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NewsTranscription
00:00Alors, ça sera Valérie la semaine prochaine, mais je l'embrasse, il n'y a aucun souci, ne vous inquiétez pas.
00:05On est ensemble jusqu'à midi avec nos quatre débatteurs et je vais les saluer tout de suite.
00:11Sophie de Menton, bonjour Sophie.
00:13Bonjour.
00:14Vous allez bien ?
00:15Euh...
00:16Je dis ça parce qu'en rentrée, on était tous faits à se dire, quelle planique.
00:21L'ambiance ras-le-bol.
00:22Sophie de Menton, Frédéric Daby, bonjour Frédéric.
00:25Bonjour Christine.
00:26Vous allez bien ?
00:27Ça va.
00:28C'est bon pour le business tout ça.
00:29C'est pas que c'est le business, c'est une question d'être content d'être là.
00:32D'être content d'être là.
00:33Directeur général de l'IFOP-Côte avec Brice Socol qui est là également.
00:38Bonjour.
00:39Bonjour Brice.
00:40Tous les deux vous signez, nous tous la même langue, cette audition de l'aube.
00:43Brice, politologue essayiste, évidemment on vous connaît bien sur Sud Radio.
00:47Puis Jérôme Dubu, bonjour Jérôme.
00:48Bonjour.
00:49Membre du pôle Idées d'Horizon, c'est pareil, la nuit a été courte.
00:52Vivement 2027.
00:53Vivement ? Vous êtes sûr ?
00:54Oui.
00:55Oui, c'est loin quand même.
00:56Non, non, c'est vivement demain.
00:57Vivement demain.
00:58Ah, ça me dit quelque chose.
00:59Ça te rappelle quelque chose ?
01:00Donc, tous ensemble et vous aussi, vous pouvez réagir sur nos réseaux sociaux.
01:05C'est le jour d'après pour le Rassemblement National et la condamnation à l'inégalité,
01:09c'est pas facile à dire, avec exécution provisoire pour Marine Le Pen.
01:13Alors on parle de coups de tonnerre dans la vie politique française de soldats en ville,
01:16mais c'est un événement qui change beaucoup de choses.
01:19Avec vous, on va aborder plusieurs aspects.
01:22La stratégie déjà judiciaire du Rassemblement National qui a décidé de faire appel.
01:27Avec quels résultats aussi ?
01:29La stratégie de communication qui a été engagée dès hier après-midi par les dirigeants et les cadres du RN.
01:35Et la stratégie politique aussi, alors une partie à l'Assemblée,
01:39mais aussi pour la campagne des présidentielles.
01:41Jordan Bardella est-il vraiment le plan B ?
01:44Il y a une pétition qui a été mise en ligne.
01:46Les Français, qu'est-ce qu'ils en pensent aussi de tout cela, de cette décision ?
01:50Hier, un premier sondage nous disait que 2 Français sur 3 étaient plutôt pour cette exécution provisoire,
01:55celle qui interdit à Marine Le Pen de pouvoir se présenter avec effet immédiat.
02:01Et puis également la réaction de François Bayrou.
02:04La France, dit-il ce matin, est le seul pays à faire ça.
02:08Alors pourquoi dit-il ça justement aujourd'hui ? Dans quel intérêt ?
02:12Quelles conséquences aussi pour notre démocratie ?
02:14On va voir ça tout autour de cette stable jusqu'à midi.
02:18Si vous le voulez bien, on va commencer comme d'habitude par nos coups de cœur et nos coups de gueule.
02:23On va commencer par un coup de cœur, un Frédéric.
02:27Un coup de cœur qui n'a rien à voir avec l'actualité un tout petit peu.
02:31C'est un film qui s'appelle Radio Prague.
02:34Je suis allé le voir il y a une dizaine de jours.
02:38Un film tchèque assez formidable qui raconte l'arrivée des troupes du Pacte de Varsovie,
02:45donc de l'armée soviétique, de l'armée russe à Prague en août 68,
02:49pour écraser ce qu'on avait appelé le printemps de Prague.
02:52Et on voit comment des membres de la radio officielle de Prague,
02:57déjà avant même l'arrivée des russes, des soviétiques,
03:01s'étaient battus pour insuffler un vent de liberté.
03:04Donc très beau film émouvant sur un fait historique.
03:06Dans le petit clin d'œil avec l'actualité, on voit aussi le côté soviétique.
03:10On voit comment la presse soviétique ou l'hierarque soviétique qualifie le printemps de Prague.
03:16Et toute ressemblance par rapport à un événement futur ne serait que fortuit.
03:20On parle de Dubchek comme un fasciste, un nazi.
03:23Les fascistes ont pris le pouvoir à Prague.
03:26Le même élément de langage s'agissant de l'Ukraine du côté de Poutine.
03:30Mais au-delà de la dimension d'actualité, c'est un très beau film.
03:34Vous avez d'écouteurs au cinéma récemment tous ?
03:38Je ne suis pas allé le voir, mais je vais aller le voir parce qu'il me donne envie d'aller le voir.
03:43Ça rappelle un peu la vie des autres.
03:45Ce formidable film sur l'Allemagne de l'Est et la RDA.
03:48Avec les trabants, etc.
03:50Avec des gens qui sont écoutés en permanence.
03:53De manière évidemment pas du tout officielle.
03:56De manière officieuse bien sûr.
03:58Et où on a des catastrophes puisque ça se termine très très mal.
04:02Ça me donne envie de le revoir.
04:04Il faut le revoir parce que c'est un film formidable.
04:06Et j'irai voir Radio Prague.
04:08Ça me fait penser à un film que j'ai vu récemment avec Anthony Hopkins qui s'appelle Une Vie.
04:13Ce film extraordinaire sur ce banquier londonien qui sauve des centaines de Juifs.
04:19Avant la seconde guerre mondiale.
04:21C'est un film extraordinaire.
04:24Absolument à aller voir. Très émouvant.
04:26Vraiment beaucoup d'émotions.
04:28Moi je cherche des comédies. Je voudrais rire.
04:31Il faut aller voir le film avec Sylvie Vartan.
04:35Je ne sais plus le titre exactement.
04:37Oui, Ma mère, moi et Sylvie Vartan.
04:39Parait-il que c'est une comédie très drôle et très touchante.
04:42J'en peux plus là. Et sinon je vais au théâtre.
04:45Ça c'est une bonne idée.
04:47Ce que je vous propose c'est qu'on s'arrête.
04:49On va faire les infos de 11h.
04:50On va continuer avec vos coups de cœur et vos coups de gueule.
04:52Et entrer après dans notre sujet autour de la décision hier du tribunal de Paris.
04:58De cette condamnation de Marine Le Pen et de 24 autres membres du Rassemblement National.
05:03Avec vous Sophie de Menton, Frédéric Daby, Brice Socol et Jérôme Dubu.
05:07A tout de suite sur Sud Radio.
05:14Cette semaine, Sud Radio vous emmène au bord de la plus belle baie du Pays Basque.
05:21Sud Radio. Le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Christine Bouillaud.
05:25Et en compagnie aujourd'hui de Sophie de Menton, Frédéric Daby, Brice Socol et Jérôme Dubu.
05:31Avec vous quatre, on va faire le tour autant que possible des conséquences aujourd'hui de cette bombe à fragmentation.
05:39Que cette condamnation de Marine Le Pen hier à 5 ans d'inégibilité avec exécution provisoire.
05:44Dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National.
05:48Il y a beaucoup de questions évidemment qu'il faut qu'on aborde ensemble.
05:51Les différentes stratégies qui sont mises en place.
05:53La suite judiciaire, la suite politique et les argumentaires également de communication.
05:58La petite phrase également de François Bayraud ce matin.
06:01Vous l'entendiez, la France est le seul pays à faire ça.
06:04Est-ce que c'est à un Premier ministre de la République de donner son avis sur une décision de justice ?
06:09On vous posera la question.
06:11On en était au coup de cœur et au coup de gueule de vous ce matin.
06:15On avait fait un coup de cœur avec vous Frédéric pour ce film Radio Prague.
06:19Brice, vous avez aussi un coup de cœur pour une proposition de loi.
06:23Une PPL ? Oui.
06:24Alors, moi j'ai beaucoup d'admiration pour le combat de Pauline Desrouledes.
06:29Je ne sais pas si vous connaissez Pauline Desrouledes.
06:30Oui, absolument.
06:31C'est cette sportive qui joue au tennis.
06:37Et qui a été victime, c'était en 2018, d'un chauffard âgé de 92 ans.
06:43Elle marchait sur le trottoir, elle a été renversée dans Paris.
06:46Elle a perdu une de ses jambes.
06:48Et depuis, elle mène vraiment un combat en matière de sécurité routière.
06:51Et notamment, un combat qui va aboutir à une PPL.
06:55Une PPL qui est transpartisane.
06:57Qui va être proposée au mois de mai à l'Assemblée Nationale.
07:00Qui va permettre et qui va obliger, entre guillemets, les automobilistes, tous les 15 ans, à faire un examen médical.
07:09Et pour les plus de 70 ans, tous les 5 ans.
07:13Donc, j'ai trouvé ça intéressant.
07:15Que d'un fait divers, dramatique, on puisse aboutir à une PPL qui touche à la sécurité routière.
07:22Qui touche à la santé des Français.
07:25Et puis, il y a des ronchons qui nous disent, oui, mais c'est encore de la réglementation supplémentaire, etc.
07:31Néanmoins, on s'aperçoit tous qu'en prenant un peu d'âge, on y voit peut-être un petit peu moins.
07:38On entend un petit peu moins.
07:40Mais en voiture, c'est nécessaire d'avoir une bonne santé.
07:44Vous rajoutez à ça la France, qui est un pays où on consomme beaucoup de psychotropes.
07:48Vous avez des gens qui conduisent, parfois, après avoir abusé de quelques stupéfiants.
07:56Je pense qu'avoir des contrôles de santé réguliers, quand vous êtes conducteur d'un 4 roues ou d'un 2 roues, me paraît aujourd'hui nécessaire.
08:03Et c'est le combat de Pauline Desroulels que je tenais à souligner ce matin.
08:07Et ça me permet de rajouter, c'est aussi le combat de beaucoup de familles, avec l'association de Yannick Allénaud, Antoine Allénaud,
08:15sur leicide de violence routière.
08:17Si je puis me permettre, je pense qu'il ne faut pas tout confondre sur la violence routière.
08:21Oui, mais sur la violence routière, il ne faut pas tout confondre.
08:23Il y a le problème de l'âge, le problème des drogues, ça n'a strictement rien à voir avec l'âge.
08:28Non, non, tout à fait. C'est pour ça que je dis qu'on renforce les contrôles.
08:33On ne peut pas mettre les vieux en prison, ce n'est pas terrible.
08:35Non, il n'y a plus de place en prison, on ne peut pas mettre les vieux en prison.
08:3950% des accidents sont dus à des consommations excessives d'alcool ou de drogue.
08:44Ce n'est pas grave.
08:45J'approuve, évidemment, cette loi. Si j'étais parlementaire, je la voterais, bien évidemment.
08:51Mais je suis un peu réservé, parce que je trouve que tous les 5 ans, c'est un peu beaucoup.
08:57Et deuxièmement, quelle est la sanction ? La sanction, c'est quoi ? On retire le permis ?
09:01Vous n'êtes pas aptes à conduire ?
09:04On enlève le permis.
09:05Non, on enlève la possibilité de conduire.
09:08Ça, c'est la même chose.
09:11C'est tous les 5 ans après 70 ans et sinon tous les 15 ans.
09:16Pour les conducteurs de véhicules un peu plus gros, les de poids lourd, ils ont une visite médicale.
09:21Non, mais ça, c'est normal, c'est leur métier.
09:23C'est leur métier, mais il y a des gens qui sont commerciaux.
09:26Nous aussi, on a une visite médicale. Comme salariés, on a aussi une visite médicale.
09:31Donc la sécurité retourne à l'état des visites médicales.
09:35Non, mais je veux dire, c'est pas parce qu'ils sont routiers qu'ils ont une...
09:38On suivra ça.
09:40Et ce que je voulais dire par rapport à ça, permettez-moi là aussi,
09:43c'est que beaucoup de familles de victimes attendent aussi le vote définitif de la loi sur l'homicide routier.
09:48C'est ça que je voulais dire par rapport à ce que vous parliez de violences routières, cet homicide routier.
09:54Puisqu'il s'est passé, le texte a été avoté.
09:57Il faut qu'il revienne très rapidement, puisqu'il manque plus qu'un vote définitif par rapport à ça.
10:02Sophie, un coup de gueule.
10:04Un coup de gueule qui est très symptomatique de l'époque et très inquiétant.
10:09Figurez-vous qu'il y a une entreprise, qui a l'air haïtique,
10:12qui s'appelle Body Minute, qui est un institut de beauté pas cher,
10:15pour tous les jeunes, épilation, ils ont énormément de points de vente.
10:19Et ils se sont fait attaquer sur TikTok.
10:22Et tout a commencé par...
10:23Rapprochez-vous bien du micro, rapprochez votre micro Sophie.
10:26Et ils ont été attaqués.
10:29Il y a une fille qui est arrivée et qui a considéré qu'elle avait été mal reçue par une esthéticienne ou une vendeuse.
10:37Et puis tout a démarré.
10:39Elle a pris des influenceuses.
10:41Elle a multiplié les comptes, car il faut savoir qu'une influenceuse peut se débrouiller pour avoir 30 faux comptes à sa disposition.
10:49Il suffit d'avoir un pseudo fake sur TikTok.
10:52C'est même possible avec de faux emails.
10:54TikTok les accepte.
10:55Et chaque influenceuse a donc 30 faux comptes.
10:58À 10 influenceuses, elles ont représenté 300 pseudos et se sont mis à insulter la marque.
11:04Alors, évidemment, le patron a essayé.
11:09Au contraire, il a fait une vidéo.
11:10Il a dit mais pas du tout.
11:12On a beaucoup de succès, etc.
11:14Et là, les influenceuses ont envoyé de 300 à 500 commentaires.
11:20Vraiment des commentaires de haine et en disant que c'était du harcèlement.
11:25Parce qu'on avait harcelé les filles qui disaient ce qu'elles pensaient de cette marque-là.
11:30En expliquant à leur communauté qu'une grande entreprise harcelait une pauvre influenceuse.
11:34Enfin, on marche sur la tête, mais je le fais court.
11:37Ça les a mis en vraie difficulté.
11:41Parce que tout d'un coup, ça a fait des rumeurs incroyables.
11:45Et puis, c'est des salons, des instituts qui sont d'ailleurs bien,
11:48mais qui sont majoritairement quand même fréquentés par des moins de 25 ans.
11:52C'est super, épilation en 3 minutes.
11:54Enfin bref, sans rendez-vous, etc.
11:57Et là, j'étais sidérée.
12:00Alors, c'est intéressant parce qu'en plus, il a utilisé Tchad GPT pour répondre.
12:09Intelligence artificielle.
12:10Qui là, du coup, a été plus forte que les influenceuses.
12:13Mais vous vous rendez compte dans quel monde on vit.
12:15Donc, il était dans un futur très proche, il a dit.
12:18Ça va remplacer, heureusement, toutes ces influenceuses qui disent ce qu'elles veulent.
12:24Parce qu'on mettra des gens plus sérieux avec Tchad GPT qui dira les choses.
12:29Je suis sidérée d'avoir un patron qui marchait bien, une boîte connue, etc.
12:35Qui se fait démolir.
12:36Complètement démolir.
12:38Et la boîte en danger.
12:41Parce que les boutiques, les filles disaient, on a vu sur TikTok.
12:45Incroyable.
12:46Alors, faites attention, je vous en supplie, aux réseaux sociaux.
12:49Je dis ça pour nos auditeurs.
12:50Oui, mais ce n'est pas gagné, Sophie.
12:53Mais il faut expliquer aux enfants, aux jeunes qui croient que la vérité est même des réseaux sociaux.
12:58À ce sujet-là, je vous invite à regarder, si vous ne l'avez déjà fait, cette série sur Netflix
13:03qui s'appelle Adolescence.
13:04Qui est absolument remarquable.
13:06Et le Premier ministre britannique, qu'il a vu avec ses enfants, a demandé à ce que la série soit mise en accès libre.
13:14Justement pour que les familles puissent la regarder ensemble.
13:17Et discuter de ce danger d'adolescence vis-à-vis des réseaux sociaux.
13:22Donc peut-être qu'on y reviendra un de ces...
13:24La série est vraiment remarquable.
13:26Elle est très dérangeante en plus quand on n'est pas en...
13:29Les 4 épisodes sont tournés chacun en plan séquence.
13:32Il n'y a pas de coupe.
13:33Il n'y a pas de coupe.
13:34C'est 55 minutes.
13:35Le ton est juste.
13:37Le gamin est remarquable.
13:40Et ça raconte quoi alors ?
13:41C'est une descente de police le matin dans une maison.
13:45Et un jeune de 13 ans est tiré du lit.
13:48Il est arrêté.
13:49Il est accusé de meurtre.
13:50J'en dis pas plus pour que notre auditeur...
13:52Encore sympa ça !
13:54Ça va vous donner le moral quand même.
13:55Ça va vous donner le moral, mais simplement vous comprenez la force des réseaux sociaux.
14:00Et le désarmement des adultes.
14:02La misogynie, une forme de masculinisme.
14:04Les adultes sont très coupables.
14:06Ils s'y intéressent pas.
14:07Ils confisquent pas les portables.
14:09Vous avez déjà réussi à enlever un portable à un ado ?
14:11Ah ouais.
14:12Non mais moi là j'ai pas de problème avec les enfants et les ados.
14:16Non, j'ai été une mère, une grand-mère autoritaire.
14:19Et ils sont plus affectueux que n'importe qui.
14:21Tu devrais faire la police chez Body Machin là.
14:24En tout cas il m'a informée.
14:27Jérôme, il nous reste une grosse grosse minute.
14:31Votre coup de gueule.
14:33Mon coup de gueule c'est toujours sur l'absence de politique du logement en France.
14:37Pourquoi ?
14:38D'abord parce qu'on a des chiffres qui sont tombés fin mars
14:43sur le marché de l'immobilier en France depuis le premier trimestre.
14:47Ça va un petit peu mieux depuis l'automne 2024.
14:51Mais les professionnels restent très inquiets.
14:54Notamment sur le marché de l'immobilier ancien.
14:57On constate une petite augmentation des prix.
15:01Notamment à Paris il y a plus de 0,2% par mois depuis janvier 2025.
15:07Donc c'est très très très faible comme augmentation.
15:10Mais surtout il y a beaucoup d'incertitudes.
15:12Pourquoi ?
15:13D'abord parce qu'il n'y a pas de politique du logement en France à long terme.
15:17Il n'y a quasiment pas de mesures qui ont été prises
15:19par l'extension du prêt à taux zéro sur l'ensemble du territoire et sur le collectif.
15:25Alors qu'il avait été réservé à l'individuel.
15:28Ça c'est le premier point.
15:30Le deuxième point c'est qu'il y a quand même une incertitude sur les taux.
15:33Les taux d'emprunt ont baissé d'1% en un an.
15:37Ce qui a resolvabilisé un certain nombre de gens qui voulaient devenir propriétaires.
15:41Notamment dans l'ancien.
15:43On est passé de 4,2% à 3,2%.
15:47Mais les taux d'intérêt sur les emprunts d'Etat viennent de réaugmenter.
15:52Donc forcément on va avoir une conséquence sur les taux en particulier.
15:56Et troisième point c'est l'incertitude évidemment internationale.
15:59Là le gouvernement n'y est pas pour grand chose.
16:01Mais sur les deux premiers points et notamment sur le premier point,
16:04l'absence de politique du logement à long terme,
16:07c'est tout de même absolument hallucinant.
16:09Tous les professionnels depuis 3-4 ans qui sont en pleine crise
16:13ont alerté les gouvernements successifs, parce qu'il y en a eu un certain nombre,
16:17en disant voilà il faut des mesures.
16:19Notamment la fin du Pinel.
16:22Fin décembre 2024, on n'a plus de défiscalisation en matière de logement.
16:28Il n'y a pas eu de relais.
16:30Et aujourd'hui on nous dit mais non il n'y a pas d'argent.
16:32Ok, très bien.
16:34Mais il y a deux filières qui sont en grave crise.
16:36C'est la filière de l'immobilier, je viens de le dire.
16:38Et évidemment derrière la filière du bâtiment.
16:41Puisqu'il y a des dizaines de millions d'emplois qui sont menacés
16:44à cause de cette crise de l'immobilier.
16:46Et j'ai l'impression que le gouvernement n'a pas pris la mesure
16:50et l'ampleur de la crise qui nous attend en 2025.
16:53Sur ces deux secteurs-là.
16:55J'ai vu passer la semaine dernière un coup de gueule,
16:57mais j'ai vu passer effectivement, on en a fait peu écho,
16:59parce que c'est arrivé juste avant le week-end,
17:01un plan de la ministre du Logement
17:04concernant la réhabilitation des bureaux.
17:07Une sorte d'incitation, mais ça ne va pas régler le problème.
17:09La transformation des bureaux en logements.
17:11Mettons qu'il n'y aura pas d'aide de l'État,
17:13je suis désolé de le dire, moi qui suis ultra libéral,
17:15je suis désolé de le dire,
17:17mais quand vous transformez un bureau en logement,
17:19ça coûte très cher.
17:21Et si vous n'avez pas, soit une aide de la collectivité,
17:23soit une aide de l'État,
17:25ça ne suffit pas, on n'y arrive pas.
17:27De toute façon, il y aura une expérimentation
17:29et ça concernera d'abord l'Île-de-France.
17:31C'est 20% plus cher que des logements classiques.
17:33On va s'intéresser à ce sujet évidemment sur Sud Radio,
17:38mais pas aujourd'hui, pardonnez-moi,
17:40parce que l'actualité nous impose de parler des conséquences politiques.
17:46La France est le seul pays à faire ça,
17:48c'est ce que dit François Bayrou ce matin,
17:50qui s'est dit troublé par l'énoncé du jugement de 5 ans d'inégibilité
17:54avec effet immédiat à l'encontre de Marine Le Pen.
17:56C'est ce que dit son entourage.
17:59Et selon nos confrères de RTL,
18:02il a regretté lors d'un petit déjeuner ce matin
18:06du socle commun à Matignon selon plusieurs participants.
18:10Il se dit mal à l'aise sur le fait que ce type de mesure
18:13sème le doute chez nos concitoyens
18:16et alimente la défiance envers la justice.
18:18On va détailler tout ça dans un instant
18:20avec vous quatre, Sophie de Menton, Frédéric Dhabi, Brice Socol, Jérôme Dubu,
18:24nos quatre débatteurs. A tout de suite.
18:36En compagnie de Sophie de Menton, chef d'entreprise,
18:38président du mouvement Ethique, Frédéric Dhabi,
18:41directeur général de l'IFOP, co-auteur avec Brice Socol,
18:44qui est là aussi. Bonjour Brice.
18:45Bonjour.
18:46De votre livre, à tous les deux, parlons-nous tous la même langue
18:48aux éditions de l'Aube, et Jérôme Dubu,
18:50membre du pôle ID d'Horizon.
18:52Alors évidemment, Marine Le Pen, condamnée à de l'inégibilité,
18:56en ce moment même, elle s'exprime la présidente du groupe
18:58Rassemblement National à l'Assemblée Nationale
19:00lors d'une conférence de presse.
19:03Elle vient de dire, le système a sorti la bombe nucléaire,
19:06tout simplement, Marine Le Pen.
19:08Alors justement, ça va me permettre de démarrer tout de suite avec vous
19:11sur ce premier volet, sur désormais la contre-attaque
19:15du Rassemblement National.
19:17Ils sont sur tous les plateaux de télé, opérations, commandos,
19:20pour être le plus visible possible.
19:23Cette stratégie de communication, dire qu'en gros,
19:26qu'est-ce que vous en pensez, vous, vous quatre,
19:28de dire que c'est le système qui décide de les éliminer.
19:32Une attaque frontale aussi contre l'état de droit.
19:35Est-ce que c'est raisonnable d'avoir cette stratégie ?
19:40Moi, ce qui me frappe, c'est que le RN n'est pas du tout,
19:44Marine Le Pen hier sur TF1 et les différents leaders
19:47qui parlent depuis ce matin, sachant qu'hier,
19:49ils étaient tous coordonnés.
19:51Hier matin, personne n'avait pris la parole avant la condamnation.
19:54Ils ne sont pas sur le fond de l'affaire,
19:56ils sont sur une logique, cher H.G.Vergès, de rupture.
20:00Ils ne disent pas, nous sommes innocents,
20:02il n'y a pas eu de système.
20:04C'est l'image d'une justice politique qui a empêché,
20:09qui a eu un effet sur la grille de départ de l'élection présidentielle.
20:12La question que je me pose, et pour l'instant,
20:14je n'ai pas de réponse, et les premiers sondages faits à chaud,
20:17je les prends avec une certaine distance,
20:18parce qu'il y a vraiment, avec un événement aussi hors norme,
20:21il faut un temps de digestion de l'opinion publique.
20:24Je trouve que ce n'est pas très malin d'avoir directement
20:27demandé l'avio aux Français à chaud.
20:30Est-ce que les Français vont acheter cette vision-là ?
20:33Les électeurs de Marine Le Pen, l'écosystème du RN, sans doute,
20:37puisqu'il ne faut pas oublier que ce qui fait l'attraction du RN
20:42aujourd'hui, au-delà des aspects traditionnels,
20:45c'est le côté de l'alternative.
20:47C'est-à-dire, c'est des phrases des Français qui nous disent
20:50c'était son tour, pourquoi pas elle, on ne l'a jamais essayé.
20:54Et c'est vrai qu'il y avait cette idée d'alternative.
20:56C'est important, quand on fait 34%, 32% aux législatives,
21:0231% aux élections européennes, dans les enquêtes Marine Le Pen,
21:06entre 34% et 37%, des scores stratosphériques,
21:09ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un vote d'élimination au second tour.
21:12Ce côté alternative a été coupé net par la décision de justice.
21:16Juste, question, est-ce qu'un responsable politique,
21:20je pose la question de manière frontale aussi,
21:23doit attaquer, puisqu'on voit aussi le Président de la Cour de Cassation,
21:27le Premier Président ce matin, le Ministre de la Justice,
21:30qui rappelle que désormais les trois juges sont sous protection policière,
21:36parce que, vous dites non, Sophie ?
21:39Ils ne sont pas sous protection judiciaire ?
21:42Est-ce qu'on peut transposer le sujet comme ça, de manière frontale,
21:48en disant que l'État de droit, aujourd'hui, empêche une candidate de se présenter ?
21:55La justice fait tout et fait bloc pour empêcher une candidate de se présenter ?
21:59Alors, je disais que d'abord c'était un sujet assez complexe,
22:10que je dois dire que Marine Le Pen, au 20h hier soir, était remarquable.
22:14Son discours, le calme, la façon dont elle expliquait les choses,
22:18peut-être que tout n'était pas vrai, j'en sais rien, mais c'était remarquable.
22:22Et elle expliquait quand même aussi, c'est assez important,
22:25c'est qu'il faut distinguer la faute de la sanction,
22:29et la sanction de ceux qui la donnent.
22:32Or, moi, lambda, citoyenne lambda, je me suis parmi du mur des cons.
22:40Vous savez, tout ce que le syndicat de la magistrature a, dans ses locaux,
22:47fait un mur, qui a été photographié...
22:50Oui, mais ça c'était il y a 20 ans.
22:51Ah non, il y a moins de temps.
22:52Ah si, il y a une dizaine d'années.
22:54Mais ce que je veux dire, moi je parle de demain.
22:57D'accord, elle a été promue, ça n'a pas changé de mentalité.
23:00Vous pensez que donc, là, vous, vous pensez qu'ils ont,
23:04alors c'est pas à savoir ce que vous pensez, mais qu'ils ont donc raison
23:07d'attaquer frontalement l'institution judiciaire,
23:10en disant que désormais, ce sont eux qui font appuyer le bouton sur le plan politique.
23:14Attaquer n'est pas le mot, je n'aime pas attaquer l'institution judiciaire.
23:17Je dis que je n'ai plus confiance dans la justice de mon pays,
23:19et que j'aurais peur d'être, je ne sais pas, soumis à eux.
23:22Je trouve qu'ils ne sont pas justes.
23:24Je pense que les Français pensent la même chose.
23:26Je pense qu'on a une justice qui est politisée,
23:28qui intervient sur des cas comme ça, qui lui nuit énormément.
23:32Il ne s'agit pas du tout de la menacer.
23:34Il n'y a pas de contre-pouvoir, il paraît que c'est normal parce que c'est la justice,
23:37mais je suis au bout de ma confiance,
23:41et c'est quelque chose qui est très embêtant.
23:43Mais en aucun cas, on ne doit attaquer la justice de son pays,
23:46et en la menaçant, c'est évident.
23:48Mais, je veux dire, on a quand même le droit de dire que c'est assez choquant.
23:53Et quand on explique des gens, y compris Jérôme Cahuzac,
23:55qui m'a envoyé un petit mot, il se trouve que personne n'est parfait,
23:58c'est un de mes bons amis, et c'est, vous savez...
24:01C'est pas un crime ?
24:02Non, je suis d'accord, d'ailleurs c'est mon ami et je le dis à l'antenne.
24:04C'est à cause de lui que cette loi est arrivée,
24:09qu'on a fait la loi consistant à rendre inéligibles les gens
24:16qui avaient fait un détournement de fonds publics.
24:19Je précise qu'il n'a jamais été condamné pour enrichissement personnel,
24:22la condamnation n'a pas été là-dessus,
24:24bon, il n'a pas recommencé l'histoire,
24:26et il a dit à ce moment-là, il a dit
24:28mais vous êtes dingue, vous allez tous y passer !
24:30Vous allez tous y passer !
24:32C'est quelque chose qui est assez embêtant.
24:34Alors, j'aimerais qu'on remette les choses...
24:36Je voudrais revenir un peu sur le jugement lui-même.
24:39Moi je voudrais revenir sur le jugement lui-même,
24:42et sur le fond du jugement.
24:44Parce que le problème c'est l'exécution provisoire.
24:47Oui, c'est la seule chose.
24:48Enfin, c'est pas tout à fait la seule chose,
24:50parce qu'après les peines encourues, on peut les discuter,
24:52on peut les contester, bon, mais ça c'est l'appel et la cassation.
24:55Et le niveau européen, si on veut, le quatrième niveau juridique,
24:59bon, de juridiction.
25:01L'exécution provisoire, d'abord c'est pas une obligation de la loi,
25:04contrairement à ce que j'ai entendu.
25:06C'est à l'arbitrage du juge.
25:08C'est dans la loi, c'est une possibilité qui est donnée par la loi,
25:11mais c'est l'arbitrage du juge.
25:13Et sur les 158 pages qui ont été données hier par la juge,
25:18au nom de ses deux autres collègues,
25:20d'ailleurs parce qu'ils étaient trois, visiblement,
25:23il y a un certain nombre de pages qui sont consacrées
25:26à la justification de l'exécution provisoire.
25:28Et c'est ça qui est intéressant.
25:30Et que dit la juge ? Elle dit deux choses.
25:32Pourquoi je réclame l'exécution provisoire ?
25:35Enfin, je détermine l'exécution provisoire dans ce jugement
25:38pour deux raisons.
25:39Première raison, j'ai peur de la récidive.
25:42Or, les 23 s'accusés, il n'y en a plus un qui est député européen.
25:48Plus un qui est député européen.
25:50La récidive, moi je veux bien, mais comment ?
25:52Deuxième point, elle dit j'ai peur qu'il y ait trouble à l'ordre public.
25:57Parce que Mme Le Pen pourrait se présenter étant accusée,
26:03et donc en appel, puisqu'elle va faire appel évidemment,
26:06c'est déjà fait d'ailleurs,
26:08elle va se présenter à l'élection présidentielle en étant accusée.
26:13Donc ça me gêne.
26:15Elle aurait dû reconnaître les torts.
26:17C'est ce que dit le jugement.
26:19C'est hallucinant.
26:21Et troisième point qui me surprend beaucoup,
26:23on fait la comparaison avec l'ensemble des gens
26:26qui ont subi l'exécution provisoire
26:29quand ils étaient élus dans le cadre de leur mandat.
26:32Par exemple Hubert Falco,
26:34lorsqu'il était président du conseil départemental du Var.
26:38Bon, ça n'a strictement rien à voir.
26:40La preuve c'est qu'on laisse à Mme Le Pen son mandat de député.
26:45On lui laisse, il n'est pas du tout contesté.
26:47Alors qu'avec une accusation pareille,
26:49on pourrait dire que le mandat de député c'est terminé.
26:52Alors il y a beaucoup de contradictions,
26:54et je crois que, sans attaquer la justice,
26:57la justification de l'exécution provisoire n'est pas sérieuse.
27:00Donc on partage absolument ça.
27:03Attendez, on fait signe, on va faire la pub.
27:07Et on se retrouve juste après.
27:09L'exécution provisoire de la pub.
27:11Voilà, on est obligés.
27:13C'est comme ça que ça se passe.
27:15Sud Radio.
27:17Parlons vrai.
27:18Parlons vrai.
27:19Sud Radio.
27:20Parlons vrai.
27:21On est venu de débattre avec Sophie de Menton, Frédéric Dhabi,
27:22Brice Socol, Jérôme Dubu.
27:23On parle évidemment des conséquences multiples
27:27et qui n'ont pas fini d'alimenter le débat politique.
27:30On parlait donc de la décision et de cette fameuse exécution provisoire.
27:33Jérôme, vous disiez, c'est ça qui pose effectivement des questions.
27:37Alors, exécution provisoire, le mot m'a choisi
27:39parce que c'est une exécution immédiate de la peine.
27:42Brice, vous vouliez revenir là-dessus aussi.
27:44Oui, rapidement.
27:46Vous avez d'un côté la sanction juridique, l'inégibilité et la sanction pécuniaire.
27:51Et vous avez ce que moi j'interprète un peu comme une sanction politique
27:55qui est l'exécution provisoire.
27:56Je rappelle que la juge a dit
27:58« il apparaît à titre conservatoire d'assortir la peine d'inégibilité
28:01de l'exécution provisoire à titre conservatoire ».
28:04Au-delà de ça, pour moi, les conséquences sont multiples
28:08et ça rejoint un peu l'ouvrage que nous avons écrit avec Frédéric Dhabi.
28:11Un sentiment d'injustice vis-à-vis des électeurs du RN.
28:17Un sentiment d'injustice qu'ils avaient déjà ressenti lors des dernières législatives.
28:21Il y a fait 34% des voix, 11 millions d'électeurs.
28:24Marine Le Pen présente à deux reprises au deuxième tour de l'élection présidentielle.
28:27Dans la symbolique, ce n'est pas rien pour l'électeur du RN.
28:31Une incompréhension auprès de nombreux Français
28:33parce que le RN, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, je ne porte pas un jugement de valeur,
28:37mais représente les thématiques qui sont aujourd'hui en haut de l'affiche.
28:41Mais il y a quelqu'un d'autre qui peut reprendre le flambeau ?
28:43Immigration, insécurité, etc.
28:45Et au-delà de ça, je rejoins absolument Marcel Gaucher.
28:51C'est la coupure entre les élites et le peuple.
28:54On a eu sous ce quinquennat, les deux derniers quinquennats,
28:57une vraie rupture entre les élites et le peuple.
28:59On a eu les Gilets jaunes.
29:01On a eu la réforme des retraites avec sa brutalité institutionnelle et physique.
29:05On a eu un certain nombre d'événements qui ont conduit à ce qu'une majorité de Français,
29:10et c'est ce qu'on voit dans notre ouvrage,
29:12considère qu'aujourd'hui vous avez une élite et vous avez le peuple.
29:15Et que cette dichotomie, elle est pérenne.
29:17Et un jugement comme celui-ci renforce ce sentiment-là.
29:23Marcel Gaucher, qui est plutôt un homme qui vient de la gauche,
29:26disait que le pire ennemi de la démocratie est le moralisme qu'il envahit.
29:30Et Chevènement, Jean-Pierre Chevènement qui n'est pas un homme de droite,
29:33dit que pénaliser à outrance la vie politique n'est pas bon pour la démocratie.
29:38Et je pense que tout ça n'est pas bon pour la démocratie.
29:41Mais est-ce que ça, pardonnez-moi, est-ce que ça c'est le résultat du système judiciaire aujourd'hui ?
29:47Des lois qui sont fabriquées, pardonnez-moi.
29:49Le sujet, je reviens sur ce qu'a dit Sophie.
29:52Je voudrais quand même qu'on l'oublie pas.
29:53Le sujet, ça pose la question de...
29:55Cette loi.
29:56Non mais ça pose la question de voter des lois dans l'urgence.
29:58Il y a eu l'affaire Cahuzac.
29:59On est d'accord.
30:00Il y a eu l'affaire Cahuzac.
30:01Et le président de l'époque, François Hollande et Monsieur Sapin,
30:06se sont précipités à chaud pour faire une loi Sapin.
30:11Sapin 1 ou Sapin 2 ?
30:12Sapin 2.
30:13Donc légiférer dans l'urgence sans percevoir les conséquences politiques sur les uns et les autres,
30:19c'est peut-être pas une bonne solution.
30:20C'est pas un problème de loi, c'est un problème d'interprétation de la loi.
30:23Encore une fois, sur les exécutions provisoires...
30:25Pardonnez-moi, est-ce que de ne parler que de ça, ça ne cache pas non plus ?
30:29Jérôme, est-ce que ça ne vous pose pas de parler que de ça ?
30:34Est-ce que pour vous, finalement, c'est pas un contrefeu pour oublier qu'il y a quand même une condamnation pénale ?
30:40Non, c'est pas un contrefeu.
30:41C'est le principe même.
30:43La conséquence du fait que Marine Le Pen ne pourra peut-être pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027,
30:48c'est bien l'exécution provisoire.
30:50Elle-même disait en 2004 qu'il ne fallait pas que quelqu'un qui était condamné pour tel ou tel fait
30:55était, on va dire, illégitime.
30:57Si vous déterrez tout ce qui a été dit par les hommes politiques, je ne m'en sors plus.
31:01Elle a dit ça il y a 15 ans, tout ça.
31:03Non, elle l'a dit plusieurs fois.
31:05Deux contre-exemples.
31:07Brigitte Barège. Vous connaissez Brigitte Barège ?
31:09Mairesse de Montauban, condamnée en février 2021 à de l'illégibilité, exécution provisoire.
31:15Elle quitte son mandat.
31:17Dix mois après, appel.
31:19Elle est blanchie.
31:21Elle est députée maintenant.
31:23Je ne vois pas les juges se déjuger pour Marine Le Pen après le binz que ça a fait.
31:33Je ne les vois vraiment pas se déjuger.
31:35François Fillon, condamné en 2020 à 10 ans d'illégibilité et 375 000 euros d'amende.
31:41Appel en 2022.
31:43Sa peine d'inéligibilité de 10 ans est supprimée.
31:47Donc ça pose un sujet, cette exécution provisoire.
31:49La comparaison, on le dit, n'est pas forcément raisonnable.
31:53L'appel est bafoué.
31:55Si je suis un peu le raisonnement qu'ils avaient dit,
31:59elle pourrait être relaxée ou condamnée à une peine beaucoup moins lourde en appel,
32:05sans avoir pu se présenter à l'élection présidentielle.
32:07Le procureur général de la Cour de cassation a redit ce matin que cette décision n'est pas une décision politique.
32:11Voilà ce que dit Rémi Eynes, le plus haut magistrat français.
32:15Moi si je fais un petit pas de côté, parce que je ne suis pas juriste.
32:19Un, l'émotion dans le pays n'est pas feinte en positif et en négatif.
32:25Il y a huit candidatures Le Pen dans l'histoire de l'élection présidentielle.
32:29Mais ce que je veux dire, ça n'enlève pas la possibilité au RN de présenter un candidat en 2027.
32:33J'allais vous le dire.
32:35C'est le fait que...
32:37Vous m'avez fait perdre mon idée.
32:39C'est le fait que c'est quelqu'un qui est aujourd'hui en catiphobe JDD de dimanche,
32:45en pôle position pour la présidentielle.
32:47Et ça ne peut pas ne créer une sorte de coup de tonnerre.
32:49Il y a eu un coup de tonnerre le 21 avril sur l'élimination de Jospin.
32:51Il y a eu un coup de tonnerre le 14 mai 2011 après l'élimination,
32:55que l'on se souvient, d'Omix Roscan.
32:57Ça crée de l'émoi dans le pays.
32:59Mais c'est vrai, c'était très intéressant.
33:01Hier je l'ai trouvé comme Sophie, combative.
33:05Même pas mal.
33:07Je passe le flambeau à Jordane Bardella.
33:15La manière dont elle a parlé, c'est qu'il est un atout formidable.
33:19Ne l'utilisons pas tout de suite.
33:21Elle est dans une logique de résilience assez incroyable.
33:25Mais c'est vrai, et là je partage complètement votre point de vue.
33:27D'ailleurs il y a eu une enquête qui est sortie ce matin,
33:31où le socle électoral de Bardella,
33:33ce n'est pas un quatrième couteau.
33:35C'est le chef du parti.
33:37C'est celui qui a mené l'URN à la bataille et à la victoire aux européennes
33:41et aux législatives au premier tour,
33:43avant d'être submergé par le Front Républicain.
33:45Et dans ce cadre, pour l'instant,
33:47les électeurs RN vont sans problème du vote Marine Le Pen.
33:51Maintenant ce n'est pas la même histoire,
33:54ce n'est pas le même lien avec les Français,
33:56et Marine Le Pen défend Zabo.
33:58Ce n'est pas la suite logique.
34:00Mais simplement par rapport à ça,
34:02à ce qu'on disait au début,
34:04cette stratégie aujourd'hui d'attaquer frontalement,
34:06de dire la justice nous en veut,
34:09l'état de droit aujourd'hui,
34:11c'est effectivement ce qui empêche la démocratie d'avancer.
34:13Est-ce que c'est quelque chose ?
34:15Il faut être plus précis que ça dans ses attaques.
34:18Il faut prendre le texte, comme on l'a fait tout à l'heure,
34:21regarder les interprétations du juge,
34:24qui sont des interprétations, à mon avis,
34:27je ne dirais pas politiciennes,
34:29mais à minima politiques et non pas juridiques.
34:31C'est évident.
34:33Comment voulez-vous dire qu'on a condamné un système
34:37qui ne peut plus exister aujourd'hui,
34:39puisque les 23 condamnés ne sont aucun d'entre eux
34:44n'est député européen,
34:46et on pourrait avoir une crainte de reconstitution du système ?
34:49Enfin, ça ne tient pas deux secondes la route.
34:54Mais je n'attaque pas l'état de droit,
34:56ni la justice, ni qu'est-ce que soit.
34:58Je n'attaque cette justification de l'exécution provisoire.
35:01C'est un peu différent.
35:02Brice ?
35:03Oui, moi aussi.
35:04Que les politiques ne soient plus protégés par leur statut
35:07lorsqu'ils commettent un délit de droit commun,
35:09ça, ça constitue bien entendu un progrès.
35:12Mais on a aujourd'hui une autre tendance,
35:15qui se dessine,
35:17qui conduit à s'interroger
35:19lorsque les juges sont appelés à intervenir
35:22un peu dans l'activité politique.
35:24Le sujet, il est là.
35:26On aurait pu avoir une décision
35:28où Marine Le Pen était condamnée
35:30sans avoir une exécution provisoire.
35:33Le sujet, il est là.
35:35C'est-à-dire qu'elle n'était pas disqualifiée au plan moral
35:37si elle avait été condamnée sans exécution provisoire.
35:40Quelqu'un qui aspire aux plus hautes fonctions de l'État.
35:43D'abord, elle a droit à l'appel et à la cassation,
35:46au niveau européen,
35:48donc il y a trois exigences judiciaires.
35:51Et deuxièmement,
35:54la moralité du candidat, c'est aux peuples de trancher.
35:57La moralité du candidat, c'est aux peuples de trancher.
36:00Ce n'est sûrement pas à la justice.
36:02Ce qui est incroyable, c'est qu'on a l'impression que le peuple s'en fiche.
36:05Vous vous souvenez,
36:07ça m'a rappelé une affaire en 1969,
36:09c'était l'année de ma naissance,
36:11c'était l'affaire Markovitch.
36:13Pompidou disait,
36:15la justice s'intéresse plus à moi et à mon épouse
36:18qu'à trouver vraiment l'auteur du crime.
36:22Déjà, il y avait un sujet.
36:25Le syndicat de la magistrature est né après 1968.
36:28Je ne vais pas vous refaire l'histoire de toute la magistrature.
36:33Là, c'était ses amis qui voulaient torpiller, c'était un peu différent.
36:36Oui, mais il y avait déjà un sujet.
36:38On sait très bien maintenant.
36:40Les officines gaullistes voulaient torpiller Pompidou.
36:43Le sujet entre la politique et la justice a toujours continué.
36:45On avait vu dans les années 80-90,
36:47avec l'affaire qui a concerné les socialistes,
36:49avec l'affaire urbain, les affaires financières, etc.
36:52Indépendamment de tout ce qui s'est passé avant, Fillon, etc.
36:54Fillon a pu se présenter, il a fait 20%,
36:56il a été battu au premier tour, c'est comme ça.
36:58Mais là, elle ne peut pas se présenter.
37:01En l'état actuel des choses, elle ne peut plus se présenter.
37:03Avec une toute petite fenêtre judiciaire.
37:05C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République
37:08qu'un candidat qui en fait 35%, comme tu l'as dit tout à l'heure,
37:12ne pourra pas concourir.
37:14Moi, je trouve ça incroyable.
37:17Peut-être qu'on va pouvoir en parler aussi.
37:19Alors, Jean-Dane Bardella,
37:21le plan B, comme on dit aujourd'hui,
37:24pour l'instant, on le met en réserve,
37:26ce que vous dites Frédéric Dhabi,
37:28pour des questions de stratégie aussi judiciaire.
37:30On ne grille pas toutes les cartouches en même temps.
37:32Mais ça rebat les cartes aussi,
37:34sur absolument toute la stratégie de tous les partis.
37:37Oui, ça rebat les cartes à un très peu niveau.
37:39D'ailleurs, le socle électoral est un peu inférieur
37:41à celui de Marine Le Pen, mais il est très élevé.
37:43C'est quand même fou.
37:45J'ai en tête l'enquête infiduciale
37:47pour le Figaro et Sud Radio de décembre dernier,
37:49où Bardella, qui n'a jamais fait le moindre signe
37:51vers une présidentielle, fait 34-35%.
37:54C'est-à-dire un score à la France-Unité en 1988.
37:57Ça rebat les cartes sociologiquement
37:59parce que même si les scores sont proches,
38:01le socle électoral de Jean-Dane Bardella
38:03est plus jeune, plus fort dans les catégories
38:05supérieures et moyennes, notamment les cadres,
38:08plus fort chez les dirigeants d'entreprises
38:10que le socle de Marine Le Pen.
38:12Et puis, d'un point de vue stratégie,
38:14Marine Le Pen était dans les pas de son père,
38:18sur le côté négocié de droite et gauché-droite,
38:20si je puis dire, alors que Bardella
38:22a parlé à plusieurs reprises du nom des droites
38:24dans l'hypothèse.
38:26Rotaillot, de l'enquête IFOP-JDL,
38:28bien sûr, prudence, mais l'addition
38:30d'intentions de vote en faveur
38:32du poignant Rotaillot-Le Pen-Zemmour
38:34fait 56%.
38:36C'est largement majoritaire.
38:38Je vous laisse avec cet égoïsme.
38:40Il y a un moment où il faut le faire, cette alliance.
38:42C'est pas tellement une question d'idéologie.
38:44Ils sont plus extrêmes, ils sont pas à droite.
38:46Qui se débrouille à droite ?
38:48Mais il y a un moment où il faut le faire.
38:5056%, c'est pas sûr que ça suffise.
38:52Au deuxième tour.
38:54L'électoral, c'est pas de l'arithmétique.
38:56Est-ce que c'est une si mauvaise chose que ça ?
38:58Je vais faire volontairement de la provocation
39:00de savoir qu'éventuellement,
39:02Marine Le Pen serait hors-jeu pour 2027
39:04pour Rassemblement national.
39:06Une si mauvaise nouvelle que ça.
39:08Certains ont dit que c'est le moment
39:10de passer la main.
39:12Moi, je suis très circonspect
39:14sur Bardella.
39:16Je vois les intentions de vote.
39:18Je vois qu'il est quasiment au même niveau que Marine Le Pen.
39:20Je trouve que sa campagne des législatives
39:22a été extrêmement chaotique.
39:24Il changeait d'avis toutes les 5 minutes.
39:26Le programme, on sait plus ce que c'était.
39:28C'était la retraite à 60 ans.
39:30Le lendemain, c'était 62 ans.
39:32Après, ils ont essayé
39:34de mettre ça en disant
39:36on va remettre un peu de pénibilité.
39:38Tout ça était d'un flou absolu.
39:40Je ne l'ai pas trouvé sûr de lui.
39:42Pas du tout. Je l'ai trouvé très hésitant.
39:44Je pense que ce n'est pas du tout le même calibre.
39:46Mais je peux me tromper.
39:48On va s'interroger dans un instant.
39:50C'est une question de calibre.
39:52La présidentielle, elle n'est pas tout de suite.
39:54Ce mec, il avance
39:56avec une mesure pour son âge
39:58qui est absolument stupéfiante.
40:00Il va être entouré, si j'ai bien compris,
40:02pour avoir Marine Le Pen comme Premier ministre.
40:04C'est les journalistes qui disent ça.
40:06Oui, c'est les journalistes qui disent ça.
40:08Mais après tout...
40:10Le pouvoir se déplacerait.
40:12Ce que je vous disais tout à l'heure,
40:14cette affaire-là,
40:16symboliquement, est très très forte
40:18pour une majorité de Français.
40:20Vous voyez ce clivage
40:22entre l'élite
40:24et le peuple
40:26qui traverse tous les partis politiques,
40:28modérés, les socialistes
40:30comme les républicains.
40:32Je pense que cette affaire-là
40:34va forcer cette dichotomie
40:36entre les élites et le peuple
40:38et finalement élargir le socle électoral
40:40des partis
40:42qui sont plus à droite ou plus à gauche.
40:44C'est un peu mon sentiment
40:46et mon analyse politique de cette affaire-là.
40:48En tout cas, c'est une présidentielle.
40:50On est à deux ans
40:52de la présidentielle.
40:54C'est énorme, deux ans. Il peut se passer des tas de choses.
40:56Et je pense que la duplication
40:58de Marine Le Pen
41:00par Jordan Bardella n'est pas aussi évidente que ça.
41:02Allez, on va continuer
41:04de parler de ce séisme politique
41:06avec aussi votre interprétation
41:08d'une petite phrase
41:10prononcée ce matin par François Bayrou,
41:12le Premier ministre, qui dit que la France
41:14est le seul pays où on peut faire ça.
41:16Est-ce un Premier ministre de dire
41:18de tels propos après une décision de justice ?
41:20On voit ça avec vous quatre dans un instant.
41:22A tout de suite.
41:28Allez, on continue à Sophie de Menton.
41:30Elle est passionnée.
41:32Qui est très en forme aujourd'hui.
41:34Frédéric Damy, Jérôme Dubu, Brice Aucolle.
41:36On continue de parler évidemment des conséquences
41:38de cette condamnation hier dans le procès
41:40des assistants parlementaires du Rassemblement
41:42national avec ses cinq ans
41:44d'inégibilité
41:46prononcées avec exécution provisoire
41:48contre la patronne
41:50historique du Rassemblement
41:52national qui s'exprimait tout à l'heure en conférence
41:54de presse, je pense dans les bureaux
41:56de l'Assemblée. On va regarder avec délectation
41:58je pense cet après-midi aussi les questions
42:00au gouvernement, à l'Assemblée nationale.
42:02Délectation, délectation, je fatigue moi.
42:04C'est notre métier nous, c'est pour ça
42:06qu'on se délecte. Non, je plaisante.
42:08Je voudrais qu'on revienne avec vous
42:10quatre sur cette phrase
42:12un peu... Alors hier
42:14on était tous à se demander ce que voulait dire
42:16François Bayrou quand il disait qu'il avait été
42:18troublé par l'énoncé du jugement
42:20et ce matin, selon mon confrère de RTL
42:22François Bayrou a réagi
42:24à cette exécution provisoire
42:26en disant que la France est le seul pays à faire ça.
42:28C'est un regret du Premier ministre
42:30lors d'un petit déjeuner du Socle commun
42:32à Matignon. Il y avait plusieurs participants
42:34donc il a certainement autorisé
42:36la fuite de ses propos. Il est mal à l'aise
42:38sur le fait que ce type de mesure
42:40sème le doute chez nos concitoyens et
42:42alimente la défiance envers la justice.
42:44Selon ce chef de groupe
42:46le Premier ministre a reconnu par ailleurs
42:48avoir soutenu la loi Sapin 2
42:50qui introduit donc cette peine d'inégibilité
42:52automatique en cas de manquement au devoir
42:54de probabilité des élus parce que c'était
42:56dans l'air du temps.
42:58On gouverne dans l'air du temps, c'est le propre
43:00des gouvernements. Mais qu'un élu
43:02soit en règle
43:04et réglo, ça ne vous paraît pas juste logique ?
43:06Ça me paraît, ils ne le sont pas. D'abord on va
43:08partir de la base, ils ne le sont pas.
43:10Il n'y a qu'à voir le nombre qui ont été
43:12accusés récemment, alors
43:14il y a des degrés, il y a des endroits
43:16où il y a la femme qui est assistante
43:18parlementaire, on a le droit si elle vient
43:20quand même un petit peu. Ils ne sont pas
43:22réglo, c'est assez...
43:24On a des gens, enfin je suis
43:26désolée, on a des gens à l'Assemblée qui vont acheter
43:28de la drogue sur un quai de métro à un mineur,
43:30mais ce n'est pas grave.
43:32Aujourd'hui je trouve
43:34une forme d'immoralité
43:36ambiante. Bon, ça c'est une chose.
43:38Par rapport
43:40à ça, pour dire
43:42ce qu'a dit le Premier ministre,
43:44il est un peu gêné aux entournures parce que ça a été
43:46son cas. Mais coup de bol,
43:48il n'a pas été directement
43:50visé, mais au Parlement
43:52européen... Il n'était plus député
43:54européen. Oui, c'est ça, il n'a pas
43:56été directement visé, mais c'est passé près
43:58quand même. Il a été
44:00président du modem.
44:02Quand on connaît le fonctionnement du modem,
44:04tout remontait au président.
44:06Et en plus, il a été...
44:08Il a fait la même chose que Marine Le Pen, disons-le.
44:10Il a été relaxé, j'ai lu ça.
44:12Est-ce qu'il a fait la même chose ?
44:14Oui, c'est le même système.
44:16D'ailleurs, il y a... Et les filles
44:18vont être dans le cyclone aussi.
44:20Et quand vous regardez
44:22ce qui se passe dans un certain
44:24nombre de pays européens, c'est la même chose
44:26pour un certain nombre de partis, Podemos
44:28en Espagne, et dans le Collimateur aussi,
44:30pour les mêmes raisons d'utilisation
44:32d'assistants parlementaires à des fins
44:34d'organisation du parti, et non
44:36pas à des fins de travail
44:38parlementaire de député européen.
44:40Un tout petit point là-dessus, Marine Le Pen
44:42a été assez juste, elle a expliqué clairement
44:44qu'en deux secondes,
44:46c'était le même cas.
44:48C'est-à-dire que, peut-être que l'Europe
44:50pourrait en tout cas définir très précisément
44:52ce que doivent faire les assistants parlementaires,
44:54parce qu'il y a des politiques français qui disent
44:56quand j'ai un assistant, bah oui, il s'occupe aussi du parti.
44:58Ils l'ont fait, ça y est.
45:00Depuis quand ?
45:02Depuis 2-3 ans.
45:04Ça a été fait, ils ont revenu.
45:06Je vais revenir à François Bayrou.
45:08Il est dans la logique de ses déclarations précédentes.
45:10Je ne sais pas si vous vous souvenez,
45:12au mois de janvier dernier,
45:14il a proposé, je pense qu'il est très dérangeant
45:16que des jugements soient prononcés
45:18sans qu'on puisse faire appel.
45:20Donc ça c'était au mois de janvier.
45:22Quelques jours après,
45:24il parlait justement du sujet
45:26des collaborateurs
45:28parlementaires
45:30et des partis politiques.
45:32Il disait, c'est une accusation
45:34injuste de penser que le parti politique
45:36n'aide pas ses députés européens.
45:38Donc il était déjà
45:40imprégné de ce sujet
45:42avec sa déclaration du jour
45:44et la suite logique de ses prises de position préalables.
45:46Alors, il était déjà Premier ministre
45:48lorsqu'il s'exprimait sur ces questions-là.
45:50Mais encore une fois,
45:52la question de l'appel,
45:54la question du rôle des attachés parlementaires,
45:56on est un peu au cœur du sujet.
45:58Mais s'il veut aller jusqu'au bout de la logique,
46:00peut-être qu'il faut changer la loi.
46:02Est-ce que ça serait bien vu par le public
46:04de faire une loi à nouveau
46:06et qui faciliterait...
46:08Excusez-moi, Christine, ça ne parle pas aux gens.
46:10Quand la classe politique se parle
46:12à elle-même, s'organise...
46:14Alors, rappelez-vous, pour les plus anciens,
46:16au moment de l'affaire Urba,
46:18la loi de moralisation,
46:20il y avait eu une amnistie générale.
46:22Ça avait été très bien, très bien, pas vu,
46:24très mal vu par les Français
46:26sur le mode.
46:28C'est ce que disait Brice. Eux et nous,
46:30ce qu'on appelle le clivage gros-petit,
46:32c'est-à-dire que toutes les actions menées par les politiques,
46:34c'est pour eux, c'est pour les gros,
46:36le gros au sens très très large.
46:38C'est la société qui s'amnistie,
46:40c'est la banque qui est renflouée,
46:42c'est l'entreprise, même si c'est faux,
46:44qui reçoit énormément d'aides.
46:46Tout ça, c'est ce clivage vertigal
46:48qui structure la vie politique française.
46:50Et effectivement, Brice a tout à fait raison,
46:52l'affaire Le Pen, qu'on le veuille ou pas,
46:54va chez une partie plus ou moins grande
46:56des Français, structurée sur
46:58on l'a éliminée alors qu'elle voulait
47:00gagner, qu'elle pouvait gagner,
47:02le système se protège.
47:04Dans quelques semaines, on va fêter au commémoré,
47:06selon les 20 ans du référendum
47:08du 29 mai 2005, le nom des Français
47:10ont dit quelle Europe ils voulaient,
47:12quelle Europe ils ne voulaient pas, dans une campagne,
47:14vous vous en souvenez peut-être, très intense,
47:16de très très bon niveau, et finalement,
47:18les Français ont eu le sentiment que 2-3 ans
47:20après, traité de Lisbonne,
47:22on a repris l'article 4, l'article 9,
47:24et on a allé contre le vote des Français.
47:26C'est peut-être ce sentiment qui pourra émerger
47:28par rapport à l'affaire Le Pen.
47:30Je reviens aux déclarations
47:32de François Bayrou. Ils se posent les mêmes
47:34questions que celles qu'on a évoquées tout à l'heure
47:36sur l'interprétation de l'exécution provisoire.
47:38Parce que, en réalité,
47:40je ne veux pas me polariser là-dessus, mais
47:42le doute, il est là. Et je pense que le doute
47:44du Premier ministre, il est là-dessus. Quant à
47:46refaire une loi, ce n'est vraiment pas le moment, honnêtement.
47:48Ce n'est pas du tout le moment.
47:50D'abord, est-ce qu'il y aura une majorité ?
47:52Deuxièmement, ce n'est pas du tout
47:54dans l'actualité des Français,
47:56mais pas du tout.
47:58Avec un autre paramètre
48:00pour François Bayrou, qui est de garder
48:02sa majorité, ça peut être aussi un signe
48:04d'une...
48:06Ça peut être un signe donné
48:08au Rassemblement national, parce que si demain, vous avez une motion de censure,
48:10voilà...
48:12Après, s'il y a une motion de censure, donc qu'il y a à nouveau
48:14deux élections, elle ne peut plus se représenter Marine Le Pen.
48:16Elle perd son mandat.
48:18Il peut y avoir une motion de censure sans dissolution.
48:20Ce n'est pas automatique.
48:22A mon avis, si...
48:24Elle doit être un peu colère.
48:26Elle doit être un peu colère,
48:28elle aura assez envie de faire une motion de censure.
48:30Euh...
48:32Sans lire dans une boule de cristal,
48:34Frédéric, je vais finir avec vous.
48:36Oui.
48:38Les sondages, on a beaucoup parlé des sondages,
48:40pour expliquer que c'était la favorite, etc.
48:42Aujourd'hui, les sondages vont avoir
48:44une place capitale dans les semaines qui viennent,
48:46pour le tempo politique.
48:48Les sondages ? Je rappellerai quelque chose.
48:50Les sondages de premier tour, Marine Le Pen et l'ERN,
48:52ont toujours un problème avec le second tour,
48:54qui crée des conditions d'un vote d'élimination.
48:56C'était la phrase de Guy Mollet que Charles Pascot avait
48:58popularisé. Dans une élection,
49:00premier tour, on choisit, au second tour, on élimine.
49:02Et c'est vrai que, quand on est à 36-37%,
49:04quand on a des réserves de voix,
49:06des personnes de Zemmour et Dupont-Aignan,
49:08on a moins peur du second tour.
49:10Mais le vote d'élimination de la marque Le Pen
49:12aurait pu être un moment très compliqué
49:14pour cette dernière.
49:16Elle n'a non plus pas fait des campagnes de second tour
49:18extraordinaires en 2017 et 2022.
49:20On est à un moment où
49:22l'inédit devient une forme d'habitude.
49:24Et ce qu'on peut dire aujourd'hui très modestement,
49:26c'est qu'on ne sait pas
49:28quels seront les candidats et candidates
49:30en ligne de départ pour 2027.
49:32Jean-Luc Mélenchon se positionne comme
49:34le champion de la gauche.
49:36Il y a d'autres candidats à gauche,
49:38à droite et dans le bloc central.
49:40En tout cas, ce qui est intéressant, ce qui paraissait
49:42une certitude Marine Le Pen candidate pour la quatrième fois,
49:44devient maintenant quelque chose,
49:46non pas d'impossible,
49:48mais de très aléatoire.
49:50Allez, merci beaucoup.
49:52Évidemment, on y reviendra demain et on continue
49:54d'en parler dans les émissions ce soir,
49:56dans Les Vraies Voix, mais dans un instant aussi avec André Bercoff
49:58sur Sud Radio. Merci Brice Socoll,
50:00Jérôme Dubus, Sophie de Menton, Frédéric Daby.
50:02Des infos et donc
50:04la place ensuite. André Bercoff, bonne journée.