Avec Jacques Dallest, magistrat honoraire, consultant judiciaire, ancien Procureur de la république à Marseille (2008 à 2013) et auteur de "Sur les chemins du crime" aux Éditions Mareuil
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NewsTranscription
00:00Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
00:03Avec nous, Jacques Dalleste, qui est magistrat honoraire, consultant judiciaire,
00:07ancien procureur de la République à Marseille,
00:09et auteur de « Sur les chemins du crime » aux éditions Mareuille.
00:12Jacques Dalleste, bonjour.
00:14Bonjour, Monsieur Bourdin.
00:15Merci vraiment d'être avec nous.
00:17Alors, regardons ce qu'a décidé le procureur de la République de Marseille.
00:22Qu'a-t-il décidé ?
00:23Il a décidé de prolonger la garde à vue des grands-parents, du petit Émile.
00:28D'abord, « prolongation de la garde à vue », ça signifie quoi, Jacques Dalleste ?
00:33Alors, petite rectification, ce n'est pas le procureur qui a prolongé la garde à vue,
00:38ce sont les juges d'instruction.
00:39Ce sont les juges d'instruction, oui, c'est vrai.
00:41Oui, puisque l'enquête est sur commission ringatoire,
00:43donc ce sont les juges d'instruction qui ont pris cette décision.
00:45Vous avez raison, précisez les choses.
00:47Petit détail, ce qui veut dire qu'il faut continuer, d'après les magistrats,
00:53à interroger ces personnes pour en savoir plus sur leur éventuelle participation
00:59à la disparition du petit Émile.
01:01On en est à ce stade-là, semble-t-il.
01:03C'est-à-dire qu'on continue d'interroger ces personnes,
01:08de vérifier et de confronter des éléments ?
01:13Oui, tout à fait.
01:14Une garde à vue, vous savez, c'est une mesure de contrainte, évidemment,
01:17avec des droits, puisque les personnes en garde à vue sont assistées d'un avocat,
01:22sur lesquels pèsent des soupçons d'avoir participé à une infraction.
01:28À ce stade-là, nous n'en sommes qu'au stade des soupçons.
01:31Est-ce que ces soupçons deviendront des indices graves ou concordants
01:34qui justifieraient une mise en examen, qui pourrait intervenir demain ?
01:38Éventuellement, ça, on ne peut pas le dire à ce stade.
01:40Évidemment, ce travail-là, ce sont des auditions, des confrontations,
01:44des recoupements avec des déclarations antérieures,
01:47la mise en rapport avec des éléments matériels réunis dans le dossier,
01:51de façon à ce que puisse s'esquisser une éventuelle participation au fait
01:56de la part de ces personnes.
01:58Évidemment, ça se fait dans un cadre relativement confidentiel.
02:01Ce sera à l'appréciation des juges, finalement,
02:04sur ce qu'ils devront faire de ces personnes.
02:06Oui, parce que la garde à vue peut être prolongée jusqu'à demain.
02:10C'est bien cela, Jacques Dalleste ?
02:11Oui, bien sûr, avec une possibilité de remise en liberté
02:15avant la fin de la garde à vue,
02:17ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de poursuites ultérieures,
02:19mais une remise en liberté.
02:21On n'a plus besoin de garder ces personnes à disposition.
02:25Ou à l'inverse, un déferlement devant les juges d'instruction
02:28en fin de garde à vue,
02:30ce qui laisserait penser qu'une mise en examen se profile.
02:33Mais ça, encore une fois, il faudra attendre la fin de la garde à vue.
02:36Bien. Le procureur indique que des opérations criminalistiques
02:40en divers lieux du territoire ont lieu.
02:43Ça veut dire quoi, opérations criminalistiques ?
02:46Ce sont des recherches d'indices matériels,
02:49des analyses qui peuvent être téléphoniques,
02:52de géolocalisation, d'examens techniques scientifiques,
02:56de recherche de traces d'ADN,
02:58ce qu'on appelle la police scientifique,
03:00ou les sciences forensiques.
03:02C'est un travail minutieux, précis,
03:04qui peut finalement faire jaillir la vérité,
03:07puisque outre des déclarations,
03:09ce qui est toujours important dans un dossier judiciaire,
03:11c'est d'avoir des éléments matériels
03:13qui peuvent signer une culpabilité,
03:16une implication dans une affaire.
03:17Et c'est ce que recherchent, évidemment,
03:19parallèlement à ces explications de la part des mises en cause,
03:23c'est ce que recherchent toujours les enquêteurs.
03:25Évidemment, évidemment.
03:27Un véhicule utilitaire SUV et une remorque à chevaux
03:31ont été saisis par les enquêteurs hier matin
03:34au domicile des grands-parents du petit Émile,
03:37à la Bouilladis, dans les Bougironnes.
03:39Les véhicules vont être maintenant examinés de près, Jacques Dallestre ?
03:44Oui, et c'est pour ça qu'ils ont été sans doute transportés
03:47dans un lieu propice à cet examen très minutieux.
03:50Vous savez, je me fais le parallèle avec le véhicule de Nordale-Lelandais,
03:54qu'il avait nettoyé de fond en comble,
03:56et après l'avoir réexaminé de façon extrêmement précise,
03:59les gendarmes ont mis en évidence une trace de sang
04:02dans le coffre du véhicule,
04:04qui était bien le sang de la petite Maëlys.
04:06Donc je suppose que les enquêteurs vont travailler de façon extrêmement attentive,
04:09avec des moyens sophistiqués,
04:11pour rechercher un éventuel ADN du petit Émile,
04:15qui prouverait qu'il a été un moment dans un véhicule.
04:18Alors évidemment, l'ADN dans le véhicule de son grand-père,
04:21ça semblerait évidemment tout à fait normal,
04:24mais si on retrouve des traces de sang,
04:27c'est un autre scénario qui s'esquisse.
04:30Évidemment. Jacques Dallestre, autre chose ?
04:33Apparemment, il n'y a pas eu de confrontation jusqu'à maintenant.
04:37Est-ce que les grands-parents, le grand-père et la grand-mère,
04:42sont interrogés chacun de son côté ?
04:45Alors, en général, les auditions sont faites isolément.
04:48Chaque personne entendue est questionnée seule,
04:52avec son avocat qui peut l'assister, évidemment.
04:55Et ensuite, à l'appréciation du juge d'instruction,
04:59qu'elle peut demander une confrontation sur tel ou tel point,
05:02s'il y a une divergence, c'est l'intérêt d'une confrontation,
05:05s'il y a une divergence de déclaration entre les personnes.
05:08C'est sans doute ce qui sera fait soit pendant la garde à vue,
05:11soit ultérieurement par le juge d'instruction,
05:14si ces personnes sont mises en examen.
05:16Et on ne sait toujours pas si deux des enfants du couple
05:19qui ont été interpellés hier matin sont toujours gardés à vue.
05:23On ne sait pas.
05:24Non, je n'ai pas d'informations non plus.
05:27Ça dépend aussi à partir de quel moment la garde à vue a démarré pour ces personnes.
05:31Est-ce qu'on est encore à l'heure de prolongation possible ?
05:34Ou est-ce que ces personnes ont été remises en liberté ?
05:36On le saura sans doute très vite dans la matinée.
05:38Bien, merci beaucoup Jacques Dalleste.
05:40C'était précis, c'était clair et explicatif.
05:43Nous avons besoin sans passion de regarder les faits.
05:48Les faits avant tout.
05:49Le journalisme, ce sont des faits avant tout.
05:52Je rappelle que vous êtes magistrat honoraire, consultant judiciaire,
05:54ancien procureur de la République à Marseille et auteur de
05:57« Sur les chemins du crime » aux éditions Mareuille,
05:59un livre à lire que je vous recommande.
06:01Il est 7h46.
06:03Merci d'être avec nous sur l'antenne de Sud Radio.