• avant-hier
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole et auteur de "Metoomuch ?" publié aux éditions Héliopoles ; Eric Revel, économiste et éditorialiste Sud Radio ; Michaël Sadoun, chroniqueur politique et consultant ; Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l'Aude ; Frédéric Gueguen, viticulteur et vice-président de la Fédération de défense de l'appellation Chablis ; Adrien Figula Letort, co-condateur d'AFL Diversity et du Grand Prix Diversité et Inclusion, co-auteur d’une tribune - d’une lettre ouverte adressée à Donald Trump, dans la Tribune Dimanche ; Laurent Zameczkowski, porte-parole de la Peep, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LES_VRAIES_VOIX-2025-04-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Les vrais voici de radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:00:06On vous souhaite la bienvenue, bonjour à tous, bonjour Philippe David, bonjour Cécile de Ménibus.
00:00:12Comment ça va depuis hier soir ?
00:00:13Ça va très bien, on a fait une belle émission hier à l'Automobile Club de France,
00:00:16avec deux très beaux vainqueurs au Grand Prix ACF Autotech.
00:00:19Ce qui m'étonne c'est que dans cette phrase vous n'ayez absolument pas évoqué le buffet à la fin de l'émission, c'est bizarre.
00:00:26Non parce que sinon ça va me mettre en appétit, je vais avoir du mal à faire trois heures sans me sustenter.
00:00:30Donc ça pourrait poser des problèmes, on va dire, logistiques.
00:00:34En tout cas on remercie encore l'Automobile Club de France de nous avoir accueillis chez eux avec autant de gentillesse.
00:00:40Chers amis, ce numéro de téléphone 0 826 300 300, bien entendu vous allez pouvoir communiquer, échanger avec nos vraies voix du jour.
00:00:49En attendant, au sommaire de cette émission, le grand débat du jour à 17h30, les marchandises européennes taxées à 20% aux Etats-Unis.
00:00:56Emmanuel Macron réunit les secteurs concernés à l'Élysée en ce moment même.
00:01:01Les alcools français redoutent un recul des exportations de 800 millions d'euros.
00:01:05Alors parlons vrai, est-ce pour vous le début d'une guerre commerciale ?
00:01:08Et à cette question, droit de douane de Trump, l'Europe doit-elle riposter ?
00:01:13Eh bien quand on vous frappe la joue droite, vous tendez la joue gauche.
00:01:16Puisque vous dites non à 57%, vous voulez réagir ? Le 0 826 300 300.
00:01:22Frédéric Guéguen sera avec nos viticulteurs.
00:01:24Vice-président de la Fédération de défense de l'appellation Chablis et Frédéric Rouanet, président du syndicat des Vignerons de l'Aude.
00:01:30Et puis le coup de projecteur des vraies voix à 18h40, les parents d'élèves d'une école maternelle d'un Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis,
00:01:36votaient aujourd'hui pour un éventuel déménagement de l'établissement en cause, la présence d'un point de deal juste à côté.
00:01:43Alors parlons vrai, trouvez-vous cette situation surréaliste ?
00:01:47Et à cette question Saint-Ouen, les dealers sont-ils plus forts que l'État ?
00:01:50Eh bien vous dites oui à 94%, vous voulez réagir ? Encore et toujours le 0 826 300 300.
00:01:56Laurent Zamaskowski sera avec nous, porte-parole de la Fédération des parents d'élèves et de l'enseignement public.
00:02:01On vous souhaite la bienvenue, les vraies voix jusqu'à 19h comme chaque jour.
00:02:06Les vraies voix Sud Radio.
00:02:07Avec un auteur, l'auteur de Me Too Much aux éditions Heliopole, Philippe Bilger est avec nous, bonsoir Philippe.
00:02:12Bonsoir, on est bien même compté par l'Automobile Club.
00:02:17Ah oui c'est vrai, c'est vrai.
00:02:18Eric Revelle est avec nous, éditorialiste sur Sud Radio, bonsoir Eric Revelle.
00:02:22Bonsoir, bonsoir madame, messieurs.
00:02:24A propos de voitures, je ne sais pas si vous avez vu, à Monaco, alors c'est Monaco, on peut apprendre à conduire sur une Porsche.
00:02:31Il y a une auto-école qui propose une Porsche aux élèves.
00:02:35Ils passent leur permis de conduire, donc il y a une auto-école Porsche.
00:02:39Ça tombe bien parce que Mickaël Sadoun, qui est professeur de conduite sur Porsche,
00:02:46moniqueur et consultant, quand il n'est pas à Sud Radio, c'est ce qu'il fait.
00:02:49Oui, en même temps, ça va, mais je constate que dès qu'il y a une ambiance sympa, genre au Club Automobile, vous ne m'invitez pas.
00:02:55Vous préférez montrer Jean-Michel Fauvert, Françoise Degas, mais c'est normal, vous savez, il y a des amis qu'on ne présente pas à sa nouvelle copine.
00:03:00Donc je dois faire partie de ses amis.
00:03:02Peut-être que je suis votre ami honteux.
00:03:04Il nous fait sa crise de jalousie.
00:03:06Nous, Lucas, dans un studio sans limites, surtout pas de fenêtre avec un Mickaël, s'il vous plaît.
00:03:14Vous avez des chroniqueurs susceptibles et je suis le premier.
00:03:18Comment dire que je vous confirme, ce n'est pas facile à gérer, tous ces gens.
00:03:24Il faut vous multiplier, ma chère Cécile.
00:03:26Ah non, j'en ai deux ménibus déjà, c'est déjà pas mal.
00:03:28On ne va pas en mettre trois.
00:03:30On en veut plus.
00:03:32Mickaël est avec nous du Tarn.
00:03:34Bonsoir, Mickaël.
00:03:36Bienvenue chez nous sur Sud Radio.
00:03:38Bienvenue dans les vraies voix.
00:03:40Vous vouliez pousser un coup de gueule peut-être sur l'anonymat sur Internet.
00:03:44Oui, c'est ça.
00:03:46Alors moi, je trouve que les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans la société.
00:03:50Et pourtant, j'ai l'impression que ce sujet n'est toujours pas pris au sérieux.
00:03:54C'est vrai qu'on offre un espace d'expression précieux
00:03:56pour les lanceurs d'alerte, les personnes même vulnérables.
00:03:58Mais de l'autre, ça peut vraiment se transformer en un outil renotable
00:04:02pour les cybercriminels ou même les harceleurs.
00:04:04Alors moi, je dis la liberté d'expression, ouais, mais à quel prix ?
00:04:08Aujourd'hui, c'est beaucoup trop facile de descendre quelqu'un et de dénigrer
00:04:10ou même de faire du chantage à son copain de l'école.
00:04:12Seul derrière un écran, c'est là qu'on se sent vraiment puissant.
00:04:16Mais parce que la majorité d'entre eux reste impunie.
00:04:18Alors moi, depuis que je suis majeur, donc ça fait trois ans maintenant pour ma part,
00:04:22on me répète que je suis responsable de mes actes.
00:04:24Moi, c'est pareil.
00:04:26Non, non, je disais trois ans que je suis majeur.
00:04:29Moi, c'est pareil, je disais.
00:04:31Allez-y, n'oubliez pas.
00:04:33On avance à chacun un autre rythme après.
00:04:35C'est ça. Allez-y, pardon.
00:04:37Et du coup, moi, l'idée, ça fait trois ans que je suis majeur
00:04:40et qu'on me répète que je suis responsable de mes actes.
00:04:43Mais sur les réseaux sociaux, en vrai, il n'y a presque aucune prévention.
00:04:46Alors c'est vrai qu'on commence la sensibilisation à l'école,
00:04:49mais est-ce que ça marche ? Moi, je n'en ai pas du tout l'impression.
00:04:51Je pense que l'identité virtuelle, c'est une solution.
00:04:54Dès qu'on ne choisit pas encore, et je ne sais pas encore pourquoi,
00:04:57je pense que ceux qui font partie des vermines
00:05:00et qui ont des choses à se reprocher ne sont pas d'accord.
00:05:02Alors, est-ce que c'est la tolérance du cyber-harcèlement
00:05:05ou est-ce que c'est la non-prise de conscience de l'État sur les dégâts du cyber-harcèlement ?
00:05:08Je ne sais pas trop, au final.
00:05:10C'est un vrai sujet.
00:05:12L'anonymat sur Internet et notamment les réseaux sociaux,
00:05:14vous faites onir dès que vous dites quoi que ce soit.
00:05:17Moi, j'ai en horreur l'anonymat dans tous les domaines.
00:05:20Sur les blogs, sur X.
00:05:23Au moins, on peut se laisser insulter
00:05:27quand il y a une contradiction intelligente,
00:05:30mais au moins, il faut qu'on puisse répondre.
00:05:33Une fois qu'on a répondu, tout est réglé.
00:05:36Mais encore, faut-il pouvoir le faire ?
00:05:38J'ai en horreur l'anonymat.
00:05:41Moi, je suis pour un principe de responsabilité.
00:05:44Donc, toute liberté doit s'accompagner d'une responsabilité.
00:05:47Le problème, c'est que certaines opinions sont interdites
00:05:50dans la société et sur les réseaux sociaux à plus forte raison.
00:05:53On sait qu'il y a des gens qui, pendant le Covid, se sont fait virer de leur travail
00:05:56parce qu'ils étaient plutôt anti-vax.
00:05:58On sait que certaines personnes se feraient virer de leur travail
00:06:00s'ils tenaient des opinions plutôt à droite,
00:06:02voire pro-Marine Le Pen dans leur travail.
00:06:04Donc, l'anonymat, sa justification,
00:06:07c'est la résultante de certaines opinions qui sont interdites dans la société.
00:06:10Donc, moi, je serais pour que ces opinions ne soient plus interdites,
00:06:13mais qu'en conséquence, il y ait une responsabilité
00:06:15pour ne pas dire n'importe quoi sur Internet.
00:06:17Éric Revelle.
00:06:18Je pense qu'il faut avoir le cuir épais, même si je suis contre l'anonymat
00:06:21parce que c'est vrai que quand on voit sur les réseaux sociaux des trolls,
00:06:25avec 12 machins qui vous insultent en permanence.
00:06:30Au début, vous êtes un peu effrayé.
00:06:33Après, ça dépend de l'épaisseur de son cuir.
00:06:36Il faut prendre du recul.
00:06:38C'est vrai que parfois, on est submergé par un flot d'attaques
00:06:44dingues, haineuses.
00:06:46Anonymes, anonymes, anonymes.
00:06:48Bien sûr, anonymes.
00:06:50Ils n'ont pas le courage d'y répondre.
00:06:52Vous répondez un peu quand ça m'arrive.
00:06:54Moi, je ne réponds pas.
00:06:55Quand c'est anonyme, je laisse tomber.
00:06:56On a l'impression que ce sont des stratégies.
00:06:58Parfois, j'ai connu ça à deux ou trois reprises.
00:07:00C'est groupé, Philippe.
00:07:01Pendant 8, 9 jours.
00:07:02C'est groupé, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui se sont rétractés
00:07:06et que vous dites que vous ne me ferez pas changer d'avis.
00:07:09Ça s'arrête.
00:07:10Dès lors que les gens sont anonymes, moi, j'ai un principe.
00:07:12Je ne réponds pas.
00:07:13Ils n'ont pas le courage d'assumer.
00:07:15Je suis d'accord.
00:07:17Merci beaucoup, Michael, pour ce sujet qui est très intéressant.
00:07:20C'est vrai, mais vous avez raison, ça n'avance pas beaucoup.
00:07:22Dans un instant, le réquisitoire du procureur.
00:07:26J'ai parlé de Mélenchon qui, pour une fois, a dit une chose qui m'apparaît fausse.
00:07:31Très bien.
00:07:33On fait une petite pause et on est ensemble jusqu'à 19h.
00:07:36Soyez les bienvenus et merci de votre fidélité à Sud Radio.
00:07:39Sud Radio.
00:07:40Parlons vrai.
00:07:41Parlons vrai.
00:07:42Sud Radio.
00:07:43Parlons vrai.
00:07:44Les vraies voix Sud Radio.
00:07:4517h-19h.
00:07:46Philippe David.
00:07:47Cécile Domenibus.
00:07:50Chers amis du Beau Gosse autour de la table,
00:07:52Philippe Bilger, En Proms, Eric Revelle et Michael Sadoun.
00:07:57Bah oui, que du Beau Gosse.
00:07:58Intelligent, savant.
00:08:00Voilà.
00:08:01Ils ne disent pas toujours que des choses intelligentes.
00:08:03Il y en a qui séduisent par leur intelligence et d'autres par leur beauté.
00:08:07Philippe David, par exemple.
00:08:09Oui.
00:08:10Par leur bonté, Philippe David.
00:08:12C'est très juste.
00:08:14Absolument.
00:08:15Absolument.
00:08:16Foncièrement bon, je crois.
00:08:18Mais alors, la beauté, elle est où ?
00:08:19La beauté, elle est à l'intérieur.
00:08:21Permettez-moi de vous remercier.
00:08:22Vous avez fait une très belle interview sur le blog de Julien,
00:08:25qui est un blog média, en disant que j'étais quelqu'un...
00:08:28Vous avez dit des choses sur moi qui m'ont beaucoup touché.
00:08:30Je vous en remercie.
00:08:31Je vous en prie.
00:08:32Mais c'est qui, là ? Parlez-vous sur un blog ?
00:08:35J'avais un flingue dans le dos.
00:08:36Ne vous inquiétez pas.
00:08:38Et un autre sur la tente.
00:08:40Non, je l'ai dit parce que c'est le cœur qui parle.
00:08:43Vraiment, ce n'était pas suicidaire ?
00:08:45Non, non, non.
00:08:47Je ne bois pas d'alcool, je ne fume pas, je ne me drogue pas,
00:08:49donc j'étais en pleine possession de mes pouvoirs.
00:08:51C'est ça qui est fou.
00:08:52Il ne s'en remet pas.
00:08:54Il n'y avait pas le titre d'un film, un truc comme ça ?
00:08:56Elle ne boit pas, elle ne mange pas, elle ne fume pas, mais elle cause.
00:09:00C'est ça.
00:09:01Elle ne drague pas, mais elle cause.
00:09:03C'est tout moi.
00:09:04Les trois mots dans l'actu, Félix Mathieu.
00:09:06Bonsoir.
00:09:07Bonsoir, Cécile, bonsoir tout le monde.
00:09:08De quoi parle-t-on dans un instant ?
00:09:09On va parler de la déflagration.
00:09:11Les déflagrations.
00:09:12Trump est droit de douane, évidemment, 20%.
00:09:14Emmanuel Macron dénonce une mesure brutale et infondée à l'instant.
00:09:17On va parler aussi de ces 680 emplois menacés dans une trentaine de magasins intermarchés.
00:09:21Les mousquetaires, un des anciens casinos rachetés qui devraient fermer.
00:09:25Et puis de ces 30 ans de prison réclamés à Lyon par le parquet
00:09:28contre cet employé de crèche qui avait tué un bébé en lui faisant ingérer du desktop.
00:09:32Dans trois mots, douane, mousquetaires et crèche.
00:09:34Allez tout de suite, la voix est au procureur.
00:09:37Les vraies voix Sud Radio.
00:09:39Le réquisitoire du procureur, Philippe Bilger.
00:09:42Et monsieur le procureur, Jean-Luc Mélenchon a parlé de manifestations séditieuses
00:09:47pour qualifier celles du RN dimanche prochain.
00:09:49Et ça vous fait réagir ?
00:09:50En effet, je veux dire, on peut tout dire dans notre démocratie.
00:09:55Mais tout de même quand j'entends Jean-Luc Mélenchon
00:09:59évoquer le risque d'une manifestation séditieuse de la part du RN dimanche prochain
00:10:05alors que cette manifestation a été voulue annoncée comme évidemment pacifique
00:10:12et naturellement non violente de la part du RN
00:10:16et qu'on n'a aucune raison de douter de ses bonnes intentions
00:10:20mais plutôt de ceux qui viendront probablement perturber cette manifestation
00:10:26déjà cette phrase est absurde.
00:10:28J'ajoute que de la part du RN et de Jean-Luc Mélenchon
00:10:34il faut un sacré culot pour venir faire ce reproche à des opposants
00:10:41qui vont manifester pour une fois qu'on l'estime légitime ou non cette opposition
00:10:47alors que lui-même à une certaine époque était prêt à envahir Matignon
00:10:52et à mettre en pièce l'autorité de l'État.
00:10:55Je veux dire, finalement qu'un être intelligent puisse proférer de telles inepties
00:11:02en sachant qu'elles sont fausses, je continue à être dépassé
00:11:07moi qui pourtant ai une conception assez pessimiste de la nature.
00:11:10Je crois que ce que vous dites c'était quand il fallait imposer Lucie Castet à Matignon, c'est ça ?
00:11:14Je comprends qu'il ait eu du mal, mais enfin bon...
00:11:19C'est évidemment une blague d'entendre Mélenchon parler de sédition
00:11:24sachant le comportement qu'il a au quotidien
00:11:26et le comportement plutôt impeccable que le Rassemblement National a
00:11:29et d'ailleurs c'est un nom, les gens l'appellent la stratégie de la cravate
00:11:31je ne sais pas si c'est une stratégie ou une attitude naturelle
00:11:33mais en tout cas ce qui est sûr c'est que le RN se comporte bien.
00:11:36Donc il n'y a rien à dire sur ça.
00:11:38Mais de la part de Mélenchon ça ne m'étonne pas beaucoup.
00:11:41Moi ce qui me dérange vraiment c'est quand ces critiques et ces suspicions
00:11:44viennent du centre de Gabriel Attal, de Priska Thévenot, de Xavier Bertrand évidemment
00:11:49qui n'est jamais eu une bêtise près quand il faut critiquer le RN
00:11:52donc c'est vraiment ces gens-là qui reprennent ce contexte politique
00:11:56que je considère comme gravissime à leur petit compte
00:11:59c'est eux qui me dérangent vraiment.
00:12:01Écoutez plusieurs choses, moi le dernier comportement séditieux que j'ai vu
00:12:05c'est celui de Jean-Luc Mélenchon
00:12:07quand la police vient perquisitionner son siège
00:12:10qu'il est tête contre tête avec un policier qui lui hurle dans les oreilles
00:12:13la République c'est moi.
00:12:14Ça c'est un comportement séditieux.
00:12:17Deuxième chose, le monopole de la manifestation ou des rassemblements
00:12:22n'appartient pas à la gauche.
00:12:25Que le RN ait envie d'organiser une manifestation
00:12:28alors il y aura peut-être des heurts, il y aura peut-être des images
00:12:31qui vont amoindrir ce...
00:12:34Bah oui on peut imaginer qu'il y ait des Black Rocks qui se pointent
00:12:37des Black Blocs...
00:12:39On fera tout ce qu'il faut pour qu'ils se pointent...
00:12:42J'en sais rien, j'en sais rien.
00:12:44Mais vous savez, je crois surtout que la sortie de Mélenchon
00:12:47témoigne pour moi d'une certaine panique de Mélenchon.
00:12:50Pourquoi ?
00:12:51Parce que si Marine Le Pen, après sa condamnation justifiée
00:12:55n'était pas candidate après son appel en juillet 2026
00:13:00alors il perdrait son meilleur punching ball.
00:13:03Il perdrait l'occasion de dire l'extrême droite arrive au pouvoir
00:13:07et pour lui, ce renvoi de miroir avec la personnalité de Marine Le Pen
00:13:13c'est pour lui la meilleure façon de continuer à faire de la politique.
00:13:16Donc peut-être qu'il a dérapé et que c'est un signe de fébrilité
00:13:20chez le leader Maximo de la France Insoumise
00:13:22parce qu'il sent que l'élimination de Marine Le Pen
00:13:25ce serait pour lui un problème politique majeur
00:13:29parce qu'il n'aurait plus ce punching ball politique à être opposé.
00:13:32Et ce marche-pied peut-être aussi.
00:13:34J'aimerais que Michel Onfray l'appelait leader minimo.
00:13:38Merci Philippe Bilger pour ce sujet.
00:13:42Les 3 mots dans l'actu avec Félix Mathieu.
00:13:463 mots dans l'actu Félix qui sont douane, mousquetaire et crèche.
00:13:5020% de droit de douane sur les produits européens
00:13:52et donc français Emmanuel Macron réunit les secteurs les plus touchés
00:13:55après les annonces de Donald Trump.
00:13:57Il dénonce des mesures brutales et infondées.
00:13:59Inquiétude dans les capitales, les bourses, le dollar et le pétrole plongent.
00:14:03L'inquiétude dans le groupe les mousquetaires intermarchés.
00:14:05La direction envisage de fermer une trentaine de magasins
00:14:08récemment rachetés à casinos.
00:14:09680 emplois menacés.
00:14:11Et puis le parquet réclame 30 ans de prison aux Assises de Lyon
00:14:14contre 7 employés d'une crèche jugés pour meurtre
00:14:17après avoir fait ingérer du desktop à un bébé en 2022.
00:14:24Des mesures d'une extrême gravité pour l'économie européenne
00:14:27et probablement pour l'économie américaine elle-même.
00:14:30Réaction du MEDEF, l'organisation patronale
00:14:32au lendemain de la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
00:14:35Ces mesures ultra-protectionnistes contre les exportations sur le sol américain.
00:14:4020% de droits de douane notamment sur les produits européens et donc français.
00:14:44Les viticulteurs redoutent une chute de leurs exportations.
00:14:46On les entendra dans le grand débat des vrais voix
00:14:48dans quelques minutes sur Sud Radio.
00:14:50Les filières les plus exposées justement sont reçues
00:14:52par Emmanuel Macron depuis 16h à l'Élysée.
00:14:54Le chef de l'État qui vient de dire à l'instant
00:14:56tout le mal qu'il pense de ces annonces venues de Washington.
00:14:59La décision qui a été annoncée cette nuit
00:15:01est une décision brutale et infondée.
00:15:03Elle est infondée parce qu'on ne corrige pas
00:15:05des déséquilibres commerciaux en mettant des tarifs.
00:15:08Et les bases de la théorie économique montrent le contraire.
00:15:11Surtout d'ailleurs quand les déséquilibres ne prennent pas en compte
00:15:13les services numériques pour ne citer qu'eux ou d'autres.
00:15:16Cette décision va toucher tous les secteurs pour nos économies.
00:15:20Au lendemain de ces annonces en tout cas les bourses,
00:15:22le dollar, le pétrole dévissent pour le moment.
00:15:24Les différentes capitales sont partagées entre inquiétudes affichées
00:15:27et volonté de temporiser, de croire à la négociation.
00:15:30La présidente de la commission Ursula von der Leyen
00:15:32affichait sa mine des jours graves aujourd'hui.
00:15:35L'annonce par le président Trump des droits de douane universels
00:15:39sur le monde entier y compris sur l'Union Européenne
00:15:42est un coup dur pour l'économie mondiale.
00:15:45Je le regrette profondément ce choix.
00:15:47Soyons lucides sur les immenses conséquences.
00:15:50L'économie mondiale va souffrir massivement.
00:15:53L'incertitude va monter en flèche
00:15:55et déclencher la montée d'un nouveau protectionnisme.
00:15:58Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes.
00:16:02Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes dans le monde
00:16:05ainsi que pour les pays les plus vulnérables
00:16:07qui sont désormais soumis à des droits de douane américains
00:16:09parmi les plus élevés, dit Ursula von der Leyen.
00:16:12L'Allemagne de son côté dit soutenir sa volonté
00:16:15à la Commission Européenne de négocier.
00:16:17L'Allemagne qui envisage tout de même une riposte
00:16:19avec des taxes sur les produits de la tech américaine.
00:16:21Les Allemands qui sont eux évidemment inquiets
00:16:23pour leur voiture, leur Deutsche Qualität.
00:16:25On va en parler bien entendu.
00:16:27Le deuxième mot mousquetaire avec cette inquiétude
00:16:29dans une trentaine de supermarchés.
00:16:31Finistère, Vosges, Aude ou Valdoise.
00:16:33Le groupe Les Mousquetaires Intermarchés
00:16:35numéro 3 de la distribution annonce envisager
00:16:37la fermeture de 30 magasins des supermarchés
00:16:40qui avaient été rachetés à son concurrent Casino
00:16:42fin 2023 ou l'année dernière.
00:16:44Le groupe vient de publier cette liste de magasins
00:16:46menacés de fermeture et qui emploie près de 680 salariés au total.
00:16:49Parmi eux d'ailleurs, deux à Lyon
00:16:51et à Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne
00:16:53ont déjà baissé le rideau.
00:16:55Troisième mot, crèche.
00:16:57Les Mousquetaires requièrent 30 ans de prison
00:16:59à Lyon contre cet employé d'une crèche
00:17:01jugé pour meurtre.
00:17:03Elle avait fait ingérer en 2022 un produit caustique
00:17:05type Death Stop, un bébé.
00:17:07Il y a une part d'un sondable qui nous échappe
00:17:09dans ce crime, a déclaré l'avocat général
00:17:11avant de réclamer tout à l'heure
00:17:1330 ans de prison dont 20 incompressibles.
00:17:15Les jurés de la cour d'assises du Rhône
00:17:17devraient rendre leur verdict dans la soirée.
00:17:19Au-delà de la peine pour l'accusé,
00:17:21l'avocat de l'association Innocence en danger
00:17:23Maître Jean Sagné entend aussi
00:17:25dénoncer ce système des micro-crèches.
00:17:27Il y a un enjeu qui est un enjeu sociétal
00:17:29celui de savoir quelles sont
00:17:31les responsabilités
00:17:33de notre société
00:17:35à avoir mis en place
00:17:37des micro-crèches avec une législation
00:17:39extrêmement allégée permettant
00:17:41le fait qu'un salarié soit seul
00:17:43pour encadrer jusqu'à 4 enfants.
00:17:45La législation dérogatoire
00:17:47sur les micro-crèches qui devait
00:17:49être remise en cause conduit
00:17:51à considérer qu'il faudrait qu'effectivement
00:17:53il y ait aujourd'hui toujours
00:17:55deux adultes dans les micro-crèches
00:17:57également mais à partir de là
00:17:59on se pose un problème, celui de la rentabilité
00:18:01de ces entreprises dont le but est
00:18:03nécessairement de faire de l'argent.
00:18:05Maître Jean Sagné auprès de l'AFP lors de l'ouverture
00:18:07de ce procès à Lyon, 30 ans requis
00:18:09donc aujourd'hui, verdict attendu dans la soirée.
00:18:11Philippe Bigère, vous étiez avocat général,
00:18:13comment peut-on requérir quelque chose d'autre que la
00:18:15perpétuité pour avoir fait boire du desktop
00:18:17à un bébé ? Alors si vous le permettez
00:18:19j'ai un regret et un souvenir.
00:18:21Un regret que certains
00:18:23croient possible encore de parler
00:18:25anglais comme van der Leyen
00:18:27après ma prestation.
00:18:29Ma seconde
00:18:31est beaucoup plus sérieuse et cette question
00:18:33j'ai connu aux affaires
00:18:35aux affaires pénales
00:18:37une femme dont le
00:18:39mari voulait se venger et qui lui a
00:18:41injecté de la soude caustique dans
00:18:43le vagin. C'est la seule affaire
00:18:45où j'ai vu ça. Alors
00:18:47c'était une tentative de castration
00:18:49puisque théoriquement
00:18:51elle pouvait encore procréer
00:18:53et quand j'entends ça, c'est terrifiant
00:18:55ça me revient en mémoire, c'est une
00:18:57horreur. Vous aviez requis combien ?
00:18:59J'avais requis le maximum. C'est-à-dire
00:19:01perpétuité ? Perpétuité.
00:19:03Mais c'est une horreur d'entendre ça
00:19:05il faut imaginer ça.
00:19:07Un mot très court ?
00:19:09Il n'y a pas beaucoup de mots.
00:19:11Si j'en dis, ils vont être vulgaires.
00:19:13Merci beaucoup Félix.
00:19:15Mathieu, allez dans un instant on va revenir
00:19:17sur cette information.
00:19:19Cette nuit, hier soir, les Etats-Unis
00:19:21taxent les produits européens
00:19:23à 20%. Emmanuel Macron réunit
00:19:25en ce moment même le secteur touché
00:19:27et les alcools français sont inquiets et on comprend.
00:19:29Et parlons vrai, est-ce pour vous le début
00:19:31d'une guerre commerciale ? Et à cette question
00:19:33droit de douane de Trump, l'Europe doit-elle
00:19:35riposter ? Vous dites non. C'est très
00:19:37surprenant, à 56%
00:19:39vous voulez réagir, le 0826
00:19:41300 300. Et nos invités
00:19:43dans quelques instants, Frédéric
00:19:45Guéguen qui est viticulteur, vice-président
00:19:47de la Fédération de Défense de l'Appellation
00:19:49Chablis et Frédéric Rouanet,
00:19:51président du syndicat des vignerons de l'Aude.
00:19:53L'un ou l'autre Frédéric,
00:19:55puisque vous êtes là, 20%
00:19:57de droit de douane au lieu de 200 annoncés
00:19:59est-ce un moindre mal finalement ?
00:20:01Ah bah écoutez,
00:20:03oui effectivement c'est un moindre mal.
00:20:05Donald Trump avait annoncé près de 200%.
00:20:07On savait tout bien
00:20:09que ce serait
00:20:11moins, mais néanmoins
00:20:13absolument, on en parle justement
00:20:15dans un instant, soyez les bienvenus. Vous voulez
00:20:17témoigner aussi ou réagir ? 0826
00:20:19300 300, Aude vous attend.
00:20:21A tout de suite.
00:20:33Les amis, on vous souhaite la bienvenue. Les Vraies Voix, tous les jours
00:20:35de 17h à 19h, c'est un plaisir.
00:20:37Si vous n'êtes pas abonné à cette chaîne
00:20:39Youtube, vous êtes le seul.
00:20:41Parce que normalement,
00:20:43tout le monde est abonné.
00:20:45Eric Revelle, vous êtes abonné. Bien sûr.
00:20:47Mickaël Sadoune, bien sûr.
00:20:49Mickaël, il s'abonne, il se désabonne, il s'abonne,
00:20:51il se désabonne. Il faut créer du mouvement.
00:20:53Philippe Bilger.
00:20:55Et moi, vous me l'avez remarquablement fait.
00:20:57C'est moi qui l'ai fait.
00:20:59Notre invité, vous êtes abonné
00:21:01cher monsieur, absolument.
00:21:03Philippe David. Bien sûr. Levez la main droite
00:21:05et dites je le jure. Je le jure. Mais il ne fallait pas le faire, ça n'avait aucun intérêt.
00:21:07Il a croisé les doigts de pied.
00:21:09Il a croisé les doigts de pied.
00:21:11On est ravis de vous accueillir,
00:21:13bien entendu jusqu'à 19h, tout de suite.
00:21:15Le grand débat du jour.
00:21:39Nous étions attaqués sur des sujets commerciaux.
00:21:41L'Europe, comme une puissance
00:21:43qui se tient, devra
00:21:45se faire respecter et donc réagir.
00:21:55Tous les économistes sont d'accord pour dire
00:21:57que c'est une catastrophe.
00:22:01Les marchandises européennes taxées à 20% aux Etats-Unis,
00:22:03Emmanuel Macron réunit en ce moment même les secteurs
00:22:05concernés à l'Elysée.
00:22:07L'alcool français redoute un recoul
00:22:09des exportations de 800 millions d'euros.
00:22:11Alors parlons vrai. Pensez-vous que les conséquences
00:22:13en France vont être importantes pour l'économie
00:22:15et pas seulement pour les alcools.
00:22:17Et à cette question, droite doigte de Trump,
00:22:19l'Europe doit-elle riposter ?
00:22:21Bizarrement, vous dites non à 56%.
00:22:23Alors, quand on vous frappe la joue droite,
00:22:25vous tournez la joue gauche ou vous voulez faire
00:22:27œil pour œil, dent pour dent ?
00:22:29Venez nous le dire au 0826 300 300.
00:22:31Frédéric Guéguen est avec nous,
00:22:33viticulteur, vice-président de la Fédération
00:22:35de Défense de l'Appellation Chablis
00:22:37et Frédéric Rouanet, président
00:22:39du Syndicat des Vignerons de l'Aude.
00:22:41Merci d'avoir accepté notre invitation,
00:22:43chers messieurs.
00:22:45D'abord, on va exceptionnellement
00:22:47les faire peut-être réagir,
00:22:49si vous puissiez commenter.
00:22:51Frédéric Guéguen,
00:22:5320%, l'impact,
00:22:55même si on le disait tout à l'heure, c'est un moindre mal
00:22:57par rapport aux 200 qui étaient annoncés, mais 20%,
00:22:59ça va quand même
00:23:01faire reculer le marché.
00:23:03Il y a des producteurs de Chablis, notamment, qui sont des vins
00:23:05plutôt haut de gamme, quand même.
00:23:07Effectivement, nous sommes une moyenne gamme,
00:23:09on touche justement la clientèle
00:23:11des consommateurs moyens
00:23:13et l'inflation que cela va provoquer, justement,
00:23:15va toucher la classe moyenne américaine,
00:23:17qui sont plutôt les consommateurs des vins de Chablis.
00:23:19On serait sur les grands vins de Bourgogne,
00:23:21les grands Bordeaux, qui se vendent très cher,
00:23:23qui touchent une classe déjà aisée. J'ai envie de dire
00:23:2520% de taxe supplémentaire ne va pas...
00:23:27Ça n'a pas changé grand-chose.
00:23:29Nous, effectivement, on risque d'avoir un impact
00:23:31parce que
00:23:33nos importateurs vont certainement répercuter
00:23:35une partie de la hausse
00:23:37vers les consommateurs et on peut s'attendre à une baisse.
00:23:39Néanmoins, il y a 4 ans,
00:23:41lorsqu'il y avait déjà eu une taxe
00:23:43de la part de Donald Trump, nous n'avions pas
00:23:45ressenti vraiment de baisse sur le marché
00:23:47américain. Donc, j'ai envie de rester
00:23:49optimiste.
00:23:51On met le cap au sud, direction Lourdes. Frédéric Rouanet,
00:23:53vous êtes président du syndicat des vignerons de Lourdes.
00:23:55Vous avez la même approche,
00:23:57vous qui êtes peut-être plus concurrencé
00:23:59par les vins du Nouveau Monde
00:24:01comme, je ne sais pas, le Chili, l'Argentine,
00:24:03l'Afrique du Sud, l'Australie, qui sont peut-être
00:24:05moins taxés que
00:24:07l'Europe par Trump.
00:24:09Nous, on connaît,
00:24:11on sait très bien l'impact que ça va avoir
00:24:13puisque nous l'avons vécu
00:24:15au premier mandat de Trump.
00:24:17Donc, oui, ça va
00:24:19vraiment avoir un impact.
00:24:21Ça a eu lieu
00:24:23il y a 7 ans en arrière, maintenant, je crois,
00:24:25ou 6 ans.
00:24:27Malheureusement,
00:24:29ça avait fait baisser les ventes
00:24:31parce que
00:24:33une hausse de prix
00:24:35d'un produit amène toujours à une perte
00:24:37de volume,
00:24:39de volume de vente.
00:24:41On a l'impression
00:24:43que c'est un sujet
00:24:45d'abord d'une immense monopolie
00:24:47mondiale
00:24:49ou d'un jeu de massacres
00:24:51et de sirènes chères
00:24:53et pourtant c'est extrêmement grave
00:24:55même si je ne suis pas
00:24:57le plus compétent pour parler de cela.
00:24:59Mais vous étonniez,
00:25:01Philippe, tout à l'heure,
00:25:03de la faible majorité
00:25:05qui avait l'air
00:25:07de ne pas souhaiter
00:25:09des rétorsions.
00:25:11Peut-être est-elle très attentive
00:25:13au fait que des analyses en France
00:25:15ont été faites parfois
00:25:17par des experts qui disaient
00:25:19qu'il fallait faire attention
00:25:21de ne pas tomber dans
00:25:23une rétorsion trop dure
00:25:25parce que l'Europe et la France
00:25:27s'y perdraient. Je mets un point
00:25:29d'interrogation au bout de cette phrase.
00:25:31Éric Reuvel. Je pense que c'est
00:25:33une réponse de bon sens
00:25:35en réalité, Philippe,
00:25:37parce que comme Trump a montré
00:25:39qu'il n'y avait pas de limite,
00:25:41si votre décision en Europe
00:25:43c'est d'augmenter les droits de douane,
00:25:45il y a d'autres méthodes que je vais expliquer,
00:25:47mais d'augmenter les droits de douane sur les produits américains,
00:25:49alors Trump il peut très bien dans 15 jours
00:25:51du nouveau jour de la libération
00:25:53reprendre un nouveau tableau en disant
00:25:55vous m'avez recollé ça, je vous recolle ça.
00:25:57Le président de la République tout à l'heure
00:25:59dans son intervention à l'Elysée
00:26:01a estimé, je ne sais pas comment ils ont fait le calcul,
00:26:03que dans un premier temps
00:26:05ça allait coûter 2 points de PIB aux Etats-Unis.
00:26:07Un point de PIB aux Etats-Unis c'est
00:26:09290 milliards de dollars.
00:26:11Le PIB américain c'est
00:26:1329 000 milliards de dollars.
00:26:15Nous c'est 3 000 milliards.
00:26:172 points de PIB ça ferait
00:26:19580 milliards de dollars
00:26:21immédiatement avec l'application
00:26:23de ces droits de douane aux Etats-Unis.
00:26:25Parce que quand vous allez importer
00:26:27des pièces par exemple qui rentrent dans la construction
00:26:29des voitures, ça va augmenter
00:26:31le prix des voitures, forcément parce que ces pièces viennent
00:26:33de l'extérieur. Donc il y a le sujet
00:26:35pour Trump et l'économie américaine
00:26:37qui n'est pas du tout tranché
00:26:39et il y a aussi l'idée
00:26:41et celle-là je la défends que
00:26:43pour une fois, puisque c'est une compétence
00:26:45européenne de Bruxelles, les mesures
00:26:47qui vont être mises en application
00:26:49à partir de la mi-avril puis à la fin
00:26:51du mois d'avril décidées par l'Europe
00:26:53ce ne sera peut-être pas des droits
00:26:55de taxes supplémentaires pour les raisons que j'évoquais
00:26:57ce sera ce qu'on appelle une contrainte
00:26:59coercitive qui est une
00:27:01technique européenne qu'on peut appliquer
00:27:03qu'on n'a jamais appliqué et qui
00:27:05a précisément deux chemins. Le premier
00:27:07c'est d'interdire à un pays des investissements
00:27:09de ses banques ou de ses fonds d'investissement
00:27:11ça pourrait s'appliquer
00:27:13aux Etats-Unis. Et le deuxième moyen
00:27:15c'est d'interdire
00:27:17tous les marchés publics européens
00:27:19aux entreprises américaines.
00:27:21Et ça, ce n'est pas une augmentation des droits de douane
00:27:23mais ça peut, alors ça ne fera pas fléchir Trump
00:27:25mais ça peut avoir un impact. Pour ceux qui commandent
00:27:27des F-35, ça va être compliqué dans ces cas-là
00:27:29parce que là, c'est qu'ils ne peuvent plus les commander.
00:27:31Moi je pense que ce ne serait pas nécessairement
00:27:33les mesures les plus difficiles. Moi je pense évidemment
00:27:35que l'Europe doit réagir. Je pense d'abord
00:27:37que Donald Trump fait une erreur d'interprétation
00:27:39sur l'économie parce que
00:27:41son déficit en tout cas au niveau de la balance des paiements
00:27:43n'est pas si important que ça. En effet, il a un gros déficit
00:27:45commercial, c'est-à-dire sur les exportations
00:27:47de biens et de marchandises, choses matérielles.
00:27:49Si on comprend les services numériques dans tout ça
00:27:51et qu'on regarde ce qui s'appelle la balance des paiements
00:27:53et qui comprend aussi les flux financiers, le déficit
00:27:55par rapport à l'Europe, il est de 40 ou
00:27:57de 50 milliards, ce qui n'est pas énormissime non plus.
00:27:59En plus, il a envie de se lancer dans une
00:28:01bataille économique contre la Chine. Donc il
00:28:03ferait mieux de s'entourer d'alliés et notamment
00:28:05de l'Europe. Donc je ne comprends pas trop sa réaction
00:28:07par rapport à l'Europe.
00:28:09On a des moyens de rétorsion.
00:28:11Il faut le dire économiquement, le CEPI
00:28:13a récemment fait une étude et montre
00:28:15qu'apparemment, il y aurait 32 produits
00:28:17essentiels que l'Europe exporte
00:28:19vers les Etats-Unis. Ça comprend des produits pharmaceutiques,
00:28:21des pièces dans l'industrie, des choses comme ça, etc.
00:28:23On pourrait créer un embargo
00:28:25sur ces pièces-là parce qu'il y en a beaucoup moins qui viennent
00:28:27des Etats-Unis vers l'Europe et dont on a
00:28:29réellement besoin. Donc on a une force de négociation.
00:28:31Le problème, c'est qu'en Europe,
00:28:33la compétence commerciale
00:28:35est une compétence exclusive de l'Union Européenne.
00:28:37Donc ça se gère au niveau de l'Union Européenne
00:28:39à ce qu'on appelle la majorité qualifiée.
00:28:41Mais c'est tant mieux, Michael, parce que c'est un marché
00:28:43de 450 millions de consommateurs en Europe.
00:28:45Si chaque pays européen y allait
00:28:47tout seul avec son fusil et ses trois cartouches,
00:28:49ça peserait absolument rien.
00:28:51Bien sûr.
00:28:53Mais le problème, c'est que ça va trop lentement
00:28:55et qu'il faut une majorité qualifiée.
00:28:57Tous les pays ont des intérêts différents dans l'Union Européenne.
00:28:59Comme d'habitude, on se retrouve bloqués.
00:29:01Evidemment, Trump s'est bien gardé
00:29:03de dire qu'en termes de services,
00:29:05les Etats-Unis étaient excédentaires.
00:29:07Ce qui fait que la balance des paiements courants
00:29:09n'est pas si déficitaire que ça.
00:29:11Et deuxième chose,
00:29:13il y a un déficit commercial de 300 milliards
00:29:15avec la Chine, quand même, en faveur
00:29:17de la Chine. Mais ce qu'il a oublié
00:29:19de dire, c'est que pendant des années et des années
00:29:21les excédents commerciaux chinois
00:29:23servaient en achetant des bonds
00:29:25du trésor américain.
00:29:27Financer la dette américaine.
00:29:29Mais c'est un modèle économique
00:29:31qu'il faut revoir, y compris en Europe.
00:29:33Frédéric Guéguin.
00:29:35Frédéric Rouanet. Est-ce que vous avez
00:29:37déjà anticipé en vous disant
00:29:39bon, le marché américain
00:29:41risque de baisser, on va tenter d'aller
00:29:43vers de nouveaux marchés. Alors on parlait de la Chine
00:29:45il y a quelques instants, ça peut être le Japon,
00:29:47ça peut être le Brésil, ça peut être ce que vous voulez.
00:29:49Vous en êtes là, vous notamment, dans le Chablis
00:29:51et dans l'Aude également ? Frédéric Guéguin pour le Chablis.
00:29:53Écoutez, nous sommes déjà
00:29:55tournés vers ces marchés de l'Asie
00:29:57bien sûr, on pense à les développer davantage.
00:29:59Mais encore une fois, moi je pense qu'il faut
00:30:01raison garder, il ne faut pas s'inquiéter,
00:30:03il faut rester mesuré.
00:30:05Moi, je partage un peu l'avis d'Éric Revelle.
00:30:07Il faut rester,
00:30:09voilà, d'autant plus qu'on a aussi un
00:30:11différentiel monétaire qui est plutôt à notre avantage aujourd'hui.
00:30:13Par exemple, l'euro-dollar,
00:30:15c'est un euro-dix à un dollar.
00:30:17Donc, un dollar-dix,
00:30:19c'est quand même plutôt à notre avantage.
00:30:21Donc, voilà.
00:30:23Mais effectivement, d'autres marchés sont
00:30:25à développer. Et dans l'Aude, pour vous,
00:30:27Frédéric Rouanet, vous avez attaqué d'autres marchés
00:30:29en se disant bon, si les USA baissent,
00:30:31on va aller remplir
00:30:33le carnet de commandes ailleurs.
00:30:35Alors, déjà, pour revenir
00:30:37à tout ce qui s'est dit entre
00:30:39ma première intervention et maintenant,
00:30:41pour que les auditeurs
00:30:43comprennent bien, c'est que quand même,
00:30:45il y a un peu une viticulture
00:30:47nationale, voire européenne,
00:30:49qui est sacrifiée sur l'autel
00:30:51de discussions politiques
00:30:53qui nous dépassent complètement. Après, vous parlez
00:30:55de milliards, de mille milliards.
00:30:57Moi, je pense aux pauvres vignerons qui
00:30:59vignent aujourd'hui, qui travaillent pour faire du vin et qui
00:31:01essayent malheureusement de le vendre comme il peut.
00:31:03Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses,
00:31:05c'est qu'il faut savoir que certains avaient fait
00:31:07des stocks, déjà, pour les USA
00:31:09qui les ont fait partir avant et autres,
00:31:11parce qu'on sentait que ça allait arriver, cette taxe,
00:31:13dès que Trump a été élu.
00:31:15Et bien sûr
00:31:17qu'on va aller
00:31:19chercher des marchés ailleurs.
00:31:21On va essayer un peu de se débrouiller,
00:31:23de compenser un peu les volumes qu'on va perdre
00:31:25sur les USA. Maintenant,
00:31:27ce que je pense aussi,
00:31:29c'est que dans les négociations,
00:31:31quand les dirigeants haut placés
00:31:33fournissent ce genre de négociations,
00:31:35moi, je pense qu'il faut qu'ils aillent aussi vers des compensations
00:31:37pour aider
00:31:39les vignerons européens
00:31:41à survivre à ce genre
00:31:43de négociations qui nous dépassent,
00:31:45je le rappelle, totalement.
00:31:47C'est vrai que ça va être compliqué parce que
00:31:49entre les problèmes climatiques
00:31:51que vivent
00:31:53les viticulteurs et maintenant ces droits
00:31:55de douane, est-ce que le gouvernement
00:31:57pourra faire un effort ou pas,
00:31:59Philippe Bilger ou Éric Trebel ?
00:32:01J'approuve l'intérêt des débats
00:32:03au vrai doigt.
00:32:05Je ne connaissais pas ce que vous avez évoqué,
00:32:07Éric, cette possibilité
00:32:09de riposte
00:32:11qui n'entraînerait pas
00:32:13de la part des États-Unis
00:32:15une réaction
00:32:17agressive à notre égard.
00:32:19Est-ce que vous croyez véritablement
00:32:21que la France est prête
00:32:23à mettre en œuvre ces mesures-là ?
00:32:25D'abord, ça n'implique pas
00:32:27que Trump n'élèverait pas
00:32:29de nouveau ses droits de douane si on prenait
00:32:31ces mesures coercitives dont je vous parlais.
00:32:33Mais oui, la France est prête puisque le président de la République
00:32:35vient d'en reparler à l'Élysée dans son discours
00:32:37devant les différents représentants des secteurs.
00:32:39Mais, comme vous l'avez dit,
00:32:41le problème, c'est que c'est une compétence
00:32:43européenne et qu'il faut mettre tout le monde d'accord
00:32:45que les intérêts sont
00:32:47totalement divergents,
00:32:49que l'Allemagne a besoin d'exporter
00:32:51ses Volkswagen, ses Porsche,
00:32:53ses BMW,
00:32:55et que les sujets sont très différents.
00:32:57Par exemple, l'Irlande a un taux de fiscalité
00:32:59sur les entreprises extrêmement bas.
00:33:01Extrêmement bas !
00:33:03Je crois qu'on est à 12% d'IS.
00:33:05Est-ce que vous pensez que l'Irlande
00:33:07va faire un effort là-dessus ?
00:33:09Non, il n'y a pas de raison.
00:33:11C'est la raison pour laquelle l'Irlande dégage
00:33:13des excédents budgétaires.
00:33:15Il n'y a pas d'unité de la fiscalité
00:33:17en Europe.
00:33:19L'autre sujet qui peut être très inquiétant
00:33:21pour le continent européen,
00:33:23c'est que tout le commerce asiatique
00:33:25qui va être taxé lourdement, la Chine c'est plus 37%,
00:33:27où l'Europe est à plus 20%
00:33:29après les annonces de Trumpière.
00:33:31En fait, tout ce commerce asiatique
00:33:33risque de se relocaliser
00:33:35en direction de l'Europe.
00:33:37Donc ça veut dire qu'on a peut-être des secteurs,
00:33:39je ne parle pas du vin messieurs,
00:33:41mais il y a des secteurs qui vont peut-être
00:33:43être complètement
00:33:45solubles parce qu'ils vont avoir à faire
00:33:47une concurrence asiatique qui va venir
00:33:49envahir le marché européen, qui va être terrible
00:33:51parce qu'ils ne pourront plus exporter aux Etats-Unis.
00:33:53L'Europe, d'ailleurs, ferait bien de réagir
00:33:55parce que, pour le coup, les droits de douane
00:33:57entre les Etats-Unis et la France,
00:33:59je trouve qu'ils n'ont pas de pertinence parce qu'on est
00:34:01face à des marchés qui sont à peu près similaires.
00:34:03Mais par rapport à la Chine,
00:34:05quand on s'adresse à des pays qui en effet font du dumping
00:34:07social et fiscal et qui produisent
00:34:09à un dollar là où on produit
00:34:11à 10 ou 15 dollars,
00:34:13là on devrait mettre des droits de douane pour équilibrer
00:34:15un petit peu le jeu. Mais l'Europe ne le fera pas
00:34:17parce que c'est par essence une machine
00:34:19qui ne marche pas avec une idéologie libérale
00:34:21qui ne met que le consommateur
00:34:23au centre de la chose parce qu'il faut dire une chose,
00:34:25c'est quand on met des droits de douane, en effet,
00:34:27les prix sont plus élevés.
00:34:29Il faut expliquer aux consommateurs qu'il y a une autre manière de consommer,
00:34:31qu'il faut peut-être acheter local,
00:34:33autrement, qu'on va peut-être acheter
00:34:35des fruits de saison plutôt que d'acheter des fruits
00:34:37qui viennent de l'autre bout du monde et hors de prix.
00:34:39C'est une reconfiguration
00:34:41économique et humaine.
00:34:43Frédéric Roanet, vous êtes le président
00:34:45du syndicat des vignerons de l'Aude.
00:34:47Vous n'avez pas peur que dans cette négociation
00:34:49où on vous taxe le bourbon mais nous
00:34:51on vous taxe les vins,
00:34:53etc., les agriculteurs soient
00:34:55encore les perdants au profit notamment
00:34:57de l'industrie allemande qui, comme le disait
00:34:59Éric Reuvel, ne veut surtout pas avoir ses berlines
00:35:01de luxe taxées, surtout qu'une bonne partie
00:35:03d'entre elles est fabriquée aux Etats-Unis.
00:35:05Moi,
00:35:07ma première pensée, c'est que
00:35:09ça me rappelle un peu
00:35:11des reportages sur les guerres et autres.
00:35:13Les dirigeants décident et les populations
00:35:15subissent. On en est un peu là.
00:35:17On est,
00:35:19je rejoins un peu l'intervention
00:35:21antérieure,
00:35:23on est une Europe
00:35:25très faible avec des dirigeants
00:35:27qui ont peur de tout.
00:35:29Avec des dirigeants qui ont peur de tout.
00:35:31Et du coup, on n'a pas
00:35:33cherché à un peu
00:35:35inquiéter Donald Trump sur
00:35:37d'autres produits.
00:35:39On n'a pas cherché ça. Bon, les vignerons,
00:35:41ils vendront moins de vin et peu
00:35:43importe. C'est pas grave. Et je rejoins
00:35:45sur le fait où on leur dira de mieux
00:35:47consommer. Oui, mais en attendant,
00:35:49c'est des hectares et des hectares de vignes qui
00:35:51s'arrachent, des friches qui
00:35:53gagnent, qui se gagnent,
00:35:55et des chômeurs et des
00:35:57RSA qu'on paye tous les mois
00:35:59parce qu'on n'a pas aidé les gens qui étaient
00:36:01déjà en place dans leur métier.
00:36:03Moi, je suis désolé, mais nos dirigeants
00:36:05ont montré une défaillance encore une fois
00:36:07dans cette affaire.
00:36:09Frédéric Guéguen,
00:36:11votre approche, but de Chablis ?
00:36:13Pardon ? Votre approche, vous n'avez pas
00:36:15peur d'être sacrifié à nouveau au profit
00:36:17notamment de l'industrie allemande ?
00:36:19Frédéric Guéguen, il est plus optimiste, déjà.
00:36:21J'ai envie d'être optimiste. Moi, je suis
00:36:23naturellement optimiste, mais néanmoins,
00:36:25vous savez, les vins de Chablis sont quand même exportés à plus de 20%
00:36:27aux Etats-Unis, donc c'est quand même
00:36:29un impact. C'est un gros marché
00:36:31pour nous. Moi, c'est autour
00:36:33de 12 à 14 %, donc bien sûr. Mais
00:36:35vous voyez, mardi soir, j'ai dîné avec des
00:36:37importateurs américains qui, eux,
00:36:39ne sont pas trop inquiets,
00:36:41plutôt pitifs, et encore ce matin, on a
00:36:43expédié des vins pour les Etats-Unis.
00:36:45Donc, vous voyez, j'ai envie de dire
00:36:47qu'on va peut-être passer
00:36:49un moment un peu
00:36:51plus difficile, mais je pense
00:36:53que les consommateurs américains auront encore envie de consommer
00:36:55des vins français. Et donc,
00:36:57même s'il y a une petite... parce que 20%,
00:36:59ce n'est pas 20% sur le prix
00:37:01des ventes, c'est 20% sur le prix
00:37:03de l'importation, donc ça ne va pas être une augmentation
00:37:05de 5% maintenant non plus. Donc ça aussi,
00:37:07l'impact est moindre. Vous voyez, une bouteille
00:37:09de Chablis vaut autour de 40 $ aux Etats-Unis.
00:37:11Elle va passer
00:37:13autour de plus de 50 $.
00:37:1555 $.
00:37:17C'est pas non plus...
00:37:19Quand vous dites que les importateurs américains sont optimistes...
00:37:21Oui, non, pardon. Je voulais vous poser une question,
00:37:23mais c'était un plaisir.
00:37:25Il y a l'heure, il y a l'heure.
00:37:27Et c'était une très bonne question.
00:37:29C'est mon petit Chablis.
00:37:33Merci beaucoup Frédéric Guéguen,
00:37:35viticulteur, vice-président de la Fédération
00:37:37de défense et de l'appellation de Chablis.
00:37:39Merci beaucoup Frédéric Rouanet, président du syndicat
00:37:41d'Amigneron de l'Aude. Et bien entendu,
00:37:43vous nous avez derrière vous.
00:37:45L'antenne vous est ouverte quand vous en avez besoin.
00:37:47Restez avec nous. Dans un instant, Lucky, c'est qui qui l'a dit,
00:37:49on va récupérer
00:37:51Mickaël et on va jouer
00:37:53avec nos vrais gens. Il a un très joli prénom.
00:37:55C'est vrai.
00:37:57Je trouve pas mal.
00:37:59Sud Radio, votre attention
00:38:01est notre plus belle récompense.
00:38:03C'est vraiment agréable d'entendre
00:38:05une radio aussi joyeuse, même que ce soit
00:38:07le 7h du matin et le soir, c'est excellent.
00:38:09Sud Radio, parlons
00:38:11vrai. Les vraies voix Sud Radio,
00:38:1317h-19h, Philippe
00:38:15David, Cécile de Ménibus.
00:38:17Les vraies voix,
00:38:19très calmes hors antenne.
00:38:21Chacun, il va de son
00:38:23petit mail, de son petit sms,
00:38:25je check un petit peu sur les réseaux sociaux.
00:38:27Nous méditons l'actualité,
00:38:29on cherche des bonnes interventions.
00:38:31Nous méditons, mais n'importe quoi.
00:38:33On essaie de donner le meilleur de nous-mêmes.
00:38:35Vous pourriez être homme politique.
00:38:37C'est faux, c'est faux.
00:38:39Je le suis déjà.
00:38:41Vous êtes déjà homme politique ?
00:38:43Je vous le souhaite. En tout cas,
00:38:45Mickaël Sadoun, président,
00:38:47bientôt peut-être, avec
00:38:49comme aide-moisin
00:38:51Premier ministre Éric Reval
00:38:53ou finalement Philippe Bilger ?
00:38:55Conseiller économique, évidemment, Philippe Reval.
00:38:57Et Philippe Bilger, il faut que ce soit le conseiller spécial.
00:38:59Le conseiller spécial, celui qui est dans le bureau d'à côté
00:39:01et qui est une espèce de boîte à idées.
00:39:03Celui qui diffie le venin,
00:39:05un petit peu, c'est Alexis Colère,
00:39:07pour être clair.
00:39:09Ou alors, le visiteur du soir.
00:39:11Le visiteur du soir. Mais pas trop tard.
00:39:13Pas trop tard.
00:39:15Il faut qu'il ramène quelques-unes de ses copines,
00:39:17si il est visiteur du soir.
00:39:19Il n'est pas président, ça part déjà en vrai.
00:39:21On va le voir.
00:39:25Je vous le dis, on va finir en carré blanc
00:39:27avec cette émission.
00:39:29Mickaël est avec nous, l'autre Mickaël.
00:39:31Mickaël, vous savez que c'est à vous
00:39:33de lancer le jingle du qui-c'est-qui.
00:39:35Qui l'a dit ?
00:39:37J'ai envie de lancer les hostilités
00:39:39et que le quiz démarre et que le meilleur gagne.
00:39:41Et voilà.
00:39:47Et les trois points iront peut-être
00:39:49sur la demande d'interdiction
00:39:51du syndicat de la magistrature
00:39:53par David Lissnard.
00:39:55Je regrette de voir qu'une partie
00:39:57des LR fait le jeu du RN
00:39:59en adaptant une rhétorique sur son argumentaire.
00:40:03Bonne réponse de Mickaël.
00:40:07Et c'était ce matin sur Sud Radio.
00:40:09Alors là, Mickaël, vous m'avez bluffé.
00:40:11Qui c'est qui qui l'a dit,
00:40:13Mickaël,
00:40:15les amis sont parfois pire que les ennemis
00:40:17en économie.
00:40:19Je sais,
00:40:21parce que j'ai écouté hier soir.
00:40:25Et je ne l'ai pas.
00:40:27Bonne réponse
00:40:29d'Éric Revelle.
00:40:31Tout en douceur avec Revelle.
00:40:33Pour une fois, il ne nous a pas fait peur
00:40:35avec sa main.
00:40:37Qui c'est qui l'a dit sur la condamnation
00:40:39de Marine Le Pen ? Le premier mot de François Bayrou
00:40:41aurait dû être
00:40:43je soutiens l'institution judiciaire.
00:40:45Mickaël,
00:40:47c'est un ancien ministre dont on a
00:40:49beaucoup parlé ces derniers jours
00:40:51en raison d'une loi.
00:40:53Et parfois, on le voit à Noël.
00:40:55Non.
00:40:57Mais laissez répondre,
00:40:59Mickaël.
00:41:01Ça va sonner.
00:41:03Vous avez perdu.
00:41:05Est-ce qu'on peut avoir un ralenti,
00:41:07s'il vous plaît ?
00:41:09Il a dit je vais et vous avez
00:41:11coupé la parole.
00:41:13Les 5 secondes attribuées
00:41:15à l'auditeur étaient écoulées.
00:41:17Mickaël, est-ce que vous aviez
00:41:19la réponse ?
00:41:21Non, pas du tout.
00:41:23Bon, 3 points ici.
00:41:25Attendez,
00:41:27qui c'est qui a dit Mickaël ?
00:41:29Question suivie,
00:41:31où a-t-il sa maison de vacances ?
00:41:33Où a-t-il sa maison de vacances ?
00:41:35Pour nous départager.
00:41:37Où a-t-il
00:41:39sa maison de vacances pour nous départager ?
00:41:41Je vous demande de vous arrêter.
00:41:43Ma chère Cécile, exercez un droit
00:41:45de raisonnement.
00:41:47Je sais qu'une chose,
00:41:49Eric Revelle a dit
00:41:51Michel Sapin, et vous avez dit tout de suite Sapin.
00:41:53Ah, ben voilà.
00:41:55La voix de la vérité.
00:41:57Merci, monsieur.
00:41:59Qui même l'a répondu
00:42:01pour une vraie fille ?
00:42:03Qui c'est qui qui l'a dit Mickaël ?
00:42:05Sur les droits de doigt d'Américains,
00:42:07Donald Trump se prend pour le maître du monde.
00:42:09Mickaël ?
00:42:11Jordan Bardella ?
00:42:13Non, c'est une femme.
00:42:15Van Der Leyen ?
00:42:17Non, française.
00:42:19Prisca Thévenot ?
00:42:21Je ne sais pas.
00:42:23Ministre importante.
00:42:25Ah oui, ministre importante.
00:42:27Non, c'est la parole.
00:42:29Le primat.
00:42:31Non, non, non.
00:42:33Je l'ai dit comme un primat.
00:42:35Son deuxième prénom, c'est comé.
00:42:37Non.
00:42:39Son deuxième prénom, c'est comé.
00:42:41J'ai été floué.
00:42:43Je regrette. Vérifiez.
00:42:45Le deuxième prénom qui est moins connu,
00:42:47Madame Prima, c'est comé.
00:42:49Comé Prima.
00:42:51Non, mais ce qui est fou, c'est que
00:42:53je fredonne cette musique depuis tout à l'heure,
00:42:55personne ne percute, et finalement, il percute.
00:42:57Mais est-ce qu'on peut vérifier que son deuxième prénom est comé ?
00:43:01Ça peut être Vera aussi, sinon.
00:43:03Vous êtes sûr que c'est comé,
00:43:05autrement...
00:43:07Comédienne.
00:43:17Michael.
00:43:19Je ne l'ai pas.
00:43:21Olivier Faure.
00:43:23Non.
00:43:25Bonne réponse de Michael.
00:43:27Comme c'est moi, il n'y a pas de débat.
00:43:29Il y a N.
00:43:31Tranquille.
00:43:33Eric Revelle, 6 points.
00:43:35Et après, tout le monde est à 3.
00:43:37Bravo, Michael.
00:43:39Bravo, Michael.
00:43:41Les applaudissements se sont mis.
00:43:43Quel mauvais joueur.
00:43:45Philippe Bilgin pensait que c'était lui
00:43:47qu'on applaudissait.
00:43:49J'ai été trahi
00:43:51par une ravissante
00:43:53personne
00:43:55qui, sur ma tête,
00:43:57je comptais en permanence.
00:43:59Et qui a succombé au charme d'Eric Revelle.
00:44:01Prême à Eric Revelle.
00:44:03Je suis la loi, les enfants.
00:44:05J'imagine Philippe Bilger
00:44:07en une d'un journal.
00:44:09Philippe Bilger participe à une soirée poker,
00:44:113 morts. Parce qu'il est tellement tricheur
00:44:13qu'au bout d'un moment, tout le monde va s'entretuer.
00:44:15Je ne triche pas.
00:44:17Vous ne m'en voudrez pas parce que je crois bien
00:44:19que c'est la première fois que je gagne.
00:44:21Vous êtes bien payé ?
00:44:23Non.
00:44:25Surtout que vous n'avez pas gagné puisque c'est nickel.
00:44:27Si vous permettez
00:44:29que nous parlions à Miquel.
00:44:31Miquel, merci d'avoir
00:44:33joué avec nous.
00:44:35C'était très intéressant.
00:44:37Il est fair play, Miquel.
00:44:39Vous reviendrez, Miquel ?
00:44:41Mais je reviendrai pour gagner, peut-être.
00:44:43Ça, c'est beau.
00:44:45Ça, on aime bien.
00:44:47Miquel, donc à bientôt.
00:44:49Dans un instant, allez.
00:44:51Le journal et puis un peu de météo
00:44:53avec Rémi André. Plutôt bonne météo.
00:44:55Et le coup de gueule de Philippe David.
00:44:57Je crois qu'il y a besoin pour le président
00:44:59de la République d'un petit cours de rattrapage
00:45:01en histoire.
00:45:03On compte sur vous. Dans un instant.
00:45:05Soyez les bienvenus. On est ensemble jusqu'à 19h.
00:45:07Sud Radio.
00:45:09Les vraies voix Sud Radio.
00:45:1117h-19h.
00:45:13Philippe David.
00:45:15Cécile de Ménibus.
00:45:17Cécile de Ménibus.
00:45:19Philippe David.
00:45:21Ça va ?
00:45:23Vous êtes en pleine forme aujourd'hui.
00:45:25Comme dirait Philippe Bilger.
00:45:27You are so beautiful.
00:45:29Vous commencez par vous maintenant.
00:45:31On n'est jamais mieux servis de personne.
00:45:33Cécile et après Philippe.
00:45:35Vous avez une deuxième transgression ce soir.
00:45:37Je ne sais pas ce qui se passe.
00:45:39Je ne vous ai pas aidé celui qui l'a dit.
00:45:41La première grave.
00:45:43Vous avez donné une joie imméritée.
00:45:45Philippe Bilger,
00:45:47vous savez que dans un couple,
00:45:49à un moment donné, il faut surprendre parfois.
00:45:51Oui, mais moi, j'aime bien la fidélité.
00:45:53Moi qui croyais
00:45:55qu'on était un trouble.
00:45:57Non, vous êtes un trouble.
00:45:59Ce n'est pas pareil.
00:46:01Allez, le 0826 300 300.
00:46:03Vous nous laissez des messages
00:46:05sur notre répondeur.
00:46:07Ce n'est pas facile à dire.
00:46:09On les écoute.
00:46:11Oui, bonjour Isabelle.
00:46:13Moi-même, en tant qu'ancienne
00:46:15assistante parlementaire,
00:46:17je pense effectivement qu'il y a
00:46:19un problème au niveau de la définition
00:46:21des fonctions
00:46:23et des postes. Il faut savoir
00:46:25que quand on travaille pour un député
00:46:27ou un sénateur,
00:46:29si on n'appartient pas
00:46:31au même parti politique,
00:46:33on ne peut pas être
00:46:35un bon collaborateur.
00:46:37On est toujours appelé
00:46:39à traiter à la fois
00:46:41les problèmes qui concernent
00:46:43le travail du député,
00:46:45mais également le lien
00:46:47entre le parti politique,
00:46:49ses idées
00:46:51qui sont appliquées par le député.
00:46:53Donc on jongle en permanence
00:46:55entre un travail
00:46:57entre guillemets administratif
00:46:59et un travail politique.
00:47:01Donc il y a
00:47:03véritablement un souci
00:47:05à ce niveau-là. Il faudrait préciser
00:47:07les choses.
00:47:09J'aime énormément
00:47:11le point de vue qui vient d'être développé.
00:47:13Isabelle, merci
00:47:15Cécile, parce que
00:47:17c'est un tout qui peut
00:47:19ce qu'a voulu développer le Rassemblement
00:47:21national lors des audiences
00:47:23et que le tribunal
00:47:25d'une certaine manière
00:47:27n'a pas voulu
00:47:29appréhender
00:47:31puisque c'est la conception classique
00:47:33de l'assistant qui a dominé.
00:47:35Éric Revelle ?
00:47:37C'est très juste. J'ai trouvé ça très juste
00:47:39comme sujet. C'est tellement juste
00:47:41que la plupart des partis politiques
00:47:43en réalité, au Parlement européen,
00:47:45utilisent les mêmes méthodes.
00:47:47Maintenant, c'est beaucoup plus réglementé.
00:47:49Pour tout vous dire, quelqu'un qui était au Blast
00:47:51qu'on connaît bien, Sébastien Ménard,
00:47:53disait que si on enquêtait sur tous les partis,
00:47:55tout le monde serait un peu mis à la même enseigne.
00:47:57Le système a changé. Avant,
00:47:59le traitement de l'assistant européen
00:48:01était versé au parlementaire.
00:48:03Maintenant, il est directement versé à l'assistant.
00:48:05C'est un peu différent. Mais regardez,
00:48:07le modem a eu
00:48:09le même problème, même si les peines
00:48:11ont été avec sursis pour François Bayrou et d'autres.
00:48:13Mélenchon, l'instruction
00:48:15traîne un petit peu. En revanche,
00:48:17ça date de 2017. Peut-être qu'il
00:48:19va être mis en difficulté politique
00:48:21aussi. En réalité,
00:48:23c'était quelque chose qui était
00:48:25largement répandu.
00:48:27J'ai été collaborateur parlementaire
00:48:29il y a quelques années. Évidemment,
00:48:31il est impossible de faire une séparation
00:48:33entre le service à l'activité
00:48:35strictement politique ou
00:48:37institutionnelle
00:48:39dans le Parlement et
00:48:41le personal branding ou la vie
00:48:43personnelle d'un député dans lequel il y a
00:48:45forcément des déplacements en province,
00:48:47dans sa circonscription, etc. Les deux sont
00:48:49intimement mêlés. Évidemment, si on veut
00:48:51bien faire le job, il faut être en conformité
00:48:53avec les convictions. En général, on est dans le même
00:48:55parti politique. Je trouve que
00:48:57cette acquisition est stupide.
00:48:59Quand des hommes politiques parlent
00:49:01de la moralité de Marine Le Pen comme si elle avait fait
00:49:03un truc gravissime, regardez, elle a détourné
00:49:05de l'argent en masse. Ce n'est pas vrai.
00:49:07C'est une interprétation particulière de
00:49:09ce que doit faire un collaborateur parlementaire
00:49:11ou quelqu'un qui est autour d'un homme politique.
00:49:13Pour moi, ça ne s'appelle pas un détournement d'argent de masse.
00:49:15Après, quand même, Michael, il y avait des définitions
00:49:17de poste des gens qui se retrouvaient
00:49:19assistants parlementaires qui, visiblement, faisaient
00:49:21l'autre choix. Le garde du corps, par exemple.
00:49:23Oui, il ne faut pas nous déranger.
00:49:25Désolé d'être un peu
00:49:27méditerranéen dans la conception des choses.
00:49:29Non, il faut être juste
00:49:31dans tous les côtés.
00:49:33Vous avez raison. Si vous voulez, moi, je regrette
00:49:35un petit peu l'époque où, en effet, il y avait
00:49:37un petit peu d'imprécision,
00:49:39voire de magouille en politique.
00:49:41Allons dire le mot de magouille en politique.
00:49:43Mais où les hommes politiques avaient une stature,
00:49:45un intérêt, une épaisseur
00:49:47intellectuelle et étaient vraiment au service
00:49:49de leur pays, malgré les petits écarts de conduite
00:49:51qu'ils pouvaient avoir.
00:49:53Vous direz ça au fils que quand il viendra vous chercher
00:49:55de l'argent...
00:49:57C'est pas grave, monsieur.
00:49:59Excusez-moi, Michael. Il y a une petite
00:50:01incompréhension entre nous.
00:50:03On vous a rajouté 10 000 sur vos impôts.
00:50:05Mais bon, puisque vous êtes large,
00:50:07soyons large. Allez rester avec nous dans un instant
00:50:09le coup de gueule de Philippe David.
00:50:11On va parler un peu d'un petit cours de rattrapage
00:50:13d'histoire pour le Président de la République
00:50:15qui en a bien besoin, à mon avis.
00:50:29Et nous sommes très contents avec Philippe David.
00:50:31Je parle pour nous deux, Philippe, d'être avec vous,
00:50:33d'y recevoir Éric Rebelle.
00:50:35Super content.
00:50:37Je ne reviens pas.
00:50:39Je suis sur un petit nuage depuis ma victoire au Tiki.
00:50:43C'est comme s'il avait gagné Roland-Garros.
00:50:45En simple, pas en double.
00:50:47C'est son grand chlem, c'est ça qui est dingue.
00:50:49Michael Sadoune, vous êtes heureux ?
00:50:51J'ai perdu au qui sait qui
00:50:53qui l'a dit, mais oui.
00:50:55Vous êtes heureux d'être là.
00:50:57Je suis ravi.
00:50:59Je vous le dis, c'est mon kiff de la semaine.
00:51:01Très bien. On adore entendre ça.
00:51:03Et Philippe Bilger ?
00:51:05Il faut dire que ce duo apporte beaucoup.
00:51:07Je l'adore.
00:51:09Moi, je suis ravi, à part un petit peu
00:51:11un petit caillou dans la tête.
00:51:15Je suis visiblement responsable.
00:51:17Vous avez été d'une loyauté parfaite
00:51:19au point de m'abandonner.
00:51:21Sans vous trahir.
00:51:23Absolument.
00:51:25Vous, vous êtes content de votre talent ?
00:51:27Je vous reconnais.
00:51:29C'était pas mal. Je vous signale que c'est moi
00:51:31qui ai suffi de la chanson.
00:51:33Tout de suite, Philippe David.
00:51:37Comme d'habitude, je vais remettre
00:51:39le clocher au milieu du village.
00:51:41Un village qui se situe à Paris 8ème.
00:51:43Pourquoi Paris 8ème ? Parce que c'est là
00:51:45que se trouve le palais de l'Elysée,
00:51:47où le président de la République a tenu,
00:51:49lors de la remise des prix Jean-Pierre Bloch de la Ligra,
00:51:51des propos pour le moins surprenants,
00:51:53à mon avis. On écoute ceci.
00:51:55Le poison antisémite n'est constitué
00:51:57d'un seul ingrédient. La haine.
00:51:59Et quelle que soit l'expression
00:52:01que prend l'antisémitisme,
00:52:03religieuse, sociale ou raciale,
00:52:05elle n'est que le produit de la haine.
00:52:07Une haine née
00:52:09à l'extrême droite,
00:52:11qui a prospéré à l'extrême droite
00:52:13et qui a su essaimer au-delà
00:52:15de l'extrême droite.
00:52:17Ainsi donc, à croire le président de la République,
00:52:19l'antisémitisme serait né à l'extrême droite,
00:52:21vocable tarte à la crème
00:52:23s'il en est aujourd'hui.
00:52:25La République qui, s'il est le Mozart de la finance,
00:52:27aurait besoin d'une remise à niveau en histoire.
00:52:29Commençons par le premier pogrom
00:52:31de l'histoire qui eut lieu à Alexandrie
00:52:33en 38 après Jésus-Christ.
00:52:35Pogrom mené par la communauté grecque
00:52:37de la ville. Les grecs d'Alexandrie
00:52:39étaient-ils d'extrême droite ?
00:52:41Continuons avec le Moyen-Âge, où pendant la peste noire
00:52:43qui décima l'Europe, on massacra
00:52:45des juifs par milliers après qu'ils aient
00:52:47été accusés d'avoir empoisonné les puits.
00:52:49Doit-on accuser l'extrême droite ?
00:52:51L'Église catholique, qui dut attendre
00:52:53un décret du pape Jean XXIII
00:52:55le 5 juillet 1959
00:52:57pour retirer, lors de la messe du
00:52:59Vendredi Saint, le prion pour les
00:53:01juifs perfides, les juifs étant
00:53:03accusés d'être un peuple déicide,
00:53:05doit-elle être rangée à l'extrême droite ?
00:53:07Les massacres de juifs dans les pays
00:53:09arabes et les pogroms en Europe de l'Est
00:53:11doivent-ils être considérés comme des crimes
00:53:13antisémites d'extrême droite ?
00:53:15Alors bien sûr, il y eut des antisémites d'extrême droite
00:53:17comme Drummond ou Maurras. Mais rappelons
00:53:19qu'avant Drummond, qui écrivit la France juive
00:53:21pamphlet antisémite en
00:53:231886, Karl Marx écrivait
00:53:25dans un article intitulé
00:53:27« Sur la question juive » en 1843
00:53:29« Quel est le fond profane
00:53:31du judaïsme ? Le besoin pratique,
00:53:33l'utilité personnelle. Quel est
00:53:35le culte profane du juif ? Le
00:53:37trafic. Quel est son dieu profane ?
00:53:39L'argent. » Marx était donc d'extrême droite
00:53:41vu la teneur antisémite du propos.
00:53:43Tout comme Jaurès, anti-Dreyfusard
00:53:45convaincu, qui pensait que
00:53:47Dreyfus avait échappé à la peine de mort
00:53:49grâce au prodigieux
00:53:51déploiement de la puissance juive.
00:53:53Des propos qui n'auraient pas dépareillés dans son
00:53:55journal La Petite République, dans lequel
00:53:57il avait qualifié le député Joseph Reynac
00:53:59de « juif ignoble ».
00:54:01Jaurès est donc lui aussi
00:54:03d'extrême droite. Alors basta de ce
00:54:05révisionnisme historique et
00:54:07Monsieur le Président de la République, plutôt que de
00:54:09raconter n'importe quoi sur l'antisémitisme,
00:54:11me venez manifester avec nous la prochaine
00:54:13fois, on en profitera pour vous faire
00:54:15un petit cours de rattrapage en histoire.
00:54:19Globalement, c'est vrai
00:54:21mais vous auriez pu vous arrêter
00:54:23au fait que les racines modernes
00:54:25de l'antisémitisme
00:54:27c'était
00:54:29des racines socialistes.
00:54:31En réalité, les gens qui ont
00:54:33véritablement commencé l'antisémitisme
00:54:35y avaient
00:54:37des esprits socialistes et
00:54:39bien surtout...
00:54:41Oui, mais Marx...
00:54:43Oui, d'accord.
00:54:45Les propos de Marx étaient hautement antisémites.
00:54:47Non mais je pense que le Président de la République
00:54:49je vais pas lui faire
00:54:51l'affront de penser qu'il ne
00:54:53sait pas tout ce que vous avez rappelé à juste titre
00:54:55Philippe. Je pense qu'il le sait mais en fait
00:54:57il fait de la politique.
00:54:59Il renvoie le Rassemblement National
00:55:01aux origines du Front National
00:55:03et aux propos antisémites de Jean-Marie Le Pen
00:55:05pour lesquels il a été condamné.
00:55:07Puisqu'en fait on est en plein débat
00:55:09sur l'inéligibilité de Marine Le Pen
00:55:11donc en fait son propos
00:55:13c'est de rappeler,
00:55:15de remettre le Front National
00:55:17en piste versus le Rassemblement National.
00:55:19Je pense qu'il n'y a qu'une visée politique.
00:55:21Il y a évidemment une erreur d'interprétation
00:55:23qui découle d'une posture morale.
00:55:25C'est très confortable politiquement
00:55:27de s'opposer à celui qu'on a décidé
00:55:29d'enfermer dans le vocable d'extrême droite.
00:55:31C'est très facile. Moi aussi je pourrais
00:55:33me mettre dans ce rôle-là en disant que je suis l'ennemi du fascisme.
00:55:35Ces gens-là n'ont pas changé de posture
00:55:37en fait depuis 40 ans. C'est-à-dire que le Rassemblement National
00:55:39il a bougé sur ces questions,
00:55:41on le voit, et
00:55:43il s'occupe dans ses positions parce que c'est confortable
00:55:45pour eux. Donc moi je pense que
00:55:47pour ces gens-là, pour la Macronie,
00:55:49la question de la lutte contre l'antisémitisme
00:55:51n'est pas importante. C'est simplement
00:55:53un instrument politique pour eux. Ils s'en fichent
00:55:55royalement.
00:55:57Merci beaucoup Philippe David.
00:55:59Tout de suite l'info en plus, c'est de Félix Mathieu.
00:56:01Ah !
00:56:03Félix Mathieu !
00:56:05Les mesures
00:56:07de Donald Trump suscitent décidément
00:56:09beaucoup d'inquiétudes. Juste avant les droits de douane
00:56:11il y avait cette lettre adressée à des entreprises.
00:56:13La lettre des ambassades des Etats-Unis
00:56:15adressée à quelques grandes entreprises de plusieurs pays
00:56:17dont la France pour leur demander de renoncer aux politiques
00:56:19d'inclusion, de diversité, voire
00:56:21de discrimination positive politique
00:56:23qualifiée de woke par Donald Trump.
00:56:25Et le message était, si vous voulez répondre à des appels
00:56:27d'offres aux Etats-Unis, ces pratiques dites inclusives
00:56:29sont désormais contraires à la législation américaine.
00:56:31Faudra donc attester que vous ne les
00:56:33pratiquez pas. Alors depuis ce week-end
00:56:35Washington a un peu nuancé ses consignes en précédant
00:56:37qu'il n'y aurait pas de vérification sur les réponses
00:56:39des entreprises. Pour en parler
00:56:41nous sommes en ligne avec Adrien Figula-Lethor,
00:56:43cofondateur d'AFL Diversity, une start-up
00:56:45qui intervient sur ces thématiques auprès de ses entreprises
00:56:47clientes, cofondateur aussi du Grand Prix
00:56:49Diversité Inclusion et co-auteur
00:56:51d'une tribune très agacée contre cette
00:56:53initiative américaine, une lettre ouverte à Donald Trump
00:56:55publiée dans la tribune dimanche.
00:56:57Bonsoir Adrien Figula-Lethor.
00:56:59Bonsoir Félix Mathieu. Merci d'être avec nous
00:57:01dans les Vraies Voix sur Sud Radio. Est-ce que c'est
00:57:03nouveau que l'idée même
00:57:05d'inclusion, de diversité soit l'objet d'un débat,
00:57:07soit plus un objectif consensuel ?
00:57:09On se souvient d'une époque en France où Nicolas
00:57:11Sarkozy par exemple défendait la discrimination positive.
00:57:13On se dit que Donald Trump le qualifierait
00:57:15de woke aujourd'hui ?
00:57:17Je pense que c'est notre responsabilité
00:57:19à tous de
00:57:21justement défendre l'inclusion,
00:57:23la diversité, c'est juste l'égalité.
00:57:25Rien ne va dans les accusations de monsieur Trump,
00:57:27que ce soit le fond ou la forme.
00:57:29Sur le fond il s'agit clairement d'imposer
00:57:31une vision du monde qui est complètement incompatible
00:57:33avec les principes d'un régime démocratique
00:57:35comme le nôtre. Et sur la forme,
00:57:37disons-le, il s'agit clairement d'une
00:57:39ingérence intolérable dans les affaires
00:57:41des entreprises françaises qui n'ont pas besoin des conseils
00:57:43de monsieur Trump pour avancer.
00:57:45Oui, parce que si on prenait les consignes auprès
00:57:47de la lettre, il faudrait ne pas appliquer la législation
00:57:49française en fait, c'est ça.
00:57:51Exactement, nous sommes un pays souverain avec
00:57:53des lois qui ont été votées par un Parlement
00:57:55et pour le coup on a des lois qui
00:57:57à la fois protègent, il y a 26
00:57:59critères de discrimination qui sont définis par la loi,
00:58:01donc un cadre légal qui protège
00:58:03les salariés et aussi
00:58:05qui oeuvre pour finalement
00:58:07accéder à la méritocratie, puisque c'est bien
00:58:09de ça dont il s'agit. La méritocratie,
00:58:11on n'est pas tous égaux,
00:58:13on n'a pas tous la même couleur de peau, on n'a pas
00:58:15tous le même genre, on n'a pas tous la même orientation sexuelle
00:58:17et du coup, ces politiques
00:58:19diversité et inclusion, elles sont là justement pour
00:58:21permettre d'accéder à la méritocratie,
00:58:23permettre que chacune et chacun ait les mêmes
00:58:25chances en entreprise
00:58:27et ça marche, on a d'ailleurs les chiffres
00:58:29qui le démontrent. Vous qui travaillez
00:58:31sur ces thématiques en permanence, vous avez
00:58:33senti une vraie évolution ces derniers
00:58:35mois, avec cette nouvelle
00:58:37donne mondiale ?
00:58:39Alors je dirais qu'il y a une vraie évolution ces
00:58:41dernières années de prise de conscience
00:58:43des enjeux de diversité et inclusion de la part
00:58:45des entreprises, les salariés aussi,
00:58:47puisque nous ça fait 4 ans maintenant
00:58:49qu'on mesure avec BVA
00:58:51les attentes et perceptions des salariés
00:58:53en France sur ces enjeux-là en
00:58:55particulier et on voit que les chiffres
00:58:57augmentent chaque année dans la prise de conscience
00:58:59des enjeux et dans la volonté des salariés
00:59:01d'aller plus loin. Ils ont compris que c'était
00:59:03bon pour eux, bon pour leur
00:59:05bien-être et puis bon pour la performance
00:59:07aussi de l'entreprise, parce que peut-être
00:59:09ce n'est pas le cas aux États-Unis, en tout cas en France,
00:59:11c'est prouvé, des entreprises qui recrutent dans la
00:59:13diversité, des entreprises qui sont engagées
00:59:15sur ces enjeux, sont des entreprises qui
00:59:17sont plus performantes et les chiffres
00:59:19nous montrent de notre dernier baromètre que
00:59:2190% des salariés français souhaitent
00:59:23que leur entreprise poursuive leurs
00:59:25engagements en matière de diversité et inclusion.
00:59:27On est très loin des fantasmes et de l'idéologie
00:59:29dont parle
00:59:31Donald Trump avec tous ses délires sur le
00:59:33walkie-talkie. Merci beaucoup
00:59:35Adrien Figula-Le Thor
00:59:37qui est co-fondateur
00:59:39d'AFL Diversity City
00:59:41et Grand Prix Diversité et Inclusion.
00:59:43Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
00:59:45Dans un instant, le tour de table de l'actu. Merci Félix
00:59:47Mathieu. De quoi parle-t-on, Philippe Bilger ?
00:59:49On parle de chef
00:59:51de la diplomatie européenne.
00:59:53Très bien. Avec vous, Michael ?
00:59:55Une grande primaire un peu farfelue.
00:59:57Avec qui ? Avec Ravel ?
00:59:59De walkisme, non ? Vous ne voulez pas que je parle
01:00:01de l'intervention que je viens d'entendre ?
01:00:03Absolument, vous pouvez.
01:00:05Je change de sujet. J'étais pas loin d'intervenir aussi.
01:00:07Soyez les bienvenus.
01:00:09Sud Radio
01:00:11Sud Radio, parlons vrai.
01:00:13Sud Radio, parlons vrai.
01:00:15Les vraies voix Sud Radio, 17h-19h
01:00:17Philippe David,
01:00:19Cécile de Ménibus.
01:00:21Les vraies voix aujourd'hui avec Philippe Bilger
01:00:23Philippe David, bien entendu. Ça va Philippe ?
01:00:25Ça va très bien. Quand on est compagnie
01:00:27avec les vraies voix du jour, on ne peut être
01:00:29qu'en pleine forme. Avec une équipe maximale
01:00:31de réalisation, standard évidemment
01:00:33Félix, c'est que du bonheur.
01:00:35L'adrénaline.
01:00:37Vous avez remarqué que notre réalisateur
01:00:39depuis que nous étions hier à l'Automobile Club
01:00:41de France, tous en costume
01:00:43et cravate, aujourd'hui il a mis une chemise.
01:00:45Ça lui va bien. Merci de le remarquer à 18h30.
01:00:47Oui, je l'ai remarqué
01:00:49parce que vous me l'avez demandé.
01:00:51Parce que
01:00:53je ne vous dévisage pas, malheureusement.
01:00:55Je devrais.
01:00:57Et on l'adore Maxime, il est formidable.
01:00:59C'est mon chouchou.
01:01:01Allez, Éric Revel autour de cette table.
01:01:03Michaël Sadoun et Philippe Bilger, bien entendu.
01:01:05Tout de suite le tour de table de l'actu de nos vraies voix.
01:01:07Bonsoir madame, bonsoir mademoiselle,
01:01:09bonsoir monsieur. Dans quelques instants
01:01:11vous pourrez admirer nos plus
01:01:13belles créatures. Mais vous fumez monsieur.
01:01:15C'est aussi peu plausible que
01:01:17lorsque vous me comparez à Rocco Siffredi.
01:01:19Le tour de table
01:01:21de l'actualité.
01:01:23Mythique cette réflexion.
01:01:25Philippe Bilger voulait parler de la
01:01:27chef de la diplomatie européenne.
01:01:29Oui, je me suis intéressé parce qu'on en a
01:01:31parlé ce matin.
01:01:33Une canaf, si je ne fais pas
01:01:35d'erreur, calaf, madame calaf
01:01:37Elle chante.
01:01:39Non, ne nous refaites
01:01:41pas commer.
01:01:43Elle est estonienne.
01:01:45Le chef de la diplomatie
01:01:47européenne et
01:01:49apparemment au bout de 4 mois
01:01:51elle commence déjà à décevoir.
01:01:53Alors pour deux raisons
01:01:55apparemment Van Der Leyen
01:01:57qui parle d'un moins bon janguet
01:01:59que moi
01:02:01a pris de la
01:02:03mesure et elle a
01:02:05convaincu
01:02:07un certain nombre de gens par
01:02:09ses discours en matière étrangère
01:02:11alors que la chef
01:02:13estonienne a beaucoup déçu.
01:02:15Et deuxième
01:02:17élément c'est qu'apparemment
01:02:19elle ne s'intéresse qu'à la Russie.
01:02:21Et certes la Russie
01:02:23est capitale, on sait pourquoi
01:02:25mais on regrette qu'elle ne s'intéresse
01:02:27pas à d'autres, à
01:02:29l'univers lui-même
01:02:31qui implique beaucoup d'autres
01:02:33problèmes de nature internationale.
01:02:35Donc déception
01:02:37au bout de 4 mois de quelqu'un
01:02:39dont on attendait beaucoup
01:02:41à cause en raison de son caractère
01:02:43très énergique
01:02:45et audacieux.
01:02:47Voilà.
01:02:49Bon je vais vous parler comme de mon...
01:02:51Non mais il a faut réagir
01:02:53à ce qu'il digère.
01:02:55Je ne connaissais pas cette dame, pour moi c'est
01:02:57Maria Callas dont j'ai vu une épique
01:02:59récemment, donc pour moi
01:03:01Callas demeure une chanteuse
01:03:03mais je ne connaissais pas du tout
01:03:05l'existence. Alors je savais qu'il y avait un chef de la diplomatie
01:03:07mais je ne connaissais pas...
01:03:09Elle n'est là que depuis 4 mois.
01:03:11Et avant c'était qui ?
01:03:13Avant c'était Borel.
01:03:15Joseph Borel.
01:03:17C'est vrai que la diplomatie européenne
01:03:19est très présente.
01:03:21Entre Callas et Borel.
01:03:23C'est vrai.
01:03:25Il y a beaucoup de musique là-dedans.
01:03:27De toute façon une diplomatie européenne
01:03:29sans armée européenne et sans défense
01:03:31européenne, je ne sais pas trop ce que ça vaut.
01:03:33C'est un ministère de la parole.
01:03:35Mais vous êtes de mauvaise humeur en ce moment ou pas ?
01:03:37Si vous parliez d'Europe je serais de mauvaise humeur.
01:03:39Je vous ai déjà dit
01:03:41moi je suis plutôt d'une sensibilité souverainiste.
01:03:43Donc je considère que c'est les nations
01:03:45qui ont la responsabilité de mener
01:03:47des politiques parce qu'elles se présentent
01:03:49devant leur peuple. L'Europe, elle se présente
01:03:51devant personne. Donc je veux qu'elle ait
01:03:53le rôle le plus réduit possible. On parlait de commerce
01:03:55tout à l'heure, ça j'ai pas de problème avec ça.
01:03:57Qu'il y a un marché commun, ça nous permet de plus peser dans le monde
01:03:59il n'y a aucun problème. Qu'il y ait des collaborations économiques
01:04:01il n'y a aucun problème. Mais sur
01:04:03ce volet-là de la diplomatie
01:04:05je trouve que par principe ça me dérange
01:04:07et en plus dans le résultat en général
01:04:09c'est une catastrophe la diplomatie européenne.
01:04:11Vous n'avez pas un désamusement structurel chez vous ?
01:04:13Non. Tu le sais Philippe.
01:04:15Mais il est très bien structuré quand même.
01:04:17Merci.
01:04:19J'ai mes sujets d'enthousiasme quand même. Donnez-moi ça.
01:04:21Sur la proposition...
01:04:23Je ne vais pas être enthousiaste sur ça.
01:04:25Vous allez croire que je suis très désamisé.
01:04:27On passe par autre chose parce qu'il ne va pas être content non plus
01:04:29Eric Revelle. Le quoi ?
01:04:31Vous n'êtes pas content.
01:04:33Moi je ne suis pas content.
01:04:35Je trouvais ça assez marrant
01:04:37sur Sud Radio. J'ai entendu l'excellente interview
01:04:39d'ailleurs de David Wiesner.
01:04:41Hier.
01:04:43Hier matin avec Jean-Jacques Bourdin.
01:04:45Et il mentionnait
01:04:47pour l'élection présidentielle
01:04:49de 2027 une espèce
01:04:51de primaire extrêmement large
01:04:53qui irait de Gabriel Attal
01:04:55à Eric Zemmour.
01:04:57Au-delà du fait
01:04:59que ces deux personnages n'ont rien à voir
01:05:01et qu'ils ne se soutiendraient jamais
01:05:03et qu'ils n'accepteraient jamais de se ranger
01:05:05l'un derrière l'autre.
01:05:07Je trouvais cette proposition un peu farfelue
01:05:09parce qu'elle repose sur une conception du monde qui est purement économique.
01:05:11C'est-à-dire que David Wiesner, avant,
01:05:13il explique. Marine Le Pen
01:05:15est socialiste.
01:05:17C'est quelque chose qui est contestable.
01:05:19Elle a un programme qui est beaucoup plus libéral en réalité
01:05:21qu'on ne le dit, à part sur les retraites.
01:05:23Pour s'opposer
01:05:25à ce socialisme et cette philosophie
01:05:27étatiste, il faudrait
01:05:29une primaire de tous les gens qui se reconnaissent
01:05:31de droite, c'est-à-dire un peu libéraux
01:05:33économiquement. Donc, il irait de Gabriel Attal à Eric Zemmour.
01:05:35Pour moi, c'est une vision du monde.
01:05:37On voit sur quel truc un peu
01:05:39farfelu ça débouche. C'est une vision du monde
01:05:41qui est fausse parce que les thèmes
01:05:43qui sont le plus prégnants dans l'actualité
01:05:45et dans le cœur des Français, je le crois sincèrement,
01:05:47sont des thèmes qui sont plutôt liés
01:05:49à la souveraineté, à la démocratie,
01:05:51à la gestion des médias,
01:05:53à l'immigration, à la sécurité.
01:05:55Ces thèmes-là sont beaucoup plus
01:05:57structurants de la vie politique.
01:05:59Donc, cette proposition m'a un peu fait marrer.
01:06:01C'est farfelu. Et en plus, je dis ça
01:06:03sachant que j'aime beaucoup David Lissnard d'habitude.
01:06:05Deux remarques, si je peux me
01:06:07permettre, sur ce qu'a dit Mickaël.
01:06:09Très court. La première chose, c'est que
01:06:11c'est bien dommage que les Français ne s'intéressent
01:06:13pas aux grands équilibres financiers
01:06:15et macroéconomiques parce que le pays
01:06:17est dans une situation désespérée.
01:06:19Donc, il y a le sujet
01:06:21de l'immigration. Mais si les Français
01:06:23s'intéressaient davantage au poids de la dette,
01:06:25au poids des déficits budgétaires,
01:06:27et tout y quanti, au déficit commercial,
01:06:29ils s'apercevraient qu'on est dans une situation financière.
01:06:31Probablement. Et alors, sur la proposition
01:06:33de David Lissnard, je partage l'idée que
01:06:35c'est un peu bizarre comme primaire. Sauf si
01:06:37on la lit au second degré
01:06:39et qui est de dire qu'en fait, qu'est-ce que propose David Lissnard
01:06:41au travers d'une primaire qui n'aura pas lieu ?
01:06:43En fait, c'est peut-être la fusion des droites.
01:06:45C'est peut-être ça qui propose. Mais ça n'a aucun sens
01:06:47la fusion des droites. Ah, ça n'a aucun sens.
01:06:49La gauche, le
01:06:51parti socialiste, c'est
01:06:53s'allier au diable et les filles quand il s'agit
01:06:55de se faire élire. Mais oui, mais c'est des visions du monde qui sont
01:06:57tellement antagonistes. Enfin, bon, moi, j'y crois pas.
01:06:59On ne peut pas leur reprocher de le faire et de le faire,
01:07:01que la droite le fasse. En fait,
01:07:03c'est compliqué en fait. Oui.
01:07:05Non, mais la gauche,
01:07:07moi, je leur reproche de le faire précisément
01:07:09parce qu'ils ont rien à voir. Mais Mickaël me dit qu'ils sont tellement
01:07:11différents. Mais vous trouvez qu'il y a grand-chose de commun
01:07:13entre Jérôme Gage et
01:07:15un député et les filles ? Ah non, non, mais ce n'est pas
01:07:17mon avis. Pourtant, ils se retrouvent, quand il s'agit
01:07:19de se faire élire pour un plat de dentilles.
01:07:21Votre coup de gueule, woukisme.
01:07:23Oui, je voulais parler du woukisme
01:07:25parce qu'en réalité, la diversité, c'est
01:07:27une belle chose. Je veux dire, la diversité, c'est une belle chose
01:07:29telle que nous, on l'entend.
01:07:31Des
01:07:33égalités sur les salaires
01:07:35hommes-femmes, tout ça ne me gêne pas du tout.
01:07:37La place pour des handicapés, une meilleure
01:07:39inclusion, tout ça ne me gêne pas du tout.
01:07:41D'ailleurs, on ne pourrait pas appliquer la même politique
01:07:43de diversité que
01:07:45la diversité américaine parce qu'on n'a pas le droit
01:07:47aux statistiques ethniques, etc.
01:07:49Mais, il ne faut pas confondre diversité
01:07:51et woukisme.
01:07:53Donald Trump est parti en guerre
01:07:55contre le woukisme. Il est parti
01:07:57en guerre contre le woukisme. Le woukisme,
01:07:59je vous le dis comme je le pense, a pourri
01:08:01en partie la société américaine et tout le
01:08:03monde académique américain.
01:08:05Le woukisme s'est tellement infiltré
01:08:07de manière outrancière, outrancière
01:08:09jusque-là, y compris dans
01:08:11les entreprises, il y a encore
01:08:13quelques mois cela, avant même l'élection de Trump,
01:08:15où des entreprises américaines se rendaient
01:08:17compte que leur spot
01:08:19woukiste était,
01:08:21desservait leur chiffre d'affaires. Parce que la majorité
01:08:23des gens ne voulaient plus acheter de Ford,
01:08:25les dessins
01:08:27animés de Walt Disney, ça commençait...
01:08:29Une grande marque de bière aussi, Budweiser.
01:08:31Bon, etc. Donc, le sujet
01:08:33il est quand même là. Alors, le balancier
01:08:35de l'autre côté de Trump est très brutal,
01:08:37je l'admets. Mais si vous voyez comment
01:08:39le woukisme a gagné
01:08:41une grande partie, notamment
01:08:43sur la côte Est et sur la côte Ouest,
01:08:45l'Amérique profonde, non. Mais la côte Est et la côte Ouest,
01:08:47vous seriez effarés. Et qu'une entreprise
01:08:49juge ses collaborateurs plus tôt
01:08:51sur ce qu'ils rapportent à l'entreprise,
01:08:53ou leur engagement pour l'entreprise,
01:08:55plutôt que de savoir s'ils appartiennent à une minorité
01:08:57ou à un quota, ça me semble
01:08:59le B-A-B de l'économie en entreprise.
01:09:01Le woukisme n'est pas un problème,
01:09:03c'est éveiller, c'est ce qu'on en fait qui est un problème.
01:09:05Oui, c'est vrai.
01:09:07Mais je ne voudrais pas vous approuver,
01:09:09mon cher Eric, alors que j'ai
01:09:11envie de le faire, parce que vous êtes
01:09:13déjà trop emplis de fonds farronnables
01:09:15depuis votre victoire.
01:09:17Merci les amis. Allez, vous restez avec nous.
01:09:19Dans un instant, à Saint-Ouen, des parents votent pour déplacer
01:09:21une maternelle menacée par
01:09:23un point de deal voisin.
01:09:25Alors parlons vrai. Trouvez-vous cette situation
01:09:27surréaliste ? Et à la question
01:09:29Saint-Ouen, les dealers sont-ils plus forts que l'Etat ?
01:09:31Vous dites oui à 93%.
01:09:33Je voulais réagir, le 0826 300 300.
01:09:35Et Laurent Zamekowski
01:09:37est avec nous, porte-parole de la Fédération des
01:09:39Parents d'Élèves et de l'Enseignement Public.
01:09:41Faut-il occuper
01:09:43le terrain malgré tout ?
01:09:47Il faut en tout cas qu'on
01:09:49ne se laisse pas dépasser, surtout.
01:09:51Allez, c'est l'objet de notre
01:09:53débat dans quelques instants.
01:09:550826 300 300, on est ensemble
01:09:57jusqu'à 19h.
01:09:58Sud Radio, votre attention
01:10:00est notre plus belle récompense.
01:10:02J'adore Sud Radio dans la mesure
01:10:04où, là au moins, on peut s'exprimer
01:10:06en direct et donner notre avis.
01:10:08Sud Radio, parlons vrai.
01:10:10Les vraies voix Sud Radio,
01:10:1217h-19h, Philippe David,
01:10:14Cécile de Ménibus.
01:10:16Dernière ligne droite avec
01:10:18nos camarades Philippe Bilger,
01:10:20président de l'Institut de la Parole et auteur
01:10:22de Me Too Much aux éditions
01:10:24Éliopole. Vous l'avez lu, Me Too Much ?
01:10:26Oui, j'ai lu.
01:10:28Je vais passer à quelqu'un qui va peut-être faire un papier dans ma revue
01:10:30l'hémicycle.
01:10:32Ça me fait du bien,
01:10:34un peu de suavité à la fin de l'épisode.
01:10:36De votre part.
01:10:38Je m'occupe de vous.
01:10:40Du coup, c'est le carré de son figuré.
01:10:42Je dois dire que Philippe Bilger, au début de Me Too Much,
01:10:44parle de lui comme d'un
01:10:46très grand juriste et d'un très grand avocat.
01:10:48Ce qui n'est pas le cas.
01:10:50Il y a une part de fiction quand même.
01:10:52J'aurais dit
01:10:54Grande Économie, ça aurait fait plaisir à Cécile.
01:10:56Ça aurait fait rire tout le monde.
01:10:58Il est très bien, achetez-le.
01:11:00Je vais peut-être m'écrire un livre dans lequel
01:11:02je parle à deux mois à la troisième personne.
01:11:04Éric Reval est avec nous, éditorialiste
01:11:06Sud Radio et Michael Sadoun, chroniqueur et consultant.
01:11:08Allez tout de suite, le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:11:10Les Vraies Voix Sud Radio.
01:11:12Le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:11:14Dans quelques jours, plus aucun enfant
01:11:16ne franchira ce portail.
01:11:18Les quatre classes de maternelle présentes dans
01:11:20cette annexe vont être déplacées
01:11:22dans d'autres locaux de la ville de Saint-Ouen.
01:11:24En cause, le trafic de drogue
01:11:26implanté à quelques mètres de là.
01:11:28Au mois de septembre, on a découvert
01:11:30des pochons de drogue.
01:11:32Ma fille, quand je suis allée la chercher, elle m'a tendu un sachet.
01:11:34Le matin, généralement, ils sont là, les guettards.
01:11:36Souvent, je sais pas s'il y a des courses-poursuites.
01:11:38Les jeunes qui vendent de la trans, en fait, ils lancent dans l'école
01:11:40pour se protéger. Ils ont jeté des bonbons de Vegas.
01:11:42Il reste encore deux points de deal
01:11:44à Saint-Ouen. Ce qui prime, c'est la sécurité.
01:11:46On ne peut pas à un moment donné
01:11:48imaginer de faire un établissement scolaire
01:11:50parce qu'il y aurait du trafic de drogue.
01:11:52On rénove le quartier, on aménage le quartier
01:11:54et justement, on lutte contre l'impact
01:11:56des dealers.
01:11:58Les parents d'élèves
01:12:00d'une école maternelle, vous l'avez entendu, de Saint-Ouen
01:12:02en Seine-Saint-Denis, votaient aujourd'hui
01:12:04pour un éventuel déménagement de l'établissement
01:12:06en cause. Cette présence
01:12:08de points de deal, juste à côté.
01:12:10Alors, parlons vrai, est-ce que cette situation n'est pas
01:12:12le énième exemple de la faillite de l'autorité
01:12:14de l'État ? Et à cette question
01:12:16Saint-Ouen, les dealers sont-ils plus forts que l'État ?
01:12:18Vous dites que à 93%, vous voulez
01:12:20réagir le 0826 300 300.
01:12:22Et Laurent Zamekowski
01:12:24est avec nous, un porte-parole de la Fédération
01:12:26des parents d'élèves et de l'enseignement public est avec nous.
01:12:28Merci d'avoir accepté
01:12:30notre invitation, Philippe Bilger.
01:12:32Cette histoire est absolument
01:12:34inculpable.
01:12:36Et je dirais, elle représente
01:12:38un tout petit peu
01:12:40ce qui se passe en France
01:12:42dans le domaine de la sécurité
01:12:44et de la justice. Nous avons
01:12:46là un mal indiscutable.
01:12:48Et ce mal
01:12:50va demeurer en place
01:12:52alors qu'on va faire
01:12:54bouger le bien ailleurs.
01:12:56Malgré les protestations
01:12:58et pour pousser
01:13:00le plus loin possible
01:13:02le sadisme démocratique,
01:13:04on va demander
01:13:06aux populations concernées
01:13:08de valider leur dépossession
01:13:10précisément
01:13:12à cause du mal qui reste
01:13:14sur place et du bien
01:13:16dont on va les priver.
01:13:18Et c'est le maire, pardon,
01:13:20je suis très engagé sur ce plan-là,
01:13:22le maire de Saint-Ouen
01:13:24dont on parlait à une certaine époque
01:13:26comme une lumière
01:13:28de gauche qui
01:13:30opère cela. Ce qui me
01:13:32scandalise, c'est qu'on demande
01:13:34aux citoyens, après
01:13:36n'est-ce pas, pour se donner
01:13:38bonne conscience, de valider
01:13:40un scandale.
01:13:42Je partage la colère du procureur
01:13:44et j'y ajoute que ce n'est pas la première fois,
01:13:46si on a la mémoire un peu longue, vous vous souvenez
01:13:48qu'il y avait une école où on mettait des bâches
01:13:50à côté de la cour de récréation
01:13:52pour éviter que les jeunes enfants
01:13:54voient les types en train de se
01:13:56traiter avec des seringues.
01:13:58Donc en fait, c'est un recul de la République
01:14:00non-stop, pardonnez-moi,
01:14:02c'est un recul de la République non-stop,
01:14:04là on parle d'enfants,
01:14:06on parle d'un trafic de drogue que plus
01:14:08personne n'est en mesure
01:14:10de juguler,
01:14:12et puis j'aurais aimé entendre, sur le sujet
01:14:14peut-être l'a-t-il fait, le ministre
01:14:16de l'Intérieur, Retailleau, qui est
01:14:18quand même très fort pour prendre la parole
01:14:20et pour faire voter
01:14:22une loi contre le narcotrafic, mais concrètement
01:14:24sur une situation comme celle-là, qui est
01:14:26concrète, qui intéresse des enfants et des
01:14:28parents d'élèves, on est
01:14:30totalement impuissant. La République
01:14:32a les bras ballants.
01:14:34Moi je vais vous confesser
01:14:36que je n'arrive même pas à comprendre
01:14:38pourquoi on n'arrive pas
01:14:40à déloger les gens qui occupent
01:14:42ces endroits. Vraiment, j'essaye
01:14:44de réfléchir très concrètement, techniquement,
01:14:46qu'est-ce qui empêche d'envoyer
01:14:48des policiers qui délogent
01:14:50les trafiquants ou les
01:14:52consommateurs de drogue de ces endroits
01:14:54pour laisser les enfants y être ?
01:14:56Le manque d'effectifs, peut-être. Je ne saurais même pas
01:14:58vous le dire, mais on n'a qu'à mobiliser des gens.
01:15:00Il y a eu des opérations place nette, soi-disant,
01:15:02que ça aurait eu des effets extraordinaires
01:15:04et incroyables. Visiblement, pas tellement. Enfin, on ne peut pas
01:15:06mettre des CRS devant toutes les écoles.
01:15:08Je suis bien d'accord, et c'est pour ça que pour moi
01:15:10le cœur du problème, et je l'ai toujours dit,
01:15:12c'est la justice, et c'est la judicialisation
01:15:14de ça, et c'est l'enfermement
01:15:16de ceux qui sont responsables
01:15:18de ces trafics, évidemment.
01:15:20Mais sincèrement, dans ce cas précis,
01:15:22j'aurais aimé que la police
01:15:24municipale ou nationale s'active un peu plus
01:15:26sur le sujet. Surtout que Philippe a raison,
01:15:28désolé de faire un petit peu de politique, mais
01:15:30Karim Bouhamran, on nous l'a vendu
01:15:32comme la gauche
01:15:34qui était droite dans ses bottes, la gauche qui
01:15:36avait de l'autorité, la gauche valeur de la République,
01:15:38etc. Sincèrement, rien du tout.
01:15:40C'est la gauche classique comme on la connaît,
01:15:42c'est-à-dire celle du renoncement.
01:15:44Laurent Zamekowski, vous êtes porte-parole de La Pepe.
01:15:46On disait, par exemple, il y a quelques années,
01:15:48il n'y a pas si longtemps, jamais
01:15:50un policier dans une école, parce que l'école
01:15:52c'est un sanctuaire, mais pour les dealers
01:15:54qui l'encerclent, pas de problème, on n'est pas un peu
01:15:56chez les fous.
01:15:58Je crois que
01:16:00malheureusement, on se retrouve dans une situation
01:16:02qui existe
01:16:04malheureusement pas qu'à Saint-Ouen.
01:16:06On a eu également des situations
01:16:08déjà à Paris, avec
01:16:10des fumeurs de krach à proximité
01:16:12des écoles. On est obligés de protéger
01:16:14le chemin entre les deux.
01:16:16Il n'y a pas si longtemps aussi
01:16:18dans le Sud.
01:16:20Malheureusement, ces situations,
01:16:22il y en a de plus en plus
01:16:24et c'est véritablement problématique.
01:16:26Et on revient sur
01:16:28le problème de l'accès
01:16:30à l'école, parce qu'il y a la question, bien sûr,
01:16:32de la sanctuarisation de l'école, de ce qui se passe au sein
01:16:34de l'école, mais tout simplement la possibilité
01:16:36d'y aller et d'en revenir.
01:16:38Et notamment pour les plus jeunes.
01:16:40Vous comprenez bien que quand vous êtes dans une maternelle
01:16:42avec des enfants très jeunes,
01:16:44dans ce contexte-là, c'est extrêmement anxiogène,
01:16:46surtout que ça dure depuis quand même pas mal de temps.
01:16:48L'invraisemblable,
01:16:50et je vous rejoins,
01:16:52c'est que j'ai entendu ce matin
01:16:54la ministre de l'Éducation nationale
01:16:56sortir
01:16:58cette phrase classique
01:17:00de tous les pouvoirs
01:17:02qui sont impuissants apparemment,
01:17:04on ne reculera pas,
01:17:06on fera preuve d'audace.
01:17:08Autrement dit,
01:17:10non seulement il y a de l'impuissance,
01:17:12mais il y a une impuissance qui se célèbre.
01:17:14Ça, c'est scandaleux.
01:17:18Une réaction peut-être
01:17:20Laurent Zamekowski ?
01:17:22Je suis tout à fait d'accord.
01:17:24Je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit
01:17:26par Philippe Bilger.
01:17:28Évidemment, il y a toujours,
01:17:30dans ce gouvernement macroniste,
01:17:32une alternance des bonnes analyses
01:17:34et de non-action en conséquence,
01:17:36mais je pourrais dire ça d'énormément de sujets.
01:17:38Cette espèce de
01:17:40position de principe
01:17:42sur tous les sujets, mais qui n'est jamais
01:17:44suivie des faits, c'est quelque chose
01:17:46qui est très symptomatique du macronisme.
01:17:48Je dirais la même chose pour l'antisémitisme par exemple.
01:17:50Nous luttons contre l'antisémitisme, vous comprenez,
01:17:52nous sommes le premier rempart pour les Juifs de France.
01:17:54Ah bon, qu'est-ce que vous faites ?
01:17:56On n'a pas vu une action sur l'antisémitisme.
01:17:58Ou sont les analyses sérieuses de la même manière
01:18:00pour cette question-là de la lutte contre la drogue ?
01:18:02À part les opérations PlastNet de Gérald Darmanin
01:18:04et quelques annonces que je trouve
01:18:06un peu spectaculaires sur les prisons
01:18:08renforcées pour les trafiquants de drogue, etc.
01:18:10Je ne sais pas tellement ce que le gouvernement Macron
01:18:12a fait sur ce sujet.
01:18:14Quand des propositions de loi tombent,
01:18:16elles sont retoquées, c'est-à-dire qu'on les amende
01:18:18et on les réduit, donc c'est toujours un problème.
01:18:20Bien sûr, aussi.
01:18:22Est-ce que vous n'êtes pas indigné,
01:18:24vous-même, monsieur,
01:18:26je vous sens très calme,
01:18:28c'est une qualité par rapport à moi,
01:18:30bien sûr, mais...
01:18:32Il nous reste 40 secondes.
01:18:34Vous semblez moins indigné que nous.
01:18:36Résigné ?
01:18:40Oui, résigné, mais je veux dire,
01:18:42la situation, il faut avoir la tête froide
01:18:44pour pouvoir la résoudre.
01:18:46Là, les parents sont confrontés
01:18:48justement à un choix qui consiste à savoir
01:18:50si on doit ou pas évacuer l'école,
01:18:52de manière temporaire,
01:18:54en tout cas, c'est ce que j'espère,
01:18:56parce qu'il faut aussi que la police
01:18:58puisse, je dirais, intervenir
01:19:00de manière peut-être aussi plus musclée,
01:19:02ce qui serait problématique avec nos enfants dans le coin.
01:19:04Ce que nous, on voudrait, c'est qu'évidemment...
01:19:06Après, c'est la période de vacances,
01:19:08on aurait pu l'organiser, là, pendant ce moment.
01:19:10Oui, il y a aussi, de toute façon,
01:19:12de manière générale aussi, un problème de logistique
01:19:14pour les parents.
01:19:16Vous savez bien qu'il y a quand même plusieurs classes
01:19:18à ventiler, et donc aussi,
01:19:20c'est des écoles de proximité,
01:19:22donc pour les parents aussi,
01:19:24il y a une difficulté nouvelle,
01:19:26en termes de logistique, qui va se poser à côté de ça aussi.
01:19:28Mais c'est vrai que la vraie question aujourd'hui,
01:19:30pour nous, c'est la question de la sécurisation
01:19:32aux abords des écoles,
01:19:34le fait que les élèves puissent aller et revenir,
01:19:36ainsi que leurs parents, en toute quiétude.
01:19:38Merci beaucoup, Laurent Zamekowski,
01:19:40un porte-parole de la Fédération des parents d'élèves
01:19:42et de l'enseignement public.
01:19:44Merci beaucoup, Philippe Bilger,
01:19:46merci beaucoup, Mickaël Sadoun, merci beaucoup, Éric Revel.
01:19:48Merci d'avoir gagné le Kiki Lady.
01:19:50Oui, vous l'avez gagné.
01:19:52Ça reviendrait tout de même demain.
01:19:54Et dans un instant, on revient sur la lutte
01:19:56contre le narcotrafic, justement,
01:19:58et le blanchiment d'argent.
01:20:00C'est très bon, le soir. Et en tout cas, nous, on reste là jusqu'à 20h.