La Russie et l'Ukraine ont accepté mardi de cesser les hostilités en mer Noire, après des discussions avec les États-Unis en Arabie Saoudite. Le Kremlin a toutefois posé une condition qui ne semble pas près d'être remplie: il a prévenu que cet accord ne pourra entrer en vigueur qu'après la "levée" des restrictions occidentales sur le commerce de céréales et d'engrais russes.
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00:00Volodymyr Zelensky veut s'assurer que la réunion de demain ne sera pas simplement symbolique et l'idée d'un soutien très, je dirais, photographique d'une bonne partie de l'Europe.
00:14Non, il veut vraiment de la concrétisation. Il y a une espèce de course contre la montre qui est en train de se faire entre plusieurs capitales, Washington, Moscou, Riyad, et puis à tour de rôle Londres et Paris.
00:25Pourquoi ? Parce qu'effectivement, cette réunion qui s'appelle désormais la réunion pour la paix et la sécurité en Ukraine, c'est la continuation de ce qui a commencé ici même à Paris il y a plusieurs semaines,
00:36avec au départ une demi-douzaine de pays qui se disaient capables et volontaires d'aider à la sécurité de l'Ukraine, mais aussi à la sécurité de l'Europe.
00:48Comme c'était quasiment une coproduction entre Keir Starmer, le Britannique, et Emmanuel Macron, le Français, la deuxième réunion a lieu à Londres et donc demain,
00:56l'idée pour l'Élysée est vraiment de concrétiser de façon opérationnelle ce que les Européens veulent. Mais ce que Volodymyr Zelensky veut, c'est véritablement qu'il y ait une garantie de sécurité très réelle pour son pays,
01:09c'est-à-dire des troupes européennes sur le sol ukrainien. Et c'est là que ça commence un petit peu à coincer. Pourquoi ? Parce qu'il y a des pays comme la Grande-Bretagne ou la France qui sont prêtes à ce qu'on appelle de la réassurance.
01:21– Et tous les Européens ne sont pas d'accord ? – Non, ils ne sont pas d'accord, et surtout, il y a quelque chose quand même qui a changé par rapport aux premières étapes,
01:28c'est que pour les Européens, et j'inclue les Britanniques, il n'est plus question, ou n'a jamais été question, mais on le dit plus fermement, de prendre la place des Ukrainiens sur la frontière, le long de la frontière.
01:38Non, qu'est-ce qu'on va faire, pensent les Européens, c'est armer ou réarmer ou sur-armer les Ukrainiens pour qu'ils assurent leur propre défense, et derrière, et c'est ça qu'on appelle de la réassurance,
01:49vous auriez des troupes européennes par exemple sur les infrastructures qui sont stratégiques, je pense par exemple à la centrale de Zaporizhia, les Américains en parlent beaucoup,
01:58mais ce sont surtout des soldats européens qui seront là, et une façon de faire pression sur la Russie, et c'est là aussi qu'on tombe quasiment sur un os,
02:07c'est que ça fait partie des lignes rouges de Vladimir Poutine pour l'instant, et c'est pour ça aussi qu'il gagne ou fait perdre du temps, c'est qu'il ne veut pas un seul soldat étranger sur le sol ukrainien.