'est réinstallé en Ukraine.
06:19On s'est concentré sur l'aide, sur les projets de l'impact,
06:24en travaillant avec des partenaires locaux qui sont un peu dans la zone grise,
06:28qui sont suffisamment grandes pour avoir l'impact,
06:31mais suffisamment petites pour ne pas être financées par les Etats ou par les autres grands organismes,
06:35comme par exemple le Croix-Rouge.
06:37D'accord.
06:38On essaie d'être le plus proche de la zone du conflit,
06:41où il y a des gens en plus grand péril, en plus grands baisons.
06:45Au fur et à mesure que notre travail est devenu surtout médical,
06:48on a acheté plusieurs ambulances, on a restauré des hôpitaux,
06:52on a construit, grâce bien évidemment à nos donateurs,
06:55un centre d'aide psychologique pour les enfants acquillés,
06:59pour les enfants qui étaient dans la zone de guerre,
07:01qui ont perdu parfois leurs enfants,
07:03pour les accompagner, c'est surtout dans les zones de licence.
07:08On intervient aussi dans les cas d'urgence,
07:12comme par exemple, il y a un an, le barrage de Kersan qui était bombardé,
07:16il fallait évacuer à une urgence.
07:18Les gens et notre force, c'est à la fois la capacité d'être en France et en Ukraine,
07:23parce qu'on a beaucoup de gens aujourd'hui comme moi,
07:25et beaucoup de partenaires locaux que l'on peut vérifier,
07:28mais aussi bien qu'on est petit, on peut être rapide.
07:31Donc on peut rapidement intervenir là où c'est nécessaire,
07:34et vérifier ce qui se passe sur place.
07:37Vous apportez de l'aide, parce que la ligne de front est surtout à l'est de l'Ukraine,
07:41dans la région notamment du Donbass, dont on a beaucoup parlé.
07:44Est-ce que vous apportez de l'aide uniquement dans les zones plutôt de combat,
07:48ou dans toute l'Ukraine ?
07:49Vous avez parlé du Kiev notamment, qui est hors des zones de combat,
07:52mais c'est la capitale, c'est un peu à part.
07:54Est-ce qu'on a besoin d'aide un peu partout,
07:57y compris dans les zones les plus à l'ouest, comme Lviv par exemple ?
08:02Vous avez complètement raison que l'aide est nécessaire partout,
08:05même les Ukrainiens en France peuvent être dans des situations très difficiles.
08:09Mais on se dit que ceux qui sont en Europe, ceux qui sont à l'ouest,
08:13donc à Lviv par exemple, ils ont un peu plus de moyens,
08:16un peu plus de gens qui peuvent leur aider,
08:18que ceux qui sont plus proches de la zone de conflit.
08:21On parle de Dnipro, on parle de Kribeirik,
08:23Dnipropetrovsk, c'est ça ?
08:25Tout à fait, on parle de Kharkiv,
08:27donc les villes qui sont proches de la ligne de conflit,
08:30où les gens sont en péril, et où beaucoup d'autres organisations
08:34humanitaires ne vont pas parce que c'est risqué.
08:37D'accord. Quels sont aujourd'hui les besoins les plus criants sur le terrain,
08:42auxquels vous faites appel ici en France ?
08:45Là où on se concentre aujourd'hui, c'est surtout le médical.
08:49C'est surtout sauver, préserver les vies.
08:52Par exemple, comme je dis, les ambulances,
08:56parce qu'elles sont détruites très souvent,
08:59et malheureusement il y a beaucoup de blessés,
09:01y compris malheureusement beaucoup de civils.
09:04Mais aussi dans les zones un peu plus lointaines de la ligne de front,
09:08c'est les hôpitaux qui nécessitent d'être adaptés, par exemple aux blessés.
09:11Il y a beaucoup de gens qui ont perdu leurs jambes,
09:14leurs mains, qui ne peuvent pas fonctionner de la même manière.
09:17Et les hôpitaux n'ont pas été adaptés, ou pas suffisamment adaptés.
09:21Ou manque de médecins peut-être ?
09:23Pas forcément de médecins, au moins à ma connaissance,
09:26parce qu'il y a beaucoup de volontaires, y compris français,
09:28qui sont allés à ce que nous est remonté,
09:30c'est plutôt au niveau d'équipements et de médicaments.
09:33D'accord, et donc vous achetez des ambulances,
09:35vous l'avez déjà dit, des équipements, des médicaments.
09:38Vous aidez parfois, parce que les drames dont vous parlez,
09:41c'est des blessures de guerre, souvent des blessures par balle,
09:44par éclat d'obus, par mine, etc.
09:47Et là c'est souvent des médecins militaires
09:49qui sont les plus opérationnels dans ce domaine.
09:51Parce que quand ils sont partis faire la guerre du Golfe
09:55il y a plus de 30 ans, au Liban,
09:57ou dans toutes les zones de combat où la France va,
10:00ou d'autres pays vont également,
10:02vous en demandez à certains d'aller là-bas
10:05pour aller donner un coup de main dans les hôpitaux,
10:07plus ou moins éloignés du front, comment ça se passe ?
10:10Dans notre cas c'est un peu plus loin du front,
10:12donc par exemple c'est pas des balles, c'est surtout les éclats.
10:14D'accord, les éclats d'obus.
10:16Exactement, et ce qui est très surprenant,
10:20ce qui est vraiment dommage,
10:21c'est qu'il y a beaucoup de civils qui sont touchés par cela aussi.
10:24Par exemple Kersan, une ville qui a été libérée il y a un peu plus d'un an.
10:26Kersan, il y a eu d'énormes combats dès le début en 2022, de mémoire.
10:29Exactement, vous avez complètement raison,
10:31qui a été libérée en 2023,
10:33mais qui n'est toujours pas loin de la ligne de front,
10:35et du coup les obus peuvent atteindre la ville.
10:37Et donc c'est les mêmes blessures dont je vais parler,
10:40mais parmi les civils.
10:41Donc ce qu'il faut, c'est parfois l'équipement le plus simple,
10:43comme les garrots.
10:45Pour s'arrêter les hémorragies.
10:47Tout à fait, ce sont les backpacks médicaux.
10:50Alors c'est quoi les backpacks ?
10:51Les sacs à dos.
10:52Ah les backpacks, pardon.
10:54Parce qu'il y a beaucoup de volontaires.
10:56Vous allez dire avec l'accent ukrainien « backpacks », d'accord.
10:58Parce que « backpacks », je n'ai pas compris ce que c'était.
11:01Excusez-moi.
11:02C'est exactement ça, les sacs à dos.
11:04Il y a beaucoup de volontaires qui interviennent,
11:07qui sont sur le terrain,
11:09et qui disent juste qu'il nous faut l'équipement,
11:11il nous faut par exemple les sacs à dos,
11:12il nous faut les garrots,
11:13et on va faire le reste.
11:14Léonide Goncharov, vous restez avec nous,
11:16avec votre accent délicieux.
11:18Ensemble l'Ukraine,
11:19on se retrouve tout de suite pour les vraies voix citoyennes.
11:33Retour des vraies voix qui font bouger la France,
11:35sans Aurélie Gros et Stéphane Pelé,
11:37qui étaient à l'événement,
11:39c'était les journées culturelles du G500 à Toulon.
11:42On les embrasse, on les retrouvera bien évidemment lundi prochain.
11:45Avec nous, Léonide Goncharov,
11:47président de Ensemble l'Ukraine,
11:49et on a, c'est notre second invité,
11:51Daniel de Giovanni,
11:52coprésidente et fondatrice de la DAPAT.
11:55Vous vouliez poser une question à Léonide,
11:57comme votre association.
11:58On vous aura dans la deuxième demi-heure,
11:59via En aide aux femmes,
12:00sur la situation des femmes en Ukraine.
12:02Tout à fait, et en particulier sur la question du viol comme arme de guerre.
12:06Nous avons l'année dernière donné un trophée d'honneur
12:08à Sa Majesté la Grande Duchesse de Luxembourg,
12:11qui a créé une association qui s'appelle Rise Up,
12:13qui fait le tour du monde.
12:15Levez-vous.
12:16C'est marrant, votre accent anglais,
12:17je le comprends mieux que celui de notre amie Léonide Goncharov.
12:20C'est vrai que c'est terrible de voir à quel point les choses se retrouvent
12:26et à quel point les femmes sont toujours en première ligne.
12:29Elles sont ciblées, c'est un otage.
12:32Il y a un vrai problème du viol arme de guerre du côté de l'Ukraine ?
12:37Je malheureusement vous le confirme.
12:40On l'a constaté, surtout au début,
12:42quand les rues sont beaucoup avancées,
12:44et ensuite quand on les a regagnées sur tant de territoires,
12:47qu'on les a repulsées sur ces territoires,
12:49on a vu beaucoup de femmes qui nous ont demandé de l'aide,
12:51justement dans les cas de viol,
12:53et de l'aide aussi médicale, aussi beaucoup psychologique bien évidemment,
12:57mais nous n'étions pas bien positionnés pour ce faire.
12:59Le traumatisme est terrible,
13:00elles sont abîmées pour le reste de leur vie.
13:02Je ne peux même pas imaginer.
13:03Il y a un autre exemple des femmes que j'aimerais apporter,
13:07qui peut vous parler de leur force.
13:09Vous avez entendu parler de la ville de Bucha,
13:12où il y a eu des massacres à côté de Kiev,
13:14et il n'y a plus beaucoup d'hommes qui restent.
13:17Certains sont partis en guerre, les autres ont été massacrés.
13:20Donc il y a des bataillons combattants qui ont été construits,
13:24uniquement des femmes, à Bucha.
13:26Par exemple, il y a un bataillon de protection des aériens,
13:31qui est uniquement fait des femmes de Bucha.
13:35Donc les femmes ont un rôle colossal,
13:38y compris sur le front et à côté, dans la bataille ukrainienne.
13:42Alors comment s'organise votre réseau de volontaires ?
13:44Est-ce une structure très coordonnée ou un mouvement spontané ?
13:48Paris s'est évolué avec le temps.
13:50À un moment donné, nous étions jusqu'à 60-70 personnes.
13:54Et c'était très porté par l'émotion, par ce qui se passait.
13:59Et nous avions des gens ici, à Paris,
14:02un tout petit peu en France, en Pologne, en Ukraine.
14:04Parce qu'au début, nous faisions beaucoup de logistique.
14:06Surtout les premiers 6 mois, parce qu'il y avait besoin des petits éléments.
14:10Et le logistique classique en Ukraine était cassé.
14:14L'année dernière, l'équipe constatait à peu près 20 personnes.
14:18Et les gens changent, parce qu'on a 100% d'effectifs volontaires,
14:21volontairement, 100% de ressources qu'on a.
14:23On envoie, on utilise pour l'aide pour les équipes.
14:26Donc les équipes changent.
14:28Certains membres utilisent depuis 3 ans, mais c'est une minorité.
14:31L'année dernière, nous étions 20.
14:33Aujourd'hui, nous sommes 15 ans.
14:35Notre travail aujourd'hui, ce n'est pas sur le terrain,
14:37mais c'est surtout organisation, lever des fonds,
14:39partenariat avec des associations, des partenaires sur le terrain, en Ukraine.
14:43On a 4 avocats dans l'équipe,
14:46pour s'assurer que tous les contrôles, comment les fonds sont utilisés,
14:49que les projets soient bien menés.
14:51Donc aujourd'hui, notre travail est plutôt bureautique, dans les bureaux.
14:54D'ailleurs non, j'allais dire uniquement à Paris, mais non.
14:57On a des membres à Londres, on a des membres en Afrique,
14:59on a quelqu'un en Espagne.
15:01Tous français, franco-français ou ukrainiens.
15:03Alors, on parle souvent d'urgence humanitaire,
15:05mais on parle au moins de reconstruction.
15:07Est-ce qu'ensemble l'Ukraine se projette déjà dans l'après-guerre,
15:10parce qu'il faudra bien que la guerre se termine à un moment ou à un autre ?
15:13Pas encore, pour raison simple qu'on n'a pas de moyens pour cela aujourd'hui.
15:17Et on n'est pas en ce niveau personnel,
15:20moi je suis entrepreneur, la plupart des gens sont les entrepreneurs chez nous.
15:23Et on se pose des questions, comment on pourrait contribuer,
15:26mais aujourd'hui l'urgence, c'est faire en sorte que ça s'arrête.
15:29Je ne suis pas sûr que pour la reconstruction,
15:31ça soit le rôle des associations,
15:33mais je pense qu'il y aura beaucoup de travail,
15:36juste des entreprises, des investisseurs, de l'Etat.
15:39Donc, je ne pense pas qu'ensemble l'Ukraine,
15:41forcément, participera dans la reconstruction.
15:44Quelle place pour les citoyens dans la diplomatie aujourd'hui ?
15:48Est-ce que la solidarité civile, ça peut aussi faire avancer la paix,
15:51en complément, bien évidemment, des négociations ?
15:54J'en suis convaincu,
15:56et l'exemple que je donnerai,
15:58c'est août 2023.
16:01Donc, 5 mois après le début de la guerre,
16:04ma mère est venue me voir ici, pour se reposer un tout petit peu.
16:07Non, c'est 2022, le début de la guerre.
16:09C'est tellement long que je me suis trompé.
16:11Un an et demi après.
16:12Non, c'était août 2022.
16:14D'accord, donc 6 mois après, là ça va.
16:16Ma mère est venue me voir ici,
16:18pour se reposer de tous les bruits, de tous les éclats,
16:22les bombardements qu'elle pouvait entendre.
16:25Et là, il ne croyait pas du soutien dont je lui parlais,
16:28et que les Français,
16:30que l'association est faite par les Français,
16:32et pas par les Ukrainiens,
16:33qu'il veut l'aider, qu'il a une vraie soutien.
16:35Il a rencontré des gens, dans les magasins, sur la rue.
16:38On a rencontré des Allemands, en se promenant.
16:40On a rencontré des Belges, et plusieurs.
16:42Il ne parlait pas français.
16:43Il ne parlait pas anglais.
16:44Il y avait des gens qui l'embrassaient.
16:46Il y avait des gens qui, sans langue,
16:47arrivaient lui transmettre le soutien.
16:49Donc, cela, ça n'a pas de prix.
16:52Cela donne beaucoup d'énergie aux Ukrainiens
16:54de savoir qu'on n'est pas seuls.
16:55Et je suis sûr que ce mouvement des gens, des citoyens,
16:59fait aussi en sorte que ceux qui ont le pouvoir de décéder,
17:02les gouvernements,
17:04prennent les décisions pour soutenir l'Ukraine,
17:06et faire en sorte que l'Europe soit unie et ensemble.
17:08Ensemble, l'Ukraine a été fondée au début de la guerre,
17:10donc en 2022, l'année du début de la guerre.
17:12Tout à fait.
17:13Un tout petit peu plus de trois ans et un mois après,
17:16parce qu'on est le 31 mars,
17:17est-ce qu'il y a une fatigue de la solidarité ?
17:20Est-ce que les gens sont moins généreux ?
17:22Est-ce que ça va un peu moins bien dans ce domaine ?
17:25Ou au contraire, est-ce que ça continue, Léonide ?
17:27Il y a toujours de la solidarité,
17:29mais aussi bien il y a une fatigue.
17:31Les gens sont fatigués à la fois à l'Ukraine,
17:34parce qu'ils vivent dans l'Europe depuis trois ans,
17:36à la fois ici.
17:37Je vois même dans les membres de l'association,
17:39les situations des gens ont changé, ont évolué.
17:42Il y a beaucoup de préoccupations économiques,
17:44de manière générale, en Europe, en France.
17:46Donc, c'est beaucoup plus compliqué de collecter des fonds.
17:50En 2023, on a collecté deux fois moins qu'en 1923.
17:53En 1924, ça se divisait encore par deux,
17:55et en 1925, on a la même tendance.
17:57Chaque année, on a deux fois moins de dettes,
17:59même si on déploie deux fois plus d'énergie pour collecter des fonds.
18:02On entend beaucoup parler de la situation sur la zone de front,
18:05bien évidemment, parce que c'est là que ça se passe en particulier.
18:08Mais quid des Ukrainiens qui vivent dans les zones non occupées ?
18:12Est-ce que vous pouvez nous dire leurs besoins concrets là-bas,
18:14ou à l'heure où on se parle ?
18:17Le vrai besoin, c'est la paix, mais on ne peut pas l'apporter.
18:20Je pense que ce qui aide le plus,
18:22c'est de savoir encore une fois qu'on n'est pas seul.
18:24C'est l'aide et le soutien psychologique.
18:26Et à la fois, c'est très faible,
18:28c'est intangible,
18:30et à la fois, ça compte beaucoup.
18:32D'accord. Et la solidarité d'ensemble Ukraine,
18:35c'est uniquement de France, ou ça vient aussi d'autres pays ?
18:38C'est surtout en France,
18:40juste parce que nous sommes en France.
18:42Mais on a eu des donateurs et des membres d'équipes
18:44en Belgique, en Angleterre,
18:46en Espagne,
18:48aux Etats-Unis.
18:50Donc c'est très large, juste étant ici,
18:52nous sommes concentrés sur la France.
18:54Alors, ce que vous vivez depuis 3 ans maintenant,
18:56c'est quand même terrible.
18:58Qu'est-ce qui vous touche le plus ?
19:02On en parlait pendant la pub,
19:04vous, vous venez d'Odessa, une ville
19:06où votre langue maternelle, c'est le russe
19:08et l'ukrainien.
19:10Est-ce que quelque part, c'est pas...
19:12On peut dire que c'est une guerre entre deux Etats,
19:14mais il n'y a pas aussi quelque part une guerre civile,
19:16vu le nombre d'Ukrainiens qui ont des origines russes,
19:18et de Russes qui ont des origines ukrainiennes ?
19:20Je ne dirais pas, non.
19:22Il n'y a pas de guerre civile.
19:24J'ai pas dit guerre civile, mais est-ce que quelque part,
19:26il n'y a pas une double guerre dans ce conflit ?
19:28Ce que je peux dire, c'est que moi, par exemple,
19:30j'ai vécu à Moscou, il y a une quinzaine,
19:32vingtaine d'années.
19:34J'ai eu
19:36et j'ai certains amis russes,
19:38et je pensais comprendre ce pays et ces gens.
19:40Aujourd'hui, je comprends que je ne comprenais rien,
19:42et chaque fois que j'entends
19:44quelqu'un parler russe,
19:46ça me fait très bizarre, ça me fait peur,
19:48et chaque fois, je m'éloigne.
19:50Même si je sais que ça peut être un Ukrainien
19:52qui vient d'Odessa, de ma ville natale.
19:54Même si, avec mes parents, je parle russe.
19:56Donc, ça crée quelque chose à l'intérieur
19:58qui s'est cassé, et je pense qu'il restera cassé
20:00pour toute ma vie.
20:02Aussi bien que pour tous les autres Ukrainiens.
20:04Mais ce n'est pas une guerre, c'est juste une cassure
20:06et une distance. Je ne veux plus rien avoir avec.
20:08D'accord.
20:10Et comment est-ce qu'on peut aider votre association
20:12Ensemble Ukraine, Léonide Goncharov ?
20:14Je pense qu'il y a deux moyens.
20:16Bien évidemment, pour celles et ceux
20:18qui ont des capacités, c'est l'aide financière,
20:20parce que ça nous permet, justement,
20:22d'apporter de l'aide humanitaire sur place.
20:24Médicale, etc. Vous en avez parlé, oui.
20:26Tout à fait. Et deuxième,
20:28ce n'est pas pour nous, c'est pour l'ensemble de l'Ukraine,
20:30et je pense que pour l'Europe, j'en suis convaincu,
20:32c'est juste sans parler. C'est juste faire en sorte
20:34que l'Ukraine ne devienne pas un autre sujet
20:36dont on est fatigué, que l'on oublie,
20:38et qui devient juste un sujet
20:40quelque part, longtemps.
20:42Ça a été, dès le début, le sujet qui a touché
20:44tout le peuple, qui a touché
20:46tous les Français. Il faut que ça reste.
20:48Donc, parler, partager,
20:50ne pas l'oublier.
20:52Et pour nos auditeurs, comment est-ce qu'on peut vous aider ?
20:54Vous avez une adresse, un site web ? Dites-le-nous au micro.
20:56Ensemble Ukraine, pour en faire,
20:58vous le trouvez aussi facilement sur le moteur
21:00de recherche, et dedans, il y a un lien
21:02sur AssoConnect
21:04pour participer, si vous pouvez.
21:06Sinon, les réseaux sociaux, Instagram, Facebook,
21:08LinkedIn. Donc, EnsembleUkraine.fr
21:10ou sur AssoConnect
21:12Ensemble Ukraine, c'est bien ça ? Tout à fait.
21:14Merci beaucoup, Léonide Goncharov.
21:16Je rappelle que vous êtes président
21:18d'Ensemble Ukraine. On a parlé avec vous des souffrances
21:20des femmes du côté de l'Ukraine.
21:22On va maintenant parler de ce qui se passe en France
21:24au niveau des souffrances des femmes, avec
21:26Danielle de Giovanni, cofondatrice
21:28et présidente de la DAPAT.
21:30On se retrouve dans quelques instants,
21:32après une courte page de publicité.
21:34Sud Radio.
21:36Parlons vrai.
21:38Sud Radio.
21:40Les vraies voix qui font bouger la France.
21:42Philippe David.
21:44Bienvenue dans les
21:46vraies voix citoyennes. Aurélie Gros
21:48et Stéphane Pelet ne sont pas là. Ils avaient
21:50beaucoup de travail le week-end dernier avec l'organisation
21:52de l'étape Culture
21:54à Toulon. On les embrasse.
21:56On les retrouvera, bien évidemment,
21:58lundi prochain. Et après l'Ukraine, on reçoit
22:00quelqu'un qu'on a déjà reçu.
22:02Danielle de Giovanni, fondatrice de la
22:04DAPAT, qui vient en
22:06aide aux femmes. Bonsoir.
22:08Alors, bien dans le micro,
22:10pouvez-vous déjà nous rappeler
22:12ce qu'est la DAPAT,
22:14ce que ça veut dire ? DAPAT, ça veut dire
22:16Daniel et Patrick, tout simplement, déjà.
22:18Au départ. C'est vous et votre mari.
22:20Absolument. C'est un
22:22projet commun, un projet de couple.
22:24Nous avons décidé, à l'âge
22:26où nous nous sommes rencontrés tardivement,
22:28de choisir
22:30d'avoir un vrai projet que l'on porte ensemble.
22:32Parce qu'on a déjà
22:34des enfants, des petits-enfants, c'était bon.
22:36Créer beaucoup d'entreprises, chacun de notre côté.
22:38Et tout ce savoir-faire d'entrepreneurs
22:40et autres, nous avons pensé que c'était
22:42très important de le mettre au service du bien
22:44en commun. Et pour ma part,
22:46j'ai toujours donné dans ma vie 50% de mon temps
22:48bénévolat, donc je ne faisais que continuer.
22:50Maintenant, c'est un super plein temps.
22:52Mais avec Patrick, qui a pu,
22:54de par son métier, nous apporter
22:56des vrais moyens, puisque nous avons
22:58mis à peu près 14,8 millions
23:00de capital dans ce
23:02fonds de dotation, qu'il fait
23:04travailler cet argent.
23:06Et que ça nous permet d'avoir tous les ans
23:08un budget d'à peu près 1 million d'euros
23:10au profit des associations
23:12qui accompagnent les femmes. Car en fait,
23:14le vrai levier,
23:16c'est de pouvoir aider
23:18ceux qui font sur le terrain. A nos âges,
23:20on ne va pas refaire le monde, on ne va pas aller faire des
23:22maraudes, même si on en a fait nous-mêmes
23:24et qu'on sait ce dont il s'agit.
23:26Nous savons que notre rapport
23:28est surtout intéressant
23:30et efficace quand
23:32nous choisissons des associations performantes
23:34et nouvelles, des jeunes start-up,
23:36des jeunes pousses associatives
23:38sur le terrain. Nous leur apportons du conseil,
23:40de l'écoute et surtout des moyens financiers
23:42avec quelquefois pour des gros
23:44projets, même l'achat
23:46d'immobiliers,
23:48de terrains, de choses dont ils ont
23:50besoin. Mais comment est né le projet
23:52qui est né en 2020 ?
23:54Comment s'est passé au moment du
23:56Covid ? L'idée et la gestation,
23:58on va dire ça comme ça.
24:00Moi, j'ai toujours fait dans le bénévolat
24:02toute ma vie pour les femmes, puisque j'ai le réseau
24:04dirigeante que j'ai créé en 98
24:06des femmes pour faire progresser les femmes dans l'économie.
24:08Auparavant, j'étais présidente des femmes
24:10chefs d'entreprise pour Paris et les Hauts-de-Seine.
24:12Et donc, la vie associative
24:14dans le milieu
24:16des femmes qui essayaient
24:18d'apparaître
24:20dans le monde du travail,
24:22parce qu'en tenu de mon âge, j'ai 80 ans...
24:24Franchement, vous ne les faites pas.
24:26Je les ai, je les ai.
24:28Je m'en souviens souvent.
24:30Mais disons que globalement,
24:32on a vécu, les femmes de ma génération,
24:34des choses incroyables. Quand je me suis
24:36mariée, je n'avais pas le droit de signer un chèque.
24:38C'est 65, le droit pour les femmes de signer un chèque.
24:40C'était ça. Ensuite,
24:42on a eu le planning familial.
24:44Bref, c'est vraiment
24:46une évolution incroyable pour les femmes.
24:48Mais ça ne va pas si vite que ça.
24:50Quand vous êtes...
24:52Quand j'ai divorcé, moi, en
24:5476, une femme
24:56qui...
24:58Le divorce par consentement mutuel venait de passer.
25:00C'était le tout début.
25:02Parce que c'est Giscard qui l'a fait voter en 75.
25:04Nous avons vécu autant de mutations,
25:06mais aussi autant de situations
25:08nouvelles, où dans le fond,
25:10il fallait, avec d'autres femmes,
25:12essayer de prendre conscience
25:14de ces nouvelles choses dont nous pouvions disposer.
25:16Mais ceci n'empêche pas
25:18que jusqu'à ce jour,
25:20il y a énormément de poches
25:22de pauvreté, de problèmes
25:24et autres. Et donc, mon expérience
25:26associative, associée à l'expérience
25:28de Patrick, qui a toujours été un grand donateur,
25:30mais qui ne mettait pas les mains dans le cambouis
25:32parce qu'il n'avait pas le temps. Il ne pouvait pas à la fois
25:34faire du private equity et de...
25:36Et de...
25:38Et de réseautage.
25:40Mais c'est ces deux expériences
25:42qui font qu'aujourd'hui, on a une force de frappe
25:44qui est exceptionnelle, je trouve.
25:46Nous avons, en fait, décidé de ça
25:48quand nous avons été malades tous les deux du Covid.
25:50En 2020. Moi, j'étais à l'hôpital,
25:52lui était à la maison, mais on était tous les deux
25:54malades. Et en sortant de cette épreuve,
25:56on s'est dit, bon, on n'a plus de temps à perdre.
25:58À nos âges, un jour
26:00égal à un mois, c'est le minimum.
26:02Il faut que ça aille vite.
26:04Qu'avons-nous envie de faire et que faisons-nous ?
26:06Et on a créé les statuts du fonds de dotation d'APAT
26:08en mai 2020.
26:10Alors, votre fonds s'adresse prioritairement
26:12aux femmes en grande détresse. Comment
26:14définissez-vous cette détresse et quel type de structure
26:16ou d'initiative soutenez-vous
26:18aujourd'hui ? Alors, c'est tout type de détresse.
26:20Au départ, on a voulu, parce que
26:22j'étais touchée par cela,
26:24des femmes sans-abri qui étaient avec des bébés
26:26dans les rues. Moi, j'avais du mal
26:28à supporter. Et je disais, on va
26:30d'abord s'occuper des femmes sans-abri
26:32avec enfants. Et
26:34très rapidement, on s'est rendu compte que
26:36la détresse des femmes ne s'arrêtait pas là.
26:38Et qu'il y avait différentes choses
26:40mais qu'il y avait énormément de précarité.
26:42Tous les accidents de la vie mènent
26:44à la précarité. Vous avez une femme
26:46qui est atteinte du cancer, son mari
26:48divorce, machin,
26:50ou il la laisse. Les enfants,
26:52on ne sait pas, elles perdent son job.
26:54Et c'est la dégringolade. Non seulement, il y a
26:56la maladie, mais il y a aussi tous les soucis
26:58de... La détresse,
27:00c'est aussi les femmes qui arrivent,
27:02qui sont immigrées, les femmes
27:04qui arrivent dans un état lamentable
27:06parce qu'elles ont des parcours épouvantables.
27:08On parle du viol comme arme de guerre
27:10mais aussi comme amusement
27:12de certains passeurs et autres
27:14qui en jouent. Il y a aussi
27:16cette fameuse traite
27:18de prostitution. On fait venir des femmes
27:20pour les faire travailler en France en leur
27:22promettant bons et merveilles. On prend leur
27:24passeport, etc. Et elles se
27:26retrouvent à être exploitées
27:28soit dans une arrière-cuisine
27:30pour faire la plonge ou autre
27:32et ne pouvant pas partir et ne pouvant pas toucher
27:34l'argent qui lui revient parce qu'elle
27:36travaille. Soit tout simplement en la
27:38exploitant sexuellement, ce qui est encore
27:40bien pire, mais les dégâts sont
27:42là. Donc on a tout type de détresse.
27:44On a celles qui sont malades,
27:46on a celles qui sont en prison. C'est parce que
27:48comme dirait un certain...
27:50un garçon que nous accompagnons,
27:52on aide l'association La Ferme Emmaüs-Baudonne
27:54qui se trouve à Tarnos,
27:56près de Bayonne,
27:58et celui qui a créé ce
28:00lieu, qui est un lieu de
28:02préparation pour les femmes semaines de justice
28:04à revenir à la vraie vie.
28:06Donc il les accueille, il y a
28:08une éducation à l'agrobiologie,
28:10elles cultivent des légumes, ils en
28:12vendent ensemble et elles apprennent à vivre ensemble
28:14sans mur. Sauf que si
28:16elles font une bêtise, c'est terminé, elles retournent
28:18à la case départ et c'est vraiment définitivement
28:20terminé. Mais c'est cette expérience
28:22que nous finançons, parce que
28:24ce qu'il disait derrière chaque femme qui est
28:26en prison, il faut regarder ce que les hommes
28:28lui ont fait.
28:30Avec toutes les expériences que vous avez vécues
28:32depuis 2020 avec des centaines
28:34de femmes en détresse,
28:36et des milliers même,
28:38est-ce qu'il y a une image, est-ce qu'il y a une histoire
28:40que vous aimeriez nous raconter, qui vous a
28:42marqué plus qu'une autre ?
28:44Si vous en avez deux, vous pouvez.
28:46Ce que je voudrais vous raconter,
28:48c'est l'histoire d'une association
28:50que nous avons connue avec
28:52la première édition des prix.
28:54On a fait les prix d'APAT
28:56parce que quelque part, c'était
28:58très difficile de retrouver les petites associations
29:00sur le terrain. Elles ne sont pas faciles
29:02à voir. Il y a les grands acteurs,
29:04la Fondation, l'Abbé Pierre,
29:06le Secours Catholique, ceci, cela. Mais
29:08les petites assos qui innovent,
29:10qui sont au plus proche du besoin,
29:12et qui vont irriguer le territoire,
29:14en ruralité, etc., on ne les voit pas.
29:16Donc la première chose, on a dit,
29:18on va jeter un coup de filet. On va dire, voilà, il y a des sous par là,
29:20venez nous voir, dites-nous comme vous êtes
29:22formidables, et à ce moment-là,
29:24on vous aidera et on vous donnera un prix.
29:26C'est pour ce que vous faites, ce n'est pas pour ce que
29:28vous allez faire. Et la première année,
29:30on a eu 45 résultats
29:32d'associations. La deuxième,
29:34plus de 60. La troisième, 120. Cette
29:36année, 207 associations
29:38ont candidatité au prix d'APAT.
29:40Donc il y a vraiment
29:42des associations merveilleuses. Alors je voulais vous raconter
29:44notre première expérience
29:46d'une jeune pousse associative
29:48qui s'appelle Solidarité Femmes Beaujolais.
29:50Elles sont dans ce qu'on appelle le Beaujolais
29:52vert, c'est-à-dire
29:54dans les arbres, dans les montagnes,
29:56ça n'a rien à voir avec le Beaujolais.
29:58Ni avec le rouge, ni avec le blanc,
30:00ni avec le rose, évidemment.
30:02C'est le Beaujolais vert, et c'est vraiment le trou
30:04le plus incroyable que j'ai
30:06rencontré, parce que quand on a été les voir
30:08sur place, parce que nous aimons aller
30:10sur place voir des associations.
30:12Et vraiment, c'était
30:14quelque chose. Et figurez-vous
30:16qu'ils étaient deux, au chômage,
30:18ils avaient décidé de donner de leur temps
30:20et de leur vie pour aider les femmes
30:22dans la ruralité.
30:24Qui sont souvent oubliées, d'ailleurs.
30:26Elles n'ont rien pour s'exprimer.
30:28Elles n'ont pas de moyens de transport pour aller à la ville.
30:30Elles sont victimes de violence,
30:32qu'est-ce que je fais, à qui je m'adresse, comment je
30:34peux le dire, et je ne peux pas m'en sortir.
30:36Et donc ils avaient créé une forme
30:38de chaîne, ils allaient de village en village,
30:40dans la mairie, avoir une petite
30:42permanence, écouter,
30:44prendre les clés pour le passeport
30:46au cas où elles arrivent à s'en aller.
30:48Car il faut savoir qu'une femme victime de violence,
30:50c'est au bout de six ou sept fois
30:52qu'elles acceptent de partir
30:54pour de bon. Elles font des tentatives,
30:56mais tout de suite, la plupart du temps,
30:58elles ont des profils qui font qu'on
31:00excuse celui qui est le bourreau,
31:02et on se dit, va changer,
31:04c'est pas possible, il m'a dit
31:06qu'il m'aimait, c'est bon, ça va revenir,
31:08etc. Donc, ils ont créé
31:10ça, et quand DAPAT
31:12a donné un prix, ils étaient sur
31:14le point d'abandonner parce qu'ils n'avaient plus
31:16d'aide au chômage,
31:18et ils ne savaient vraiment plus comment continuer.
31:20Et le fait qu'on ait donné un prix
31:22dit national parisien,
31:24eh bien, tous les gens
31:26de leur territoire se sont
31:28mobilisés, ont apporté
31:30des fonds, et ils ont eu énormément de bénévoles.
31:32Et là, d'un petit couple,
31:34avec trois foiriens,
31:36ils sont devenus pratiquement quarante,
31:38et aujourd'hui, ils reçoivent plus de 200 femmes
31:40par an. On leur a acheté un lieu,
31:42un lieu où les femmes peuvent être
31:44en sécurité quand elles ont été violentées.
31:46Là, c'est le secours immédiat.
31:48Qui se situe dans quelle ville ?
31:50La Mure-sur-la-Zergue.
31:52Dans le Beaujolais Vert.
31:54Près de la gendarmerie.
31:56Et à côté, ils ont le lieu d'accueil
31:58pour toutes les femmes qui veulent venir
32:00déposer quelque chose,
32:02écouter, et ils font de la prévention,
32:04de la formation pour les enfants.
32:06Donc voilà, ça c'est une belle aventure
32:08de quelqu'un. Et on va parler,
32:10on va continuer à parler des belles aventures de la DAPAT
32:12dans quelques instants, après une courte page
32:14de pub. On se retrouve tout de suite pour
32:16les vraies voix citoyennes.
32:38Les vraies voix qui font bouger la France,
32:40les vraies voix citoyennes, on embrasse Aurélie Gros
32:42et Stéphane Pelé qu'on retrouvera lundi
32:44prochain. On a deux très belles associations.
32:46Ce soir, on avait ensemble l'Ukraine.
32:48Et maintenant, Daniel De Giovanni, la présidente
32:50et cofondatrice de la DAPAT.
32:52Alors Daniel, le 24 mars dernier,
32:54c'était au Théâtre Marigny, un endroit comme...
32:56Alors pas Marigny, au Théâtre du Rond-Point.
32:58Du Rond-Point, qui est à côté de Marigny.
33:00Autant pour moi qu'il est de l'autre côté des Champs-Elysées.
33:02A eu lieu la quatrième soirée
33:04de la DAPAT.
33:06Comment ça s'est passé ? Racontez-nous ce qu'a donné
33:08cette soirée. Il y avait du bon monde d'ailleurs.
33:10Ça a été une soirée formidable parce qu'il y avait
33:12tous nos bénévoles. Et nous avons 60 bénévoles
33:14qui travaillent avec nous.
33:16Donc, gracieusement.
33:18En plus de notre équipe de salariés.
33:20Et nous avons vraiment voulu ne pas
33:22faire appel à des équipes extérieures
33:24mais qui aient l'âme de DAPAT
33:26dès l'entrée. Donc ça, c'est une première chose.
33:28Notre équipe de production, parce qu'on a
33:30aussi une équipe de production, parce qu'il y avait un spectacle.
33:32Avec donc, c'est des... Globalement,
33:34la remise des prix,
33:36c'est cinq prix qui s'appellent
33:38les Espoirs de DAPAT. C'est
33:40Patrick et moi-même qui donnons, sans explication,
33:42un coup de chapeau
33:44à ces assos et 10 000 euros
33:46pour chaque association. Puis, il y a les prix
33:48du jury. Donc, on a un jury qui est
33:50composé. Cette année, il y avait
33:52Harry Rosenbach, etc. Marie-Pierre Samitier
33:54et d'autres. J'ai choisi que ce soit des gens
33:56de médias parce que comme ça, au moins, ils comprennent
33:58de quoi on parle. Et quand ils remettent
34:00un prix, ils savent de quoi il s'agit
34:02puisqu'ils ont vu les dossiers.
34:04Et ils ont choisi parmi 20 dossiers
34:06qu'on a triés sur les 200.
34:08Ils ont pu savoir ce que ça valait.
34:10Donc, on a les prix du jury
34:12et on a aussi les coups de chapeau
34:14de la Société des membres
34:16de la Légion d'honneur qui donnent une médaille
34:18à des associations pour
34:20leur donner un petit peu de visibilité
34:22et de leur dire à quel point elles sont méritantes.
34:24Donc, ça, c'est trois grands blocs.
34:26Et entre ça, nous avons
34:28une succession de petits tableaux,
34:30si je peux dire, artistiques. Donc, notre
34:32marraine, c'était Anne Roumanoff cette année.
34:34Elle est là depuis le début. Elle a toujours
34:36été là pendant les quatre éditions.
34:38Elle a toujours voulu donner du temps pour nous
34:40et nous l'aimons beaucoup. Nous avions
34:42Isabelle Carré, qui était donc remettante
34:44d'honneur. Actrice, évidemment.
34:46Nous avons...
34:48Il y a eu Julie Pietri
34:50qui est venue spontanément, même
34:52alors qu'elle n'était même pas attendue. Donc, on a
34:54vraiment des gens remarquables qui s'impliquent.
34:56Et la première année, c'était Elsa Gébertstein.
34:58Ensuite, on a eu Francis Huster.
35:00On a eu Franck Dubosc. On a vraiment
35:02des gens qui
35:04se donnent la peine
35:06de soutenir ce type d'initiatives.
35:08Notre spectacle a duré plus d'une
35:10heure et demie et nous avons découvert
35:12des talents extraordinaires parce que chaque
35:14artiste a adapté la chanson
35:16qu'il faisait ou la danse
35:18parce que là, on a une association qui dansait
35:20au public, disons
35:22à la situation des femmes. On a
35:24parlé des violences qu'ont les femmes.
35:26On a parlé des féminicides.
35:28On a parlé de tout ça avec
35:30leur art. Ils ont pu faire passer quelque
35:32chose de plus fort. Il y a-t-il un moment dans cette soirée
35:34qui vous a particulièrement marqué ?
35:36Oui, je pense que Cécile
35:38qui est avec nous le sait, c'est le slammeur.
35:40C'est le slammeur qui
35:42s'appelle Victor qui a fait pleurer la moitié
35:44de la salle avec un
35:46texte extraordinaire
35:48qu'il a écrit pour Dapate,
35:50pour cette soirée. Je vous invite
35:52à aller voir sur notre site. Vous serez
35:54très certainement très touchés par ce
35:56texte et par la façon dont
35:58il a présenté cela.
36:00C'était un premier. Et puis aussi,
36:02la danse, nous avons une association
36:04qui s'appelle Elle Danse. Elles
36:06amènent de la danse aux femmes
36:08qui sont victimes du cancer. Elles vont même
36:10jusqu'à faire de la danse aux chevets
36:12comme elles disent dans les soins palliatifs.
36:14On les a reçues d'ailleurs.
36:16Absolument. Et donc Elle Danse nous ont
36:18donné un spectacle avec des femmes malades
36:20et d'autres pas. Mais en tout cas, c'était
36:22magnifique, avec une joie
36:24exceptionnelle. Donc voilà les deux moments forts pour moi.
36:26Évidemment. Je voulais poser une question
36:28à Daniel de Giovanni.
36:30J'en ai une.
36:32Avec mon expérience passée
36:34entrepreneuriale, j'ai vu plusieurs projets
36:36qui ont été magnifiques
36:38à l'impact social,
36:40mais qui malheureusement n'ont pas
36:42duré pour des raisons justement des moyens.
36:44Bien sûr. Et c'est curieux
36:46comment on peut aider et comment on peut aussi
36:48faire en sorte que les projets, les initiatives
36:50comme ça puissent
36:52perdurer dans la durée.
36:54Alors nous, on a toute une équipe, comme j'ai dit, beaucoup de bénévoles
36:56et des bénévoles qui apportent
36:58leur expérience et qui vont le coacher.
37:00On fait comme pour une entreprise,
37:02comme le réseau Entreprendre.
37:04J'ai été aussi dans ce réseau, j'ai été au MEDEF
37:06et dans plein d'autres choses. On agit vraiment
37:08avec l'association, comme on agit
37:10avec une entreprise. C'est à dire, on vient,
37:12on écoute, on regarde, on conseille.
37:14On essaye de leur
37:16donner les moyens.
37:18On avance de l'argent pendant un projet,
37:20c'est trois à cinq ans, c'est pas
37:22one shot. Donc on essaye
37:24d'avoir un projet avec eux, un projet à impact.
37:26Et on les aide à y arriver
37:28en leur apportant même de la formation
37:30parce qu'on a Tisseurs de Liens, c'est un réseau
37:32que l'on a créé
37:34de dirigeants d'associations pour qu'ils
37:36se parlent entre eux, qu'ils grandissent ensemble,
37:38que l'expérience qui se passe dans le midi
37:40elle puisse servir le gars qui se trouve
37:42dans le nord et puis la fille
37:44qui se trouve à la mur sur
37:46la zerg dans le Beaujolais Vert.
37:48Ils ont des choses à échanger. Le sujet,
37:50c'est les femmes en détresse, ils travaillent tous
37:52pour la même cause, mais pas de la même façon
37:54et souvent l'expérience des uns
37:56aide énormément les autres.
37:58Vous avez très à cœur
38:00la notion de transmission. L'adapte
38:02c'est quoi ? C'est un état d'esprit ?
38:04L'adapte c'est des valeurs partagées d'abord.
38:06C'est des valeurs partagées,
38:08c'est l'amour des autres. Et je peux vous dire
38:10que nos bénévoles pour ça, ils sont absolument
38:12fabuleux. Ils arrivent
38:14avec tout ce qu'ils ont. C'est des gens
38:16qui ont beaucoup de boulot,
38:18pas mal qui sont dans le travail de
38:20politique, qui ont des expériences et autres.
38:22Et ils viennent, ils suivent les associations.
38:24Chaque association a au moins
38:26un par un. Et on va
38:28sur place. On va les voir, on se
38:30déplace. Là, il y en a un dans le
38:32Vaucluse. On va dans le Vaucluse
38:34voir la personne. On va
38:36voir comment ça fonctionne. On regarde les bénéficiaires.
38:38On voit si le service rendu
38:40l'est de la manière la plus optimale
38:42et on essaye de mettre cette association
38:44en lien avec une autre qui va peut-être
38:46permettre d'être encore plus performante.
38:48Et dans les associations qui étaient présentes
38:50au Théâtre du Rond-Point,
38:52quelles ont été les lauréates ?
38:54Alors je vais vous dire, il y en a une qui
38:56s'appelle l'association Marie-Alphonse.
38:58Elles donnaient surtout
39:00de la... Elles aidaient
39:02à avoir le numérique comme outil.
39:04Il y a Symbiose. Là, c'est
39:06l'accompagnement des femmes atteintes du cancer
39:08avec des tas de choses qui soulagent
39:10un petit peu leur vie. On a le Palais des Loups.
39:12C'est extraordinaire. Toutes les femmes
39:14traumatisées, les gros traumatismes.
39:16Elles utilisent les neurosciences pour connaître
39:18leur état physique, mental, émotionnel
39:20et agir en fonction de ça.
39:22Donc il y a aussi de la technologie qui arrive là.
39:24Sororitaire, c'est des étoiles
39:26et des femmes. Elles sont éloignées de l'emploi
39:28et on essaye de les aider
39:30par l'insertion professionnelle.
39:32Donc il y a tout un accompagnement
39:34et de la formation. Et il y a
39:36Terre de Milpas que j'adore. Ce sont des femmes
39:38et des fermes.
39:40C'est un groupe de femmes qui achètent des
39:42fermes et qui, comme ça,
39:44vont essayer ensemble de redonner
39:46vie à la terre,
39:48de devenir des fermières,
39:50d'élever des poules, des machins, etc.
39:52et vivre ensemble et apprendre ensemble
39:54à devenir entrepreneur de cette
39:56ferme. Parce qu'ensuite, il faut vendre les produits
39:58et donc c'est un vrai projet qu'on porte ensemble.
40:00Et ça, je trouve ça superbe.
40:02Ça, c'est les 5 premiers espoirs de DAPAT
40:04mais vous en avez encore d'autres.
40:06Allez-y rapidement. Il vous reste un peu moins de 2 minutes.
40:08On a la maison de Tom Pouce.
40:10Là, c'est une aide à
40:12des jeunes femmes qui sont souvent
40:14enceintes, qui ont un bébé et qui sont
40:16mineures. Camping Care.
40:18Alors là, c'est formidable. C'est Oluide.
40:20Elles vont au-devant. Elles vont vers
40:22les publics qui sont en difficulté
40:24en Seine-Saint-Denis, dans le Baldoise et autres
40:26pour les aider à sortir de leur
40:28état de dépression, si je
40:30peux dire, et de malaise. Mémé Marcel.
40:32C'est tout ce qui est
40:34éloignement de l'emploi, là aussi,
40:36avec des initiatives intéressantes.
40:38Vivre Femmes. Elles sont dans le Vaucluse.
40:40Donc, vous voyez, on va jusque
40:42dans ces coins-là. Des espaces de
40:44reconstruction de ces personnes
40:46pendant 6 à 12
40:48mois, pour qu'elles reviennent un peu à la vie.
40:50Et stop aux violences
40:52entre aides. Ça s'appelle SAVE.
40:54Trois missions principales. Protection
40:56de la victime en milieu dangereux.
40:58Une mission d'écoute et une mission de
41:00sensibilisation et de prévention.
41:02Ça fait beaucoup de belles choses. Et comment est-ce
41:04qu'on peut aider la DAPAT ?
41:06Déjà, en faisant savoir qu'on est
41:08toujours à l'écoute et qu'on a besoin de plus en plus
41:10de bénévoles. Que les associations peuvent
41:12s'adresser à nous. Parce que plus on aura d'associations,
41:14plus le résultat. Parce qu'une association,
41:16c'est 100, 200, 500,
41:181000 femmes. Et il nous en faut de plus
41:20en plus. Voilà. Faire savoir.
41:22Et le site web, c'est DAPAT.fr
41:24D-A-P-A-T, c'est ça ? Oui. .fr
41:26Absolument. Pour faire un don, pour
41:28vous aider, pour aller voir où on peut faire du bénévolat.
41:30Merci beaucoup. Et bravo
41:32Daniel de Giovanni.
41:34Co-présidente et co-fondatrice de la DAPAT
41:36avec son mari Patrick, qu'on salue également.
41:38Merci, bravo à vous.
41:40Merci beaucoup Léonide Goncharoff
41:42pour Ensemble Ukraine. Et maintenant, ça va être beaucoup
41:44plus léger. C'est les vraies voix du rugby.
41:46Bonsoir François Triot. Bonsoir
41:48Philippe David. Bonsoir à tous. Alors, quel est le menu
41:50des vraies voix du rugby ce soir ?
41:52Retour sur la journée de Top 14. Ah, une journée folle.
41:54Avec des dernières minutes de dingue.
41:56Entre Montpellier, Stade Français et Vingt-Pierre-Pignon.
41:58Justement, vous me tendez la perche.
42:00On ne s'est pas consulté. Mais Johan Codulo, l'entraîneur
42:02montpellierrin, sera avec nous. Bien sûr.
42:04Et puis ensuite, on aura Abdel Benazie
42:06qui est désormais
42:08président du comité des Six Nations.
42:10Magnifique. Félicitations Abdel.
42:12Il représente la France. Il sera
42:14avec nous à partir de 20h30. Et puis bien sûr,
42:16Yoann Huger, Philippe Spanguero. Toute équipe est là, bien sûr.
42:18Magnifique. J'aime beaucoup Abdel Benazie.
42:20Mais j'ai toujours en travers de la gorge.
42:22Je sais que pour moi, il a marqué contre les boxe
42:24en 1995. Il faut s'en remettre.
42:26Ça, je ne m'en remettrai jamais.
42:28C'est comme France RF1 82.
42:30Allez, tout de suite, les vraies voix du rugby
42:32avec François Triot et son équipe.
42:34Et nous, on se retrouve demain, 17h,
42:36pour les vraies voix avec Cécile de Ménibus.
42:38A demain.