• avant-hier

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On commence évidemment par Marine Le Pen, l'ombre de choc qui se poursuit après sa condamnation hier sur le fond et aussi son inligibilité.
00:08On va écouter ce qu'elle a dit ce matin. Elle a réuni les députés Rassemblement National autour d'elle
00:13et elle estime que le système a sorti la bombe nucléaire contre elle.
00:17Le système a sorti la bombe nucléaire et s'il utilise une arme aussi puissante contre nous,
00:27c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
00:32Et qu'ils se disent que tout ce qu'ils ont mis en œuvre n'a pas servi et que peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure.
00:41Et on ne se laissera pas faire, non pas tant pour nous défendre seulement nous-mêmes,
00:44mais pour défendre les Français qui ont le droit de voter pour qui ils le souhaitent,
00:50et puis pour défendre le pays, parce qu'aujourd'hui le pays est en train de vaciller.
00:55Il vacille sur ses principes, il vacille sur ses valeurs.
00:59Ils nous ont volé les législatives par des manœuvres scandaleuses.
01:04Que les choses soient très claires, on ne laissera pas les Français se faire voler l'élection présidentielle.
01:08Voilà, pour Marine Le Pen, Gauthier Lebret, elle utilise des mots évidemment très choisis.
01:12Une bombe nucléaire, on ne se laissera pas voler l'élection.
01:15C'est un champ lexical qui vise à provoquer un électrochoc dans l'opinion publique ?
01:20Alors déjà à mobiliser, puisque je vous rappelle que le Rassemblement National va organiser
01:24un rassemblement ce dimanche à Paris Place Vauban.
01:27Et il faut savoir que l'électorat de droite ou l'électorat de droite nationale,
01:31ce n'est pas l'électorat qui descend facilement dans la rue.
01:34On peut lister dans l'Histoire les événements qui ont poussé la droite à descendre dans la rue.
01:39L'école.
01:40Voilà, l'école libre.
01:41S'il fallait que je lisse dans l'Histoire les événements où la gauche est descendue dans la rue,
01:45je n'aurai pas assez de votre émission.
01:46On se tomberait vers Pierre Vermeuren et on ferait trois jours d'hire.
01:48Voilà, exactement.
01:49On pourrait prendre l'antenne à 6h sur CNews et on ne devrait pas la rendre à minuit
01:52parce qu'on n'aurait pas fini de faire la liste.
01:54Donc, ce n'est pas la culture de droite.
01:55La droite est plutôt bien élevée.
01:57La droite ne casse pas tout sur son passage.
01:59La droite ne fricote pas avec les casseurs comme la gauche fricote avec les antifas
02:04pour la France insoumise.
02:06Donc, il y a un enjeu pour le Rassemblement National à ce qu'il y ait du monde.
02:09Mais je note déjà que c'est Place Vauban.
02:11Et c'est où Place Vauban ?
02:12Expliquez-nous à nos téléspectateurs et nos auditeurs.
02:14C'est, à quelques encablures, des Invalides.
02:16Donc, c'est calme et c'est petit.
02:17Exactement.
02:18Voilà, vous me précédez, Laurence.
02:20Ce n'est pas Place de la Concorde.
02:21Ce n'est pas l'équivalent de la Place de la République.
02:23Ce n'est pas République ou Bastille.
02:24Voilà, c'est une petite place.
02:26Donc, il y aura une difficulté pour le RN à mobiliser largement
02:30et à faire sortir de chez eux leurs électeurs,
02:33qui plus est, à Paris, qui n'est quand même pas une terre électorale
02:36très favorable au Rassemblement National.
02:38Ensuite, sur les juges.
02:40Alors, Marine Le Pen a décidé d'attaquer franco les trois juges
02:44qui ont décidé entre eux de l'empêcher d'être candidate à l'élection présidentielle.
02:49Je note quand même un fait troublant.
02:51Plusieurs communiqués du syndicat de la magistrature,
02:54ce syndicat à l'extrême gauche, surcursale de la France insoumise,
02:58appelaient, par tous les moyens,
03:00à bloquer l'accession au pouvoir de l'extrême droite.
03:04En juin dernier, c'est ça ?
03:05Oui, il y en a eu plusieurs,
03:06notamment au lendemain du scrutin des Européennes
03:09et à la veille des législatives,
03:11à bloquer le RN quand les magistrats en avaient l'occasion.
03:15Bon, ben là, ils en ont eu l'occasion et ils ont bloqué le RN.
03:17C'est le moins qu'on puisse dire.
03:18Pierre Vermeuren, quand on entend Marine Le Pen dire
03:20« L'élection a été volée, les élections législatives ont été volées »,
03:24on ne se laissera pas voler cette élection.
03:27Vous êtes d'accord avec elle ?
03:29D'abord, les jeux ne sont pas tout à fait faits ici, j'ai bien compris,
03:33puisque l'appel lui laissera peut-être la possibilité de se présenter.
03:36Peut-être, ça dépend des délais.
03:37D'autre part, d'après un sondage,
03:40son président de parti ferait à peu près un score identique au sien.
03:45Jordan Bardella.
03:46De ce côté-là, il n'y a pas vraiment de gêne.
03:49Ce qui m'interpelle, évidemment, c'est un événement très important.
03:53Vous avez d'un côté toute une partie des élites qui est très contente
03:56en pensant de manière très sincère que ça règle un problème.
04:02Et puis, on peut imaginer aussi que toute une partie du peuple,
04:06notamment je pense aux électrices des Nimbos-Monts, du Nord-Pas-de-Calais
04:10et des régions où l'électorat populaire vote massivement pour ce parti
04:15et qui s'est attaché à elle.
04:16J'imagine que ces gens ne vont pas aller tout casser.
04:19C'est même presque certain.
04:20Mais ils doivent être très infectés.
04:23Donc, ça accentue, si vous voulez, ce genre d'événement,
04:26la polarisation très vive de la société française.
04:29C'est d'ailleurs ce que disent les sondages.
04:31Donc, quel est un vocabulaire de guerre ?
04:35La politique, c'est la guerre, de toute manière.
04:36On voit bien que la violence sous-jacente à ce genre d'opération
04:40est très puissante, d'ailleurs, des deux côtés.
04:44Mais moi, ce qui me frappe, c'est qu'on est très franco-français,
04:48on est très nombriliste, on regarde ça, chacun finalement regarde ça
04:52à sa fenêtre et selon ses convictions idéologiques.
04:54Mais vu de l'extérieur, vu des autres pays du monde,
04:57une semaine après l'enfermement du candidat en Turquie,
05:01alors que régulièrement en Algérie, en Tunisie, en Roumanie,
05:06c'est dans d'autres conditions, on interdit à des présidents
05:09de la République ou à des candidats de se présenter,
05:12il y a vraiment un... Vu de l'extérieur, c'est pas compréhensible,
05:15ils sont pas dans le détail des lois et de leur application,
05:19tout ça, ça diffère.
05:20Ils se disent, voilà, il y avait un chef de l'opposition
05:23il y a quelques années qui a été entravé dans sa compétition,
05:2612 ans après, on remet le couvert de manière encore plus nette
05:29et c'est là que les Britanniques, notamment, ne se gênent pas
05:32pour accabler nos mœurs politiques jugées archaïques.
05:36Pour eux, je ne sais pas s'ils ont raison,
05:38mais il faut se rendre compte qu'on est regardé dans le monde entier.
05:40Et que la consternation est assez générale.
05:42Éric révèle que l'image qu'en renvoie notre pays
05:45n'est pas extrêmement glorieuse actuellement.
05:47Vous avez tout à fait raison, vu de l'extérieur,
05:49les gens ne rentrent pas dans le détail, dans le juridisme, etc.
05:52Donc ça donne l'impression que vous avez une candidate
05:55qui était très bien placée au premier tour,
05:57qui pouvait peut-être l'emporter au second,
05:59et qu'on l'empêche de se présenter, c'est ça que les gens retiennent.
06:01Alors il y a des soutiens dont on se passerait sans doute
06:03quand on est au Rennes, mais il y en a un qui a attiré mon attention,
06:06c'est celui de Donald Trump.
06:07Celui de Donald Trump, il est intéressant
06:09parce qu'en fait, il fait un parallèle.
06:11D'abord il dit que Vence avait raison de vous mettre en garde,
06:14vous voyez bien qu'on brime la liberté d'expression,
06:17bon ça c'est l'idéologie Trump-Vence,
06:20mais ce qu'il dit, il fait un parallèle...
06:22On en a quelques exemples quand même.
06:23Oui, mais il fait un parallèle, il dit en fait,
06:26c'est à peu près le coup qu'on a essayé de me faire, en gros, il dit.
06:29Et il dit même, ce qui vient de se passer est très important.
06:33Pour une fois, il a des mots un peu mesurés et sous-pesés,
06:37mais moi je n'ai pas à se souvenir que
06:40dans une pré-campagne présidentielle française,
06:43un chef de l'État américain,
06:45parce qu'il y a des soutiens à mon avis dont Marine Le Pen se serait passé,
06:48notamment Kremlin...
06:49Mais celui de Trump, je n'ai pas à se souvenir
06:51qu'un président des États-Unis en exercice
06:53donne son avis sur une pré-campagne française.
06:56Je me rappelle très bien de Barack Obama,
06:58appelant à voter pour Emmanuel Macron.
07:00Oui, mais là c'était la campagne.
07:02Là je veux dire, on est très très en amont,
07:04et en fait, vous vous souvenez que Marine Le Pen
07:07n'avait pas été à l'investiture de Donald Trump.
07:09Elle ne voulait précisément pas qu'on fasse une sorte d'amalgame.
07:12Et bien Trump, il franchit...
07:14Je ne sais pas si c'est une main qui l'est dans mon poupier là,
07:17ou un poupier là, mais en tout cas,
07:19je voulais souligner cette déclaration de Trump.
07:22Non, je dis qu'il est bien placé, Trump,
07:24pour savoir que les juges américains l'ont fait réélire
07:26contre toute attente.
07:28Parce que l'acharnement judiciaire...
07:32Je ne parle pas des gens qui lui ont tiré dessus.
07:34Et donc là, il parle en connaissance de cause.
07:36Alors on reparlera de Trump tout à l'heure.
07:38Je pense que la figure de Trump, elle est intéressante
07:40parce qu'elle met en lumière le dilemme
07:43au cas de confronter le Rassemblement national.
07:45C'est-à-dire que le Rassemblement national n'a pas eu une stratégie à la Trump.
07:48Donald Trump, il l'était, il n'a pas existé.
07:50Il a été extrêmement violent, extrêmement brutal
07:53dans ses attaques contre l'État profond,
07:55contre les magistrats américains, notamment.
07:57Jusqu'à présent, le Rassemblement national
08:00n'a pas fait le choix de la respectabilité.
08:02Peut-être se sont-ils piégés eux-mêmes.
08:04Parce que la question qu'on peut tous se poser,
08:06et je pense que les Français sont assez contradictoires eux-mêmes
08:08dans leurs attentes par rapport à ça, c'est
08:10peut-on reprendre le contrôle d'un État profond,
08:12en quelque sorte, qui aurait été détourné
08:14par des minorités idéologiques,
08:16que ce soit les universités, le service public de l'audiovisuel,
08:18que ce soit une partie de la justice.
08:23Bref, sans passer par une forme de brutalité.
08:25Parce qu'évidemment qu'en face, il y a un appareil
08:27qui ne se laisse pas faire.
08:28Et d'ailleurs, État profond, ce n'est pas un mot complotiste.
08:30Emmanuel Macron était le premier à l'employer,
08:32et je rappelle à tout le monde qu'il avait écrit un livre
08:33qui s'appelait Révolution, et qu'il a mis à baleine
08:35pour se débarrasser du dit État profond.
08:38Donc ce n'est pas juste une préoccupation
08:40qui serait celle des populistes.
08:42Mais le Rassemblement national va devoir trancher,
08:44parce que là, ils sont en train de rentrer dans une stratégie
08:45un peu plus trumpiste, avec la manifestation,
08:47même si effectivement, ça n'est pas la culture
08:49de la droite française.
08:51Non, je suis d'accord avec vous, c'est assez light,
08:53mais ça aurait été probablement plus avile
08:55s'ils avaient fait monter la pression sur d'autres sujets.
08:57Les ZFE, par exemple, et qu'ils avaient rajouté
08:59leur destin personnel par-dessus,
09:01plutôt que de simplement solliciter les Français
09:03sur leur destin personnel.
09:04Bon, Gauthier, je ne vois pas du tout de quoi accueillir.
09:06Je ne pense pas qu'on puisse dire que la stratégie
09:08de normalisation de Marine Le Pen était mauvaise.
09:11On connaît le résultat au scrutin des Européennes,
09:14même les législatives.
09:16Quand on voit le dernier sondage du Journal du dimanche
09:18et de l'IFOP, où elle est à 37 %,
09:21là, peut-être qu'il y a une volonté
09:23pour le RN de partir en guerre
09:25contre le fameux système,
09:27mais je pense que ça va être, comme Louis,
09:29très limité.
09:30Ça va être quelques rassemblements ici et là.
09:32Ça va très bien se passer.
09:34Ça va être très calme.
09:35Il n'y a visiblement pas la volonté
09:36de faire tomber le gouvernement tout de suite.
09:38Je rappelle que s'il y a une nouvelle dissolution,
09:40Marine Le Pen, à l'heure où on se parle,
09:42ne peut pas se représenter.
09:44Elle n'a pas intérêt non plus à une dissolution
09:46trop rapide.
09:48Je pense que la stratégie de normalisation
09:50de Marine Le Pen était tout de même la bonne.
09:52Si elle avait été comme son père,
09:55et qu'elle n'avait pas fait la rupture,
09:56ça n'aurait pas empêché la condamnation.
09:58Je vous ai dit que la question qui se posait
10:00dans toutes les démocraties à l'heure actuelle,
10:02c'était celle de la méthode Trump.
10:03Malgré tout, il y a une attente contradictoire
10:05des électeurs, que ça vous plaise ou pas,
10:07avec cette volonté de reprendre le contrôle
10:10sur les prochaines élections.
10:12Je ne suis pas sûr qu'un Donald Trump,
10:13en France, soit élu.
10:17Ça n'empêche pas que la contradiction
10:19existe dans l'électorat.
10:21Si Marine Le Pen organisait des manifestations
10:24partout en France, si vraiment elle voulait
10:26qu'il y ait énormément de monde dans la rue,
10:28elle pourrait organiser des campagnes.
10:29En réalité, on le voit bien,
10:30elle ne le souhaite pas.
10:31La crainte aussi, c'est des débordements,
10:34qu'après il faut assumer,
10:35un mouvement que peut-être on ne contrôle plus.
10:38Les derniers mouvements sociaux
10:40montrent que la moindre étincelle
10:46peut dégénérer sur quelque chose
10:47qu'on ne maîtrise plus du tout.
10:49Ensuite, par rapport au regard
10:50des chefs d'État étrangers,
10:52je comprends leur sidération.
10:54Ils se disent, déjà,
10:55tous connaissent Jean-Marie Le Pen,
10:57parce que c'est une figure
10:58qui a traversé les frontières
11:00pendant des années.
11:01Elle a été trois fois candidate
11:02à l'élection présidentielle.
11:03Les gens voient, basiquement,
11:04qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel.
11:06Ils ne comprennent pas très bien
11:07le fond de l'affaire.
11:08Ils doivent se dire
11:09que c'est une histoire un peu
11:10de corne-cul française.
11:11S'agissant de Donald Trump
11:12vis-à-vis d'Emmanuel Macron,
11:14lui considère, de toute façon,
11:16que la France est en plein déclin.
11:18Il ne comprend pas
11:19ce qu'on est en train de vivre.
11:20D'ailleurs, dans les échanges bilatéraux
11:22entre Emmanuel Macron et Donald Trump,
11:24tels qu'ils sont rapportés
11:25par la presse américaine,
11:26il y a des échanges
11:27qui sont absolument stupéfiants.
11:28Vous avez Donald Trump
11:29qui dit à Emmanuel Macron
11:30« Mais qu'est-ce que tu fais
11:31avec plus de 10 millions
11:32de musulmans en France ? »
11:33Tu vois bien que le problème est là.
11:34C'est ça, la teneur des échanges
11:37qu'il y a parfois
11:38entre les deux chefs d'État.
11:39Et donc, Donald Trump en profite
11:41à travers cet événement-là
11:42pour discréditer encore un peu plus
11:44la France et montrer
11:45qu'on est à la dérive.
11:47Non, mais on vit
11:48dans un monde mondialisé
11:49de toute façon.
11:50Et l'accélération des réseaux sociaux
11:52a fait que les chefs d'État,
11:55les représentants politiques
11:57se parlent déjà à travers X.
11:59La Trump a réagi sur X.
12:01Et à partir du moment
12:02où l'Occident,
12:03l'ensemble de l'Occident,
12:05que ce soit aux États-Unis
12:07mais l'Europe,
12:08sont devant des défis
12:10qui sont les mêmes,
12:11je pense au terrorisme,
12:13je pense à cette démocratie
12:15qui va mal,
12:16cette crise démocratique
12:17qui va mal.
12:18Forcément, Trump, lui,
12:19veut tirer aussi son épingle du jeu.
12:21Et puis de toute façon,
12:22là où c'est un petit peu le bordel,
12:23Trump, il y va, j'ai l'impression.
12:25Petite pause,
12:26on se retourne dans un instant
12:27dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
12:28On sera avec Laure Lavallette,
12:29députée RN.
12:30On apprend à l'instant
12:31qu'une enquête a été ouverte
12:32après des menaces
12:33contre les juges
12:34qui ont condamné Marine Le Pen.
12:35À tout de suite.
12:39Punchline,
12:4018h-19h,
12:41Laurence Ferrari
12:42sur CNews et Europe 1.
12:4618h-19h,
12:47de retour dans Punchline
12:48sur CNews et sur Europe 1.
12:49On est en Dupless
12:50avec Laure Lavallette,
12:51députée RN du Var.
12:52Bonsoir, Madame la députée.
12:53On va évoquer
12:54la riposte de Marine Le Pen,
12:56politique, judiciaire, médiatique,
12:58après cette condamnation d'hier.
12:59Mais un mot peut-être
13:00de cette dernière information.
13:01Une enquête a été ouverte
13:03après des menaces
13:04contre les juges
13:05qui ont condamné Marine Le Pen.
13:07Est-ce que vous trouvez
13:08qu'il est acceptable
13:10de les menacer ?
13:13Non, bien sûr que non.
13:14Nous avons, dès hier,
13:15évidemment,
13:16condamné très fermement
13:17les menaces envers les juges.
13:18Je veux dire,
13:19je l'ai pu le rappeler moi-même
13:20au moment de ma question au gouvernement.
13:21Il n'est pas question
13:22de menacer quiconque, d'ailleurs.
13:24Une menace de mort
13:25sur une magistrate
13:26qui est désormais
13:27classée sous protection politicière,
13:29ce n'est évidemment pas comme ça,
13:30j'imagine,
13:31que vous vous imaginez
13:32à la riposte.
13:35Ah non, bien sûr que non.
13:36Évidemment que non.
13:37Après, vous savez,
13:38quand on a une vie publique,
13:39malheureusement,
13:40on a tous, à un moment,
13:41même moi,
13:42j'ai déjà été menacée de mort.
13:43Je condamne évidemment
13:44ces menaces,
13:45quelles qu'elles soient,
13:46vers quiconque ce soit.
13:47Bien évidemment,
13:48vous savez,
13:49nous sommes des gens
13:50très respectueux des institutions.
13:51Notre riposte,
13:52elle va se faire
13:53parce que Marine Le Pen
13:54a interjeté appel à midi,
13:55ouvrant ainsi la procédure
13:57et appelant de nos voeux
13:59que ce procès,
14:00en deuxième instance,
14:01se passe le plus rapidement possible.
14:03C'est ce qu'a dit,
14:04tout à l'heure,
14:05le garde des Sceaux, aussi.
14:06Il souhaite que
14:07cette procédure
14:08aille le plus
14:09raisonnablement vite possible.
14:12C'est un espoir pour vous ?
14:15En fait,
14:16je pense que cette décision d'hier,
14:18d'exécution provisoire,
14:19a choqué sur l'entièreté
14:21de l'échiquier politique.
14:22Alors, pas tellement
14:23chez nos collègues
14:24d'extrême gauche,
14:25mais je pense que
14:26quiconque est démocrate
14:27a bien compris qu'hier,
14:28l'État de droit
14:29avait pris un coup de boutoir.
14:30Quand vous avez
14:31une exécution provisoire
14:32qui n'est pas motivée
14:33ou alors qui est motivée
14:34par le simple fait
14:35que la juge pense
14:36que simplement
14:37la candidature
14:38de Marine Le Pen
14:39à l'élection présidentielle
14:40serait un trouble
14:41pour le public,
14:42autant vous dire
14:43que ça fait réfléchir.
14:44C'est d'ailleurs
14:45ce que j'ai voulu
14:46dire à mes collègues.
14:47J'aurais demandé
14:48s'ils avaient perdu la raison,
14:49s'ils ne se rendaient pas compte
14:50de ce qu'il se passait.
14:51On peut ne pas aimer
14:52le Rassemblement national,
14:53on peut ne pas aimer
14:54Marine Le Pen,
14:55mais ils seraient quand même
14:56très forts de café
14:57de ne pas, évidemment,
14:58être complètement scandalisés
14:59de cette décision politique
15:00d'hier.
15:01Laure Lavallette,
15:02le syndicat de la magistrature
15:03vient de publier un communiqué.
15:04Il dit que le seul outil
15:05des magistrats et magistrates,
15:06c'est la loi.
15:07Qu'est-ce que vous lui répondez ?
15:08Je réponds que ce même syndicat,
15:12en juin dernier,
15:13avait fait une tribune
15:14en disant qu'il fallait
15:15trouver des moyens
15:16d'éradiquer le Rassemblement national,
15:17ce qui était là aussi une menace,
15:18figurez-vous.
15:19Et le Conseil supérieur
15:20de la magistrature
15:21n'a pas cru bon
15:22de répondre d'ailleurs
15:23et de rappeler à la raison
15:24ce syndicat,
15:25qui est un syndicat,
15:26nous le savons,
15:27d'extrême gauche
15:28et je trouve ça
15:29très inquiétant
15:30pour l'indépendance
15:31de la justice.
15:32On voit que la riposte du RN
15:34est lancée sur plusieurs fronts,
15:36médiatiques et judiciaires.
15:38Est-ce que,
15:39encore une fois,
15:40vous réfléchissez
15:41au fait que
15:42toutes ces procédures
15:43n'aboutissent pas
15:44et que Marine Le Pen
15:45ne puisse pas
15:46réellement se présenter
15:47en 2027 ?
15:48Bien sûr,
15:49on n'est pas dans le déni
15:50mais pour l'instant,
15:51on est dans le temps du combat
15:52et Marine Le Pen
15:53ne va pas baisser les armes
15:54si facilement.
15:55Vous savez,
15:56je ne connais personne,
15:57je pense,
15:58plus résilient
15:59et plus combative
16:00que Marine Le Pen.
16:01Tant qu'il y a
16:02cette petite voie,
16:03alors elle est étroite
16:04et escarpée,
16:05et nous verrons,
16:06évidemment,
16:07si l'audiencement
16:08de l'appel
16:09arrive suffisamment rapidement
16:10pour que nous puissions
16:11préparer une élection présidentielle
16:12avec Marine Le Pen
16:13dans de bonnes conditions.
16:14Et dans ce cas-là,
16:15évidemment,
16:16il faut aussi
16:17que Jordane Bardella
16:18se prépare ?
16:19Bon, écoutez,
16:20on n'est pas du tout
16:21dans cet esprit-là.
16:22Alors,
16:23Jordane est là,
16:24bien sûr,
16:25et il est préparé
16:26par Marine Le Pen
16:27depuis déjà
16:28un petit moment,
16:29évidemment,
16:30mais pour l'instant,
16:31je vous dis,
16:32ça n'est pas du tout
16:33notre état d'esprit.
16:34D'ailleurs,
16:35nous trouverons
16:36trop tard
16:37cet audiencement
16:38d'appel.
16:39Pour l'instant,
16:40on est vraiment
16:41dans l'optique
16:42que Marine Le Pen
16:43puisse répondre
16:44à l'espoir,
16:45vous savez,
16:46qu'elle suscite.
16:47Je vous rappelle
16:48qu'elle était à 37%,
16:49juste la veille
16:50de cette condamnation
16:51absolument inique.
16:52Elle représente
16:53pour les Français
16:54un espoir.
16:55Vous savez,
16:56la rencontre
16:57d'un président
16:58et son peuple,
16:59c'est aussi ça.
17:00La Ve République
17:01et Marine Le Pen
17:02a un lien charnel,
17:03ils nous suivent
17:04sur le terrain
17:05pour s'en apercevoir.
17:06Merci Laure Lavallette,
17:07députée RN du Var.
17:08Merci à Sacha Robin
17:09qui était à vos côtés
17:10à l'Assemblée nationale.
17:11On va écouter
17:12Jordan Bardella
17:13qui était ce matin
17:14notre invité sur CNews
17:15et sur Repeint
17:16avec Sonia Mahboud.
17:17Il dit qu'il se prépare,
17:18évidemment qu'il doit
17:19se préparer à l'exercice
17:20du pouvoir.
17:21Jordan Bardella.
17:22J'ai bientôt 30 ans,
17:23je ne vais pas m'inventer
17:2440 ans de vie politique
17:25que je n'ai pas
17:26par définition.
17:27Donc,
17:28je peux vous repeindre
17:29le mur de toutes les couleurs,
17:31j'ai l'âge que j'ai.
17:34C'est à la fois
17:35une qualité
17:36qui ne reste pas
17:37et un défaut
17:38qui passe vite.
17:39Ça fait 15 ans
17:40que je fais de la politique.
17:42J'ai été
17:43par deux fois
17:44élu député européen,
17:45par deux fois
17:46conseiller régional.
17:47Je suis président
17:48d'une organisation
17:49humaine
17:50d'un mouvement politique
17:51qui a fait
17:5237% des voix.
17:53Je crois avoir
17:54beaucoup appris
17:55de ce contre-coup
17:56des élections législatives
17:59et je ne peux rien
18:00vous dire d'autre
18:01avec ma sincérité
18:03que chaque jour
18:04qui passe,
18:05c'est un jour
18:06où je me prépare
18:07à l'exercice du pouvoir.
18:08Je m'y suis préparé,
18:09évidemment,
18:10comme potentiel
18:11Premier ministre
18:12et je continue
18:13de le faire.
18:14Voilà pour Jordan Bardella.
18:15L'âge est un problème
18:16en politique,
18:17en France,
18:18Gautier Lebrecht ?
18:19En politique
18:20comme en télévision,
18:21ça peut être conjuré,
18:22vous savez.
18:23Je ne parlais pas de vous.
18:24Le jeune âge,
18:25mais je connais
18:26les procès
18:27en jeunisme.
18:28La valeur n'attend pas
18:29le nombre des années.
18:30Exactement,
18:31aux âmes bien nées.
18:32Donc Jordan Bardella
18:33reste,
18:34en l'absence
18:35de Marine Le Pen,
18:36et Pierre Mermeron
18:37le rappelait,
18:38le favori
18:39du premier tour
18:40puisqu'il y a
18:41un sondage
18:42qui a été réalisé ce matin
18:43et qui montre
18:44qu'il n'y aurait
18:45pas de perdition
18:46ou peu de perdition
18:47si Jordan Bardella
18:48était le candidat.
18:49Ça, c'est sur le papier.
18:50Après son défi,
18:51s'il est candidat,
18:52au-delà de l'âge,
18:53on lui fera évidemment
18:54le procès.
18:55Vous êtes trop jeune,
18:56vous avez 31 ans,
18:57vous venez d'avoir 30 ans,
18:58on ne peut pas devenir
18:59président de la République
19:00à 31 ans.
19:01On l'entend déjà,
19:02évidemment qu'il devra
19:03y répondre
19:04et il y répondra sûrement
19:06si c'est lui le candidat
19:07lors de débat.
19:08Moi, je pense
19:09que le vrai défi
19:10pour Jordan Bardella,
19:11ce n'est pas tant l'âge,
19:12c'est d'aller récupérer
19:13l'électorat de Marine Le Pen,
19:14l'électorat populaire,
19:15l'électorat ouvrier
19:16qui a fait d'elle
19:17la députée
19:18d'Hénin-Beaumont.
19:19Quand vous allez à Hénin-Beaumont
19:20et pour y être allé,
19:21avoir suivi
19:22Marine Le Pen
19:23sur le terrain à Hénin-Beaumont,
19:24vous comprenez
19:25pourquoi elle a placé
19:26le pouvoir d'achat
19:27en numéro 1
19:28lors de la dernière présidentielle
19:29et pourquoi ce n'était pas
19:30l'immigration
19:31qu'elle avait laissée
19:32à Éric Zemmour
19:33ou au sein du RN.
19:34C'était Jordan Bardella
19:35qui était chargé
19:36de porter ces questions-là
19:37à Hénin-Beaumont.
19:38Évidemment,
19:39avant de vous parler d'immigration,
19:40on vous parle de la fin du mois
19:41de pouvoir d'achat
19:42et de pouvoir boucler
19:43telle ou telle dépense.
19:44Donc, ça sera,
19:45à mon avis,
19:46son principal défi,
19:47c'est de récupérer
19:48cet électorat populaire
19:49alors que lui,
19:50il est sur une fibre
19:51plus libérale.
19:52Pierre Vermeuren,
19:53l'âge n'est pas un problème
19:54sur ce type d'élection ?
19:55Non, sinon,
19:56la Constitution,
19:57il n'y aurait pas lié.
19:58Oui.
19:59Non, non,
20:00ça, je ne crois pas.
20:01L'âge minimum,
20:02c'est 18 ans, c'est ça ?
20:03Le président,
20:04c'est 27 ans.
20:05Je crois que maintenant,
20:06il n'y a plus de limite.
20:07Mais de toute manière,
20:08si vous voulez,
20:09ce qui est paradoxal,
20:10c'est qu'en France,
20:11l'âge moyen de l'électeur,
20:12je crois que c'est 56
20:13ou 57 ans en France.
20:14Donc, ça veut dire
20:15que l'âge moyen...
20:17Voilà.
20:18Donc, ça veut dire
20:19que c'est le double.
20:20Donc là,
20:21c'est là le paradoxe.
20:22Est-ce qu'un pays très vieux
20:23peut choisir un président
20:24très jeune ?
20:25Pourquoi pas ?
20:26Ce n'est pas interdit.
20:27Non, ce n'est pas interdit.
20:28Éric Rebelle ?
20:29On n'en est pas encore là.
20:30Je note quand même
20:31la prudence
20:32de chacun des députés
20:33du rassemblement national
20:34qui est interrogé
20:35sur alors,
20:36c'est bon de barder là,
20:37si le pêle est empêché,
20:38il marche sur des oeufs,
20:39etc.
20:40D'ailleurs,
20:41hier,
20:42dans son interview,
20:43il a dit
20:44qu'il n'avait pas
20:45le sentiment
20:46avec une petite phrase
20:47que je n'ai plus en tête
20:48exactement,
20:49mais en gros
20:50qu'il était préparé,
20:51elle le préparait,
20:52mais il manquait
20:53encore un peu
20:54de maturité.
20:55Donc,
20:56il y a cette prudence
20:57évidemment,
20:58du côté de Marine Le Pen
20:59tant qu'elle n'a pas
21:00exploré
21:01toutes les choses.
21:02Et puis,
21:03il y a autre chose
21:04quand même
21:05qui a commencé
21:06à la fin de son propos
21:07à noter Gauthier,
21:08c'est qu'il ne partage
21:09pas tout à fait
21:10la même vision
21:11notamment
21:12du programme économique.
21:13Marine Le Pen,
21:14elle...
21:15Non,
21:16mais ce que je veux dire,
21:17c'est qu'elle a réussi
21:18parce que c'est
21:19la patronne,
21:20elle a réussi
21:21à solidifier
21:22tout ça
21:23sous ses bras.
21:24Il y a une imbeaumon.
21:25Voilà.
21:26Sous son aile.
21:27Ses ailes.
21:28Ses bras.
21:29Sous ses ailes.
21:30C'est pas très élégant.
21:31Vous préférez
21:32sous ses ailes.
21:33Et si les ailes
21:34s'envolent ailleurs,
21:35eh bien,
21:36je pense qu'en interne,
21:37ce n'est pas si simple
21:38que ça
21:39que de se ranger
21:40derrière le panache blanc
21:41de Bardella.
21:42Alors,
21:43moi,
21:44je veux bien répondre
21:45à Eric Revelle.
21:46Déjà,
21:47il faut quand même
21:48se dire les choses.
21:49Ah, mais j'ai pas posé
21:50de questions.
21:51Oui, mais c'est un...
21:52On peut échanger.
21:53Mais vous aurez quand même
21:54une réponse.
21:55Déjà,
21:56un,
21:57le plus probable,
21:58c'est que Jordan Bardella
21:59soit le candidat
22:00du Rassemblement National
22:01en 2027.
22:02Il faut quand même
22:03arrêter de tourner
22:04autour du pot.
22:05Marine Le Pen,
22:06elle a très peu de chance
22:07de voir sa candidature
22:08accepter.
22:09Vous ne croyez pas
22:10à ce que dit
22:11M. Darmanin,
22:13Moi, je ne suis absolument
22:14pas certain de ça.
22:15Je pense plutôt l'inverse.
22:16Je pense que les juges
22:17lui remettraient
22:18l'exécution provisoire
22:19en appel.
22:20Et donc, elle pourrait
22:21aller en cassation.
22:22Rebelote pour elle.
22:23Donc, l'autre possibilité,
22:24c'est un projet de loi
22:25qui fait sauter
22:26l'exécution provisoire
22:27de manière rétroactive
22:28ou une fameuse loi d'amnistie
22:29avec l'Assemblée nationale
22:30qu'on a aujourd'hui.
22:31Bonne chance
22:32pour le faire accepter
22:33au vu des divisions
22:34chez Renaissance.
22:35On voit que Gabriel Attal
22:36est très offensif
22:37contre Marine Le Pen.
22:38Au Modem,
22:39les députés Modem
22:40ne suivent pas
22:41qu'il soit bérou
22:42auprès de ses proches,
22:43qu'il est gêné
22:44par la décision
22:45contre Marine Le Pen
22:46et que ça n'arrive
22:47qu'en France.
22:48Donc, je ne suis pas sûr
22:49du tout qu'on ait
22:50une Assemblée nationale
22:51pour amnistier Marine Le Pen.
22:52Donc, le plus probable,
22:53c'est Jordan Bardella.
22:54Et sur les divisions internes,
22:55c'est vrai qu'elles existent.
22:56Elles ont existé
22:57quand Jordan Bardella
22:58a pris déjà
22:59la présidence du parti.
23:00Et qu'est-ce qui s'est passé ?
23:01Il a quand même pris
23:02la présidence du parti.
23:03Il y aura évidemment
23:04quelques divisions,
23:05mais ils vont faire quoi ?
23:06Ils vont voir qu'il fait
23:0736 % dans les sondages.
23:08Ils vont refuser
23:09de soutenir Jordan Bardella.
23:10Qui plus est,
23:11s'il est adoubé
23:12par Marine Le Pen ?
23:13S'il est adoubé
23:14par Marine Le Pen,
23:15c'est terminé.
23:16La grande différence,
23:17c'est que dans ce cas de figure-là,
23:18Marine Le Pen serait démonétisée.
23:19C'est-à-dire qu'elle n'aurait plus
23:20la puissance qu'elle a
23:21au moment où Bardella
23:22accède à la présidence.
23:23Vous voulez dire quoi ?
23:24Ah ben non !
23:25Mais de qui on parle
23:26face à Jordan Bardella
23:27qui pourrait le contester
23:28face à Marine Le Pen ?
23:29Mais je ne vois personne.
23:30Je ne vois personne.
23:31Mais il peut y avoir
23:32des fractures révélées.
23:33Et le Front national
23:34les a montrées par le passé.
23:35Et on sait comment
23:36ça a terminé.
23:37Ça ouvre aussi certainement
23:38une autre question.
23:39C'est-à-dire qu'on voit bien
23:40que le nom Le Pen
23:41empêchait toute perspective
23:42d'union des droites réelle.
23:43On l'a vu aussi bien
23:44dans l'électorat
23:45qu'avec un certain nombre
23:46de personnalités de la droite.
23:47Puisque très peu de gens
23:48ont suivi Eric Ciotti
23:49au mois de juin dernier.
23:50Une fois qu'il n'y aurait plus
23:51de Le Pen dans l'équation.
23:52Sauf que la question,
23:53c'est quand ?
23:54Est-ce que ça serait
23:55juste avant 2027 ?
23:56Ou est-ce que ça se ferait
23:57suffisamment longtemps en avance
23:58pour que ça puisse
24:00véritablement rebattre les cartes ?
24:01On pourrait imaginer
24:02quelque chose de différent.
24:03Une vraie recomposition.
24:04Parce que c'est vrai
24:05que le nom de Le Pen
24:06jusqu'à présent était un verrou.

Recommandations