Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, était l’invité exceptionnel de Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari pour #LaGrandeInterview sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Bonjour à vous, bonjour cher Laurent.
00:02Bonjour Sonia.
00:03Et bienvenue à tous à la grande interview sur CNews et Europe 1,
00:05en format spécial ce matin après le séisme judiciaire hier
00:09autour de la condamnation et de l'inéligibilité de Marine Le Pen.
00:13Les conséquences politiques sont très importantes bien sûr,
00:16majeures conséquences aussi démocratiques sans doute pour notre pays.
00:20Sa parole est très attendue.
00:21Notre invité ce matin, c'est le président du Rassemblement National.
00:24Bonjour à vous Jordan Bardella.
00:26Bonjour.
00:27Merci d'avoir accepté notre invitation pour évoquer les suites immédiates de cette condamnation,
00:31évoquer l'avenir du parti, le vôtre également Jordan Bardella,
00:34et bien sûr celui de Marine Le Pen.
00:35D'abord, première question.
00:36Est-ce que vous considérez comme Marine Le Pen que la sanction prononcée contre elle,
00:40je mets à part le jugement sur le fond pour détournement de fonds publics,
00:43est une décision politique qui vise à l'empêcher de se présenter
00:47la magistrate a argué du fait qu'il pourrait y avoir un trouble à l'ordre public ?
00:51Je considère que cette décision est disproportionnée.
00:57Qu'elle ne s'inscrit pas dans la philosophie de la jurisprésence du Conseil constitutionnel
01:03et que s'agissant de ce dossier un peu plus largement dans son ensemble,
01:07il s'agit d'une négation pure et simple de l'état de droit
01:12puisque notre droit à un procès équitable a été violé.
01:17Je vous rappelle que durant le procès, on avait beaucoup commenté cette phrase de la procureure
01:21qui s'agissant de l'un des dossiers des prévenus avait indiqué,
01:24trahissant sans doute sa partialité, qu'elle n'avait pas d'élément pour demander la relax
01:29mais que ça lui ferait trop mal de la demander
01:32et évidemment le droit au recours qui est violé.
01:34Rendez-vous compte que ce lundi 31 mars 2025,
01:38des juges ont décidé d'éliminer purement et simplement
01:45de la course à la prochaine présidentielle la candidate du Rassemblement national
01:49qui est non seulement la candidate du Premier parti de France
01:52mais qui dans toutes les intentions de vote record
01:55est non seulement donnée au second tour sans aucun débat
01:58mais en plus présentée et donnée au regard de ses sondages
02:02comme la favorite et comme potentiellement la prochaine présidente de la République.
02:05Les conséquences seront extrêmement lourdes.
02:08L'exécution provisoire est prévue par la loi ?
02:10On va rentrer dans l'intimité de l'exécution provisoire
02:15mais dans tout état de droit, on a droit précisément à un deuxième degré de juridiction.
02:21D'abord s'il existe des cours d'appel, c'est parce qu'il arrive aux tribunaux de première instance
02:26de commettre des erreurs et si derrière il existe des cours de cassation,
02:29c'est parce qu'il y a possibilité dans le droit français que des erreurs soient commises.
02:33Nous sommes non seulement totalement innocents des faits qui nous sont reprochés dans cette affaire,
02:38nous parlons là d'un désaccord administratif sur la manière dont travaillent des assistants au Parlement européen
02:43et en dépit de cela, on prive des millions et des millions de Français
02:49de leur candidate naturelle et légitime à l'élection présidentielle.
02:52Donc il y a des millions de Français qui ce matin et qui depuis hier sont indignés
02:58et qui ont le sentiment que des juges ont décidé de manière disproportionnée,
03:04de manière politique et de manière partisane d'entraver la grille de départ de la prochaine élection présidentielle.
03:11Depuis hier et le prononcé des peines, les mots utilisés par votre camp et au-delà d'ailleurs sont forts.
03:16Vous venez à l'instant de parler de négation de l'état de droit.
03:19Vous avez dit hier que la démocratie française a été exécutée.
03:22A vos yeux, que vivons-nous ? Que vivez-vous précisément ?
03:26Comment vous caractérisez ce basculement ?
03:28Et est-ce que vous faites un lien avec ce qui s'est passé et ce qui se passe en Europe,
03:31notamment avec ce qui s'est passé en Roumanie avec le candidat et le favori également qui a été empêché ?
03:37D'abord, on a rarement vu une motivation aussi politique.
03:45La raison qui est invoquée par le tribunal pour justifier de la mise en œuvre d'une exécution provisoire,
03:53quand on met une exécution provisoire, c'est parce qu'on considère qu'il y a potentiellement un risque de récidive
03:58ou qu'il y a potentiellement un risque de trouble à l'ordre public.
04:01Le tribunal ne parle pas du tout de cela.
04:04Le tribunal fait un lien direct avec la prochaine élection présidentielle.
04:09La justification de cette exécution provisoire, que les Français m'entendent bien ce matin,
04:13a été dit dans les termes suivants.
04:15Si Marine Le Pen est élue présidente de la République dans quelques mois
04:19et qu'elle a été condamnée en première instance, on ne parle pas d'une condamnation définitive,
04:23on parle d'une condamnation en première instance pour ce désaccord administratif avec le Parlement européen,
04:29il y aurait un risque de trouble à l'ordre public.
04:33Donc, on ne peut pas faire plus clair comme motivation politique,
04:38comme jugement partiel et comme décision qui est une décision partisane.
04:44Quand on fait de la politique, on n'est pas au-dessus des lois,
04:48mais on n'est pas non plus en dessous.
04:50Et il y a des millions de gens qui, ce matin, ont le sentiment que Marine Le Pen
04:54a été jugée avec cette violence et cette brutalité,
04:58non pas comme une justiciable comme une autre,
05:00mais parce qu'elle est Marine Le Pen et parce que son tort est d'être aujourd'hui en capacité
05:04de mener le camp national à la victoire.
05:06Donc, oui, il y a un climat.
05:08Et je dis aux Français qui nous écoutent ce matin,
05:12je dis aux Français qui nous écoutent ce matin,
05:15que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
05:18Vous avez raison de rappeler qu'il y a, on parlait de l'Europe,
05:21il y a quelques jours en Roumanie, une décision de justice a non seulement annulé une élection,
05:27mais elle a empêché de se représenter à cette élection le candidat qui est sorti en tête du premier tour.
05:34Pour cause de soupçons d'ingérence, précisons-le.
05:36De soupçons d'ingérence.
05:38Bon, il n'y a pas eu de verdict de justice, il n'y a pas eu de décision de justice.
05:42Il y a eu des soupçons qui sont émis par des gens qui sont des adversaires politiques.
05:47Quelle est cette démocratie ?
05:49Quel est ce pays, la France en l'occurrence, pays des droits de l'homme, pays des libertés,
05:54pays de l'universalisme républicain,
05:56où, en quelques jours, on ferme la première chaîne de la TNT,
06:02la première chaîne de la TNT.
06:04C8.
06:05C8.
06:06On empêche la leader de l'opposition, donnée comme la favorite dans tous les sondages à cette élection présidentielle,
06:12de se présenter sans possibilité de se rappeler d'une décision de justice que nous contestons sur le fond et sur la forme.
06:18On requiert de la prison ferme contre un ancien président de la République
06:23et on met à mort financièrement un mouvement politique comme le Rassemblement National,
06:27qu'écope de millions d'euros d'amende.
06:30Donc, il y a un climat.
06:32Et je dis aux Français qu'il y a une dérive extrêmement grave aujourd'hui
06:38qui ne ressemble pas à l'idée que nous nous faisons de la démocratie française.
06:43Donc, je suis extrêmement inquiet par cette décision.
06:46Je suis extrêmement inquiet aussi pour la suite,
06:49parce qu'encore une fois, j'ai le sentiment que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
06:54Mais croyez-moi, cette décision de justice, elle ne suffira pas.
06:58Parce qu'il y a des millions de Français qui sont indignés
07:01et l'espoir qui s'est levé dans le pays, l'espoir que nous portons avec Marine Le Pen,
07:06croyez-moi qu'il n'est pas près d'être enterré demain matin.
07:09Le chemin de l'aveu même de l'avocat de Marine Le Pen, il est aujourd'hui étroit,
07:13mais ce chemin, il existe.
07:15Il y a possibilité d'ailleurs que le calendrier de l'appel
07:19se synchronise avec le calendrier électoral de manière à ce que nous puissions défendre notre bonne foi
07:25devant les tribunaux en appel de facto et de droit.
07:30Mais le chemin, il est étroit, le chemin, il existe.
07:33Et moi, je vais me battre jusqu'au bout pour que nous puissions, avec Marine,
07:37démontrer notre totale innocence, notre bonne foi et surtout la politisation de cette décision.
07:43Jusqu'au dernier moment, Marine Le Pen s'est dite sereine avant cette condamnation.
07:48Vous avez été surpris. Pourquoi avez-vous été surpris ?
07:51Pourquoi, à partir du moment où les juges avaient cette disposition qui était possible,
07:55l'exécution provisoire de l'inéligibilité, pourquoi s'en sera-t-il privé ?
07:59Est-ce que ça, c'est une question que vous n'avez pas posée avant ?
08:02Vous n'avez pas anticipé cela ?
08:03Parce que je restais accroché à l'idée que nous étions un grand pays,
08:07un État de droit, une démocratie,
08:11et que le terrain politique devait être l'espace sur lequel on combat ses adversaires politiques,
08:19pas sur le terrain judiciaire.
08:21Il faut entendre aujourd'hui ce que disent, non pas les gens du Rassemblement national,
08:24parce qu'ils vont vous dire la même chose que moi,
08:26et ils vont faire part du même cri du cœur et de la même indignation.
08:29Il faut écouter ce que disent aujourd'hui, non seulement les adversaires politiques de Marine Le Pen.
08:34J'ai entendu M. Mélenchon indiquer lui-même qu'on ne pouvait pas,
08:39de manière provisoire, préventive, sans possibilité d'appel,
08:44priver quelqu'un de se présenter à une élection devant le suffrage des Français.
08:48J'ai entendu M. Attali, Jacques Attali,
08:51on ne va pas dire que ça vient du Rassemblement national,
08:54s'offusquer d'une telle décision.
08:56J'ai entendu il y a quelques semaines, avant même,
08:58il y avait encore cette liberté de parole quand il était parlementaire,
09:01le garde des Sceaux actuel, Gérald Darmanin,
09:03qui indiquait que le terrain contre le RN devait se faire sur le champ politique,
09:07jamais sur le champ judiciaire,
09:09parce que, encore une fois, ça n'était pas un service à rendre non plus
09:11à ceux qui luttent contre le Rassemblement national.
09:13Et je vais vous dire, je dis aujourd'hui aux adversaires
09:17qui peuvent se réjouir de cette décision.
09:19J'ai vu certains macronistes dire, bon ben, c'est comme ça,
09:22on ne commande pas une décision comme ça.
09:24C'est l'application de la loi, disent-ils.
09:25En quoi ils ont tort de dire que c'est l'application de la loi, d'ailleurs ?
09:27Moi, je veux leur dire qu'aujourd'hui, c'est nous,
09:29demain, ce sera eux.
09:31Parce qu'aujourd'hui, ce n'est plus le gouvernement des juges.
09:35Aujourd'hui, c'est la tyrannie des juges.
09:37Il est vrai que ces décisions, elles sont motivées généralement
09:40d'un camp politique contre un autre.
09:42Je vous l'accorde.
09:43Mais cette dérive extrêmement grave devant laquelle nous assistons
09:48depuis maintenant plusieurs heures, elle inquiète des millions de Français.
09:51Et quand je parlais de ce chemin, je parle des adversaires politiques
09:55de Marine Le Pen qui s'en offusquent.
09:57Mais je parle aussi de spécialistes.
09:59Je parle de membres éminents du Conseil constitutionnel,
10:02comme M. Shuttle, qui ont indiqué...
10:04Est-ce que vous n'avez pas péché par déni ?
10:05Je termine.
10:06N'avez-vous pas péché par déni, par naïveté,
10:08de ne pas penser à une telle issue, quand même ?
10:10Je vais vous répondre.
10:11J'ai lu le témoignage de M. Shuttle.
10:13M. Shuttle, il dit quoi ?
10:15Il dit que cette décision, elle n'est pas conforme
10:17à la jurisprudence du Conseil constitutionnel,
10:20à sa décision, notamment de vendredi dernier,
10:22qui impose dans cette inéligibilité avec exécution provisoire...
10:26Vous me dites que c'est la loi.
10:27Vous avez raison, au moment où on se parle.
10:29Mais le Conseil constitutionnel, qui est le gardien du droit,
10:32le gardien de la Constitution, dit une chose très simple.
10:35Il faut qu'il y ait un principe de proportionnalité.
10:38Attention à ce qu'une telle décision ne vienne pas contrevenir
10:41à la liberté des électeurs.
10:43Quand vous contrevenez à la liberté de 37 %,
10:45de 34 à 37 % du corps électoral,
10:47c'est un sondage IFOP pour le JDD de dimanche dernier,
10:51alors cette décision est disproportionnée.
10:54Et il y a beaucoup de gens qui ont le sentiment
10:56qu'elle est disproportionnée.
10:57Nous sommes quand même dans un pays aujourd'hui
10:59où des magistrats de ce même tribunal judiciaire
11:01sont menacés.
11:03D'ailleurs, le garde des Sceaux s'est exprimé
11:05pour dire toute son indignation.
11:06Est-ce que vous partagez cette indignation ?
11:08Même si vous dénoncez la tyrannie des juges,
11:10on ne peut pas, aujourd'hui, dans notre pays,
11:12menacer des juges, quelles que soient leurs décisions ?
11:14Que je sois extrêmement clair,
11:16les menaces, les injures ou les insultes
11:22à l'égard de juges ou de magistrats,
11:24elles sont inacceptables et nous les condamnons
11:26avec la plus grande fermeté.
11:28Moi, je considère aujourd'hui que les Français doivent s'indigner.
11:32Et je leur dis, indignez-vous.
11:34Nous allons, ce week-end, organiser des distributions de tracts,
11:39des mobilisations démocratiques, pacifiques, sereines.
11:43Je n'appelle pas du tout à des actes qui pourraient,
11:47je veux dire, pour le coup, servir d'argumentaire
11:49à nos adversaires.
11:51Et je condamne avec la plus grande fermeté
11:54les atteintes, en tout cas les menaces,
11:56pour l'instant, qui ont été proférées à l'encontre des magistrats.
11:58Ce n'est pas le sujet.
12:00Encore une fois, les décisions de justice,
12:02on peut les combattre, on peut les combattre sur le plan du droit,
12:04on peut les combattre politiquement avec la plus grande force,
12:06avec la plus grande fermeté.
12:08Je considère que la démocratie, c'est la violence des mots,
12:10jamais la violence physique.
12:12Donc, nous condamnons toute forme de violence ou toute forme de menace.
12:14Je suis extrêmement clair sur ce sujet.
12:16Y compris celle des mots, donc.
12:17Y compris celle des mots et, encore une fois, avec la plus grande fermeté.
12:19Qu'on m'entende bien ce matin.
12:21J'ai entendu hier, sur une chaîne d'info,
12:23Mme Lenoir, ancienne ministre, ancienne membre honoraire,
12:27au moment où on se parle du Conseil constitutionnel.
12:30Elle dit quoi s'agissant de cette exécution provisoire ?
12:32La même chose que M. Shuttle, elle dit qu'elle n'est pas fondée en droit.
12:35Donc, quand vous avez les adversaires politiques du RN,
12:38quand vous avez d'éminents spécialistes,
12:40parfois anciens membres du Conseil constitutionnel,
12:43qui viennent souligner cette disproportion,
12:45cela me fait dire qu'il y a non seulement un chemin,
12:47mais que nous allons nous battre pour prouver notre bonne foi.
12:50Avançons un peu, Jordan Bardella.
12:52Marine Le Pen, hier soir à la télévision, est apparue très combative.
12:55Elle va faire appel.
12:56Elle l'a toujours été.
12:57Elle a dit elle-même qu'elle était éliminée.
12:59Vous pensez qu'elle est éliminée de la course à la présidentielle aujourd'hui ?
13:03De fait, une exécution provisoire.
13:05Le but de cette exécution provisoire, c'est d'éliminer Marine Le Pen
13:08de la course à l'élection présidentielle.
13:10Est-ce qu'elle l'est, à vos yeux ?
13:12De facto, mais de droit, il reste encore aujourd'hui un chemin.
13:16Ce chemin, il s'appuie sur deux sujets extrêmement simples.
13:20C'est la possibilité d'un appel avant la prochaine élection présidentielle,
13:25qui, je le rappelle, nous sommes totalement innocents sur le fond,
13:28aurait pour but et pour souhait de notre part de nous rendre notre innocence.
13:32Encore une fois, s'il existe des cours d'appel,
13:34c'est parce que les tribunaux de première instance peuvent commettre des erreurs.
13:36Et ils ont commis une erreur en nous condamnant dans cette affaire.
13:39Et deuxièmement, il y a ce sujet du non-respect à notre sens
13:45et au sens de beaucoup d'experts, y compris des membres du Conseil constitutionnel,
13:49du non-respect de cette jurisprudence qui a été prononcée et rappelée vendredi dernier.
13:53On a compris que le chemin jéduisière est étroit.
13:55Ce sont les mots de l'avocat de Maître Bossu, l'avocat de Marine Le Pen.
13:58Vous avez rappelé vous-même la situation complexe finalement et l'agenda judiciaire.
14:03Est-ce qu'il y a d'autres scénarios, scénaristes sur la table ?
14:06Est-ce que vous imaginez une loi d'amnestie ?
14:08Expliquez-nous comment, par exemple, vous parlez de rassemblement populaire pacifique,
14:12comment de tels rassemblements, aussi importants soient-ils,
14:15peuvent-ils changer une donne judiciaire aujourd'hui ?
14:17Je vais vous dire, moi je refuse de m'habituer à ce qu'en quelques heures,
14:25une décision de justice, et encore une fois, il y a le sujet du respect de la décision de justice
14:30et il y a le sujet de l'indignation légitime que ça suscite chez des millions de Français
14:33qui ont le sentiment que ce n'est pas Marine Le Pen qu'on fait taire, c'est eux.
14:38C'est la voix des millions de Français qui sont chaque jour plus nombreux
14:41à nous accorder leur confiance et qui, au moment où on se parle,
14:45placerait Marine Le Pen, non seulement comme candidate qualifiée au second tour,
14:49mais comme potentiel président de la République.
14:51Mais il pourrait voter pour vous, Jean-Denis Bardélin.
14:53Il pourrait vous choisir, vous.
14:55Mais voilà, on y vient.
14:57Moi je ne m'habitue pas à ce que, dans une grande démocratie comme la nôtre,
15:01en une décision de justice, on ferme, décision administrative,
15:05on ferme une chaîne de télé, 24 heures après, tout le monde est passé à autre chose.
15:08On élimine la leader de l'opposition, tout le monde est passé à autre chose.
15:10Pour l'instant, on ne passe pas à autre chose.
15:12Vous dites que ça va laisser des traces profondes dans notre pays ?
15:14Non seulement ça va laisser des traces profondes,
15:16mais pour répondre à votre question, on ne passera pas à autre chose.
15:20Si ce chemin aussi étroit soit-il existe, nous allons l'emprunter
15:25et nous allons faire en sorte d'aller jusqu'au bout
15:27pour accompagner l'indignation que suscite aujourd'hui cette décision dans tout le pays
15:32et nous utiliserons toutes les voies de recours, même si elles sont minimes,
15:37toutes les voies possibles, pour faire en sorte que cette grille de départ ne soit pas volée aux Français.
15:43Craignez-vous une bouffée de colère ?
15:45Donald Trump a comparé ce matin sa situation à celle de Marine Le Pen.
15:50Je ne dis pas qu'il y a un risque qu'il y ait un assaut du Capitole
15:54ou de quelconque institution dans notre pays, fort heureusement,
15:57mais est-ce que vous craignez ou est-ce que vous pariez sur une trumpisation de notre vie politique ?
16:04En tout cas, beaucoup de Français aujourd'hui ont le sentiment
16:09que quand on ne partage pas les idées qui se succèdent à la tête du pays depuis 30 ans,
16:15on n'a ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs.
16:18Je vous rappelle que je suis à la tête d'un mouvement politique
16:22et d'un combat avec Marine qui a réuni 33% des Français aux élections européennes,
16:2737% des voix aux élections législatives.
16:30C'est-à-dire qu'on est le seul pays du monde, la seule démocratie occidentale
16:36où pour gouverner, il faut avoir perdu les élections.
16:38C'est-à-dire qu'on arrive à 37% des voix,
16:41tout est fait pour nous empêcher de bâtir une majorité et d'accéder au pouvoir.
16:46De l'autre, le parti politique, en l'occurrence les LR qui ont fait 5%,
16:50eux se retrouvent à la tête de tous les ministères et à la tête du pays.
16:53Donc, il y a un climat dans notre pays, notre démocratie est malade,
16:57elle est abîmée par des décisions qui sont contraires à l'esprit français,
17:01à l'esprit de la République française, à la nécessaire égalité entre les citoyens
17:06et il n'y a pas en France, je le dis et je continuerai de me battre pour cela,
17:10de sous-citoyens.
17:12Vous avez le droit d'être patriote, vous avez le droit d'aimer votre pays,
17:15vous avez le droit de porter l'ambition que la France reste la France
17:20sur tout un tas de sujets.
17:21À qui vous adressez-vous ?
17:22Je le dis aux millions de Français qui ont le sentiment qu'on leur marche dessus en permanence.
17:27Je m'adresse aux millions de Français qui ont le sentiment qu'à chaque fois qu'ils votent,
17:31et bien même lorsque nous remportons des élections à des scores
17:35que aucun parti n'a jamais fait dans aucune démocratie occidentale,
17:38et bien nous sommes mis de côté.
17:40Je dis surtout aux Français, ne perdez pas espoir.
17:43Parce que, je vais même vous dire, je pense que ce qui est en train de se passer,
17:46ça va pousser des millions de gens qui ne votent pas pour le Rassemblement National
17:49à venir voter pour le Rassemblement National.
17:51Et je veux juste dire une chose aux gens qui nous écoutent ce matin,
17:55nous finirons par gagner.
17:56Parlons de vous Jordan Bardella, est-ce que vous êtes le plan B ?
17:59Est-ce que vous êtes le plan alternatif à une candidature de Marine Le Pen ?
18:03Est-ce qu'un parti qui aspire à gouverner le pays n'a pas pensé justement à cette alternative ?
18:08Mais, je vais être très honnête avec vous, je ne rentrerai pas là-dedans.
18:13Je ne rentrerai pas là-dedans parce que nous avons un genou à terre aujourd'hui,
18:18mais on est loin d'être mort.
18:21Et par conséquent, tant que nous n'aurons pas déclaré forfait, si je puis dire,
18:30et tant que nous n'aurons pas combattu cette injustice
18:34et fait appel à toutes les voies de recours possibles,
18:37alors je refuserai de me mettre dans ce scénario et dans cette hypothèse.
18:42Vous pourriez être accusé deux fois de ne pas anticiper une situation.
18:45La première fois de ne pas avoir anticipé la condamnation avec exécution provisoire
18:49et la deuxième fois de ne pas anticiper qu'on prendrait le plan B.
18:52Je prends ce risque.
18:54Marine Le Pen, qui représente aujourd'hui l'espoir pour des millions de Français,
19:00m'a tout donné en politique.
19:03Travaillé, mais elle m'a donné l'opportunité d'être devant vous.
19:08Et la moindre des choses que je lui dois, c'est de continuer le combat avec elle jusqu'au bout
19:17et d'aller à ses côtés démontrer notre bonne foi.
19:20Et de le faire pour une raison très simple,
19:23c'est que nous travaillons ensemble, main dans la main, dans une très grande confiance.
19:28Beaucoup de Français attendent aujourd'hui qu'on tourne la page d'Emmanuel Macron.
19:32Je sais que sur nos épaules, nous avons l'espoir de millions de Français.
19:35Et donc je veux dire de manière très simple que je lui suis d'une loyauté totale,
19:41que je mènerai ce combat, même s'il est étroit avec elle, je serai avec elle.
19:46D'ici là, je ne me mettrai pas et je ne vous dirai pas que je ne me positionne dans tout autre alternative.
19:52Mais les Français le disent à votre place, Jordan Bardella.
19:54Oui, mais je comprends que...
19:56À chaque fois qu'on leur pose la question, votre nom vient immédiatement à la bouche de ces Français.
20:00Mais ce qui veut dire aussi...
20:01Les sondages s'accumulent en vous mettant, en devant Marine Le Pen dans les intentions...
20:05Mais ce qui veut dire aussi que nous serons là.
20:09Et à ceux qui pensent qu'ils tuent le Rassemblement national,
20:12parce qu'ils mettent hors course, ou qu'ils essaient de mettre hors course,
20:16et je pense qu'ils n'y arriveront pas,
20:18la candidate naturelle de notre mouvement politique, alors ils se trompent.
20:23Jordan Bardella, il y a quand même un élément peut-être,
20:26et tout cela a fait voler en éclat votre stratégie politique de normalisation depuis des années,
20:31la fameuse dédiabolisation.
20:33On vous entend en colère ce matin et vous affirmez que tout sera fait pour ne pas éliminer Marine Le Pen.
20:38On se demande si toute cette stratégie de normalisation, de donner des gages,
20:42parfois même au gouvernement de François Bayrou finalement, a donné quelque chose.
20:46Est-ce que vous la regrettez aujourd'hui, puisque vous appelez à des rassemblements,
20:50vous dénoncez la tyrannie des juges,
20:52alors qu'on n'entendait pas finalement ce discours auparavant aussi fort, en tous les cas, dans votre bouche ?
20:57Mais c'est-à-dire qu'il faudrait déraper, insulter tout le monde, refaire un capitole à la française ?
21:05Peut-être pas juste là, mais voter une motion de censure, mettre en cause la politique du gouvernement.
21:09Certains vous ont reproché une tièdeur face à l'exécutif actuel.
21:12Je ne sais pas qu'ils me reprochent une tièdeur.
21:14En tout cas, ce que je regarde, c'est qu'on n'a jamais été donné aussi haut dans les sondages.
21:17Donc c'est peut-être que la stratégie qu'on a choisie avec Marine,
21:23qu'elle a initiée lorsqu'elle a pris la tête de notre famille politique en 2011,
21:27fonctionne et produit des résultats.
21:29Moi j'entends ces remises en question sur la normalisation.
21:32La normalisation, c'est apparaître tel que nous sommes.
21:35Donc nous ne sommes pas des fachos, nous ne sommes pas des racistes,
21:38nous ne sommes pas des gens d'extrême droite, nous sommes des gens raisonnables,
21:42nous sommes des patriotes, nous aimons notre pays,
21:44et nous voulons nous battre, non seulement pour le destin de la France,
21:47mais pour le quotidien des Français.
21:49Le drame dans tout cela, c'est qu'encore une fois lors de ces élections législatives,
21:53on a considéré que nos électeurs étaient des électeurs de seconde zone,
21:56et que nos électeurs n'avaient pas le droit de voir leurs idées portées au pouvoir.
21:59Résultat, pendant un an le pays est bloqué,
22:02et les urgences quotidiennes des Français ne sont pas traitées.
22:05Je ne suis pas un soutien de ce gouvernement,
22:07je ne fais pas non plus de lien entre la décision de justice
22:10et le gouvernement de François Bayrou.
22:12Il se trouve que François Bayrou lui aussi est concerné par la procédure d'enquête
22:15des assistants parlementaires.
22:17Il s'est dit troublé par l'assistation de Lorraine Le Pen.
22:19Je ne sais pas ce que ça veut dire le fait qu'il soit troublé,
22:21mais les Français sont ravis d'apprendre.
22:23On peut l'analyser ainsi, c'est-à-dire qu'il a eu quasiment le même procès
22:25dans une affaire mais une amplitude moindre,
22:28François Bayrou est troublé.
22:34Il y a un désaccord administratif sur la manière dont travaillent
22:37les assistants parlementaires entre des partis politiques français
22:39et le Parlement européen.
22:41La France Insoumise est également concernée par la procédure.
22:43Le Modem aussi, mais je veux dire, nous on se bat pour arriver au pouvoir.
22:46Moi je ne me bats pas et on ne se bat pas pour rester dans l'opposition.
22:49Il se trouve que le gouvernement, aujourd'hui,
22:52compte tenu de la situation parlementaire et du fait qu'on étouffait
22:55que mes adversaires se soient coalisés pour nous empêcher d'accéder à Matignon
22:59et pour m'empêcher de devenir Premier ministre,
23:01a créé une situation de blocage où le gouvernement, au moment où on se parle,
23:04est responsable devant le Parlement.
23:06Monsieur Bayrou, comme les différents ministres, n'ont été élus par personne,
23:08ils n'ont été choisis par personne,
23:10ils sont comptables devant le Parlement
23:12et si nous continuons dans une forme d'inertie
23:15où les urgences quotidiennes des Français ne sont pas traitées,
23:17alors nous censurons et nous le ferons sans aucune faiblesse.
23:20Je pense qu'il faudra revenir aux urnes,
23:22qu'il faudra revenir devant les Français par l'intermédiaire d'une dissolution,
23:24parce qu'on voit bien que rien de sain ne peut émerger de ce contexte.
23:28Qui serait le candidat du RN en cas de dissolution ?
23:30Vous ou Marine Le Pen ?
23:32On a toujours dit que j'étais le candidat au poste de Premier ministre.
23:37Mais écoutez, s'il y a des élections législatives,
23:39vous aurez tout le loisir de savoir qui occupera tel ministère.
23:43Vous devriez penser comme c'est nature.
23:45Oui, mais je veux dire, très honnêtement, on ne pense pas à nous dans ce genre de période.
23:51Je pense que notre différence avec Marine Le Pen,
23:54c'est qu'on n'est fondamentalement pas comme les autres.
23:57Et que le combat qu'on mène, on ne le met pas pour notre petite glorieuse personnelle.
24:01Parce qu'aujourd'hui, faire de la politique au niveau où on le fait…
24:03Vous avez le monopole de l'intérêt général par rapport à tout le reste de la classe politique ?
24:06Je n'ai pas dit que j'avais le monopole.
24:08J'ai peut-être la prétention de dire que le combat qu'on mène,
24:12on ne le mène pas pour nous.
24:14Et on le mène pour une cause qui nous dépasse.
24:17Et je pense que si les Français nous accordent chaque jour davantage leur confiance,
24:22c'est parce qu'ils comprennent qu'avec nous,
24:25ils pourraient avoir enfin la tête de l'État,
24:27des dirigeants politiques qui les aiment, qui les respectent et qui les considèrent.
24:30Jordan Bardella, nous sommes sur CNews et sur Europe 1 pour cette édition spéciale.
24:33Marine Le Pen a affirmé hier ne pas vouloir se mettre en retrait de la vie politique.
24:37Quel avenir pour elle ?
24:39S'il y a une dissolution, elle perdrait son siège,
24:41elle ne pourrait pas se représenter aux législatives.
24:44Quel rôle pourrait-elle jouer dans les prochains mois ?
24:47Nous verrons, mais elle va continuer d'occuper un rôle
24:51qui va être un rôle de tout premier plan.
24:54Et nous allons continuer à deux, en binôme, main dans la main,
24:58à avancer dans l'intérêt du pays et dans l'intérêt des Français.
25:02Parce que je suis convaincu que chaque jour qui passe
25:06est un jour qui nous rapproche du pouvoir.
25:08Parce que pendant qu'on commente les troubles,
25:14le troublement de M. Bayrou, il y a des urgences quotidiennes
25:18pour les gens qui continuent de se dégrader.
25:20La facture d'énergie des Français, elle continue de se dégrader.
25:22Le pouvoir d'achat de nos compatriotes, il continue de se dégrader.
25:25Les libertés économiques qui devraient être données à nos entreprises,
25:29à nos chefs d'entreprise pour relancer la croissance
25:31et relancer la production, elles continuent de se dégrader.
25:33L'insécurité, l'immigration continuent de se dégrader chaque jour.
25:40Pourquoi une telle bienveillance par rapport aux neutralités,
25:42par rapport au gouvernement ?
25:43Est-ce que la donne politique, pour le dire autrement, a changé depuis hier ?
25:47Mais quelle bienveillance, Mme Mabrouk ?
25:49Je ne vois pas la bienveillance.
25:51Vous entendez la teneur de nos interventions toute la journée dans l'hémicycle ?
25:54Est-ce que vous avez permis au gouvernement de se maintenir ?
25:56C'est peut-être un objectif.
25:57Est-ce qu'il est toujours le même, aujourd'hui, simplement ?
25:59Pas de se maintenir.
26:00On a fait le choix de ne pas censurer un deuxième budget.
26:02Parce que nous avons considéré, à un moment donné,
26:04que nous avions obtenu des victoires très claires pour les Français.
26:07Si, au mois de janvier, il y a 24 millions de Français
26:10qui ont reçu un mail d'EDF pour leur indiquer
26:13que leur facture d'électricité allait baisser de 15%,
26:15c'est grâce aux députés du Rassemblement National
26:17et c'est grâce à ces fameuses concessions,
26:19à ces fameuses lignes rouges,
26:21que nous avons décrochées dans le cadre de la censure.
26:23S'il n'y a pas eu de déremboursement de médicaments,
26:25si les pensions de retraite ont été réindexées au début de l'année 2025,
26:30c'est grâce au vote du Rassemblement National.
26:32Si, en ce moment même, si cette semaine, au Parlement européen,
26:35on va alléger des directives qui alourdissent le travail
26:38de nos chefs d'entreprise comme la CSRD,
26:40c'est grâce au travail des eurodéputés du Rassemblement National.
26:43Donc, nous obtenons des victoires concrètes.
26:45Maintenant, s'agissant de ce budget,
26:47est-ce qu'il ne valait mieux pas de budget du tout ?
26:50Auquel cas, vous m'auriez accusé de me trumpiser,
26:53peut-être d'en appeler au capitol,
26:55de déstabiliser l'économie et la société française,
26:57de faire tomber M. Retailleau.
26:59Vous l'avez fait une fois, on n'a pas dit cela,
27:00on n'a pas posé ce genre de questions.
27:01Ça aurait pu être un reproche, ça aurait pu être une discussion,
27:03et je vous aurais répondu avec la même franchise.
27:05Plutôt que pas de budget du tout, nous avons considéré
27:07qu'il fallait un budget pour le pays aussi imparfait soit-il.
27:10Pour autant, nous avons été extrêmement clairs.
27:15Si le pouvoir d'achat n'est pas traité,
27:17si la proportionnelle n'est pas instaurée,
27:19si l'immigration et l'islamisme ne sont pas combattus sur le plan politique,
27:24alors nous appuierons sur le bouton de la censure.
27:26Parce que ce que nous attendons,
27:28ce n'est pas d'être convaincu par ce gouvernement
27:31qui est fait de briques et de brocs.
27:32Vous avez chaque mercredi, dans un conseil des ministres,
27:35des gens qui appellent à plus d'immigration,
27:37à côté de gens qui appellent à moins d'immigration.
27:39C'est la cacophonie la plus totale,
27:40et il n'y a pas de cap aujourd'hui pour les Français.
27:42Donc nous n'aurons aucune difficulté à censurer
27:45et à retourner devant les Français.
27:49Encore une fois, il y a un chemin qui est certes étroit,
27:53nous allons l'exploiter.
27:54Maintenant, cette décision a la quelques heures.
27:56Et il faut aussi que les Français puissent s'exprimer,
28:01que cette indignation puisse s'accompagner.
28:03Et donc nous allons évidemment être présents
28:05et nous allons continuer d'être présents pour les Français.
28:07Vous vous rappelez, depuis le début de cet entretien,
28:10Jordan Bardella, sur CNE,
28:11que vous constituez un binôme avec Marine Le Pen,
28:14à qui vous devez beaucoup vous le rappeler.
28:16Par contre, vous n'êtes pas sur la même ligne sur certains sujets.
28:19Ce ne sont pas des dissensions, ce sont des nuances.
28:21Mais à quel point ces nuances, à l'avenir,
28:23et si elles n'est pas,
28:24candidats peuvent aujourd'hui apparaître au grand jour
28:27au sein du RN.
28:28Vous n'avez pas la même ligne sur le plan économique,
28:31sur la réforme de retraite.
28:32Vous êtes plus marqué à droite,
28:34vous revendiquez même une forme d'héritage,
28:36de filiation avec Jacques Chirac.
28:37Je crois qu'on n'entendra jamais Marine Le Pen
28:39revendiquer une telle filiation.
28:41J'ai dit qu'on m'a demandé l'autre jour
28:43quel président de la République...
28:45C'est pas une honte ?
28:46Non, non, mais on m'a demandé de choisir...
28:48Je veux dire, on m'a demandé de choisir
28:50un président de la République
28:51pour qui j'avais de l'affection au-delà du général de Gaulle.
28:54Et j'ai répondu que j'aimais la proximité
28:56que Chirac entretenait avec nos compatriotes
28:59et la proximité qu'il avait avec les Français.
29:01Je pense que ce que vous soulignez
29:04comme étant des différences
29:06sont des nuances absolument marginales
29:08dans le combat que nous menons.
29:10Alors certes, on est deux personnes différentes.
29:13La lycéenne, c'est vous ?
29:14On a chacun nos parcours,
29:15on a chacun notre complémentarité.
29:17Mais on se bat pour la même chose,
29:19nous pensons la même chose
29:21et nous luttons avec les mêmes convictions
29:23et avec le même amour pour la France et pour les Français.
29:26Il peut y avoir des différences,
29:28mais qui sont, je dirais, picrocolines
29:30au regard du combat que nous menons.
29:32Vous pouvez toujours jouer au jeu des ces différences,
29:34mais je pense que c'est pas là l'essentiel.
29:36L'essentiel, c'est qu'on représente aujourd'hui un mouvement
29:38qui est capable de parler à des millions de Français,
29:40qui réunit en son sein des patriotes
29:42qui viennent de la droite, qui viennent de la gauche,
29:43qui viennent de tout horizon politique.
29:45Et je veux dire, cette dynamique électorale,
29:47elle est là et elle ne s'arrêtera pas
29:49avec une décision de justice aussi violente
29:52et aussi brutale soit-elle.
29:54Notre projet, c'est de renouer avec le fil de l'espoir
29:56et c'est de faire en sorte
29:58que notre pays aille mieux
30:00et que, je pense que notre pire ennemi,
30:02c'est le temps.
30:03Et je pense que dans 5 ans,
30:05dans 10 ans, il sera trop tard.
30:06Il sera trop tard sur le plan migratoire,
30:08il sera trop tard sur le plan démographique,
30:10il sera trop tard sur le plan de la cohésion nationale
30:12et si nous ne reprenons pas dès maintenant
30:14le contrôle de notre pays,
30:15alors je crains que demain, il soit trop tard
30:17et qu'en l'occurrence, personne ne le fera à notre place.
30:19Vous dites que vous êtes un binôme avec Marine Le Pen,
30:21on vous croit.
30:22Dans un binôme, on se dit tout.
30:24En huis clos, on se dit tout.
30:26On se dit, voilà, si je suis empêchée, c'est toi qui iras.
30:29Est-ce que vous avez eu cette conversation avec Marine Le Pen ?
30:32Ou est-ce que vous êtes dans le déni ?
30:34Mais on n'est pas dans le déni.
30:36Mais est-ce que vous avez eu cette conversation ?
30:38On n'est pas dans le déni, mais j'ai beaucoup de...
30:40Elle vous a dit...
30:41Attendez.
30:42J'ai beaucoup de conversations avec Marine,
30:44s'il vous plaît, ne doutez pas de la franchise,
30:46de la sincérité et du niveau de confiance qu'il y a entre nous.
30:50Et je peux vous dire que loin de nous séparer,
30:54ce type de décision nous renforce.
30:56Et en réalité, plus on nous tape dessus,
30:58plus le lien que j'ai avec Marine se renforce.
31:03Donc nous parlons de beaucoup de choses
31:05et le Rassemblement national sera présent
31:09lors de la prochaine élection présidentielle.
31:11Si elle vous dit...
31:12La question différemment.
31:14Si elle vous dit, ça sera à vous d'aller vous présenter.
31:17Vous le ferez.
31:20Oui.
31:21J'ai toujours fait ce qu'elle m'a demandé de faire.
31:23Je ne peux pas vous répondre plus sincèrement que cela.
31:26Ma loyauté à Marine, elle est totale.
31:29Et je pense que les Français qui nous regardent
31:32connaissent non seulement ma loyauté à son égard,
31:36mais ils savent aussi que j'ai une dette envers elle.
31:38Et que, encore une fois, sans l'opportunité qu'elle m'a donnée
31:41de porter avec elle les espoirs de millions de Français,
31:44je ne serais pas devant vous aujourd'hui.
31:46Donc j'ai toujours été à son service.
31:48La politique qu'on mange de trahison.
31:50Oui, mais je remercie mes parents qui doivent nous écouter ce matin.
31:53Mais l'éducation qu'ils m'ont donnée,
31:55les valeurs qu'ils m'ont inculquées,
31:57fait que ce que vous avez vu et les spectacles lamentables
31:59que vous avez pu voir dans d'autres familles politiques,
32:01je vous fais une promesse ce matin.
32:03Je peux vous dire, redresser le pays,
32:04ça sera très, très difficile.
32:05Et je dis aux Français, ça ne sera pas un chemin de croix.
32:07Ça sera un chemin de croix et ça ne sera pas un long fleuve tranquille.
32:10Mais ne doutez pas de cette loyauté.
32:14Et si je peux vous faire une promesse,
32:16c'est que nous avons commencé ce travail à deux
32:19et nous le finirons à deux.
32:20Jordan Bardella, Marine Le Pen, un binôme,
32:22avec des nuances, on l'a entendu, pas de différence,
32:24mais un parcours différent.
32:25Marine Le Pen, ce sont des années et des années,
32:27des décennies de combat politique.
32:29C'est une expérience que reconnaissent évidemment ses opposants.
32:32Beaucoup soulignent, et c'est ainsi, c'est votre âge,
32:35une forme en tous les cas de, comment dire,
32:38non pas d'inexpérience, mais de nouveauté.
32:41Oui, c'est ainsi quand on est jeune, dans le débat politique.
32:44Mais quand on accède à la plus haute marche, justement, du pouvoir,
32:47est-ce qu'on peut y accéder avec aujourd'hui
32:50un manque d'expérience dû à votre âge ?
32:52Est-ce que c'est aujourd'hui un élément, un inconvénient ?
32:55Madame Mabrouk, je vais être très honnête.
32:57J'ai bientôt 30 ans.
33:01Je ne vais pas m'inventer 40 ans de vie politique
33:04que je n'ai pas par définition.
33:06Donc je peux vous repeindre le mur de toutes les couleurs.
33:09J'ai l'âge que j'ai.
33:11Ce que vous dites dans votre livre, c'est très cher.
33:13C'est à la fois une qualité qui ne reste pas
33:16et un défaut qui passe vite.
33:18Ça fait 15 ans que je fais de la politique.
33:21J'ai été par deux fois élu député européen,
33:24par deux fois conseiller régional.
33:26Je suis président d'une organisation humaine,
33:29d'un mouvement politique qui a fait 37% des voix,
33:32qui a plusieurs dizaines de parlementaires,
33:35plusieurs centaines d'élus, plusieurs centaines de salariés.
33:38C'est une responsabilité au quotidien qui est extrêmement lourde
33:41puisque le combat que nous menons n'est qu'en phase d'ascension.
33:46Je ne l'ai connu qu'en phase d'ascension.
33:49Je crois avoir beaucoup appris de ce contre-coup
33:52des élections législatives.
33:55Et je ne peux rien vous dire d'autre avec ma sincérité
33:59que chaque jour qui passe est un jour où je me prépare
34:02à l'exercice du pouvoir.
34:04Je m'y suis préparé comme potentiel Premier ministre
34:07et je continue de le faire.
34:10Je considère que les idées et les convictions qui sont les miennes,
34:13celles que j'ai au fond du cœur aujourd'hui,
34:15celles qu'a Marine au fond de son cœur,
34:17sont celles de millions de Français.
34:19Je n'ai par conséquent aucune leçon à recevoir
34:22des gens qui se sont partagé le pouvoir depuis 30 ans
34:25et qui ont mis le pays dans la situation dans laquelle il est aujourd'hui.
34:28Et je suis convaincu qu'avec beaucoup de bon sens,
34:31avec un amour immodéré pour la France et pour les Français,
34:34on peut faire du bien au pays.
34:36Maintenant, on peut tergiverser et en discuter des heures.
34:39J'ai l'âge que j'ai et ça ne changera pas.
34:41Jean-Dane Bardella, vous avez dit,
34:43reproduisons ce que vous avez dit,
34:45on a commencé ce parcours à deux, on le terminera à deux.
34:47Est-ce que ça veut dire que vous êtes en train d'installer l'idée d'un ticket ?
34:50Un ticket Jean-Dane Bardella-Marine Le Pen,
34:52que ce soit à l'Elysée ou à Matignon ?
34:54Il existe ce ticket aujourd'hui.
34:56Mais dans l'autre sens ?
34:58On verra. En tout cas, ce ticket, il existe aujourd'hui.
35:02Et il n'a pas vocation à s'arrêter.
35:05Mais vous savez, encore une fois,
35:07ce n'est pas une question de place ou de personne.
35:09Je sais que c'est difficile à croire.
35:11C'est difficile pour vous.
35:12On a l'impression que vous êtes coincé entre vos devoirs de loyauté
35:15et la lucidité de la situation.
35:17On a l'impression que vous ne voulez pas dire un mot
35:19qui pourrait gêner Marine Le Pen, on le comprend,
35:21Hugart, à votre relation, mais qu'en même temps,
35:23la situation, vous l'avez dit vous-même,
35:25le chemin est ténu, véritablement judiciaire.
35:27Est-ce qu'elle ne vous contraint pas
35:29à un devoir de lucidité par rapport aux millions de Français
35:32qui se disent aujourd'hui,
35:33mais qui va nous représenter dans le camp national pour 2027 ?
35:37Nous avons en partie raison,
35:38mais je pense que les millions de Français
35:40qui se posent cette interrogation,
35:43parce qu'ils connaissent non seulement
35:46cette solidité que nous avons ensemble,
35:48mais aussi nos solidités personnelles,
35:51ne sont pas du genre à abandonner.
35:54Le combat de toute la vie politique de Marine Le Pen
35:57montre que c'est un combat contre l'épreuve,
36:01à contreflot pour reprendre le titre de son autobiographie
36:04qu'elle avait publiée en 2006,
36:06et c'est un combat contre l'adversité
36:08où nous n'avons jamais flanché.
36:10Donc à ces Français-là, je veux leur dire
36:12qu'ils peuvent douter de tout, mais pas de ça.
36:15Et je leur fais la promesse,
36:17et je pense pouvoir parler en nos deux noms ce matin,
36:20que nous ne les abandonnerons jamais.
36:22Et quelle qu'en soit la forme,
36:24quelle qu'en soit la manière,
36:26quelle qu'en soit la composition,
36:28nous serons là et nous serons sur la grille de départ.
36:31Quelle qu'en soit la manière ?
36:32Oui, bien sûr.
36:33Et la composition ?
36:34Mais bien sûr.
36:35On représente un mouvement
36:38pour lequel il y a 11 millions de Français qui ont voté.
36:41Si vous pensez qu'avec une décision de justice,
36:44en cherchant à éliminer la candidate naturelle,
36:47vous allez éteindre la voix
36:49de millions et de millions de Français,
36:51non seulement vous vous trompez,
36:53mais vous allez même la rallumer,
36:55la raviver, la rendre encore plus forte
36:57et la rendre encore plus puissante.
36:59Est-ce que vous craignez un moment,
37:01pardonnez-moi la comparaison, Jordan Bardella,
37:03mais que le dentifrice sorti du tube
37:05ne puisse plus y rentrer,
37:06si vous appelez à des rassemblements ?
37:08Vous avez déjà essayé de faire re-rentrer
37:10du dentifrice dans le tube ?
37:12C'est très compliqué.
37:13La question, c'est à partir de quel moment
37:15on met la main sur l'aspect pacifique
37:17de ces rassemblements qui, sans doute,
37:19se multiplieront à travers la France,
37:21si on l'a bien compris.
37:22Et qui peuvent être infiltrés
37:23par des éléments perturbateurs.
37:25Je ne crois pas à ça.
37:26Je pense que si ça avait été le cas,
37:28compte tenu de ce que nous avons vécu
37:30ces derniers mois et ces dernières années,
37:33on peut parler des Gilets jaunes,
37:35on peut parler de la victoire volée à nos électeurs.
37:37Rendez-vous compte, on fait 37 %.
37:39Le lendemain matin, on dit aux Français
37:41« Ok, ils ont fait 37 %, ils n'auront rien. »
37:43Vous êtes des citoyens de seconde zone,
37:45vous n'avez pas le droit à ce que vos idées
37:47soient représentées au pouvoir.
37:48Qui le dit ? Qui dit « vous n'avez pas le droit » ?
37:50C'est une classe ? C'est une élite ? Un système ?
37:52Gabriel Attal, Emmanuel Macron,
37:53qui disent utiliser les bulletins de vote
37:54de la France insoumise qu'on qualifiait
37:56de « parti antisémite » trois semaines plus tard
37:58pour faire barrage aux électeurs
38:00du Rassemblement national.
38:01C'est ça, la réalité.
38:02Quand cet été, on se met d'accord
38:05entre mouvements politiques pour faire en sorte
38:07qu'au bureau de l'Assemblée nationale,
38:08qu'au bureau du Parlement européen,
38:10les députés et les eurodéputés du RN
38:12soient privés d'un siège auquel ils ont droit.
38:14Je veux dire, on ne le vole pas, ce siège.
38:16C'est des sièges auxquels, par principe,
38:17par us et coutume, et par respect de la démocratie,
38:20nous avons droit.
38:21Ils font délibérément le choix de nous écarter.
38:24Or, quand ils nous écartent,
38:26ce sont des millions de Français qu'ils écartent.
38:28Donc, je comprends que ce matin,
38:30il y ait beaucoup de gens qui se posent des questions.
38:32Je veux juste les rassurer.
38:34Nous n'abandonnons pas le combat.
38:36Nous n'abandonnerons pas le combat.
38:37Et à la fin, nous gagnerons.
38:39Jordan Van Der Ley, nous sommes sur CNews et sur Europe 1.
38:41Vous dites que vous n'abandonnez pas le combat.
38:43Pourquoi ne pas, en ce moment-là,
38:45instaurer un rapport de force avec ce système
38:47dont vous dites qu'il vous met des bâtons dans les roues,
38:49provoquer une motion de censure,
38:51la chute du gouvernement Bayrou,
38:53et mettre la pression sur Emmanuel Macron ?
38:55Je vous pose une question à mon tour.
38:58En quoi est-ce que la motion de censure
39:00contre François Bayrou
39:02va empêcher les juges rouges
39:05de prononcer une exécution provisoire ?
39:07Les juges rouges ?
39:08Ah oui, les juges rouges, oui.
39:10C'est souvent un sens unique.
39:11C'est-à-dire qu'on ne voit jamais...
39:13Tous les juges ?
39:15Vous dites François Fillon, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen...
39:19Je dis que ça se tourne souvent
39:22contre un camp politique plutôt que contre un autre.
39:25Et on a le sentiment, c'est vrai,
39:28que quand on voit les pressions qui sont exercées,
39:31le lobbying qui est fait par des syndicats d'extrême-gauche
39:34comme le syndicat de la magistrature,
39:36qui compte beaucoup d'adhérents directs,
39:39ou compagnons de route,
39:41qui ne représentent pas l'intégralité des magistrats,
39:43mais qui représentent une part considérable des magistrats,
39:46prendre position,
39:48critiquer ouvertement des mouvements politiques de droite,
39:51appeler à voter contre Marine Le Pen
39:53lors de l'élection présidentielle...
39:55C'est vrai que quand on est jugé par ces profils-là,
39:58ensuite, on peut s'interroger sur leur partialité.
40:01Vous avez dû voir des vidéos de Marine Le Pen
40:03il y a quelques années parlant du fait
40:05qu'aucun élu ne devrait être condamné,
40:07qu'elle combat la corruption,
40:09même s'il n'y a pas d'enrichissement personnel,
40:11rappelons-le dans cette affaire,
40:13le fait qu'il y ait des tournements de fonds publics...
40:16Elle côtait même une inéligibilité à vie.
40:18Oui, des tournements de fonds publics
40:20quand vous tapez dans la caisse.
40:22D'accord.
40:23C'est ainsi que vous vous présentez.
40:25Quand Marine Le Pen parlait,
40:26vous faites référence à des propos de 2013,
40:28d'une peine d'inéligibilité à vie
40:30pour les élus qui étaient condamnés pour corruption,
40:32on parle de corruption,
40:34les gens ont tapé dans la caisse.
40:36Dans cette affaire, pardon,
40:38le désaccord et la sanction portent,
40:42il faut que les Français qui nous écoutent encore une fois
40:44ne l'oublient pas,
40:45sur la façon dont travaillent des assistants parlementaires
40:48de députés européens.
40:50Si vous aviez reconnu le système,
40:51peut-être que la décision aurait été différente.
40:53Mais madame, on nous a reproché précisément,
40:55rendez-vous compte qu'on nous a reproché
40:57dans cette affaire,
40:58ce sont les motivations du tribunal
41:00de nous défendre et d'utiliser des voies de recours.
41:03C'est ce que je vous disais tout à l'heure
41:05sur la fameuse négation de l'État de droit
41:07qui fait dire à beaucoup de gens
41:08est-ce que nous sommes encore une grande démocratie ?
41:11Il n'y a pas d'enrichissement personnel,
41:13il n'y a pas d'emploi fictif.
41:15On parle encore une fois de la façon
41:17dont travaillent des gens qui sont salariés
41:19de députés européens,
41:20qui travaillent pour le Parlement européen.
41:22C'est absolument rocambolesque
41:24et invraisemblable comme histoire.
41:26En réalité, on utilise cette affaire
41:28pour mettre Marine Le Pen hors d'état de nuire
41:30sur le plan politique
41:32et l'éliminer de la course à la présidentielle.
41:33C'est ça la réalité.
41:34Que changeriez-vous dans le camp national
41:37pour accéder au pouvoir ?
41:39Est-ce que vous seriez peut-être,
41:41à l'inverse de Marine Le Pen,
41:42l'homme de l'Union des droites ?
41:44C'est une question.
41:46Je sais que vous en rêvez.
41:48Vous ne pouvez pas dire dans mes rêves
41:50et je ne rêve pas de cela.
41:52Je crois le déceler.
41:54Je crois qu'il y a aujourd'hui
41:55une partie des électeurs de droite
41:57qui est orphelin d'un leader,
41:59d'une incarnation, d'un projet politique.
42:01Nous l'avons dit
42:03et je n'ai jamais caché
42:05ma volonté d'aller convaincre
42:07cet électorat orphelin de la droite
42:08parce que je pense que sur les grands sujets,
42:10la sécurité, l'autorité, l'identité,
42:12les libertés, notamment en matière économique,
42:14la défense du travail et du pouvoir d'achat,
42:16le redressement de l'école,
42:18nous partageons l'essentiel.
42:19Mais des patriotes, il y en a partout.
42:21Et je pense que l'Union des droites,
42:23quand un homme ou une femme rencontre
42:25le peuple français,
42:26dans le pays dans lequel nous sommes,
42:28dans la grande démocratie qui est la nôtre,
42:30c'est une trop petite ambition.
42:31Et nous aurons besoin, demain,
42:33de tous les Français et de tous les amoureux de la France
42:35pour redresser notre pays.
42:37Il y en a à droite, il y en a à gauche.
42:39Et le Rassemblement national
42:41a vocation à parler à tous les Français.
42:43C'est donc votre rêve.
42:45Merci beaucoup Jordan Barnet.
42:46Vous travaillez au tome 2 de votre livre,
42:48après le premier Ce que je cherche chez Fayard ?
42:50Oui, je suis en train de préparer un...
42:51Le titre, ce sera Le Dauphin, le candidat de Substitut ?
42:53Non, non, non, pas du tout.
42:54C'est un livre sur la France,
42:56sur les Français.
42:57Je l'ai annoncé effectivement il y a quelques jours.
42:59C'est un peu en décalage avec l'actualité,
43:01mais j'y travaillais jusqu'à ce week-end.
43:05Donc, c'est en cours.
43:07Merci à vous Jordan Barnet.
43:09C'est moi, merci infiniment.
43:11Merci beaucoup.