"C’est une vocation pour moi. Le fait d’aider, d’apporter un peu de joie, c’est comme ça que je me sens utile en fait.”
Son métier est difficile et peu reconnu. Arshia est auxiliaire de vie et travaille pour Alenvi, une structure soutenue par Act for Impact, qui veut repenser l’accompagnement des personnes âgées. Voici son quotidien.
Son métier est difficile et peu reconnu. Arshia est auxiliaire de vie et travaille pour Alenvi, une structure soutenue par Act for Impact, qui veut repenser l’accompagnement des personnes âgées. Voici son quotidien.
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00:00Vous avez bien dormi ? Le moral, ça va ?
00:03Je n'ai pas sorti bien dormi, mais ça va.
00:05Vous avez passé un bon week-end quand même ?
00:07Oui, mon petite dame.
00:08C'est vrai ?
00:10Tant mieux.
00:11Ce n'est pas un métier facile.
00:12C'est un métier très psychologique, très physique.
00:16Du coup, ce n'est pas tout le monde qui arrive à faire ce métier.
00:21Vraiment, il faut que ça soit une vocation.
00:24Ou alors, tu ne fais ce métier pas longtemps.
00:30On est là pour prendre soin des personnes fragiles,
00:33les accompagner dans les tâches de la vie courante.
00:38On est là pour soulager les familles
00:40qui ne peuvent pas avoir ce rôle d'aidant en permanence.
00:43La plupart des personnes âgées
00:45préfèrent rester chez elles le plus longtemps possible.
00:48Et nous, les auxiliaires de vie qui intervenons à domicile,
00:51on est là pour ça,
00:53pour les maintenir, pour les soutenir.
00:56C'est une vocation pour moi,
00:58parce que le fait d'aider,
01:01d'apporter un peu de joie,
01:03de redonner le sourire,
01:05c'est que comme ça que je me sens utile.
01:07On a de nombreuses missions
01:09qui varient selon les besoins.
01:15Bonjour !
01:16On peut être amené à faire la toilette,
01:19on peut aider pour l'école,
01:21on peut aider les enfants.
01:23On peut être amené à faire la toilette,
01:25on peut aider pour les courses.
01:27Je peux accompagner les personnes âgées
01:29à leurs rendez-vous médicaux.
01:31Je peux leur proposer des jeux de stimulation cognitive.
01:34Il y a les moments d'échange.
01:36Je peux les aider aussi pour les démarches administratives.
01:39En fait, vraiment,
01:41je fais tout ce que la personne n'arrive plus à faire.
01:44C'est vraiment vaste.
01:49C'est un métier très mal payé.
01:52Les horaires sont durs,
01:54manque de vocation,
01:56manque de reconnaissance.
02:06Chez Alenvie, on nous propose une autonomie d'équipe.
02:09On fait nous-même nos plannings.
02:12Il y a ce côté où ça nous responsabilise.
02:14On a à notre disposition des outils technologiques
02:18pour échanger entre nous les auxiliaires de vie.
02:21Et puis, on a une formation en continu
02:23pour monter en compétences.
02:25Alenvie, c'est une entreprise sociale
02:27qui a pour mission d'humaniser l'accompagnement des personnes âgées.
02:30Aujourd'hui, Alenvie, c'est quatre auxiliaires
02:32sur trois départements en Ile-de-France,
02:34dans douze équipes.
02:35On a envie de doubler ça dans les prochaines années.
02:44Aujourd'hui, le développement d'Alenvie,
02:46c'est le développement d'une entreprise sociale.
02:48Cet impact social, il était important aussi
02:50de commencer par nos financeurs,
02:51que ce soit des personnes qui ont mis de l'argent
02:53au capital de l'entreprise sociale,
02:54ou nos banques comme BNP, qui nous ont accompagnés,
02:56et qui ont accueillir à la fois le développement,
02:58la croissance, la pérennité économique du projet,
03:00et l'impact social qu'on peut avoir
03:03dans la valorisation du métier d'auxiliaire de vie
03:06ou dans l'accompagnement humain des personnes âgées.
03:09Monsieur est très sympa.
03:11C'est ça que j'aime bien chez lui,
03:12c'est tout ce qu'il fait son charme.
03:14J'ai de la reconnaissance de la part d'Alenvie,
03:18mais par contre, nous les auxiliaires de vie,
03:21on n'a pas assez de reconnaissance sociale, politique,
03:25pas assez de reconnaissance économique.
03:27On a un peu de reconnaissance
03:29de la part de nos bénéficiaires,
03:31mais ça ne suffit pas en fait.
03:33C'est un métier où ça demande
03:36vraiment une bienveillance,
03:38beaucoup d'empathie,
03:40beaucoup de compassion.
03:42C'est un métier profondément humain et enrichissant.
03:45J'ai cette complicité que j'ai avec mes bénéficiaires,
03:47que je n'échangerai pour aucun autre métier.