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##BUT_FOOTBALL_CLUB-2025-04-03##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Idexport, la passion du sport présente
00:04Sud Radio, 20h21, But Football Club, Lionel Rosso, Michel Moulin, Karim Zeribi
00:12Bonsoir à tous, bonsoir à toutes, chaque jeudi nous sommes impatients de vous retrouver, même en début de semaine, nous sommes très impatients de vous retrouver le jeudi soir pour votre émission préférée
00:20avec le site de référence butfootballclub.fr et ce soir casting de rêve. Il y a du lourd mesdames et messieurs, cette émission a pris une dimension
00:29depuis quelques semaines, je ne comprends pas, c'est ça la rançon du succès, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:35Avec les coups de gueule de Michel Moulin absolument, bonsoir Michel Moulin, on attend votre coup de gueule et encore une fois il n'est pas piqué des verres celui-là, on en parle dans quelques instants
00:45l'incontournable Karim Zeribi est là, bonsoir mon cher Karim, très heureux de vous retrouver, à nos côtés également l'homme qui est polyvalent, qui sait tout faire, à la fois comptable, dentiste mais surtout expert football
00:56Monsieur Jimmy Algérino, bonsoir, très heureux de vous retrouver mon cher Jimmy, je sais qu'il y a un peu de connivence et de complicité ce soir, nous allons passer un très bon moment avec Benjamin Dané, le patron de butfootballclub.fr
01:10très heureux de vous retrouver, comme Saint-Etienne a sauvé l'honneur contre le PSG, vous êtes un homme heureux et je vous félicite pour ça, c'est une vanne que j'essaye pour mon prochain spectacle
01:18nous avons plaisir à accueillir également le Zidane Albanais, mesdames et messieurs, Edwin Murati, bonsoir Edwin Murati, ancien partenaire de Jimmy Algérino au PSG à Châteauroux, immense joueur, on va parler de l'Albanie avec vous et avec son excellence, monsieur l'ambassadeur, quelqu'un d'extrêmement brillant et sympathique, Dritan Tola, bonsoir excellence
01:48très heureux de vous accueillir, c'est un honneur de vous recevoir dans cette émission, on aime bien ouvrir les fenêtres un tout petit peu en accueillant la société civile, des catégories socio-professionnelles autres que des anciens footballeurs, vous le constatez et c'est ça qui fait notre succès et on pourra s'exprimer avec vous sur tous les sujets dans quelques instants
02:06dans quelques instants, bien sûr, le coup de gueule de Michel Moulin avec la crise du football français, va-t-on s'en sortir un jour ? Nous évoquerons aussi la nostalgie, la nostalgie du PSG parce qu'à une certaine époque, le PSG avec Michel Moulin, avec Jimmy Algérino, avec notre ami Edwin Murati, c'était un autre PSG qui ne gagnait pas tout mais il y avait une forme d'attachement et on verra si vous êtes nostalgique, les anciens marseillais peut-être pourront préférer cette période, évidemment
02:35On parlera aussi de l'Albanie, Albanie terre de football, évidemment parce qu'il n'y a pas qu'Edwin Murati, parce qu'il y a une passion pour le football dans ce pays et c'est surtout un petit paradis entre les Alpes d'Inari et la mer Adriatique, c'est fabuleux l'Albanie et on joue très très bien au football dans un style qu'apprécie particulièrement Michel Moulin et Karim Zeribi, c'est-à-dire les joueurs techniques, les gens qui savent donner le ballon, etc. qui font le spectacle, ça c'est le foot, le vrai football, on a bien compris
03:04On est heureux d'être avec vous
03:06Encore un exemple, cette semaine à Dunkerque, un petit, tranquille, il a fait un match exceptionnel, le petit numéro 80, il avait le numéro 80 de Dunkerque contre Paris Saint-Germain
03:16Contre Paris Saint-Germain en Coupe de France, mais c'est le PSG qui est passé et c'est Reims qui est passé, face à Cannes, ce sera Reims-Paris Saint-Germain la finale
03:24Et on aura, vous le savez, on parle de foot amateur chaque jeudi, on aura le plaisir de recevoir en studio Pierre Michaud, le président du district de Lodes qui est déjà avec nous et on le salue
03:33Et il pourra s'exprimer très largement évidemment sur sa vision du football dans quelques instants
03:38On est très très heureux d'être avec vous dans cette émission ce soir, je sais, Michel a envie de parler, je vous connais Michel, vous êtes bouillonnant Michel, vous êtes bouillant
03:49Merci beaucoup d'être avec nous dans cette émission, il trépille, il est un peu plus, il est 20h06, c'est Sud Radio, on parle foot, on parle vrai avec votre émission ButFootballClub.fr
04:06Sud Radio, 20h21, ButFootballClub
04:10Avant de céder la parole à Edwin Muraty et Dritantola, et vous pourrez le faire à tout moment bien sûr pour parler du foot albanais, pour parler de la nostalgie, l'actualité la plus brûlante, la crise du football français qui perdure, qui continue, rien n'a été réglé, même s'il y a des tentatives de règlement, mais rien de véritablement effectif
04:30Et vous avez constaté Michel Moulin, en lisant notamment le journal du dimanche de la semaine dernière, que certains anciens présidents et anciens journalistes aussi prennent la parole et donnent des leçons de foot, mais rien n'est réglé, il est peut-être déjà trop tard Michel ?
04:45Oui, mais là c'est, alors malheureusement vous êtes journaliste Yonel, un grand journaliste, je vais tacler les journalistes, parce qu'aujourd'hui, c'est les journalistes aujourd'hui qui ont l'air de vouloir prendre la place des dirigeants, mais les journalistes font que des constats aujourd'hui.
05:04Ces pauvres journalistes quand ils disent la ligue de football, la LFP doit être raccordée à la FFP, on l'a dit il y a 5 ans, et Pierre était avec moi, il y a 5 ans qu'est-ce qu'on a fait ? On a dit ce qu'il fallait faire pour sauver le foot français.
05:18Ces mêmes journalistes se sont moqués de nous, en disant qu'on avait un drôle de casting, mais on s'était occupé de la sécurité, on avait un truc pour les bénévoles, on faisait plein de belles choses.
05:305 ans après, sur les droits télé aussi, il y a 5 ans je disais il va y avoir un problème avec les droits télé, personne ne nous a cru.
05:37Ces mêmes journalistes aujourd'hui, ces pseudo journalistes font des constats, ils font les bons en voulant prendre presque le pouvoir en nous expliquant ce qu'il faut faire dans le foot.
05:46Mais il y a 5 ans qu'il fallait faire, c'est là qu'il y a la différence entre un journaliste et un patron, un patron il anticipe, un journaliste il constate, et là ils font que des constats aujourd'hui.
05:56Et le pire de tous, le pitre le pire, il faut l'appeler le Manuel Valls du sport, c'est Cyril Linette.
06:05Cyril Linette qui voulait du football, passionné de football, va être maintenant, va s'occuper du ski dans 5 ans.
06:12Pour Alpes-de-Ville-France, les Jeux Olympiques, directeur général.
06:15C'est là qu'on voit ce que c'est, c'est des opportunistes, c'est-à-dire moi je suis passionné de foot, je ne vais pas m'occuper de vélo ou de tennis.
06:22Ces gens-là aujourd'hui, il n'a pas pu, ils cherchent quoi ? Un emploi, un salaire, et ils racontent tout et n'importe quoi.
06:28Ce garçon, j'espère que ce garçon...
06:30Il a une expertise, pardonnez-moi Michel, il a une expertise, il a été patron du PMU, il a été patron de l'équipe, il a été patron à Canal également.
06:38Très très bien le PMU, le PMU il a attaqué au Prud'homme le PMU, qui était quand même celui qui a donné beaucoup d'argent au foot français.
06:46Le gars il veut aller au foot, il attaque au Prud'homme le PMU.
06:49Mais Cyril Ninet aujourd'hui, moi je le dis franchement, c'est l'image de la France aujourd'hui.
06:55Les incompétents on dirait, qui ont plus de place que les autres.
06:58La prime à l'incompétence, c'est-à-dire plus vous êtes incompétent, plus vous avez des copains par contre, des journalistes, puisqu'ils sont entre eux.
07:05C'est l'entre-soi, c'est l'entre-soi Michel Moulin.
07:08Plus c'est l'entre-soi, plus à un moment donné, ça donne comme à la politique, et donc lui je l'appelle vraiment, il faut l'appeler le Manuel Valls du sport.
07:14Bon, alors je précise que les propos de Michel Moulin sont de sa propre responsabilité, bien sûr, parce qu'on va encore faire le buzz, évidemment, Michel, je le dis.
07:24Avec, il faut le dire, des attaques un peu directes contre des personnes.
07:28Mais Yonel, ils nous ont attaqués il y a 5 ans, c'est gentil.
07:30On parle vrai, on parle foot, mais je suis obligé de prendre aussi la défense, pas par corporatisme de Cyril Ninet, qui est quelqu'un de compétent.
07:39Ce qu'il y a de fabuleux, ce que je vous dis là, je l'ai écrit.
07:42J'ai fait un programme où je l'ai écrit.
07:44On ne peut pas me dire que je l'ai inventé aujourd'hui.
07:46Il y a 5 ans, je dis que le foot est un danger, si on continue comme ça, déjà il n'y a plus de football.
07:50Et aujourd'hui, les gens le constatent.
07:52Mais c'est trop tard quand vous constatez.
07:54Il faut anticiper.
07:56Et là, Karim va le dire, il va me donner raison.
07:59Et après, Benjamin Danet pourra parler.
08:01Pour les journalistes notamment, vous représentez les cesseurs.
08:05Je ne connais pas personnellement Cyril Ninet.
08:07Ce que je sais, c'est qu'il a été à Canal, il était patron de l'équipe, effectivement, au PMU.
08:10Juste dire à Michel, ce ne sont pas les journalistes qui votent pour l'élection à la FFF.
08:15Ce ne sont pas les journalistes qui ont fait que vous n'avez pas été élu.
08:18C'est un système et des copains.
08:20Et là, je suis d'accord.
08:21Après, si on demande à Cyril Ninet de donner son point de vue dans le journal du dimanche,
08:26il est de la responsabilité éditoriale du journal du dimanche de demander pourquoi on demande l'avis de Cyril Ninet.
08:31Ou d'un autre.
08:33C'est des copains.
08:34Oui, mais ils sont des copains.
08:36Ils donnent juste une opinion.
08:39Benjamin, il ne vote pas.
08:43Mais il y avait des papiers incendiaires sur l'élection de mes partenaires.
08:48Et moi, pas moi.
08:49Les gens qui m'entourent sont toujours plus forts que moi.
08:51On a parlé mal des gens qui étaient très très bons autour de moi.
08:54C'est les mêmes journalistes.
08:56C'est eux qui font la pluie et le beau temps.
08:58C'est tout.
08:59Aujourd'hui, les journalistes, ils l'ont bien écrit.
09:01Erreur de casting, c'était écrit en gros.
09:03Votre point de vue, Karim Zirébi, vous qui êtes un homme de médias,
09:06mais qui avez aussi une connaissance accrue de la société, de notre société aujourd'hui,
09:11et inexorablement, elle passe par le truchement de ces médias, justement.
09:15Les accusations que porte Michel Moulin aujourd'hui, elles sont fondées ?
09:19En fait, que la profession de journaliste soit corporatiste, ce n'est pas nouveau.
09:25Mais ce n'est pas pour ça que le football français va mal.
09:28Je veux dire que ce n'est pas la faute des journalistes s'il y a un système à la ligue entre les présidents,
09:34s'il y a un système de copinage à la FFF qui fait qu'il n'y a rien qui bouge et qui va dans le bon sens.
09:40Ce n'est pas la faute des journalistes.
09:42Après, le rôle de journaliste, si dans un papier il fait un constat, c'est déjà pas mal.
09:45Si le constat est juste.
09:46Après, derrière, c'est à ceux qui sont en responsabilité,
09:49je dirais, de s'emparer du constat et de mettre en œuvre une autre politique, une alternative.
09:54Là où Michel a raison, c'est que lorsqu'il a été candidat avec une équipe atypique,
09:59atypique par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir.
10:01Donc tout de suite, comme il allait peut-être mettre un peu à mal le système des petits copains,
10:06qu'il allait mettre en avant la compétence des uns et des autres, de ceux qui l'entouraient,
10:10il a dérangé.
10:11Et c'est ça le plus grave.
10:12Le plus grave, c'est que normalement, on devrait aller chercher la compétence,
10:16on devrait aller chercher des gens expérimentés dans l'intérêt du football pour porter une vision d'intérêt général.
10:22Ben non ! Là, on préfère mettre des gens, soit qui ne feront pas de bruit, qui ne te dérangeront pas,
10:27donc tu donnes des postes aux uns et aux autres, mais finalement, ils n'assument pas la fonction qu'ils occupent.
10:32Alors, je sais bien qu'on dit que parfois, la fonction fait l'homme et que l'homme fait la fonction.
10:37Mais moi, je préfère qu'on ait des gens expérimentés, qui connaissent leur domaine de compétence,
10:42dans la sécurité, dans l'économie, pour former un organigramme d'éducateurs,
10:48pour travailler avec des clubs amateurs.
10:50Des gens qui connaissent le terrain, qui connaissent la réalité.
10:52Non, là, on a l'impression qu'ils sont un peu déconnectés, qu'ils restent dans une forme d'entre-soi.
10:56On le voit, les présidents de clubs n'osent pas parler.
10:59Donc, il y a un système qui n'est pas sain.
11:02Et tant que le système ne sera pas sain, le football français n'ira pas mieux.
11:05Donc, il faut mettre de la transparence et il faut mettre en avant les compétences,
11:09pour que le football français aille mieux.
11:11Et ce n'est pas ce que l'on fait aujourd'hui, ni transparence, ni compétence.
11:14C'est grave au football, dans notre société.
11:16Les directeurs de la communication de la Fédération française, c'est qui ?
11:20Des anciens journalistes de l'équipe ?
11:22C'est vrai.
11:23C'est toi ?
11:24Oui, mais bon.
11:25Benjamin Danet, il y a peut-être 10 milliards d'euros pour clore sur ce sujet,
11:28et après, on apaise un peu le débat.
11:29Je suis responsable de la communication, mais Michel, sur les 25 dernières années,
11:33je peux prendre aussi d'excellents responsables de la communication.
11:36Je peux faire référence à celui qui s'occupait de la presse,
11:39et que Lionel a bien connu, un monsieur, un type génial qui s'appelait Philippe Tournon,
11:42qui l'appelle tout de suite.
11:44Il était ancien journaliste, il était ancien journaliste,
11:47il était ancien journaliste.
11:50On ne peut pas faire de généralité.
11:53En revanche, oui, il y a une République des copains.
11:55Regardez, encore aujourd'hui, de qui on parle à la tête de l'AFP Média ?
11:59Monsieur Taverneau.
12:00Taverneau, ancien propriétaire des Girondins de Bordeaux,
12:02qui, je le rappelle, a quand même vendu les Girondins de Bordeaux
12:04à un fonds d'investissement américain.
12:05Tout par-delà, la catastrophe des Girondins.
12:07Mais qui a réussi avec M6, quand même.
12:08Alors, ça veut dire aussi qu'on va recruter des gens qui ont une véritable compétence.
12:12Ce qui est le cas de Cyril Minatte aussi, pour en parler encore deux secondes, comme l'a dit Michel.
12:16Bien sûr, mais on a la sensation que ça ne bouge pas beaucoup.
12:18Et là où carrément raison, c'est que plutôt que de privilégier l'intérêt général,
12:21on privilégie les copains.
12:23Pour clore sur ce débat, et après on va parler de la nostalgie du foot,
12:28avec nos autres invités, Jimmy Algérino.
12:30Vous avez l'impression que, depuis toujours d'ailleurs,
12:32et même à votre époque lorsque vous étiez joueur,
12:34ce sont les journalistes, les médias qui font l'appui et le beau temps ?
12:36Nous, ça n'a pas changé.
12:39Moi, je vais vous parler, Edwin dirait la même chose,
12:42la vision du footballeur.
12:44Nous, les joueurs, les acteurs, on s'en fout un petit peu.
12:49Moi, j'ai joué à New York, malheureusement qui disparaît.
12:52On n'était pas payé pendant 4-5 mois.
12:55On a joué, on joue, on est à l'entraînement.
12:57A partir du moment où on a un ballon, on a un coach,
13:00et à partir du moment où après il y a les matchs, on est content.
13:03Après, ça dépasse la raison.
13:06Mais vous avez commencé à votre époque, Jimmy,
13:09à vous méfier des journalistes, parce qu'ils écrivaient des choses
13:11parfois qui ne vous faisaient pas plaisir ?
13:13Les tops, évidemment, ou alors tout simplement des analyses.
13:16Il y avait un autre rapport entre les journalistes et les joueurs à l'époque.
13:19À l'époque, on pouvait mal aller dans les vestiaires.
13:21On a connu ça, Benjamin.
13:23Edwin peut en parler.
13:25Je ne veux pas le mettre mal à l'aise, Edwin, c'est pour ça.
13:28On se méfie des tops que des journalistes.
13:31Vous vous méfiez des tops, Edwin ?
13:33Lionel, je vais vous dire comment ça s'est passé avant.
13:36C'est que nous, les joueurs, on était amis avec les journalistes.
13:39On parlait.
13:41Tandis que maintenant, le journaliste ne peut pas avoir le joueur.
13:44Il va parler à son agent.
13:47Donc, on arrive dans une situation,
13:50c'est qu'on ne connaît pas les présidents.
13:53On ne sait pas ce qui se passe.
13:55Les droits de l'idée, ça va mal.
13:57DNCG ou je ne sais pas quoi.
13:59Qui a créé ?
14:01On oublie, c'est Noël Legrette.
14:04On a fait quoi de Noël Legrette ?
14:07Bon, ces histoires, je ne sais pas.
14:10Il était blanchi.
14:12Tous les clubs, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
14:15C'est qu'en fait, ils ont dépensé de l'argent pendant le Covid.
14:18En fait, ils ont emprunté de l'argent des banques.
14:20Ils ont dépensé.
14:22Et c'est mal passé avec Médiapro.
14:24Maintenant, avec DAZN, c'est la même chose.
14:26Maintenant, on ne sait pas quoi faire.
14:28Comme il a dit Michel, c'est qu'en fait,
14:30quand tu es président, il faut anticiper.
14:32Il faut être un stratège.
14:34Donc c'est pour ça que maintenant,
14:36on ne sait pas quoi faire.
14:38Déjà, les centres de formation en France,
14:40ce n'est plus comme avant.
14:42On produisait beaucoup.
14:44Jimmy peut vous dire.
14:46Moi, je suis venu en France,
14:48réfugié politique.
14:50Je n'avais pas de papiers.
14:52Je suis parti à Châteauroux pour jouer,
14:54pas pour rester.
14:56Donc voilà, on oublie tout ça.
14:58Quand on arrive dans une situation,
15:00on ne sait pas quoi faire.
15:02On met la poussière sous le paillasson.
15:06C'est bien d'avoir une vision extérieure.
15:08Parce qu'on oublie tout ça.
15:10C'est un joli témoignage
15:12de rappeler votre parcours.
15:14Jimmy, après Karim, on passe à la nostalgie.
15:16Comme quoi les joueurs,
15:18après leur carrière, peuvent devenir
15:20tout aussi brillants sur le terrain qu'après.
15:22On ne doutait pas du caractère,
15:24du tempérament et surtout de l'intelligence
15:26d'Edwin Muraty ce soir.
15:28Quand on entend le témoignage
15:30d'Edwin,
15:32il nous explique qu'il y a eu
15:34une déshumanisation dans le monde du football.
15:36Au nom de la financiarisation.
15:38Alors que tu peux comprendre
15:40qu'il y ait des enjeux économiques
15:42et financiers importants, mais tu ne peux pas
15:44déshumaniser le football au point où on l'a déshumanisé.
15:46Là, il est en train de te parler
15:48de relations humaines, de présidents,
15:50de journalistes, de joueurs,
15:52de son cas particulier qui est arrivé dans un statut.
15:54Aujourd'hui, ça paraît fou.
15:56On dirait qu'il y a un siècle
15:58quand il nous parle de ça.
16:00On n'a pas été dans la bonne direction.
16:02Aujourd'hui, on a une approche comptable, financière,
16:04c'est les fonds d'investissement, c'est plus les hommes.
16:06Tu ne sais même plus qui il y a derrière.
16:08Parfois, tu n'arrives pas
16:10à palper l'humain. Alors qu'avant,
16:12tu avais des hommes avec un grand H.
16:14Ça, c'était le football.
16:16Est-ce que c'était mieux avant ? La nostalgie,
16:18on en parle tout de suite.
16:25Avec Michel Moulin, Karim Zeribi,
16:27Jimmy Algerino, Benjamin Dané,
16:29Edwin Murati et
16:31Détran Tola, l'ambassadeur d'Albanie.
16:33En France, on est ravis de vous accueillir tous ensemble.
16:35J'ai l'impression d'énumérer la composition d'équipes
16:37de joueurs qui vont rentrer sur le terrain
16:39dans quelques instants, avec Karim qui sera
16:41évidemment au milieu de terrain et on aura Michel Moulin en pointe.
16:43Et peut-être qu'Edwin vous fera une passe
16:45décisive, Michel, si vous êtes sage.
16:47À un moment donné, les caviars, il en a donné.
16:49Edwin Murati dans sa carrière.
16:51C'est vrai qu'il y a eu une déshumanisation
16:54et il y a des choses qui ont changé.
16:56Edwin Murati, aujourd'hui, le football n'est plus le même.
16:58Le PSG n'est plus le même, c'est-à-dire qu'il gagne
17:00quasiment chaque année.
17:02Il est promis
17:04une victoire en Ligue des Champions. En championnat,
17:06bien sûr, je précise pour la Ligue des Champions.
17:08Parce que Marseille a remporté la première
17:10Ligue des Champions de l'histoire.
17:12Vous avez raison de le rappeler et de me reprendre,
17:14mon cher Karim Zeribi.
17:16Mais est-ce que ce n'était pas finalement
17:18mieux avant, même avec le PSG ?
17:20Parce qu'il y avait des hommes
17:22et pas des machines,
17:24pas des sociétés,
17:26pas des hommes d'affaires
17:28qui sont sur le terrain et qui jouaient en short.
17:30C'est-à-dire qu'il y avait des bonhommes
17:32qui jouaient au football. Est-ce que c'était mieux
17:34avant ? Est-ce que l'ambiance, l'atmosphère de votre
17:36PSG, par exemple, Edwin,
17:38fin des années 90 jusqu'en 2000,
17:40c'était mieux ?
17:42Bien sûr que c'était mieux avant, c'était plus humain.
17:44Comme il a dit Karim,
17:46quand on est avec Jimmy
17:48et Chateauroux au PSG,
17:50je portais les chaussures de Ginola.
17:52Je n'avais pas honte.
17:54En fait, ce n'était pas pour être
17:56un faucheton, mais ce n'était pas respect.
17:58Je vous voyais
18:00des joueurs comme Ginola,
18:02Ouéa et tout ça.
18:04Ça faisait vraiment
18:06plaisir, mais en même
18:08temps, tu respectes
18:10l'hierarchie.
18:12Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
18:14Est-ce qu'un Girino a porté vos chaussures,
18:16Edwin ? C'est arrivé ou pas ?
18:18Ce n'est pas pareil, car c'est mon frère.
18:20Je ne peux pas m'exprimer.
18:22Ce n'est pas l'hierarchie.
18:24Ce n'est pas l'hierarchie.
18:26C'est ça, ce témoignage.
18:28Excellence, vous qui êtes un grand
18:30amateur, passionné de football
18:32et notamment du football des années
18:3480-90. Votre vision,
18:36justement, avant qu'on parle du foot
18:38albanais, du football en général,
18:40est-ce que ce football a changé ? Comme dit Kylian Mbappé, le foot
18:42a changé. Oui,
18:44je ne sais pas exactement,
18:46mais pour tout d'abord, je vous remercie,
18:48cher Lionel, de m'avoir invité. Vous faites honneur à mon pays
18:50aussi, et puis
18:52avec vos collègues aussi, Michel Moulin, Karim
18:54Zéribi, Benjamin Dané, et puis
18:56de légendes du foot,
18:58notamment du PSG,
19:00Jimmy Algerino, et mon ami et mon
19:02compatriote Edwin Mouratti, qui est une légende
19:04en Albanie, donc je suis vraiment
19:06très ému par rapport à cela, mais
19:08vous êtes de grandes personnalités
19:10remarquables dans le monde des
19:12médias, du sport, du foot,
19:14et moi, le petit fonctionnaire diplomate
19:16que je suis,
19:18je me sens un peu comme un intrus,
19:20comme un outsider dans ce monde
19:22beau et passionnant
19:24du foot, et vous m'impressionnez
19:26et vous même m'intimidez un peu.
19:28Il ne faut pas.
19:30Je suis quand même un admirateur,
19:32donc je suis un admirateur du
19:34foot, même si quand je n'arrive pas à suivre
19:36régulièrement les matchs de foot ou les évolutions
19:38dans le monde du foot,
19:40on est...
19:42Dès que je suis devant
19:44un match de foot à la télé ou dans un stade
19:46évidemment de surcroît,
19:48on est comme aspiré par la
19:50magie du
19:52football, de ce beau jeu collectif
19:54et individuel, même si vous en parliez,
19:56je comprends
19:58qu'il y a aussi des polémiques, et je suis
20:00retenu un peu par la réserve
20:02diplomatique pour ne pas...
20:04Mais à ce moment-là,
20:06quand on est comme ça devant la magie du foot,
20:08on retombe
20:10dans le rêve que tous ont eu
20:12enfants
20:14de devenir un jour footballeur.
20:16Et d'ailleurs, je me souviens, j'avais aussi ce rêve
20:18quand j'étais enfant, et à l'époque,
20:20il se trouve que mon père était très ami
20:22d'une légende du football albanais
20:24qui est décédée
20:26il y a quelques années,
20:28qui a évolué dans l'équipe
20:30partisane de l'Albanie dans les années 60 et 70,
20:32Panayot Pano, que Edwin
20:34connaît très très bien, c'était vraiment une légende pour nous.
20:36Et alors,
20:38quand il m'a vu, parce que mon père lui avait demandé,
20:40je lui ai dit, mon ami,
20:42tu trouves une autre occupation, un autre hobby à ton fils
20:44parce que le foot n'est pas pour lui.
20:46Donc j'ai été très déçu,
20:48parce que j'avais ce rêve
20:50comme nous tous, comme tous les enfants,
20:52comme tous les jeunes, mais vous parlez
20:54de nostalgie, moi j'ai une nostalgie
20:56de l'équipe nationale de la France
20:58des années 80, 82, 84,
21:00moi j'étais encore
21:02très jeune. Le carré magique.
21:04Platini, Giresse, Fernandez,
21:06avant c'était Gianvini,
21:08puis Tigana,
21:10et après Fernandez, évidemment,
21:1284 plus tôt, et puis tous les autres,
21:14les Joel Batts, les Battistons,
21:16les Six,
21:18donc quelques-uns de ces équipes-là,
21:20il me semble, étaient du PSG,
21:22il y avait Rocheteau,
21:24et qui autre ?
21:26Le Baratelli peut-être, le gardien,
21:28qui était au PSG à ce moment-là.
21:30Je garde ce souvenir,
21:32en Albanie, communiste de l'époque,
21:34le foot était vraiment
21:36le sport le plus suivi,
21:38le sport national, très politique,
21:40tout d'abord idéologique,
21:42parce que ça faisait partie des leviers,
21:44d'éducation et de propagande,
21:46mais humainement, personnellement,
21:48même les dirigeants communistes
21:50s'intéressaient beaucoup au football.
21:52Et c'est toujours le sport phare.
21:54C'est toujours le sport phare, mais déjà à l'époque,
21:56c'était vraiment le sport phare.
21:58Et à l'époque, tout le monde, quand il y avait
22:00les championnats du monde, ou de l'Europe,
22:02plutôt les Albanais suivaient
22:04l'équipe allemande, qui sortait
22:06des années 70, on va dire,
22:08quand il y avait eu le championnat mondial,
22:10et puis plus tard, le championnat européen,
22:12où l'Italie, parce que c'était le pays en face,
22:14les voisins qu'on suivait, nous aussi,
22:16on se souvient, on suivait
22:18tout le calcio italien,
22:20moi j'étais avec la Juve, la Juve,
22:22excellent choix !
22:24Oui, absolument ! Où est venu plus tard
22:26Platini, et aussi Bonier,
22:28Gagnon,
22:30Cabrini,
22:32Chiréa,
22:34Bettega, Diozo,
22:36ça c'était extraordinaire !
22:38On évoquera avec vous tout à l'heure
22:40l'impact du football
22:42dans l'histoire albanaise, à l'époque
22:44du communisme, en effet, où il y avait peut-être
22:46un lien social, et vous l'avez dit,
22:48une forme de propagande, et aujourd'hui,
22:50est-ce que ça a changé, est-ce que ça a évolué ? Puis vous nous direz aussi
22:52dans quelques minutes, comment est considéré
22:54l'homme que vous avez à votre gauche, c'est-à-dire
22:56Edwin Muraty, qui est une véritable
22:58légende, pour le coup, en Albanie. Mais
23:00d'abord, juste sur le Paris Saint-Germain,
23:02qui est le club qui occupe, Michel Moulin,
23:04toute la surface médiatique
23:06dont on parle chaque semaine, dans notre
23:08émission, et dont on parle partout,
23:10est-ce que vous avez l'impression qu'en termes de
23:12d'état d'esprit, de mentalité,
23:14d'attachement, les choses ont changé, que votre
23:16PSG, comme vous avez été dirigeant,
23:18même si vous avez évité
23:20au club de descendre, plutôt que
23:22de remporter le titre, il y avait peut-être
23:24une atmosphère qui était plus palpitante,
23:26plus intéressante. Aujourd'hui, on a l'impression que c'est
23:28un peu aseptisé, malgré tout, qu'on a
23:30une espèce de grosse machine qui écrase tout.
23:32Oui, non, moi je parlerais
23:34plutôt, c'est pas le PSG, le PSG,
23:36j'ai la nostalgie, ouais, moi j'ai la nostalgie
23:38de Suzyk quand même, vous savez, Suzyk qui était
23:40pour moi un joueur exceptionnel, mais
23:42c'est surtout des autres équipes.
23:44La nostalgie, c'est surtout des autres
23:46équipes, parce qu'aujourd'hui, Paris Saint-Germain,
23:48il y a Vitina, il y a des joueurs qui me
23:50plaisent, Néves, il y a des joueurs techniques.
23:52C'est la nostalgie, c'est surtout
23:54des matchs, aujourd'hui,
23:56à côté, c'est-à-dire, on voit des matchs catastrophiques.
23:58C'est-à-dire, on voit aujourd'hui,
24:00beaucoup de joueurs qui, athlétiquement,
24:02sont
24:04moyen bon, on peut dire, mais techniquement
24:06au niveau très faible. Moi, la
24:08nostalgie, c'est ça, de Saint-Etienne-Rouen,
24:10des derbies...
24:12Pas de rivalité pour le PSG aussi, Michel, c'est peut-être ça.
24:14Oui, pas de rivalité, mais moi, on peut pas
24:16être nostalgique. Moi, bien entendu, mais tous les PSG
24:18m'ont plu, à un moment donné, même
24:20quand ils étaient en difficulté,
24:22même en difficulté, j'avais quand même
24:24Paul Etaille, j'avais Yepes, j'avais quand même
24:26des joueurs de football avec moi.
24:28Mais, je suis plus nostalgique, moi,
24:30je vous dis, des autres équipes.
24:32Voilà, du PSG,
24:34on voit du football aujourd'hui.
24:36La seule nostalgie,
24:38vraiment, le joueur qui m'a impressionné
24:40à Paris Saint-Germain, c'est sa fête
24:42suzique. Pour moi, ça a été un dieu.
24:44Michel, je vais vous dire
24:46quelque chose sur sa fête, parce qu'on est tous
24:48les jours avec sa fête.
24:50J'ai écrit un papier sur lui,
24:52quand j'avais 28 ans,
24:54le journaliste, quand j'étais joueur,
24:56il m'a dit, à quel joueur vous aimeriez
24:58sa fête suzique ?
25:00Racontez-nous sa fête suzique.
25:02Comme il a signé au PSG.
25:04En fait, sa fête,
25:06il avait signé un contrat avec l'Inter
25:08et Torino, à l'époque,
25:10parce que des joueurs yougoslaves,
25:12ils pouvaient pas venir, en fait, en Europe.
25:14Ici, ils pouvaient venir à partir
25:16de 28 ans.
25:18Et donc, c'est comme ça qu'en fait,
25:20sa fête, il se trouve au PSG,
25:22il signe au PSG.
25:24Parce qu'il pouvait pas signer en Italie,
25:26parce qu'il avait signé deux contrats.
25:28C'est pour ça qu'il signe au Paris Saint-Germain.
25:30Avec Milan, c'est très bien.
25:32Jimmy Algerino,
25:34votre Paris Saint-Germain,
25:36à votre époque, vous la regrettez ?
25:38Est-ce que vous auriez aimé jouer dans le PSG actuel ?
25:40Oui, bien sûr.
25:42Oui, mais est-ce que vous auriez
25:44préféré jouer dans le PSG actuel,
25:46par exemple ?
25:48Si j'avais pu jouer dans les deux,
25:50moi, j'aurais pris.
25:52Mais pas pour les mêmes raisons.
25:54Ce que je voudrais préciser,
25:56c'est que ce qui se passe au niveau du football français,
25:58c'est pas la faute du PSG.
26:00On peut dire bravo au PSG,
26:02par rapport à ce qu'ils font,
26:04ce qu'ils proposent.
26:06Moi, j'avais, à chaque match,
26:08surtout à Château, quand on jouait,
26:10ne serait-ce qu'en Coupe de France,
26:12contre de grandes équipes,
26:14de Zidane qu'on a battu,
26:16Rennes, ainsi de suite.
26:18Nous, ce qu'on nous disait,
26:20quel que soit le budget,
26:22on est 11 joueurs,
26:24on a deux bras, deux jambes,
26:26on court, on sait courir,
26:28on sait réfléchir, donc à un moment donné,
26:30sur un match, tout peut arriver.
26:32Par contre, là où je suis d'accord avec Michel,
26:34c'est que les autres équipes du championnat,
26:36qu'est-ce qu'elles font ? Elles s'entraînent.
26:38Il y a des entraînements,
26:40il y a des préparateurs physiques,
26:42mais qu'est-ce qu'ils font
26:44pour, à un moment donné, se retrouver aussi mauvais
26:46et ne pas être à la hauteur
26:48de ce championnat ?
26:50On se retrouve avec tous nos invités
26:52dans quelques instants pour parler de nostalgie
26:54et de cette terre de foot qu'est l'Albanie.
26:56C'est passionnant et c'est dans un instant.
26:58A tout de suite sur Sud Radio.
27:12En compagnie de Jimmy Algirino, Benjamin Dané,
27:14Edwin Murati, Etretan Tola,
27:16l'ambassadeur d'Albanie
27:18en France. Et on parle de l'Albanie,
27:20justement, on va profiter de votre présence
27:22et de l'impact du football.
27:24Vous l'avez dit, M. l'ambassadeur,
27:26Excellence, tout à l'heure, le foot est très important
27:28en Albanie. Il l'a été à une certaine période
27:30et il l'est encore aujourd'hui,
27:32mais à quel point ?
27:34Ça reste toujours le sport phare
27:36dans le pays. Il est extrêmement suivi.
27:38Les joueurs albanais évoluent aussi
27:40dans les championnats
27:42des pays européens.
27:46Il y a un championnat national
27:48qui est un bon championnat.
27:50Peut-être qu'il n'était pas
27:52aussi bon du temps que l'Albanie
27:54était isolée,
27:56mais qui produit de très bons joueurs.
27:58Et ensuite, il y a l'équipe nationale
28:00qui a fait des progrès.
28:02Notamment, nous avons pu être qualifiés
28:04à la Coupe de l'Europe
28:06en 2016, ici en France.
28:08On a fait de bons matchs quand même.
28:10En 2024 ?
28:12Oui, en 2024.
28:14On a fait de bons matchs à l'époque.
28:16Ici, et d'ailleurs en France,
28:18on avait perdu contre la France.
28:20C'était à Marseille, Edwin, n'est-ce pas ?
28:22C'était un très bon match.
28:24On en garde toujours nos souvenirs nus.
28:26En 2024,
28:28les matchs qualificatifs
28:30pour la Coupe du monde
28:32la prochaine,
28:34selon Edwin, on a des chances.
28:36On espère beaucoup.
28:38Ça ne s'est pas super bien passé contre l'Angleterre.
28:40C'est normal, Edwin, non ?
28:42C'est normal, parce que
28:44l'Angleterre est au-dessus,
28:46avec Rashford, Foden,
28:50avec Bale.
28:52Après, on a gagné Londres.
28:54En fait, on est cinq équipes dans le groupe.
28:56Ça va jouer entre la Serbie
28:58et nous. Et comme il y a deux équipes
29:00qui se qualifient,
29:02et le troisième fait après le barrage,
29:04donc on a une chance.
29:06Mais après, le foot albanais,
29:08ça progresse beaucoup,
29:10parce qu'il y a des Albanais de Kosovo,
29:12et il y a des Albanais d'Albanie.
29:14Ce sont des joueurs qui sont partis
29:16beaucoup d'émigrés,
29:18et donc ils sont formés
29:20en Europe.
29:22Du coup, on se retrouve avec beaucoup de joueurs,
29:24et il y a beaucoup de potentiel.
29:26Donc,
29:28il y a le talent,
29:30mais après,
29:32il faut faire l'équipe,
29:34Sylvignon, qui était à Lyon,
29:36il fait un bon travail.
29:38C'est le sélectionneur.
29:40Il est resté
29:42au pays,
29:44donc il fait progresser
29:46l'équipe nationale.
29:48Pour venir à l'équipe
29:50de l'Albanie,
29:52le foot albanais,
29:54là, on était nommé
29:56pour le tournoi
29:58de l'Europe U17
30:00qui va jouer en Albanie.
30:02On a eu, en fait,
30:04la finale de National League Eindhoven
30:06à Esrom.
30:08On a construit beaucoup de stades.
30:10Il y a beaucoup d'investissement
30:12de la part de la fédération ou du gouvernement.
30:14Ça va donner des résultats.
30:16Pour structurer le football.
30:18Logistique, mais sportif également.
30:20Et on voudrait
30:22beaucoup remercier
30:24Michel Platini, parce que
30:26honnêtement, il nous a aidé
30:28beaucoup sur les terrains.
30:30Il a aidé les petits pays.
30:32Tout le monde voit le côté négatif des choses,
30:34mais il faut voir le côté positif.
30:36C'était son credo quand il était président
30:38de l'UEFA.
30:40Il a fait beaucoup pour les petits pays.
30:42Il en a fait beaucoup.
30:44Pour revenir à une anecdote,
30:46quand on était avec l'ambassadeur à Marseille,
30:48France en 2016,
30:50France Albanie,
30:52Dédé Deschamps,
30:54il nous dit
30:56les huîtres de Bretagne, ça a duré jusqu'à
30:5885ème. Parce que jusqu'à
31:0085ème, c'était 0-0.
31:02On a produit 2-0.
31:04C'est sur la fin de match.
31:06C'est vrai, mais vous avez bien fait.
31:08Ce qui contribue à Lyonel,
31:10c'est aussi
31:12ceux qui ont été des légendes, comme Edwin,
31:14comme Derrick Tsanar.
31:16Il est trop humble
31:18pour en parler.
31:20Qu'est-ce qu'il représente en Albanie ?
31:22C'est aussi une vie héroïque.
31:24Je dirais vraiment héroïque, parce que comme il a
31:26commencé à le dire lui-même, il est venu à
31:28un très jeune âge, en France,
31:30dans une Albanie qui sortait
31:32à peine, qui traversait, qui commençait
31:34à traverser une transition
31:36politique post-dictatoriale très
31:38difficile. Il a été à l'époque
31:40admis à l'académie du PSG
31:42tout jeune. Il a évolué
31:44chez PSG, ensuite à Düsseldorf
31:46et ensuite en Grèce
31:48à Thessalonique, puis à Lille
31:50et puis PSG et tout ça.
31:52Et surtout, on a,
31:54nous, les Albanais, un souvenir
31:56inoubliable. Pendant sa période
31:58qu'il était joueur de l'équipe nationale,
32:00pendant 8 ou 9 ans, ou 10 ans presque, tu as été
32:02presque 5 ans sélection.
32:04À une époque où il y avait moins de matchs.
32:06Avec son talent, avec
32:08sa générosité
32:10et son énergie, sa très belle énergie.
32:12Il était vraiment le cœur de l'équipe nationale.
32:14Et il est aujourd'hui,
32:16à part être une légende
32:18quand il était joueur lui-même,
32:20il est associé beaucoup aussi à la France.
32:22Très à la France. Lui et peut-être l'Orixana aussi.
32:24Un PSG et l'autre
32:26OM.
32:28Immédiatement, il est un peu comme
32:30la mascotte, presque un pont
32:32entre l'Albanie et la France.
32:34Pas seulement autour du foot, mais plus que cela.
32:36Parce qu'il contribue aussi à la relation
32:38économique, politique,
32:40à l'image aussi de notre pays en France.
32:42Vraiment, c'est un
32:44asset, c'est un trésor binational.
32:46Si je puis me permettre, c'est un très bel ambassadeur
32:48de l'Albanie.
32:50L'ambassadeur, c'est lui.
32:52Moi et mes collègues, nous sommes
32:54de passage.
32:56Je m'incline.
32:58Je m'incline.
33:00Vu que Michel est là, ça nous contreprend.
33:02Vous avez votre chéquier ?
33:04Vous pouvez investir en Albanie.
33:06On vous envoie la facture.
33:08En termes de foot,
33:10on va parler des relations internationales
33:12entre l'Albanie et la France.
33:14Le type de joueur d'Edwin Murati,
33:16quand je vous ai dit qu'Edwin allait venir,
33:18vous étiez super content.
33:20Parce que c'est vraiment le profil de joueur,
33:22de footballeur que Michel adore.
33:24Et Karim aussi.
33:26Les joueurs techniques, les joueurs qui savent jouer au football.
33:28Sur votre pays,
33:30ce qui m'intéressait, c'est les infrastructures.
33:32Je trouvais qu'elles étaient très faibles.
33:34Quand on voyait des images des matchs
33:36de l'équipe nationale,
33:38même le stade n'était pas toujours plein.
33:40C'est pour ça qu'on me parlait.
33:42Je ne sais pas à quelle période vous vous référez.
33:44À Tirana, c'était à Tirana.
33:46Ça a beaucoup changé.
33:48En général, le pays,
33:50il est...
33:52Pour ceux qui l'ont connu avant,
33:54en général, mais notamment aussi dans le sport,
33:56y compris avec le stade national
33:58à Tirana
34:00qui a été inauguré il y a 3-4 ans,
34:02Edwin, si je ne me trompe pas.
34:04Avec le premier match
34:06à l'Albanie-France. Malheureusement, on a perdu.
34:08Deux ans.
34:10On a des sacrifices
34:12à la paix de l'amitié.
34:14C'est très important de dire ça
34:16parce qu'on a une image.
34:18Moi, ce n'est pas mon image personnelle.
34:20Je vous parle de l'image
34:22que ce pays
34:24n'a pas l'image
34:26que vous en donnez là.
34:28Il a changé.
34:30Il a beaucoup changé.
34:32Dans l'Albanie-France,
34:34on n'a pas une image d'un pays...
34:36C'est vrai qu'il y a
34:38des clichés.
34:40C'est des clichés.
34:42Moi qui m'intéresse beaucoup
34:44aux questions géopolitiques, d'abord l'Albanie,
34:46il faut indiquer que ce n'est pas un pays
34:48d'une grande taille
34:50en nombre d'habitants. Je crois qu'il y a presque 3 millions d'habitants.
34:522,7 millions.
34:54Ce qu'ils font en matière de football,
34:56c'est exceptionnel.
34:58Ça ne peut être qu'une nation de football.
35:00Pour être à l'euro de quelqu'un qui a 2,7 millions d'habitants,
35:02c'est une nation de football.
35:04Tu fais sortir des joueurs,
35:06t'as des pépites. Après, il y a une diaspora.
35:08C'est important aussi.
35:10Au Kosovo, à Macedoine, en Italie,
35:12des pays de football aussi.
35:14Je crois que la diaspora,
35:16c'est 7 millions à peu près.
35:18Je pense que c'est un peu
35:20cette addition entre la diaspora,
35:22entre les Albanais d'Albanie
35:24et tous les amoureux de football.
35:26Moi, j'ai une image de l'Albanie
35:28d'un pays qui est capable
35:30de faire sortir des joueurs
35:32de football.
35:34C'est pour ça qu'on aime le football,
35:36parce que c'est des joueurs techniques,
35:38qui sont forts dans l'animation du jeu.
35:40Quand tu vois l'équipe d'Albanie
35:42jouer, c'est ça.
35:44J'ai une petite
35:46faiblesse pour un joueur
35:48qui était moins technique que toi,
35:50mais qui est très combatif,
35:52et qui a bien honoré notre maillot,
35:54c'est l'Orixana.
35:56Il a joué à Paris et à Marseille.
35:58Il a laissé un très bon souvenir.
36:00Il était un guerrier sur le terrain.
36:02Pour qui aussi Edwin Moratti
36:04a contribué avant qu'il ne vienne en France ?
36:06C'est un grâce aussi à Edwin ?
36:08Absolument.
36:10C'est le pionnier, je pense.
36:12Même en équipe nationale.
36:14C'est la générosité d'Edwin Moratti.
36:16Les Albanais de Kosovo
36:18n'avaient pas de passeport albanien.
36:20Ah, et l'Orixana
36:22est un Albanais
36:24du Kosovo.
36:26On est très proches.
36:28Regardez la Géorgie,
36:30c'est deux années et une génération.
36:32Vara, David Hachevilly,
36:34Michel Pettini jouaient à l'Etat-Étienne
36:36avant d'aller à la Juventus.
36:38Ça sent tellement le football !
36:40C'est juste pour dire
36:42que ça va très très vite.
36:44Aujourd'hui,
36:46Willy Sagnol
36:48a des résultats exceptionnels
36:50avec la Géorgie.
36:52Il y a 15 ans, je ne suis pas sûr
36:54que le grand monde pouvait imaginer
36:56que la Géorgie en serait là où elle est aujourd'hui.
36:58Il y a un sélectionneur français.
37:00Sylvignon, c'est un problème.
37:02Il est passé par l'Olympique lyonnais.
37:04Vous allez forcément échouer.
37:06C'est le tropisme stéphanois.
37:08C'est un petit attaque
37:10au maire au passage.
37:12Je cède la parole à Karim Zeribi.
37:14Quand on parle de l'Albanie,
37:16un pays qui s'ouvre,
37:18un pays de football en effet,
37:20qui s'ouvre aussi au monde
37:22avec le tourisme,
37:24c'est un pays magnifique
37:26avec la mer Adriati
37:28qui a 70% de montagne
37:30dans votre pays.
37:32C'est un pays merveilleux.
37:34Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
37:36De quelle manière le pays s'ouvre au monde ?
37:38L'Albanie, c'est aujourd'hui
37:40la destination prisée
37:42pour le tourisme.
37:44Je vous donne quelques chiffres, mais il n'y a pas que ça.
37:46On est passé il y a quelques années
37:48à 3 millions de touristes
37:50il y a une dizaine d'années, pas plus loin.
37:523 millions de touristes par an.
37:54Maintenant, l'aéroport de Tirana
37:56qui était à 2 ou 3 millions de passagers
37:58est à 11 millions.
38:00Vous pouvez imaginer,
38:02les touristes français, entre autres,
38:04ils sont dépassés à 60 ou 70 000
38:06il y a 4 ou 5 ans, ils sont à 250 000
38:08cette année.
38:10C'est un essor remarquable
38:12qui a été accompagné aussi de plein d'infrastructures.
38:14Il y a évidemment la beauté du pays,
38:16il y a les montagnes, vous l'avez dit,
38:18il y a la façade maritime
38:20qui est fantastique, il y a 300 jours de soleil,
38:22il y a une très bonne nourriture
38:24avec des ingrédients, des produits
38:26on va dire comme ça, un peu à la mode bio
38:28mais qui ont vraiment du goût.
38:30Une tomate, c'est une tomate,
38:32elle est lourde, elle est tiède
38:34C'est des fraises très savoureuses
38:36mais je prends comme ça la tomate.
38:38Et il y a aussi
38:40un très beau patrimoine historique,
38:42architectural, culturel,
38:44archéologique aussi.
38:46On a deux très beaux sites,
38:48entre autres,
38:50un c'est Butrint
38:52où se déroulait
38:54Andromaque de Racine, l'autre c'est Apollonia
38:56dont a fait un film
38:58l'ancien ministre français de la culture Frédéric Mitterrand
39:00Frédéric Mitterrand a fait un film
39:02Donc il y a ça,
39:04mais il y a aussi, parmi d'autres richesses,
39:06il y a les Albanais.
39:08La population.
39:10C'est les Albanaises et les Albanais
39:12qui sont extrêmement accueillants,
39:14qui sont extrêmement généreux et très respectueux.
39:16Le président Macron va venir en Albanie
39:18dans les prochaines semaines, c'est ça ?
39:20Absolument. Le président Macron sera en Albanie au mois de mai
39:22donc ce sera sa deuxième visite.
39:24C'est quand même
39:26une marque d'amitié
39:28et de l'intensité
39:30de la relation que nous avons
39:32depuis quelques années.
39:34On a une relation
39:36avec la France qui est historique,
39:38qui date de très longtemps
39:40mais qui s'est beaucoup intensifiée
39:42aussi de tout ce point de vue
39:44qu'il soit politique. Vous avez mentionné
39:46la visite du président Macron,
39:48la visite de notre pré-ministre l'an dernier,
39:50les très grands accords que nous avons faits
39:52notamment aussi dans le domaine économique
39:54avec des priorités comme
39:56le tourisme aussi, mais l'innovation,
39:58les infrastructures, l'éducation
40:00avec des universités, des campus,
40:02des écoles que nous avons, dont un lycée français aussi
40:04qu'on va réouvrir, c'est un lycée historique
40:06qui était le berceau des élites
40:08culturelles et intellectuelles
40:10albanaises. Donc voilà,
40:12ça se développe, c'est vraiment
40:14on vit une période d'amitié
40:16entre nous et j'espère que ça perdura.
40:18Et il faut profiter peut-être de cet élan
40:20et de cette amitié historique
40:22pour établir plus de passerelles encore
40:24entre le foot albanais et le foot français.
40:26Et là, Edwin, vous avez
40:28un rôle à jouer encore supplémentaire.
40:30C'est clair.
40:32L'ambassadeur, en fait,
40:34je veux remercier beaucoup
40:36parce qu'il me laisse carte blanche
40:38sur le développement du pays
40:40et on n'a même pas besoin de parler
40:42parce qu'Edwin est aussi
40:44conseiller des affaires économiques
40:46diplomates.
40:48Et en fait, on a emmené pas mal
40:50de sociétés françaises quand même
40:52comme Société Générale,
40:54Accor, Barrière qui vient
40:56qui va ouvrir la Gardère aussi
40:58donc Vinci,
41:00Spigapac,
41:02Fraumé,
41:04Ulyès...
41:06Non, non, c'est bon.
41:08Benjamin Dany veut que vous emmeniez les dirigeants de la Ligue
41:10de football professionnel en France.
41:12Vous n'avez pas une très bonne idée.
41:14Vous nous donnez
41:16à mi-d'aller voir notre pays.
41:18Moi, je suis ami.
41:20Merci beaucoup.
41:24Vous vouliez dire quelque chose
41:26Karim sur la nostalgie justement
41:28en écoutant le propos
41:30de cette carte postale.
41:32J'ai deux remarques d'abord.
41:34Est-ce qu'il y a des académies du football
41:36de clubs
41:38de football européen
41:40en Albanie ? Parce que moi, je pense
41:42que ce serait une très bonne idée
41:44qu'un club comme le PSG ou l'Olympique de Marseille
41:46implante une académie en Albanie
41:48pour détecter des joueurs de talent
41:50au plus tôt et puis éventuellement
41:52les intégrer ensuite dans leur centre de formation.
41:54Ça existe ou pas ?
41:56Ça existe. Il y a Dynamo Tirana qui a signé
41:58avec Manchester City.
42:00Et là, dernièrement,
42:02moi j'ai emmené que Michel, Jimmy
42:04connaît, Patrick Trotignon.
42:06Vous étiez à Château ?
42:08Il n'y a pas de PSG, pas de
42:10Olympique de Marseille, pas ces clubs-là ?
42:12Non, Karim, parce qu'en fait
42:14la région parisienne est bourrée
42:16de talents. Il y a tellement de joueurs.
42:18Il n'y a que des gens qui font 1m90.
42:26Vous vouliez ajouter quelque chose ?
42:28J'allais ajouter justement par rapport
42:30aux académies.
42:32Je pense qu'il y a des initiatives
42:34d'anciens, les gens du foot.
42:36Ils font des académies
42:38avec des jeunes, etc.
42:40Aussi avec des équipes italiennes, peut-être que je ne me trompe pas.
42:42La Zio, il y a quelque chose avec La Zio ?
42:44Oui, il y a quelque chose avec La Zio.
42:46Après, c'est des académies privées.
42:48Mais il faut
42:50continuer à amener
42:52les grands noms.
42:54Il y a un vrai mouvement
42:56qui s'est établi et les passerelles dont je parlais.
42:58Avant qu'on évoque le foot amateur
43:00avec le président du district de Lourdes qui va nous rejoindre
43:02dans quelques instants, Jimmy, juste un regard
43:04sur l'Albanie que vous ne connaissez pas.
43:06Vous aussi, on va tous y aller.
43:08On va faire l'émission là-bas en direct.
43:10On va faire l'émission à Tirana.
43:12On va organiser ça pour le mois de juin.
43:14Vous allez vous régaler.
43:16On le fait Michel ou pas ?
43:18Ok, c'est parfait.
43:20On sera là, fin juin, on est à Tirana, on fait l'émission tous là-bas.
43:22Mais venez quand Président Macron sera là aussi,
43:24comme ça vous pouvez l'inviter.
43:26Avec grand plaisir.
43:28La dernière fois,
43:30quand il était en Albanie en 2023,
43:32il y avait Edwin
43:34qui était au direct d'État pendant sa visite
43:36et Loriczana, etc. Donc on a parlé du foot aussi.
43:38Et même d'une gardienne de but
43:40toute jeune qui évolue,
43:42une fille d'origine albanaise qui évolue
43:44chez Lyon, c'est ça ?
43:46À Lyon, c'est ça exactement.
43:48Donc,
43:50il y a un théore très propice aussi
43:52pour votre émission.
43:54Jimmy, votre regard sur l'Albanie,
43:56sur le foot et sur le progrès du foot
43:58albanais, au travers
44:00évidemment de votre ami,
44:02votre frère, mais aussi des joueurs que vous avez pu
44:04croiser comme Loriczana et d'autres encore.
44:06Déjà, c'est
44:08le fait de prendre maintenant plus au sérieux
44:10l'Albanie.
44:12On parle de vision,
44:14de stratégie. Je pense que
44:16l'Albanie, il y a Edwin
44:18qui est proche du
44:20président de la fédération d'Albanie.
44:22Loriczana l'est aussi.
44:24Il y a d'autres joueurs après leur carrière
44:26qui s'investissent et puis surtout
44:28l'État et la Fédé qui
44:30se servent de ces joueurs-là.
44:32C'est un bel exemple, ne serait-ce que déjà
44:34de reconnaissance et puis surtout
44:36d'aller chercher
44:38les compétences
44:40et les mettre
44:42au service du football albanais.
44:44Et Edwin en est la preuve.
44:4620h49, le foot amateur, coup de projecteur
44:48comme chaque jeudi, c'est maintenant sur
44:50Sud Radio.
44:52Sud Radio, 20h21,
44:54but football club.
44:56Et avec nos invités, avec Michel Moulin,
44:58Karim Zéribi, Jimmy Algérino, Benjamin Danet,
45:00Edwin Murati, Dutan Tola,
45:02l'ambassadeur d'Albanie en France,
45:04Pierre Michaud nous a rejoint. Bonsoir
45:06Pierre Michaud, président des districts
45:08de l'Aude, Carcassonne.
45:10Entre Toulouse et Montpellier.
45:12Et surtout Narbonne.
45:14Surtout Narbonne, pardonnez-moi.
45:16Président de Narbonne.
45:18Très bien, mais je voulais situer pour
45:20nos auditeurs, en tout cas il y a l'accent
45:22qu'on aime bien, qui est là.
45:24Un président qui a été réélu,
45:26lors des dernières élections, il y a quelques mois maintenant,
45:28c'est le cas.
45:30Avec une problématique ou avec
45:32une vision positive du football amateur
45:34dans votre district ?
45:36Alors nous on l'a plutôt positive
45:38parce que, déjà je suis en poste depuis
45:404 ans, donc la réélection c'est essayer de
45:42consolider ce qu'on a fait. Positive chez nous
45:44parce qu'on est dans une dynamique
45:46qui va vers le haut, une synergie.
45:48On est passé de 7500 licenciés
45:50juste après le Covid
45:52à presque 11 000 aujourd'hui.
45:54Et il faut dire que j'ai pioché quand même de bonnes idées
45:56dans le programme de Michel Moulin
45:58il y a 4-5 ans.
46:00Quand tu t'es présenté à la présidence de la Croatie,
46:02lesquelles par exemple ?
46:04Alors, déjà
46:06sur la communication
46:08auprès des clubs.
46:10La ruralité, c'est un fervent défenseur
46:12de la ruralité, il nous a donné des pistes sur ça.
46:14Au niveau du partenariat,
46:16parce qu'un district, de quoi ça vit
46:18financièrement ? Ça vit des amendes à des clubs.
46:20Donc, comment on fait pour
46:22dynamiser le
46:24district ? On essaie de moins
46:26ponctionner au club et pour ça, il faut attirer
46:28des investisseurs. Pour certains,
46:30notamment à l'Albanie, pour nous,
46:32c'est plus du mécénat, des dons,
46:34des entreprises, essayer de créer un microcosme
46:36et c'est ce qu'on essaie de faire là, cette année
46:38puisqu'on fête les 80 ans du district
46:40et on va essayer de faire une belle fête
46:42du football. Oui, il y a un tournoi effectivement
46:44qui va être organisé, c'est en
46:46juin, c'est ça ? 21 juin,
46:48c'est un match de gala,
46:50donc on a plein de finales,
46:52des seniors, des jeunes, juste avant, en ouverture,
46:54sur tout le week-end. On a un match de gala
46:56avec le CIF, le club des internationaux de football
46:58et leur équipe qui est France Légende
47:00avec une sélection
47:02d'anciens joueurs pros de notre département,
47:04de notre district.
47:06Pour les plus connus, notamment, c'est Geoffrey Domingue
47:08qui a joué à Montpellier, qui vient
47:10du côté de Narbonne, à Cux-Acdode.
47:12Avec aussi, puisqu'on a
47:14un petit territoire avec très peu
47:16de pros par le passé,
47:18certains joueurs de Toulouse,
47:20notamment. Un certain Jimmy A ?
47:22Voilà, voilà.
47:24Jimmy Algerino qui sera là, mon ami
47:26Daniel Bravo que Michel
47:28m'a gentiment présenté.
47:30On aura aussi des Toulousains et des Montpellierains.
47:32Si Edwin est là, on va parler de l'album.
47:34Geoffrey c'est un ami, il était
47:36au stade français.
47:38Geoffrey Domingue ? Oui.
47:40Ce sera l'occasion de le voir.
47:42Vous serez dans l'Aude au mois de juin pour jouer ?
47:44C'est génial !
47:46Vous savez quoi ? Comme on a prévu
47:48de faire une émission à Tirana,
47:50on va faire aussi une émission là-bas.
47:52Et tout le monde vient.
47:54Dans le cadre de l'amitié
47:56franco-albanaise dans le département de l'Aude.
47:58C'est formidable.
48:00D'autant plus qu'après, on reçoit les joueurs
48:02dans l'hôtel de la cité de Carcassonne.
48:04Je pense qu'on a un cadre historique
48:06qui en plus
48:08montre l'attachement historique
48:10de notre passé du district.
48:12Et tant que je suis là, je voulais remercier
48:14surtout Michel, parce que comme je vous disais,
48:16on est un district aujourd'hui dynamique,
48:18où on a beaucoup plus de licenciés,
48:20on a de plus en plus de clubs, on est passé
48:22d'une cinquantaine de clubs à presque 80.
48:24Je voulais remercier Michel,
48:26parce que sur les cinq dernières années,
48:28en politique, c'est un peu comme toujours,
48:30on a des moments
48:32où on est euphorique, et aussi on a des moments durs.
48:34Michel a été là à la fois dans les moments
48:36euphoriques, mais ça c'est facile,
48:38mais aussi dans les moments durs.
48:40Est-ce que ça veut dire que c'est lui qui paye les amendes des clubs ?
48:52Ce que je veux dire, c'est que ces présidents
48:54de district dans cette région ont beaucoup
48:56de mérite, parce que c'est quand même
48:58une région de rugby.
49:00Principalement, il faut le dire.
49:02On ne va pas se raconter d'histoire.
49:04Tu prends Narbonne, tu prends Carcassonne,
49:06tu prends Béziers, tous ces clubs.
49:08J'ai mon ami Bernard Laporte,
49:10qui est aujourd'hui directeur sportif à Montpellier,
49:12qui n'est pas une ville que de rugby.
49:14Il développe le football,
49:16il gagne des adhérents,
49:18il organise des événements.
49:20Il ne se laisse pas abattre, parce que s'il y a
49:22un sponsoring à aller chercher, c'est vrai que c'est important
49:24d'aller le chercher, mais il doit se relever des manches.
49:26Il est peut-être déjà un peu
49:28préempté pour le rugby.
49:30C'est pour ça que je dis ça, vous avez beaucoup de mérite.
49:32Ce qui n'est pas le cas sur notre région PACA,
49:34sud-est, où c'est le football.
49:36Le rugby, c'est Toulon,
49:38point barre.
49:40Sinon, tout autour, Michel le sait, c'est que le football.
49:42Moi, je vous salue.
49:44Je salue votre démarche, votre énergie,
49:46votre investissement. Qu'est-ce que vous faites comme métier,
49:48vous, dans la vie ?
49:50Je suis maire de mon petit village de 400 habitants.
49:52Ça, c'est Flour.
49:54Un tout petit village charmant,
49:56juste à côté de Carcassonne.
49:58Et après, je suis un peu dans le foot.
50:00J'ai une académie,
50:02sur mon territoire.
50:04J'ai aussi une académie avec Daniel Bravo,
50:06où on fait ça l'été,
50:08on fait des stages en altitude.
50:10Et après, j'ai aussi une autre académie, mais en Afrique,
50:12Rwanda.
50:14Intéressez-vous à l'Albanie ?
50:16C'est pour ça, je vais noter, on va discuter.
50:18Après, ça reste une académie privée.
50:20Tu vois, par rapport à ce que dit Michel,
50:22il a une âme d'entrepreneur, ce garçon.
50:24Il ne fait qu'entreprendre.
50:26Ce qu'il est en train de nous expliquer,
50:28c'est que le football, c'est un entrepreneur.
50:30Michel Moulin, après Jimmy, en conclut.
50:32L'histoire, juste un peu.
50:34En dehors, je vais faire 800 logements chez lui,
50:36mais ça, personne ne le sait.
50:38Maintenant, tout le monde le sait.
50:40Tout le monde est au courant, maintenant.
50:42On ne pourra pas couper au montage, Michel.
50:44Le seul truc que je vais vous dire aujourd'hui.
50:48Il y a une anecdote, quand même.
50:50Ce garçon, je vais le voir,
50:52à 11h du soir, je ne le connais pas,
50:54dans son village.
50:56Il n'y a personne sur la route, je suis tout seul.
50:58Il m'invite, on sympathise,
51:00il m'offre du pâté, on boit du vin,
51:02je repars venir un matin.
51:04Le lendemain matin, là, il me dit
51:06je pars sur votre liste.
51:08À 14h le lendemain, il me dit
51:10Monsieur Moulin, je ne peux pas, j'ai déjà des pressions
51:12quand j'ai dit que j'étais sur votre liste,
51:14parce que si je suis sur votre liste, on va tout faire
51:16pour démolir le district.
51:18De Paris, il s'est arrivé.
51:20Michel Moulin, l'homme à battre.
51:22Mais il est quand même resté proche de vous.
51:24Pour conclure, un petit mot.
51:26Vous voulez rajouter quelque chose ?
51:28Si ils sont intéressés par la cité de Carcassonne,
51:30à l'Albanie,
51:32c'est l'occasion aussi.
51:34Ah, il y a des lois sur l'affaire à Carcassonne ?
51:36Non, ils n'ont pas ça en Albanie.
51:38L'émission Immobilier sur Sud Radio,
51:40c'est le week-end.
51:42On se retrouve dans quelques instants avec Jacques Pessis.
51:44Merci infiniment.
51:46Juste pour rappeler comment c'est l'anniversaire de ce club.
51:48La date ?
51:50Le 21 juin à Carcassonne.
51:52On va faire l'émission chez vous.
51:54C'est prévu.
51:56On va à Tirana et à Carcassonne.
51:58Jacques Pessis dans un instant et à jeudi prochain pour le foot.

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