• l’année dernière

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises depuis ma nomination de m'exprimer sur la situation de Mayotte,
00:06 encore ici même la semaine dernière, en indiquant que si un département de l'Hexagone connaissait la situation que connaît Mayotte aujourd'hui,
00:15 on en entendrait parler matin, midi et soir dans tous les médias nationaux.
00:21 Et ce n'est pas une situation que nous découvrons.
00:25 C'est une situation qui vient de loin, sur laquelle nous sommes intervenus depuis 2017,
00:30 avec un réinvestissement massif de nos moyens et avec des décisions extrêmement claires, extrêmement fortes qui ont été prises.
00:39 Depuis 2017, nous avons doublé les effectifs de police et de gendarmerie à Mayotte.
00:45 Nous avons mené l'opération Wambushu, dont vous avez eu l'air d'estimer qu'elle n'avait produit absolument aucun effet.
00:52 Nous avons mobilisé 8 unités de force mobile et nous avons arrêté plus de 60 chefs de bande qui opéraient sur l'île.
01:00 Et nous continuons. Nous continuons avec l'ouverture de 2 nouvelles brigades de gendarmerie.
01:05 Nous continuons avec la préparation d'une opération Wambushu 2 autour de 3 objectifs.
01:10 Lutter contre la délinquance, contre l'habitat insalubre et contre l'immigration irrégulière.
01:16 Pour les services publics, aussi nous avons agi pour répondre présent.
01:19 Avec 240 millions d'euros pour moderniser le centre hospitalier de Mamoudzou,
01:23 avec la construction d'un second centre hospitalier à Kombani,
01:26 avec 520 millions d'euros pour les collèges et les lycées de Mayotte.
01:30 Ca, ce sont des actes, car madame Le Pen, les polémiques n'ont jamais construit ni un hôpital, ni une école, ni une unité de police ou de gendarmerie.
01:39 (Applaudissements)
01:42 Face à la crise de l'eau, nous répondons aussi présent.
01:47 Elle vient aussi de loin, elle est extraordinairement complexe, mais nous répondons présent.
01:52 Avec des mesures d'urgence, des mesures de distribution, mais aussi évidemment en augmentant nos capacités de dessalement d'eau de mer et les systèmes d'irrigation et d'accès à l'eau à Mayotte.
02:03 Et face à la crise migratoire, madame Le Pen, nous vous en déplaisent, nous répondons aussi présent.
02:08 Nous agissons sans trembler, sans refuser aucune mesure a priori.
02:14 Nous avons réalisé des investissements comme aucun autre gouvernement précédemment, aucune autre majorité.
02:19 Des avions de surveillance, des drones, les déboutés de l'asile font systématiquement l'objet de décisions d'éloignement.
02:25 Je veux être très clair sur ce sujet-là.
02:27 Tous les déboutés de l'asile devront être renvoyés dans leur pays d'origine.
02:31 Depuis 5 ans, ce sont plus de 110.000 personnes qui ont été expulsées de Mayotte.
02:36 Ce sont des faits, ce sont des actes.
02:38 Aujourd'hui, nous renforçons encore notre action avec la refonte du plan Chikandra, un plan interministériel qui permettra d'agir plus fort encore, d'être plus efficace pour lutter contre l'immigration illégale.
02:50 Nous prendrons également de nouvelles mesures, oui, dans le projet de loi d'urgence pour Mayotte, que j'ai effectivement annoncé dans ma déclaration de politique générale et qui sera présentée avant l'été par le ministre Gérald Darmanin et la ministre déléguée chargée des Outre-mer, madame Guevenoux.
03:05 Mais aujourd'hui, la situation à Mayotte nécessite que nous allions plus loin encore.
03:11 La moitié de la population à Mayotte est étrangère.
03:15 Et la moitié des étrangers de Mayotte est en situation irrégulière, au moins la moitié.
03:20 A ces constats s'ajoute aujourd'hui une réalité.
03:23 Depuis quelques mois, l'immigration a changé de nature.
03:26 A une immigration comorienne s'est ajoutée une immigration venue de l'Afrique, des Grands Lacs à Mayotte.
03:33 Cette situation, il faut le dire, est une menace grave pour l'île, une menace pour sa stabilité, une menace pour la paix civile, et donc, je le dis, une menace pour la République dans son ensemble, parce que Mayotte, c'est la République.
03:45 Face à de tels dangers, il y a ceux qui jettent des anathèmes en permanence, ceux qui expliquent qu'ils ont la science infuse, qu'ils sauront répondre à tous les problèmes par magie, et il y a ceux qui proposent des solutions, même quand c'est difficile, même quand ça prend du temps.
04:01 Oui, la situation est grave. Elle implique des mesures fortes, des mesures radicales.
04:07 Les aménagements au droit du sol qui ont été réalisés par le passé à l'évidence ne suffisent plus.
04:12 C'est pourquoi, vous le savez, il a été décidé par le président de la République de proposer la fin du droit du sol à Mayotte.
04:20 C'est une mesure nécessaire, une mesure attendue par les maorais, par les élus, une mesure qui doit nous permettre d'avancer.
04:27 Cette annonce n'arrive pas seule. Nous allons également réduire drastiquement le nombre de titres de séjour alloués et appliquer immédiatement les restrictions du regroupement familial prévues dans la loi immigration.
04:38 Ces décisions doivent nous permettre aussi, je le dis, de finir le démantèlement du camp de Cavani, qui progresse.
04:44 Il a commencé, il progresse. Un nouveau départ de déboutés de l'asile vers leur pays d'origine est prévu dans les prochains jours.
04:50 Mais ce démantèlement, vous le savez, est freiné par la situation actuelle de blocage de l'île.
04:55 Je souhaite que les opérations puissent reprendre, s'accélérer et que nous mettions un terme au plus vite au camp de Cavani.
05:02 Madame Le Pen, je le disais, face aux anatèmes, face aux critiques stériles, face à ceux qui manifestement ne cherchent pas à trouver des solutions et refusent de voir celles qui sont proposées,
05:14 nous serons toujours du côté des actes, nous serons toujours du côté des maorais, nous serons toujours du côté de la République.
05:21 ♪ ♪ ♪
05:24 [SILENCE]

Recommandations