Avec Marc Touati, conseiller économique eToro
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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-03-25##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
00:03Et il y a de quoi être dans tous ses états.
00:05Vous savez que je viens de dire une haut gradé de la Commission Européenne
00:09qui décrivait le nouveau contexte international dans lequel l'Europe évolue.
00:13Elle dit ceci, une situation de danger comme on en connaît une fois par génération.
00:18Oui, oui, elle parle de la guerre, des bruits de guerre, Russie-Ukraine, etc.
00:23Et alors qu'est-ce qui se passe ?
00:24Eh bien dans ces cas-là, et on fait appel évidemment à l'effort,
00:28à la générosité des Français et des Européens, mais les Français d'abord.
00:32Et qu'est-ce qu'on va faire dans ces cas-là ?
00:34Eh bien on fait un fonds d'investissement.
00:38Vous allez voir, c'est une très belle histoire.
00:40Écoutez.
00:42Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
00:44Le fait du jour.
00:46N'y touchez pas, gardez vos rêves.
00:53N'y touchez pas, garde au bonheur.
01:00J'vois qu'à la fringale, en l'or des étoiles,
01:07touche pas.
01:10Eh bien c'est quoi ? C'est la chanson éponyme de Philippe Klee.
01:13« Touchez pas aux grisbilles ».
01:16« Touche pas aux grisbilles », on va toucher aux grisbilles, on va toucher aux grisbilles.
01:21Eh bien, on parle depuis quelques jours, on a lancé le fonds d'investissement pour la défense.
01:27Et oui, il faut se préparer.
01:28Et alors, le 20 mars dernier, sur France 24,
01:32on a entendu Nicolas Dufour, président de la BPI, président directeur général de la BPI.
01:38Donc, une institution.
01:40Et voici ce qu'il disait à ce propos.
01:43Écoutez.
01:44« Permettre aux Français de financer l'industrie de défense,
01:47avec un projet présenté ce matin à Bercy.
01:50C'est-à-dire un placement de 500 euros minimum à quelques milliers d'euros dans un fonds propre. »
01:56Vous mettez 500 euros, ou 1000 euros,
01:59et nous, avec ça, on investit dans quelque chose comme, allez, 150, 250, 300, 400, 500 entreprises.
02:06Simplement, il faut savoir que quand on investit en fonds propres, vous pouvez tout perdre.
02:10Donc, c'est pas un livret protégé par l'État, avec un avantage fiscal, etc.
02:14Vous êtes un investisseur.
02:16Alors là, c'est vraiment intéressant.
02:18Je dois dire, Marc Twaty, que les bras m'en sont un peu tombés,
02:22quand j'écoute Nicolas Dufour, qui est quelqu'un de très sérieux.
02:25Alors, fonds d'investissement, voilà, 500 euros, vous pouvez mettre 1000 euros, 2000 euros, etc.
02:30Mais attention.
02:32Attention.
02:33Prenez tous les risques.
02:34Marc Twaty, bonjour.
02:35Bonjour, cher André, bonjour à toutes et à tous.
02:37Vous êtes conseiller économique à Itauro.
02:39Vous avez votre YouTube, chaîne qui marche très fort, Marc Twaty TV.
02:44Alors, dites-moi, je comprends pas.
02:46On fait un fonds d'investissement, donc c'est pas un emprunt.
02:48Et on vous dit, allez, vous allez mettre de 500 euros à 3000 euros.
02:53Et puis voilà.
02:54Mais alors, c'est quoi ça ?
02:56C'est assez incroyable.
02:57Si vous voulez, c'est-à-dire qu'au début, quand j'ai entendu ça, je trouvais que c'était une blague.
03:00En fait, qu'est-ce qu'on vous propose ?
03:01Alors, on vous dit, vous mettez minimum 500 euros.
03:04Mais attention, bloqués au moins 5 ans.
03:06Ils vont pas te toucher à l'argent.
03:07Ah oui, bloqués 5 ans, oui.
03:08C'est pas un livret A, on peut fonctionner comme ça quand on veut.
03:10Non, c'est bloqué au moins 5 ans.
03:12J'ai pas encore le détail.
03:13Peut-être même plus.
03:14Et évidemment, il n'y a aucun taux d'intérêt garanti.
03:17On ne dit pas comment ça va ramener.
03:18Et même le capital n'est pas garanti.
03:20C'est ce que vient dire, effectivement, Monsieur Dufour,
03:22qui est le PDG de BPI France, qui va justement gérer ce fonds.
03:26Donc, il le dit lui-même.
03:27Vous pouvez tout perdre.
03:28Alors, j'étais assez surpris.
03:29Quand j'ai entendu ça, c'était sur France 24.
03:32Je me suis fait ensuite l'interview.
03:33Mais ça n'a pas du tout été repris.
03:35Et j'ai même entendu, je vais pas donner de noms pour être par charité,
03:38mais certains journalistes économiques de chaînes qu'on connaît,
03:42de chaînes françaises, dirent
03:43« Ah ben, ça peut ramener 10 à 15%. »
03:46Ça, c'est incroyable.
03:47Et taux d'intérêt qui n'a jamais été avancé, mais rien du tout.
03:49Ben non, c'est-à-dire, en fait, ils se sont dit
03:51que ce qu'on appelle le private equity,
03:53ça veut dire des investissements sur des entreprises,
03:56notamment des startups, etc.
03:57Ça peut ramener parfois entre 10 et 15%.
04:00C'est vrai, mais encore une fois, c'est le couple rendement-risque.
04:03S'il y a un rendement potentiellement élevé,
04:05ça veut dire qu'il y a aussi un risque élevé.
04:07Aucune garantie.
04:08On peut faire plus 15%, mais aussi moins 15%.
04:11Oui, c'est assez incroyable.
04:12J'ai même vérifié, parce que j'ai fait un tweet la semaine dernière
04:14en disant que c'est plus fort que Madoff.
04:15Effectivement, j'ai regardé la notice,
04:18c'est ce que proposait Madoff à l'époque.
04:20C'était une arnaque, comme vous le savez.
04:22Ben non, on le sait, mais à l'époque, on ne le savait pas.
04:24Le fameux schéma de Ponzi.
04:25Voilà, exactement.
04:26Pour faire simple, ça ne sera pas pareil là,
04:27mais il prenait l'argent des nouveaux adhérents
04:29pour payer les anciens, bref.
04:31Et même lui, qu'est-ce qu'il proposait comme rendement ?
04:338 à 12%.
04:35Et là, on propose 10 à 15%.
04:37C'est quand même assez incroyable.
04:39Et ce sont des journalistes économiques,
04:41encore une fois, normalement, qui doivent faire leur boulot,
04:43qui doivent vérifier,
04:44qui sortent ça au grand public.
04:46Alors, c'est possible de gagner 10 à 15%,
04:49mais il faut aussi dire,
04:50vous pouvez aussi, comme l'a dit d'ailleurs M. Dufour,
04:52vous pouvez aussi tout perdre.
04:53Donc, il faut mettre les deux dans la balance
04:54et dire effectivement aux Français,
04:56vous pouvez y aller, mais c'est risqué.
04:58Et alors, le plus grave, c'est qu'on ne nous dit pas du tout
05:01sur quoi on va investir.
05:03Parce qu'encore une fois, on dit,
05:04oui, on va investir dans les entreprises.
05:06Mais c'est très vague.
05:08C'est-à-dire, ce qu'on veut, c'est par exemple,
05:10si on vous dit, on va investir dans les entreprises de la défense
05:12qui vont faire de l'innovation,
05:13ben là, ça a de l'avenir.
05:14Si c'est pour produire, effectivement,
05:16des munitions ou des chars, etc.
05:18C'est bien, mais quelle est la rentabilité
05:20de cette production ?
05:21Et si demain, on l'espère tous, il n'y a pas de guerre ?
05:23Parce que là, finalement, on veut nous faire peur,
05:25de faire quoi ?
05:26La 3ème guerre mondiale ?
05:27Mais si on l'espère tous,
05:28on évite cette 3ème guerre mondiale.
05:30Parce qu'ils vont dévouer ces entreprises,
05:32parce qu'il n'y aura pas besoin de commandes
05:33aussi fortes que c'est à l'annonce.
05:34Donc, la rentabilité ne sera pas là.
05:36Moi, je dis, aujourd'hui,
05:38il faut dire les choses, il faut être honnête.
05:40Ça me rappelle, encore une fois,
05:42bon, ça c'est l'histoire,
05:44l'histoire se répète, comme on le dit souvent,
05:46l'affaire des emprunts russes.
05:47Oui, rappelez, l'affaire des emprunts russes.
05:49C'est intéressant, parce qu'à l'époque,
05:50je ne sais pas si vous vous rendez compte,
05:51mais un tiers de l'épargne des Français,
05:54entre 1888 et 1914,
05:57en gros, un tiers de l'épargne des Français
06:00était dans les emprunts russes.
06:02C'est l'équivalent de 50 milliards d'euros d'aujourd'hui.
06:04Des sommes énormes.
06:05Et on tenait exactement le même discours qu'aujourd'hui.
06:08C'est un emprunt garanti.
06:10Le ministre de l'économie de l'époque disait
06:12traiter à la Russie, c'est prêter à la France.
06:15Donc, on jouait sur la corde sensible.
06:17On a sorti ça la semaine dernière dans une émission.
06:19On a dit, Marc, vous n'êtes pas patriote.
06:21Bien sûr que je suis patriote,
06:22mais patriote, ça ne veut pas dire se faire plumer.
06:24En plus, ce n'est même pas ça.
06:25C'est qu'il disait à l'époque,
06:26pour les emprunts russes, c'était bien faux,
06:28emprunt garanti.
06:29Ici, ils ne le disent même pas.
06:30Ah oui ?
06:31Ici, c'est même pas garanti.
06:32C'est encore plus fort.
06:33Comme vous le savez, pour finir l'histoire des emprunts russes,
06:35malheureusement, il y a un million et demi de Français,
06:38à l'époque,
06:39qui ont perdu toute leur épargne.
06:41C'est énorme.
06:42Ils avaient fait confiance.
06:43Et à l'époque, on a découvert justement que
06:45les banques, les journalistes, etc.
06:47étaient payés par la Russie,
06:49de l'époque, par le Tsar, évidemment,
06:51le gouvernement russe,
06:52pour effectivement promouvoir ces produits.
06:55Attendez !
06:56Là, on est quand même en 2025.
06:57Il faut se réveiller.
06:58Et c'est ça, moi, qui me fait beaucoup de peine.
07:00C'est qu'en fait, on joue sur le manque de connaissances économiques des Français.
07:05D'ailleurs, on l'alimente souvent.
07:06Et donc, pour dire,
07:07non mais allez-y, c'est bon, il n'y a pas de problème,
07:09vous allez gagner 15%.
07:10Attendez.
07:11J'ai regardé, oui, même Dassault.
07:12C'est-à-dire, 15%, ça veut dire qu'en 10 ans,
07:14on gagne 300%.
07:16Ça donne envie, hein ?
07:17Oui, ça donne envie pas mal, oui.
07:18Même le Nasdaq, la bourse des valeurs de croissance,
07:20la bourse des valeurs de croissance n'a pas fait autant en 10 ans.
07:22Vous voyez ce que je veux dire ?
07:23Et si vous prenez une entreprise de défense, par exemple Dassault Aviation,
07:26qui est une très belle entreprise, qui gagne de l'argent,
07:28qui fait nos avions, c'est une fierté nationale,
07:30en 10 ans, elle a gagné 80%.
07:32Le cours d'action.
07:33Donc, vous voyez, on est très loin des 300%.
07:35Donc, encore une fois, moi, je suis, bien sûr, pourquoi pas,
07:39mais il faut dire la vérité aux Français.
07:41Il faut dire les choses.
07:42Mais Marc, vous avez dit,
07:43qu'est-ce que c'est ?
07:44Est-ce que c'est, parce qu'on le sait depuis déjà des mois,
07:47voire des années,
07:49là, on essaie de dire la guerre, la guerre arrive, etc.
07:52C'est quoi ? Il faut absolument, aujourd'hui,
07:54attaquer l'épargne des Français.
07:55C'est ça, le dessin.
07:56En fait, c'est vrai que, ça, je pense que c'est un prétexte.
07:59Dire que, quand vous regardez l'épargne des Français,
08:01il y a 6400 milliards, à peu près, d'euros.
08:04C'est vrai que c'est beaucoup.
08:05Mais c'est une épargne qui a été accumulée toute une vie.
08:07Bien sûr.
08:08Là, on ne parle pas de l'épargne des très riches,
08:09parce qu'elle n'est plus en France.
08:10Elle est déjà en Suisse ou ailleurs, bref.
08:11Vous, vous parlez de l'épargne des Français en général.
08:13C'est l'épargne de la classe moyenne,
08:14qui a mis toute sa vie à accumuler un petit peu d'épargne,
08:17par exemple, pour sa retraite, pour ses enfants,
08:20pour ses petits-enfants, etc.
08:21Donc, c'est cette épargne-là qui, effectivement,
08:23est en danger, entre guillemets.
08:25Elle est de 6400 milliards d'euros.
08:26Au total, 6400 milliards.
08:27Tous les Français.
08:28Alors, il y a une grosse partie de cette épargne
08:29qui est notamment dans l'assurance-vie ou l'épargne de retraite.
08:31Bien sûr.
08:32Donc, c'est ça qui est également bloqué,
08:33ce qui est tout à fait logique.
08:35Mais, néanmoins, là aussi,
08:37c'est une épargne, normalement, de précaution,
08:40en cas de coup dur, vous voyez.
08:41Donc, là, on est en train de vous dire,
08:42finalement, vous allez investir,
08:44et c'est très astucieux.
08:45Parce que, c'est vrai que,
08:46à un moment, on a eu peur que le gouvernement dise,
08:48on va prendre l'épargne, l'argent du livret A,
08:50on va le mettre sur la défense.
08:51Il en était question.
08:52Il en était question.
08:53Ce qui aurait été, évidemment, là aussi, très dangereux,
08:55puisque l'épargne sur le livret A,
08:57c'est pour le logement social.
08:58Si vous le mettez pour la défense,
09:00qu'est-ce qui reste pour le logement social ?
09:01Donc, c'était un petit peu délicat.
09:02Même juridiquement, on n'avait pas le droit de le faire.
09:03Donc, on a trouvé le fonds d'investissement.
09:05Après, il y avait l'idée de dire,
09:06on va peut-être prendre un impôt supplémentaire.
09:08Bon, ça va peut-être arriver un jour,
09:10ça, on ne sait pas trop.
09:11Donc, là, c'est très astucieux,
09:12parce qu'en gros, c'est les Français,
09:13sous la forme du volontariat,
09:15qui disent, moi, j'y vais, je veux y aller.
09:17Très bien, pourquoi pas,
09:18mais il faut y aller en connaissance de cause,
09:20encore une fois.
09:21Et moi, ce qui m'épate négativement,
09:24c'est qu'on ne parle pas du tout
09:26de ce qui pourrait être utilisé, justement,
09:28pour financer la défense,
09:29c'est-à-dire réduire les dépenses.
09:31Les autres dépenses,
09:32et notamment, les dépenses de fonctionnement.
09:34Ça, évidemment, personne n'en parle.
09:36Et donc, on nous dit,
09:37c'est aux Français à payer.
09:38Ça fait déjà des années que les Français payent.
09:40Ils demandent, voilà, écoutez,
09:41à fond perdu,
09:42soyez patriotes, investissez,
09:44peut-être que vous perdrez tout.
09:45D'ailleurs, Nicolas Dufourc, encore une fois,
09:46là, il dit...
09:47Ah oui, ce n'est pas moi qui le dis,
09:48encore une fois, c'est Nicolas Dufourc lui-même,
09:49vous voyez, donc, il a sa couleur.
09:51Et à votre avis, ça va marcher, ça ?
09:54Enfin, ça peut marcher ?
09:55Ben, c'est ça qui est fou,
09:56c'est que je pense que ça va marcher, en partie.
09:58C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de Français,
09:59effectivement, bon, alors,
10:00ils n'écoutent pas tous Sud Radio ou ma chaîne YouTube,
10:02malheureusement,
10:03mais il y en a beaucoup qui écoutent,
10:04mais pas suffisamment, peut-être,
10:05mais ça commence quand même à se diffuser.
10:08Mais c'est vrai que
10:10on touche la fibre patriotique.
10:12On peut dire...
10:13Un peu comme pour les emprunts russes.
10:14Prêter à la Russie, c'est prêter à la France.
10:16Comment ?
10:17Moi, on me l'a dit la semaine dernière,
10:18sur une émission,
10:19que j'aime beaucoup, d'ailleurs,
10:20mais Marc, vous n'êtes pas patriote,
10:22ce n'est pas possible.
10:23Moi, je suis très patriote,
10:24je paye mes impôts,
10:25je n'ai pas de problème,
10:26j'aime la France.
10:27Non, mais dire ce qu'il y a,
10:28ce qu'il y est,
10:29ça, c'est être patriote,
10:30c'est dire la réalité des choses.
10:31Vous savez...
10:32Chacun fait ce qu'il veut.
10:33Et même si vous regardez,
10:34j'ai regardé,
10:35dans ce qu'on appelle
10:36le capital risque,
10:37le private equity,
10:38entre guillemets,
10:39donc, ce que font les Français,
10:40notamment,
10:41les Pays-France et autres,
10:42même là,
10:43le rendement,
10:44en moyenne, sur 10 ans,
10:45c'est 12 % par an.
10:46Ce n'est pas les 15.
10:47Et encore,
10:48c'est ces dernières années,
10:49parce qu'il y a eu la planche à billets
10:51qui a inondé, effectivement,
10:52le monde de l'iniquité.
10:53Oui, mais juste un mot.
10:54Alors, on dit,
10:55on sait très bien que 12-15 %,
10:56vous l'avez dit,
10:57mais qu'est-ce qu'il fait
10:58quand Nicolas Duvaux dit,
10:59par exemple,
11:00je mets 500 euros
11:01ou 3 000 euros, etc.,
11:02dans cet effort de défense ?
11:03Quand vous dites
11:04je peux tout perdre,
11:05donc, c'est bloqué,
11:06d'abord, c'est bloqué 5 ans,
11:07et quand je dis
11:08je peux tout perdre,
11:09ça veut dire quoi ?
11:10Ça veut dire qui ?
11:11Ça veut dire qu'on me dit
11:12ah oui, mais écoutez,
11:13ça n'a rien rapporté.
11:14Qu'est-ce qui fait que...
11:15Ça arrive.
11:16Par exemple,
11:17vous avez une start-up
11:18qui vous plaît.
11:19Tiens, voilà, cette boîte,
11:20elle me plaît,
11:21elle a l'air d'être pas mal.
11:22Je vais prendre un risque.
11:23Vous mettez 3 000 euros,
11:24bon, c'est votre argent,
11:25vous faites ce que vous voulez.
11:26Bien sûr.
11:27Sauf que l'entreprise,
11:28pour x raisons,
11:29elle disparaît.
11:30Vous avez tout perdu,
11:31tout simplement.
11:32Alors là, ça ne sera pas le cas
11:33parce qu'il y aura quand même
11:34des, j'espère,
11:35des commandes publiques,
11:36on peut l'espérer,
11:37mais encore une fois.
11:38C'est la défense.
11:39Oui, sauf que si demain,
11:40parce que là,
11:41espérons-le qu'on tombe
11:42bien négocié, etc.
11:43Et moi, ce qui m'inquiète,
11:44c'est que,
11:45vous avez remarqué,
11:46en quelques semaines,
11:47on est passé d'un climat
11:48où finalement,
11:49voilà, justement,
11:50on parlait du risque
11:51de dépenses publiques,
11:52de dettes publiques, etc.,
11:53de dérapage,
11:54puis là, hop,
11:55l'effort de guerre,
11:56on a tout oublié.
11:57Oui, absolument.
11:58Il n'y a plus de déficit,
11:59il n'y a plus de dettes,
12:00il n'y a plus rien.
12:01Et même, on vous dit,
12:02l'argent qui sera mis là-dedans
12:03de la part de l'État,
12:04ça ne sera pas compté
12:05dans le déficit.
12:06Ça ne sera pas compté
12:07dans la réalité.
12:08C'est incroyable
12:09comment on peut,
12:10encore aujourd'hui,
12:11à notre époque,
12:12se faire avoir.
12:13C'est-à-dire que,
12:14moi, encore une fois,
12:15je fais mon métier d'économiste
12:16où je dis, voilà,
12:17il faut regarder la réalité
12:18en face aujourd'hui.
12:19La France, c'est un pays
12:20qui est surendetté
12:21et d'ailleurs,
12:22regardez bien,
12:23ce n'est pas que la France,
12:24même les Allemands
12:25qui étaient pourtant rigoureux,
12:26ils ont dit,
12:27hier encore,
12:28il y a quelques jours,
12:29ben non, nous,
12:30on dérape tout
12:31sur les déficits publics,
12:32ça y est, on lâche tout.
12:33On va financer,
12:34c'est incroyable.
12:35Parce que comme l'Allemagne
12:36va augmenter
12:37sa dette publique,
12:38et bien nous,
12:39vous savez que nous,
12:40les Français,
12:41on émet énormément
12:42de nouvelles dettes.
12:43Cette année,
12:44on va émettre
12:45340 milliards d'euros
12:46de nouvelles dettes.
12:47Sauf que là,
12:48il n'y avait pas trop d'Allemands.
12:49Maintenant que les Allemands
12:50vont arriver sur le marché,
12:51ils vont dire,
12:52attendez, non,
12:53mais moi aussi,
12:54je veux de l'argent.
12:55L'investisseur,
12:56qu'est-ce qu'il va préférer ?
12:57L'Allemagne qui est triple A
12:58ou la France qui est double A,
12:59bientôt simple A ?
13:00Il va préférer l'Allemagne.
13:01Donc, ça va assécher
13:02et casser l'activité économique.
13:03Vous voyez,
13:04il faut juste regarder
13:05la réalité en face.
13:06Ce qu'on n'ose pas faire
13:07aujourd'hui,
13:08moi encore une fois,
13:09chacun fait ce qu'il veut.
13:10Ça va plus loin Marc Twaty,
13:11ça s'appelle de l'enfumage.
13:12On oublie tout le reste,
13:13pardon,
13:14et on dit,
13:15voilà,
13:16il y a la défense,
13:17il y a la guerre,
13:18donc préparez-vous,
13:19mobilisez-vous,
13:20attention,
13:21flotte le petit drapeau.
13:22Non, mais c'est un processus
13:23marketing qu'on a connu
13:24également avec le coronavirus.
13:25Il faut dire ce qui est,
13:26d'abord,
13:27on nous fait peur,
13:28on vous dit,
13:29voilà,
13:31je n'y crois pas,
13:32mais admettons,
13:33vous autres,
13:34il y a la guerre à nos portes,
13:35on vous fait peur,
13:36et puis après,
13:37on vous dit,
13:38il faut de l'argent,
13:39donc vous avez de l'argent,
13:40allez-y,
13:41l'effort patriotique,
13:42sinon vous n'êtes pas patriote.
13:43C'est très fort.
13:44Franchement,
13:45il faut être honnête,
13:46c'est machiavélique,
13:47c'est très fort,
13:48et je pense que malheureusement,
13:49beaucoup de Français
13:50vont tomber dans le piège.
13:51Mais encore une fois...
13:52Ecoutez,
13:53espérons qu'on peut être
13:54totalement patriote
13:55et ne pas tomber dans ce piège-là.
13:56Il faut le savoir.
13:57Au contraire,
13:59il faut quand même examiner
14:00et avoir question à tout,
14:01comme on le dit ici.
14:02Et puis surtout,
14:03n'oublions pas que,
14:04malheureusement,
14:05tous ces dérapages budgétaires,
14:06ils sont toujours là,
14:07c'est parce qu'il y a
14:08cet effort de guerre
14:09qu'ils vont disparaître.
14:10Ce n'est pas de la magie.
14:11Donc voilà,
14:12il faut regarder la réalité en face
14:13et c'est comme ça
14:14qu'on sauvera la France.
14:15Pas justement autrement.
14:16C'est comme ça
14:17qu'on continuera à vous écouter
14:18et qu'on continuera
14:19à avoir question à tout ici.
14:20Avec plaisir.
14:21Merci.
14:22Merci Marc Twaty.