• il y a 3 jours
Depuis le premier cas de variole du singe recensé en France, voilà ce qui a été fait pour vacciner les Français.
Transcription
00:00J'ai la variole du singe, c'est horrible.
00:05Les cas de variole du singe se multiplient en France.
00:081567 cas au dernier comptage contre 900 la semaine précédente.
00:12Le problème, c'est que les créneaux de vaccination disponibles sont extrêmement rares.
00:16Seules 30 000 doses ont été déstockées pour au moins 250 personnes exposées.
00:21Doit-on en déduire que la France manque encore de vaccins ?
00:30La France annonce un premier cas de variole du singe.
00:33Maladie rare, venue d'Afrique, elle a été détectée en région parisienne
00:37sur un homme de 29 ans qui pourtant n'avait pas voyagé dans un pays où circule le virus.
00:42Le retard a été pris dès le début, et c'était une crainte qu'on pouvait entendre.
00:46Le ministère était un peu réticent à dire que ça concernait les hommes
00:48ayant des relations sexuelles avec les hommes
00:50parce qu'il avait peur d'un déferlement d'homophobie.
00:52Nous, on pense que ce n'est pas en taisant les choses
00:55qu'on permet de résoudre les problèmes d'épidémie.
00:58J'ai décidé que nous allons suivre les recommandations de la Haute Autorité de Santé
01:03qui recommande la vaccination préventive pour les personnes à très haut risque,
01:09personnes à très haut risque qui souhaitent cette vaccination.
01:11Les Québécois, en Grande-Bretagne aussi, se sont mis à vacciner avant nous.
01:17Donc il y a eu ces petits temps de délai, de retard.
01:20Alors à l'échelle de deux mois, on peut trouver que ce n'est pas très long.
01:24Sauf que cette épidémie, ce virus, se transmet extrêmement facilement.
01:30Il se transmet par contact.
01:31On n'a pas besoin d'avoir une relation sexuelle avec quelqu'un pour être contaminé.
01:34Et donc, il faut aller très très vite.
01:36J'ai décidé que l'événement de Monkey Box
01:39représente une émergence publique d'inquiétude internationale.
01:46Le chiffre des injections quotidiennes est en constante augmentation
01:49avec près de 1200 injections réalisées le 21 juillet
01:52et plus de 114 centres de vaccination aujourd'hui ouverts.
01:56Ce mouvement est appelé à se poursuivre et à continuer à accélérer.
02:00Il y a des choses qui se mettent en place.
02:01La ville de Paris dit qu'elle peut vacciner 4000 personnes par semaine,
02:05mais c'est 10 000 personnes par semaine qu'il faudrait pouvoir vacciner.
02:08Et ça, c'est aussi la ville de Paris qui le dit.
02:10Et puis, l'annonce sur les grands centres, elle est un peu tardive, elle est bienvenue.
02:15Mais il faudrait aussi l'annoncer pour Marseille, pour Bordeaux, pour Montpellier, pour Nice,
02:20c'est-à-dire toutes les grandes villes où on constate que l'épidémie
02:22est en train de flamber.
02:23Nous, on pense qu'il faut aussi permettre aux pharmaciens de s'organiser
02:26pour ceux qui le souhaitent, pour offrir de la vaccination,
02:28parce que c'est très bien de se concentrer dans les grandes villes,
02:31mais l'épidémie, elle est déjà partout.
02:33La question des stocks de vaccins est évidemment fondamentale.
02:36Il y aurait un million de stocks aux Etats-Unis.
02:39Les Allemands ont acheté 240 000 doses.
02:43Vous nous avez dit tout à l'heure que le déstockage aurait lieu autant que nécessaire,
02:47mais ça ne répond pas à la question du stock.
02:48Quel est le stock aujourd'hui ?
02:50Le stock est effectivement secret défense. Pourquoi ?
02:52Parce que la variole est reconnue comme une arme biologique.
02:56On sait qu'elle pourrait être utilisée en termes de conflits,
02:58et donc cela fait partie des stocks de réserve de l'État.
03:03Il y a un stock très conséquent, mais effectivement, on ne peut pas donner le chiffre.
03:09Pour protéger la population et les militaires en cas de conflit,
03:12c'est le ministère de la Défense qui détient ces stocks-là.
03:16On n'a pas envie de savoir quel est l'état du stock stratégique pour la défense de la France.
03:22Ce qu'on aimerait savoir, c'est sur ce stock-là,
03:25est-ce qu'on a le nombre de doses nécessaires pour les HSH qui sont concernés en France.
03:30Comme pour le VIH, l'invisibilisation est une discrimination.
03:34C'est de plus en plus ressenti comme une nouvelle marque de mépris par les personnes exposées.
03:39Ces gens-là, comme le dit votre collègue.
03:41On ne peut pas dire qu'il y a une homophobie structurelle qui a tout freiné,
03:46mais objectivement, ça n'a pas permis d'accélérer les choses non plus.
03:51Il y a toujours cette espèce de petit temps de latence.
03:53On dit, ça concerne un petit groupe, ils n'ont qu'à faire attention, et puis ça va bien se passer.
03:58En fait, non, il faut se dépêcher, il faut se presser.
04:03C'est une maladie qui se transmet par des lésions cutanées.
04:06Un petit peu les mêmes lésions que la varicelle, si vous voulez,
04:09et qui sont contaminantes tant qu'il y a du liquide sur les boutons et tant qu'il y a des croûtes.
04:13Après, c'est une maladie qui n'est pas grave dans le sens où elle ne donne pas lieu à des décès.
04:20C'est une maladie qui n'est pas mortelle, mais qui n'est pas du tout bénigne.
04:23C'est-à-dire que les semaines que vous passez avec le monde qu'époque sont des semaines extrêmement difficiles.
04:28Ce n'est pas une petite varicelle.
04:30L'urgence, elle est maintenant parce que les gens vont partir en vacances,
04:33vont aller sur leur lieu de vie de législature ou retrouver leur famille.
04:37Et donc, il faut absolument que ce soit simple et rapide d'avoir les vaccins, d'être vacciné.
04:42D'être vacciné maintenant fin juillet pour avoir une deuxième dose fin août
04:46pour qu'à la rentrée, la question soit réglée entre guillemets.
04:49C'est-à-dire que le plus grand nombre de personnes ait accès aux vaccins et aient été vaccinées.

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