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Au programme cette semaine : le Players Championship, Felix Mory en direct d'Inde et Benoit Ducoulombier qui nous parle du top 15 d'Adrien Saddier.

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Sport
Transcription
00:00Salut à tous, bienvenue dans Swing, l'émission de Journal du Golfe sur l'équipe.fr est désormais sur vos écrans.
00:06Vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder et on vous en remercie.
00:09On va une nouvelle fois parler de golf et j'ai le plaisir de recevoir Arnaud Thiouz de Journal du Golfe.
00:14Salut Arnaud !
00:14Salut JP !
00:15Et Benoît Villemar, coach de Romain Siossegris notamment.
00:19T'as plein de casquettes et notamment aussi les birdies de Mogador.
00:23T'es responsable de cette académie au Maroc, à Issaouira.
00:26Exactement.
00:26Académie fabuleuse.
00:27Merci beaucoup.
00:28Golf fabuleux, endroit fabuleux.
00:30Golf fabuleux, golf sinégariplayer.
00:33Bref, et tu t'occupes de cette académie depuis un bon moment déjà.
00:35Depuis 15 ans, depuis l'origine.
00:37Et donc voilà, je me partage entre le haut niveau et l'académie,
00:40donc avec le public, le verre, au professionnel.
00:44Un petit peu de Saint-Nom-la-Bretage de temps en temps.
00:46Et un peu de Saint-Nom-la-Bretage aussi, où je garde...
00:49Ton club de cœur.
00:50Voilà, tous mes attachements et où j'entraîne Robin là-bas.
00:52Et d'ailleurs, il y a mes deux garçons qui sont devenus membres actifs là-bas,
00:55donc très heureux de revenir souvent.
00:57On va en reparler durant toute cette émission,
01:00notamment de Robin Siossegrist, qui est joueur du Challenge Tour.
01:04Et justement, on va parler avec un joueur du Challenge Tour
01:08dans quelques instants, c'est Félix Maury.
01:10Voilà, ils vont passer deux semaines en Inde,
01:12ces joueurs du Challenge Tour.
01:13On va dire que la saison, bah, son plein,
01:16mais commencera vraiment dans quelques semaines.
01:19Benoît, c'est ça, le Challenge Tour.
01:22Ça commence vraiment à quelle période, finalement ?
01:24En fait, ça commence assez tôt,
01:25avec les quatre semaines en Afrique du Sud qui se sont déroulées déjà.
01:28Puis après, il y a eu un break de deux semaines.
01:31Il y a deux semaines en Inde, à nouveau un break.
01:33Et puis après, à Abu Dhabi.
01:34Et je dirais que le vrai Challenge Tour commence
01:36à partir du moment où ça retourne en Europe,
01:38où là, c'est extrêmement fourni.
01:40Mais bon, c'est comme tous les circuits.
01:42Quand on est bien classé, les entry list font que
01:45il y a beaucoup de joueurs qui ont leur quart du Challenge Tour,
01:47qui ne peuvent pas jouer ces premiers tournois.
01:49Et donc, les tournois ne seront plus fournis.
01:51Et pour moi, la saison commence vraiment en Europe.
01:54Question toute simple.
01:55Benoît, évidemment, ces semaines,
01:57on va dire des pays un peu exotiques comme l'Inde.
02:00C'est Benjamin Hébert qui nous disait il y a quelques...
02:03L'année dernière.
02:04L'année dernière, qu'il espérait avoir beaucoup de points
02:07pour éviter de jouer ces semaines-là.
02:08C'est des semaines compliquées quand on part dans ces pays-là ?
02:11Oui, bien sûr.
02:12Il fait déjà 40 degrés actuellement à Calcutta,
02:14où 35 ressentis 40.
02:16C'est très humide.
02:17Et puis, la peur de beaucoup de joueurs,
02:19c'est qu'ils se préparent pour être en forme techniquement,
02:21physiquement, etc.
02:22Et qu'on peut avoir des pépins de santé assez rapidement.
02:25Des intoxications alimentaires arrivent très fréquemment.
02:29Donc, les joueurs ont un peu peur de ça, bien sûr.
02:32C'est quoi le mot du coach quand un joueur comme ça
02:34va partir en Inde pour deux semaines ?
02:37T'as vu Robin Siosgrist juste avant.
02:40Vous avez travaillé à Saint-Nom.
02:42Ça a été quoi les mots pour Robin ?
02:43Le dernier mot ?
02:44C'est pas la flèche qui fait l'Indien.
02:47Justement, on va...
02:49C'était un très, très bon mot, évidemment.
02:51Mais justement, pour aussi s'habituer à la chaleur,
02:54s'habituer à toutes ces contraintes alimentaires.
02:58On dit quoi ? On dit fait gaffe,
02:59mange pas n'importe quoi.
03:01Ils sont rompus.
03:02Ils ont l'habitude.
03:03C'est les premiers à souffrir.
03:04Donc, nous leur rappelons certaines choses.
03:07Oui, évidemment, être dans les hôtels.
03:10Il n'y a pas de Airbnb et de se faire la bouffe tout seul.
03:12Ils sont dans les hôtels et ils font attention à tout.
03:14L'eau, la nourriture.
03:18Ils essayent de ne pas s'intoxiquer.
03:19Ils sont prudents.
03:21Justement, on va prendre la température et le pouls en Inde.
03:25Les joueurs sont à Calcutta cette semaine.
03:27Et on va joindre tout de suite Félix Mori,
03:29qui fait partie du champ de cet Open de Calcutta.
03:33Et justement, il est là, Félix Mori.
03:35Bonjour, Félix.
03:37Bonsoir.
03:38Alors, Félix, ça va très, très bien.
03:40On est avec Benoît Villemare,
03:41le coach de Robinsio Segri,
03:42c'est Arnaud Tillous de Journal du Golfe.
03:46Justement, on parlait de ces semaines en Inde,
03:48ces semaines un peu peut-être particulières.
03:50Pour vous, les joueurs, dans ces pays, on va dire exotiques.
03:52Déjà, Benoît nous signalait qu'il faisait très chaud.
03:55Est-ce que c'est le cas ?
03:56Il fait déjà chaud à Calcutta ?
04:00Bonsoir à tous.
04:02Ici, il fait déjà nuit, mais chez vous, c'est midi, après-midi.
04:06Il fait bon.
04:08Il fait 35 degrés.
04:09Je pense qu'il fera encore plus chaud les prochains jours.
04:11Donc, il fait chaud.
04:14Mais on a décadé, donc ça va être quand même pas mal.
04:18On est habitué.
04:19On revient de quatre semaines en Afrique du Sud,
04:22où il a fait chaud aussi.
04:23Donc voilà, c'est mieux que le froid quand même.
04:28Alors justement, on en parlait aussi avec Benoît.
04:31Ces semaines en Inde, on sait que c'est des petites difficultés en plus.
04:35Il faut faire attention à tout.
04:36C'est ça au niveau alimentaire, au niveau de l'eau.
04:40C'est un stress supplémentaire ?
04:41Ou alors finalement, vous n'essayez pas trop y penser ?
04:46Non, je ne trouve pas ça très stressant.
04:50Franchement, on sait ce qu'il faut manger, ce qu'il ne faut pas manger.
04:54On essaie de faire gaffe.
04:56Franchement, j'aime bien ces deux semaines en Inde.
04:59C'est hyper des paysans.
05:00On joue des bons parcours.
05:02C'est marrant d'aller se promener un peu en ville,
05:04de voir des choses qu'on n'a pas l'habitude de voir.
05:07Mais voilà, il faut faire gaffe avec l'eau.
05:09Ne pas boire l'eau du robinet.
05:10C'est pour ça que j'ai de l'eau en bouteille.
05:13Et voilà, ne pas manger de la salade nettoyée à l'eau.
05:16Franchement, moi, je n'ai jamais eu de problème sur les semaines comme ça.
05:21Donc voilà, je suis content d'être ici.
05:23Tu le disais, vous avez le temps d'aller vous balader un peu en ville,
05:26d'aller faire autre chose qu'on va dire que du golf.
05:29On trouve le temps de faire un peu de tourisme ?
05:35L'an dernier, j'ai raté le cut.
05:36Donc j'avais eu le temps de faire du tourisme.
05:38J'avais été me promener pas mal avec Robin Roussel à Calcutta.
05:43Mais sinon, si on joue les quatre tours, on n'a pas tant de temps.
05:47Après, si on joue très tôt le matin, avec cette chaleur,
05:52on ne passe pas nos journées complètes au golf.
05:54Donc on a quand même du temps d'aller se promener un peu.
05:58C'est dommage d'être ici et de ne pas profiter de cette ville qui est quand même assez marrante.
06:05Il y a plein de trucs à voir ici.
06:08Félix, ça fait combien de temps que vous jouez les Challenge Tours en Inde ?
06:14Vous n'avez jamais été malade ?
06:16Comment ça se passe pour les premières fois ?
06:19On est briefé par les autres ?
06:21On découvre, on progresse au fur et à mesure
06:23dans la façon d'appréhender ce pays un peu délicat,
06:28en tout cas au point de vue sanitaire ?
06:31Alors, c'est la troisième fois que je vais en Inde pour les Challenges Tours.
06:36Il y a deux ans, on avait joué à Bangalore.
06:39Et l'an dernier, c'était pareil.
06:40C'était inversé, on jouait Delhi en premier, Calcutta.
06:43Mais les mêmes parcours.
06:49J'ai beaucoup voyagé en Asie étant jeune avec mes parents.
06:56J'ai eu l'habitude de ces pays et j'ai été briefé.
07:01J'ai pas mal d'expérience dans ces pays-là au final.
07:05C'est pas compliqué.
07:10Pour moi, j'ai pas de mal avec ce genre de choses.
07:15Alors, Félix, on va revenir un peu sur votre jeu.
07:18C'est vrai que ça fait deux saisons où tu rates de peu la montée sur le Tour.
07:23De très très peu, surtout l'année dernière.
07:24Ça se rapproche, ça se rapproche.
07:26Comment ça a été digéré, cette montée loupée de peu l'année dernière ?
07:32Ça a été dur à accepter pendant deux ou trois jours.
07:35Mais je suis vite passé à autre chose.
07:39Le résultat, c'est une chose.
07:41Après, le plus important, c'est de sentir qu'on progresse d'année en année.
07:45Et j'ai l'impression que c'est ce que je fais depuis mes débuts chez les pros.
07:54Voilà, forcément, on a envie que ça tourne.
07:57On ne joue pas pour rester sur le challenge tour toute notre carrière.
08:01Le tour, sportivement, c'est plus intéressant.
08:05Financièrement, c'est plus intéressant.
08:07Donc forcément, on a envie d'y être.
08:09Mais bon, le challenge tour, c'est une bonne école.
08:12Et voilà, il faut accepter.
08:16Mais voilà, il faut sentir qu'on continue de progresser, de mettre en place les choses.
08:22Après, c'est vrai que passer six pros, je pense que je rate de 30 points l'an dernier sur le challenge tour.
08:27Et d'un coup aux cartes en Chine, je finis par boguer au 18.
08:31Si je ne fais pas, si je ne fais pas, je monte les doigts dans le nez.
08:35Mais voilà, c'est comme ça.
08:38Il faut accepter.
08:40Ce n'est pas une fin en soi d'être sur le tour.
08:43Ma vie, elle ne serait pas différente si je n'étais pas...
08:47Voilà, il faut continuer de jouer au golf, d'essayer d'être le meilleur possible.
08:51Et puis, que ce soit sur le challenge tour ou sur le tour, c'est la même chose, je pense.
08:55Et vous, les champions, les golfeurs de haut niveau.
08:59Salut Félix et Benoît.
09:01C'est Benoît Villemar.
09:03Vous êtes rompus à ce genre de choses.
09:06Vous faites le stoïcisme et faites partie du métier.
09:12C'est-à-dire que toutes les erreurs, toutes les contre-performances se renforcent au fur et à mesure.
09:19Le mental et les disciplines.
09:21Tu as carrément raison.
09:24Ça nous apprend à accepter ce qui nous arrive.
09:28Je trouve ce genre d'expérience.
09:30Et c'est hyper important dans ce sport.
09:32De toute façon, il n'y a rien d'acquis dans ce sport.
09:34Chaque année, il faut gagner sa place.
09:37Chaque coup, il faut accepter.
09:39Chaque tournoi, exactement.
09:42Je peux monter sur le tour et l'année d'après, ce n'est pas...
09:46Tiens, je suis sur le tour, je suis arrivé, il faut continuer de progresser.
09:49Il faut gagner sa place chaque année.
09:52Le golf vous apprend ça.
09:55Le golf vous apprend ça, oui.
09:57Justement, Félix, tu le dis, tu progresses d'année en année.
10:00Dans quel secteur tu sens que tu as vraiment passé un cap en cette saison 2025 ?
10:08Je suis pas de mieux en mieux, je trouve.
10:11Je suis pas de mieux en mieux.
10:14J'avais quelques problèmes autour des gains.
10:17Sur certains types d'herbes, j'avais un peu de mal.
10:20L'herbe de cette semaine, c'est vraiment une herbe que je détestais l'an dernier.
10:26J'ai bien bossé avec Robin Koch, mon entraîneur.
10:29Je commence à être plus fort autour des gains.
10:32Je me sens un peu plus sage aussi, mentalement.
10:37Je m'excite un peu moins.
10:40Je me trouve plus calme sur le parcours que les années précédentes.
10:45J'arrive mieux à accepter ce qui m'arrive.
10:48Ça me touche moins.
10:51Je progresse.
10:55Arnaud ?
10:57Je n'ai pas grand-chose à demander.
11:00C'est impressionnant.
11:02Ça fait quelques temps qu'on fait ce podcast.
11:04Les joueurs français, on les sent progresser techniquement.
11:07C'est surtout dans leur approche.
11:09J'écoute Félix.
11:11Comme il le dit, il rate d'un coup la saison régulière.
11:14Il rate d'un coup les cartes.
11:16Il pourrait en vouloir à la terre entière.
11:18On le sent, comme il le dit, plus fort que jamais.
11:21Et plus zen que jamais.
11:22Je suis impressionné.
11:23Une question pour Benoît.
11:24C'est nouveau.
11:25C'est toi qui a coaché Joseph-Philippe Elima, Christian Severs.
11:29Tu sens qu'il y a une nouvelle approche mentale de ces joueurs
11:32qui arrivent sur les circuits, que ce soit Chamblange Tour ou Tour Européen ?
11:37Oui.
11:38Les joueurs ne sont plus préparés à tous les niveaux.
11:41Physiquement, techniquement et mentalement aussi.
11:44On sait un peu ce que c'est que le mental au golf.
11:47C'est d'être dans le présent et de faire une chose à la fois.
11:49Ce qui est difficile d'avoir des routines.
11:51Très difficile.
11:52Pour nous, des amateurs, c'est compliqué.
11:54Après, il y a plein de pratiques mentales.
11:57Évidemment, de gérer l'échec et de rebondir.
12:03Si je rate, je me rattrape.
12:04C'est l'essence même de ce jeu.
12:06C'est parce qu'on rate beaucoup de coups.
12:07C'est souvent la qualité des mauvais coups qui compte.
12:09Et puis, de profiter des bons moments, les momentum.
12:12On a des opportunités, on les glisse.
12:15Un parcours de golf, c'est rarement un long fleuve tranquille.
12:19Il y a des bons moments et des mauvais moments.
12:21Et ces gars-là sont des experts pour avoir une discipline mentale
12:25et d'arriver à se concentrer sur leur process,
12:28malgré parfois un environnement qui semble être hostile,
12:32souvent lié à la notion du résultat.
12:35Si on peut donner un terme de pourcentage dans un entraînement d'un golfeur,
12:51la prépa mentale a pris quelle place ?
12:55Je suis carrément aligné avec ce que Benoît a dit.
12:57Il a carrément raison.
13:00Je pense qu'à partir de ce moment-là, on joue tous bien en golf.
13:04On s'est tous à peu près tapés tous les coups.
13:09On pote tous à peu près correctement.
13:14Je pense que le mental, c'est ce qui fait vraiment la différence
13:18entre les très bons et les bons.
13:24Clairement, on passe plus de temps en golf qu'à faire de la prépa mentale.
13:27Il n'y a pas de doute là-dessus.
13:29Mais je pense qu'il faut être régulier.
13:31Ce n'est pas forcément la quantité, mais chaque jour, il faut être régulier.
13:35Je trouve que c'est hyper important de voir le bon côté des choses
13:38et d'essayer de rester positif quoi qu'il arrive.
13:40On a tellement vite fait dans ce sport de voir tout noir,
13:45de penser que le sort s'acharne contre nous,
13:49alors qu'on peut très bien voir la chose d'une manière complètement différente.
13:53Au final, il n'y a pas de potion magique.
13:56La prépa mentale, c'est avoir des bonnes pensées,
14:00être régulier à ce niveau-là, être consistant dans la manière de voir les choses.
14:06Et au-delà du mental, c'est même l'état d'esprit qui compte.
14:09L'attitude.
14:10Oui, l'état d'esprit.
14:11J'entends Félix, il est super content d'être en Inde.
14:15Ce n'est pas une punition.
14:17C'est même un privilège de jouer à ce niveau.
14:20Oui, carrément.
14:21Au final, pour revenir par exemple,
14:24le fait que je rate la montée sur le tour.
14:26Au final, j'ai raté aux cartes aussi en 2023 d'un coup.
14:29Donc, ça fait deux ans d'affilée que je rate d'un coup.
14:31Et pas loin sur le challenge sport depuis, au final, quatre ans.
14:34Parce que j'ai joué la finale chaque année, je ne suis pas passé loin.
14:39On a de la chance de faire ce qu'on fait.
14:41Il ne faut pas l'oublier.
14:43On a de la chance de jouer au gold.
14:45Au final, on a une vie de rêve.
14:47Si on décide de le voir comme ça, on est toujours dans des beaux endroits.
14:51On joue sur des parcours bien préparés.
14:53Tu te sens privilégié ?
14:56Je me sens privilégié.
14:57On a de la chance.
14:58Il n'y a pas de doute là-dessus.
15:01Tu travailles le mental avec qui, Félix ?
15:06J'habite Munich.
15:07Je bosse avec un Allemand qui s'appelle Max Pelka.
15:12J'ai une belle famille qui vient du foot.
15:16C'est un mec qui bossait dans le foot.
15:17Je l'ai rencontré à travers ma belle famille.
15:21Il bossait dans une équipe de foot connue du côté de Munich ?
15:27Il bossait pour le Bayern.
15:29Mais maintenant, il bosse pour une équipe anglaise.
15:35Tu es le premier et le seul golfeur avec qui il travaille ?
15:37Depuis quand tu travailles avec lui ?
15:40Je suis le seul golfeur avec qui il travaille.
15:42Il ne connaît pas vraiment le golf.
15:44Je travaille avec lui depuis fin octobre, septembre de l'an dernier.
15:54C'est quand même assez récent.
15:56C'est assez récent, oui.
15:58Avant, tu étais avec qui ?
16:01Je bossais avec Adrien Laurent et Mathieu David.
16:06Avec l'équipe de Robin Kock.
16:07On a fait du super boulot ensemble.
16:09Ils sont bons tous.
16:11Après, on a arrêté la collaboration.
16:15Mais j'ai vachement appris avec Adrien Laurent et Mathieu David.
16:21Tu sais avec qui tu vas jouer à partir de jeudi ?
16:26Est-ce que tu connais déjà le draw ?
16:29Je joue avec David Orsay.
16:33Je n'ai jamais joué avec lui, mais c'est un mec qui a joué pas mal d'années sur le tour.
16:37C'est un vieux briscard.
16:38Je ne le connais pas du tout.
16:39Franchement, je n'ai jamais joué avec lui sur le challenge tour.
16:43Erlocal, Jamal, je ne sais pas.
16:48Je pense que j'ai joué une fois avec lui il y a deux ans.
16:52J'ai une bonne partie, franchement.
16:53Et le parcours est en bon état ?
16:56Il est en bon état, mais très différent par rapport à l'an dernier.
17:02La grosse difficulté du parcours, c'était l'erreur.
17:05Parce que c'est pas très long, et les fairways étaient assez étroits.
17:11Et il y avait vraiment du vrai rough autour des fairways.
17:14Donc c'était hyper important de prendre les fairways.
17:17Parce que du rough, c'était dur d'arrêter la balle sur le green et de se mettre près,
17:20de se créer des occasions de birdies.
17:23Mais cette année, il y a beaucoup moins de rough.
17:24Par contre, c'est un peu plus ferme.
17:30C'est dur de prévoir les scores.
17:33L'an dernier, ça a gagné à moins de 16.
17:42Cette année, il y a moins de rough, mais c'est un peu plus ferme.
17:45Mais le parcours est en bon état.
17:48C'est un parcours sympa à jouer.
17:50En tout cas, merci beaucoup Félix Maury.
17:52Evidemment, on te souhaite bonne chance pour ces deux semaines en Inde.
17:56Evidemment, on va suivre toute ton année sur le Challenge Tour.
17:59Et on espère le meilleur pour toi, évidemment.
18:01On espère t'avoir souvent à ce micro.
18:03C'est bon signe.
18:04Et pour fêter la montée sur le tour.
18:05Merci beaucoup.
18:07Salut Félix.
18:08Bonne semaine.
18:10Ciao.
18:13Alors c'est vrai, Benoît, on soulignait quand même le mental de ces joueurs de golf.
18:19Je te posais la question, on a l'impression que c'est un peu nouveau,
18:22cette entrée de la prépa mentale.
18:25C'est quelque chose que toi aussi, tu travailles avec Robin,
18:27ou tu laisses vraiment ça au prépa mental ?
18:30Ou alors le coach doit aussi avoir des mots.
18:33Benoît est autant prépa mental que coach technique.
18:35Oui, non, le mental fait partie directement du jeu.
18:38Puisque à tous les niveaux, que ce soit pour des pros, pour toi,
18:40ou pour quelqu'un qui commence, il y a un moment ou un autre,
18:43il faut prendre des décisions.
18:45Et ensuite, il faut trouver des sensations.
18:48Donc cette transition entre thinking and feeling, sentir et penser,
18:55c'est l'exigence de chaque coup.
18:57Donc on est bien obligé de parler un peu de mental, du lâcher prise.
19:02Qu'est-ce qu'on doit sentir ?
19:04Et essayer de mettre l'esprit calme.
19:07Parce qu'au golf, tout le monde a envie d'être champion du monde.
19:11Parfois, ça déborde un peu et on pense à tout et on ne sent rien.
19:15Donc oui, la préparation mentale, c'est la première chose d'un coup de golf.
19:19Même pour les champions, ça commence par un choix.
19:22Déjà, choix tactiques.
19:24Et assumer ce choix après.
19:25Oui, et ils n'arrivent pas tous seuls, ils ont besoin d'un caddie.
19:27Les meilleurs du monde, ils n'arrivent pas tous seuls à choisir.
19:30Ils ont besoin du mec qui leur dit, ah oui, cette zone, vas-y, franchement, c'est la distance.
19:36Et donc ça commence par une décision, un coup de golf.
19:38Chaque coup est différent, mais c'est quand même toujours la même histoire.
19:41Et puis après, une fois qu'on a pris la décision du choix de club et de la ligne de jeu principalement,
19:47il y en a d'autres qui rajoutent la trajectoire.
19:49Après, il faut s'installer devant la balle.
19:51Et l'alignement, c'est super dur.
19:53Pourquoi tu rigoles, Arnaud ?
19:55Parce que la trajectoire, c'est pour les meilleurs joueurs.
19:58Ça dépend pour qui.
20:00Mais après, il faut accepter que pendant l'exécution du mouvement, c'est une sensation.
20:06C'est-à-dire que moins on pense, mieux c'est.
20:07Il faut traduire une décision par une sensation.
20:11Just do it, c'est le slogan de Nike.
20:15Ils ne se sont pas trompés.
20:17Il y a un moment dans le sport, il faut valider une décision.
20:19Il faut y aller.
20:20Et il faut s'engager.
20:21Donc cet engagement, c'est ça la prépa mentale.
20:24C'est vas-y, pépère.
20:25Malheureusement, il y a le salon du golf ce week-end,
20:27donc on ne pourra pas le mettre en pratique.
20:28Mais je trouve qu'on pense à tout et on ne sent rien.
20:31Je pense que c'est une phrase qui me reviendra.
20:33Il y a beaucoup de phrases de Benoît comme ça qui me reviennent de temps en temps,
20:36depuis plus de 20 ans qu'on se connaît.
20:38Ce qui est important, c'est ce que tu assimiles,
20:40c'est ce que tu ramènes avec toi chez toi.
20:42Justement, Benoît, on va parler un peu d'un de tes joueurs qui est en Inde aussi,
20:46Robin Siossegrist.
20:48Robin, on le connaît, on le connaît bien.
20:50Le gaucher qui est monté sur le tour, revient sur le Challenge Tour.
20:54Il en est où, Robin, en ce moment ?
20:57Eh bien, Robin est en transition, je dirais, d'un point de vue personnel,
21:02puisqu'il a rencontré une jeune femme, une relation sérieuse.
21:07Et ça, c'est très bien pour lui parce que tous les pros ont besoin d'un équilibre.
21:11On a besoin, évidemment, de s'investir.
21:13Ça peut tout changer dans une saison, d'avoir un équilibre comme ça.
21:16On avait dit Tiger Woods qu'il pouvait l'empêcher d'être un champion.
21:19L'empêcher d'être un champion, c'est la blessure et un mauvais mariage.
21:21L'équilibre.
21:22Madame Niklos, Madame Palmer, elles ont toutes leur part.
21:26On sait qu'un équilibre en golf est fondamental.
21:28On a besoin de beaucoup de pratiques.
21:30C'est-à-dire que c'est un sport où on s'entraîne comme des chiens.
21:33C'est entre 8 et 10 heures par jour.
21:35Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour le reste.
21:37Mais si jamais on n'a rien d'autre, comme les résultats sont souvent d'Annecy aléatoires,
21:43on peut souffrir de son golf.
21:46Et ce n'est quand même pas le but de la vie.
21:48Et donc, c'est très important de pouvoir avoir d'autres choses,
21:54notamment une femme, des enfants, des amis.
21:57Une vie à côté, tout simplement.
21:59Voilà. Et même dans la préparation olympique de l'INSEP,
22:01ils font ça sous forme de fleurs,
22:03où il y a la pratique et la compétition qui représentent 75 ou 80 % du temps.
22:08Mais après, la vie affective, la vie amoureuse, la vie intellectuelle
22:12est très importante parce qu'autrement, le golf peut nous plomber la tête.
22:17Et se sentir très fort quand on joue bien,
22:20et se sentir très faible quand on joue mal,
22:23alors que notre valeur ne change pas.
22:25C'est juste aller à du jeu.
22:27Alors justement, Robin, plus techniquement,
22:29qu'est-ce que vous avez travaillé pendant cette semaine à Saint-Nolain-Bretèche
22:32avant qu'il parte en Inde pour deux semaines ?
22:35Alors, Robin était venu début janvier, avant la tournée en Afrique du Sud,
22:39à Essaouira pour faire cette préparation de début de saison.
22:42Malheureusement, il y a eu des problèmes de santé, bronchite, etc.
22:45Donc, on n'a pas pu se préparer comme ça.
22:48Et donc là, on a fait en une semaine ce qu'on devait faire,
22:50c'est-à-dire une remise à plat technique,
22:52avec une amélioration du grip, de la posture,
22:56de la répartition du poids du corps, du takeaway,
22:59donc vraiment des purs ajustements techniques.
23:03Et puis après, on a fait la même chose aux petits jeux,
23:07dans les bunkers, au chipping, au putting.
23:10Et donc, je dirais qu'il a les idées claires.
23:13Tant qu'à ce qu'il veut faire, une route est tracée.
23:15Et après, la difficulté de ces joueurs,
23:17c'est toujours en même temps compter sur leur consistance,
23:21leur habitude, puisque sous pression, il n'y a que ça qui tient,
23:25la consistance naturelle du joueur, ce qu'il sait faire,
23:27même quand il a peur.
23:29Et que quand on essaye d'améliorer les choses,
23:31on est obligé de faire des petits ajouts dans ses habitudes.
23:35Mais la qualité technique donne de la consistance.
23:38Donc, ces joueurs-là sont toujours en train d'essayer
23:40de trouver un swing où ils ne se prennent pas trop la tête,
23:42où ils jouent assez naturellement.
23:44Et qui fonctionne.
23:45Mais qui ne doit pas être limité.
23:47Et donc, c'est toujours ce travail entre les petits ajustements techniques
23:51qui ont leur sens, et puis en même temps,
23:53de jouer avec son swing.
23:55Question bête, on coach différemment un joueur qui est gaucher,
23:58ou pour l'œil, c'est différent ?
24:00Pour l'œil du coach ?
24:01Robinson Siris, c'est gaucher.
24:02Oui, on l'a dit en début d'émission.
24:04On le répète.
24:05Et on le voit d'ailleurs peut-être sur les images,
24:07l'approche est différente quand on est coach
24:10Ce n'est pas une question bête.
24:12Non, l'approche est la même d'un point de vue technique.
24:16Nous, on s'appuie les coachs sur une rigueur technique, la mécanique.
24:19Il n'y a pas plus obéissant qu'une balle.
24:21Elle répond à 100% aux ordres du club.
24:23Le trackman, maintenant, nous décrit ça d'une façon extrêmement précise.
24:26Donc, les règles sont les mêmes.
24:29Si ce n'est que c'est dans l'autre sens.
24:31Maintenant, s'adapter au caractère du joueur,
24:35de manière à réussir à le convaincre.
24:38Ça peut être droitier ou gaucher.
24:40Après, notre métier, c'est d'arriver à convaincre le joueur
24:43que ce qui nous semble être les ajustements importants pour lui,
24:47qu'il se les approprie et qu'il les fasse.
24:50Benoît, on a l'impression qu'il y a un peu plus de gauchers qu'avant.
24:54Mais si en tennis, il y en a beaucoup,
24:57on a l'impression qu'il y en a moins en golf.
24:59Et on a l'impression que le gaucher a un geste un peu,
25:01je ne sais pas, particulier.
25:03Je connais même des personnes de mon entourage
25:05qui n'aiment pas le swing d'un gaucher.
25:07Est-ce qu'il est différent à l'œil aussi ?
25:09On a l'habitude de le voir.
25:10Est-ce qu'il y a une différence de swing ou d'aptitude ?
25:14On disait dans le tennis,
25:17et on peut le voir aussi chez les golfeurs,
25:20qu'il y a la patte du gaucher.
25:22Ils ont une espèce de petit talent naturel qui fait que...
25:26Même au football.
25:27Oui, qui fait qu'ils ont leur style.
25:30Et comme ils ont ce petit talent en plus un peu,
25:33pour certains en tout cas,
25:35ils vont dans leur système.
25:37Et peut-être qu'ils sont moins enclins à travailler
25:40la rigueur technique et les positionnements que les droitiers.
25:43Est-ce qu'un Booba Watson droitier
25:45aurait été le même Booba Watson que un Booba Watson gaucher ?
25:47Je ne sais pas très certainement.
25:49Non.
25:50Moins rigoureux, vous dites, Benoît ?
25:53Oui, les gauchers sont plus instinctifs,
25:55plus talentueux, à mon avis.
25:58Pour revenir à Robin,
25:59évidemment, l'objectif, c'est la remontée sur le tour.
26:02Il est plus prêt maintenant ?
26:03Il est plus, avec tout le vécu qu'il a,
26:06comme on disait avec un peu Félix,
26:08les montées, les descentes, les déceptions.
26:11Est-ce que s'il remonte l'année prochaine,
26:13il sera plus prêt à performer sur le tour ?
26:15Ou ça, c'est l'avenir qui nous dira ?
26:17Oui, je pense qu'il y a de la maturité.
26:19De toute façon, c'est un sport où on prend beaucoup de bouillons.
26:22On a beaucoup d'échecs.
26:23Donc, soit on arrête, soit on pleure, soit on se renforce.
26:26Donc, évidemment, ils n'ont pas le choix, ces gars-là.
26:29Ils doivent se renforcer avec les moments difficiles.
26:32Et puis après, il y a les momentum,
26:33il y a les moments où tout se goupille un peu bien.
26:36Et c'est là la particularité de ce sport,
26:38c'est que dans ces cas-là, il faut vraiment performer.
26:40C'est-à-dire que sur le Challenge Tour,
26:42pour marquer des points, c'est le top 5.
26:44Donc, la victoire, évidemment, rien ne remplace la victoire.
26:48D'ailleurs, il y a un truc qui a été dit il y a peu de temps,
26:50je crois que c'était dans Full Swing que j'ai vu ça,
26:52qui est très bien résumé.
26:53Oui, sur Netflix.
26:54Un gars qui disait,
26:57le golf est un jeu qui a été inventé pour vous faire perdre.
27:01Et donc, ça rend la victoire plus belle.
27:03C'est assez vrai.
27:04On se souvient d'ailleurs que Robin,
27:06il avait frôlé la victoire sur le Challenge Tour.
27:08Il avait perdu en play-off face à Nathan.
27:11Au Vaudreuil.
27:12Au Vaudreuil, oui.
27:13Au Vaudreuil, il a eu du mal à digérer cette défaite ?
27:18Non.
27:19Ou non ?
27:20Non, non, non.
27:21C'était pour lui un succès, en fait.
27:24Parce qu'il était moyennement placé sur le Challenge Tour.
27:27Et cette deuxième place l'avait propulsé 12e ou 8e du Challenge Tour.
27:33Et il est monté.
27:34Et il est monté.
27:35Donc, oui, c'est toujours un peu décevant de…
27:38De passer si près.
27:39Oui, mais non, non, non.
27:41C'était un succès.
27:42Ressenti comme un succès.
27:43Jean-Philippe, je crois que Robin est monté et descendu,
27:45alors que Félix, lui, n'est jamais monté sur le Tour.
27:48À chaque fois, il est passé tout près.
27:49Il a passé trois saisons sur le Tour, Robin.
27:53Parce qu'il y avait l'année Covid, c'est ça ?
27:54Voilà, exactement.
27:55Messieurs, on va poursuivre, évidemment, cet épisode, cette émission de Swing.
28:02On va partir sur le Tour européen.
28:04Arnaud, ou un Français, a bien performé et performe bien depuis le début de la saison.
28:09C'est Adrien Sadier.
28:10Oui, qui est en train de passer…
28:11Il ne fait pas de bruit, mais il est toujours bien placé.
28:13Il est en train de passer un cap.
28:14On a cru qu'il allait passer définitivement…
28:16Il a été en dernière partie le samedi et le dimanche.
28:18Donc, on l'a vu à l'écran.
28:19Un peu moins le dimanche, parce que ça s'est un peu moins bien passé pour lui.
28:23Mais oui, c'est le meilleur Français depuis le début de la saison sur le Tour européen.
28:28Et on a vraiment cru qu'il allait jouer la gagne jusqu'au bout du dimanche.
28:31Malheureusement, ce n'est pas passé.
28:32Mais je pense qu'encore une fois, à ce jeu, il faut se mettre…
28:35Je ne suis pas sous contrôle de Benin, mais il faut se mettre en position le plus souvent possible.
28:39Et ça finit toujours par tourner.
28:41Padré Garrington, on le répète tout le temps.
28:43Il a mis je ne sais pas combien de tournois, je ne sais pas combien de deuxième places avant de gagner.
28:46Et après, il a deux majeurs et il en a gagné plein d'autres.
28:49Donc voilà, c'est Adrien.
28:51Ce n'est pas passé dimanche, mais il va revenir.
28:54Il avait fait une belle performance l'année dernière, notamment aux Etats-Unis.
28:57Il avait fait les jolis top 5.
28:59Il progresse.
29:00C'est ce que disait Félix tout à l'heure.
29:01Pour l'instant, il n'a pas réussi à concrétiser.
29:05Mais on sent qu'Adrien Sadier progresse chaque année depuis quelques saisons.
29:08Oui, et puis on voit que c'est vraiment un garçon consistant.
29:10Au-delà de son swing lui-même.
29:12C'est un garçon solide, un Savoyard.
29:14Et puis, mine de rien, qui a été papa il n'y a pas si longtemps.
29:17Et qui a trouvé aussi cet équilibre familial.
29:20Et c'est vrai que ses résultats, on les a vus, n'étaient pas bien meilleurs.
29:25Mais étaient en tout cas plus consistants.
29:27On va justement joindre son coach, qui doit être aussi très content de son poulain.
29:32Benoît Ducoulombier.
29:33Bonjour Benoît.
29:34Bonjour.
29:36Alors Benoît, on imagine, content de cette belle place d'Adrien Sadier.
29:42Ça valide totalement le travail fait avec Adrien depuis déjà quelques années.
29:47On le voit, il est de plus en plus consistant sur le tour en tout cas.
29:51Non, je ne suis pas content de son résultat.
29:53Parce qu'il ne fait pas un bon week-end.
29:56Après, c'est vrai qu'il se met souvent dans des belles positions.
30:01Mais il fait aussi un peu trop souvent des mauvais week-ends, je trouve.
30:05Donc, je ne peux pas être content de finir quand il finit 15e.
30:10Benoît, on vous connaît, vous n'avez pas regardé ce week-end.
30:13Non, je n'ai pas la télévision.
30:16Je ne suis pas riche comme Benoît Villemar qui peut acheter toutes les chaînes.
30:20Ah ben oui, j'ai un forfait.
30:23Benoît, tu serais jaloux.
30:25Ça coûte 200 dirhams pour l'année.
30:27J'ai 1000 chaînes.
30:28En tout cas, on ne fait pas la pute de cette télé pirate, Benoît.
30:32Il paye à fond.
30:34C'était une blague.
30:35Non, il paye tout, Benoît.
30:37Justement, Benoît Ducoulombier, est-ce que vous l'avez eu, Adrien, depuis ça ?
30:43Non.
30:44Est-ce qu'il y a eu des débriefs de faits pour ces journées un peu moins bonnes ?
30:49Non, rien du tout.
30:52Après, c'est vrai que les week-ends, c'est plus compliqué
30:55parce qu'il y a la pression, les drapeaux sont plus compliqués.
30:58Mais il va falloir qu'on en parle.
31:01Mais là, je ne sais pas trop.
31:03Moi, je me suis fait opérer vendredi.
31:06Je ne suis pas…
31:08Vous êtes en forme ?
31:09Je ne sais pas, je suis un peu…
31:11Oui, ça va.
31:14Comme les vieux.
31:15Pour l'instant, j'ai traîné à l'hôpital tout le week-end.
31:19Donc, je n'ai pas trop suivi.
31:23Benoît, vous qui travaillez avec Adrien, même s'il a du mal le week-end,
31:26on sent qu'il est en progression constante depuis…
31:29C'est quoi ?
31:30C'est son driving, son jeu de fer, son petit jeu.
31:33Le jeu sous pression aussi, peut-être.
31:35À quel niveau il a progressé, Adrien ?
31:37Parce qu'encore une fois, on sent qu'il n'a jamais été aussi fort.
31:40En tout cas, c'est notre avis.
31:41Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
31:43Oui, parce qu'on est partis de très loin avec Adrien.
31:48Ce qui est assez extraordinaire, c'est que l'année où on a commencé ensemble,
31:54je crois qu'on a fêté nos 10 ans il n'y a pas longtemps.
31:57Et il me disait « Benoît, ne t'inquiète pas, on va y arriver.
32:00De toute façon, ce que tu fais comme boulot-là, il fallait le faire. »
32:03Donc, si tu veux, moi j'aime bien quand c'est le joueur qui t'encourage à dire « on continue, on continue ».
32:08Mais c'est vrai qu'à un moment donné, j'étais sceptique de dire « voilà, c'était un très bon joueur amateur français »
32:13et puis moi, à un moment, j'ai tout cassé.
32:16Donc, il a fallu un certain temps pour qu'il digère tout ça.
32:20Adrien, c'est quelqu'un qui jouait tout en push draw,
32:23qui ne tapait pas très fort et maintenant, il tape fort, c'est consistant,
32:26c'est un swing classique et c'est un garçon qui sait aussi bien faire un fake qu'un draw maintenant.
32:32Alors que moi, quand je l'ai connu, il était incapable de faire un fake, incapable.
32:36Donc, il a fallu du temps, beaucoup de temps,
32:39mais c'est un garçon qui est courageux, qui fait le taf.
32:43Je pense que c'est le plus sérieux de tous les joueurs que j'ai,
32:50que ce soit en prépa physique, en tout.
32:53Il pense golf, il vit golf et s'il y en a bien un qui mérite,
33:00non pas que les autres ne méritent pas, c'est pas ça,
33:03mais s'il y en a bien un qui mérite de réussir, je pense que c'est lui,
33:07par la quantité et la qualité de son travail.
33:10Et puis, il connaît ses limites, il connaît son truc.
33:16Maintenant, pour l'instant, en fait, il lâche un peu sous pression les week-ends,
33:21mais je préfère voir ça qu'un garçon qui va finir tout le temps en 40e.
33:26Donc, il se met en position et à un moment donné, ça passe et puis ça va l'aider, en fait.
33:32Benoît, vous avez dit que vous aviez dû tout changer avec Adrien, son swing.
33:38Cette décision, quand ça arrive, évidemment, il faut que ce soit une décision commune,
33:44mais c'est dur à prendre cette décision d'y aller.
33:46On va repartir d'une feuille blanche, entre guillemets,
33:48et on va te refaire un swing correct.
33:52Non, mais il avait un bon swing, c'était un super joueur.
33:55Mais en fait, il l'avait prouvé, je crois qu'il était numéro amateur.
33:59Je ne l'ai su qu'après.
34:01Attends, il y a mon chien qui est en train de partir.
34:03Bonhomme ! Viens là ! Allez, viens ici !
34:05Bonhomme ! Bonhomme ! Viens là !
34:08C'est du live, on n'en parle pas, c'est du direct.
34:11On le coupera peut-être au montage quand même.
34:14Allez, bonhomme !
34:17Mais qu'est-ce qu'il fout là-haut ?
34:19Donc en fait, non, c'était un super joueur, mais il ne tapait pas très fort.
34:25Et à un moment donné, il était limité dans son système.
34:29Donc je me suis dit, bon, qu'est-ce qu'on fait ?
34:32J'en ai parlé avec Sabine, qui le faisait travailler.
34:35C'est même elle qui m'a encouragé, qui m'a dit,
34:38non, non, Benoît, il fallait le faire, tenez bon, tenez bon, tenez bon.
34:42Donc j'ai trouvé ça formidable.
34:43Qui était sa coach de l'époque ?
34:45Oui, oui, oui, sa coach dans son golf.
34:49Aizry ?
34:50Aizry, oui.
34:52Et donc elle m'a encouragé.
34:53Je me rappelle, au bout d'un an, je l'ai vu.
34:55Je me suis dit, tu sais, Sabine, j'aurais peut-être pas dû.
34:57J'aurais dû le laisser comme il était.
34:58Et puis elle m'a dit, non, non, Benoît, continuez, continuez, vous allez y arriver.
35:01Il fallait le faire.
35:02Donc ça m'a redonné un peu de baume au cœur, en fait, tu vois, de me dire,
35:07bon, et puis maintenant, quand je le vois swinguer tellement pur,
35:10tellement bien et faire ce qu'il veut avec la balle,
35:13je suis vraiment impressionné et content de l'avoir fait, en fait.
35:19Benoît, pour avoir regardé un peu ce week-end, pas beaucoup, malheureusement,
35:23je n'ai pas pu, mais j'ai eu l'impression que les coups qu'il ratait,
35:26il les ratait un peu à gauche, un peu.
35:27C'est ça, son défaut sous pression ?
35:29C'est son push draw qui revient ou pas du tout ?
35:34Il peut y avoir encore de temps en temps, c'est toujours pareil,
35:37si le club ne monte pas terrible un peu à l'intérieur,
35:40il peut y avoir de temps en temps des gauches-gauches ou des pushes,
35:43c'est la même faute de swing, en fait.
35:47Mais ça, je n'ai pas vu, donc je ne peux pas te dire.
35:50Il va falloir que j'aille sur un tournoi jusqu'au bout pour voir ça, en fait.
35:59D'ailleurs, Benoît, justement, tu viens de dire que tu vas aller à un tournoi jusqu'au bout,
36:05parce que moi, j'ai suivi quelques tournois, beaucoup moins que toi,
36:07mais j'étais toujours surpris que tu partes le vendredi.
36:12Ça dépend quel tournoi.
36:14Oui, le Masters, etc. Bien sûr, tu restes jusqu'au bout,
36:18mais les tournois en France ou en Europe, en général, souvent…
36:22Oui, mais avant, je faisais 35 tournois par an quand j'étais à la Fedex.
36:26Maintenant, on peut en faire 5 ou 6.
36:29Donc, s'il y a un tournoi où je vois qu'il faut rester, je resterai.
36:32Mais ce n'est pas, si tu veux, c'est plus pour voir que pour les aider.
36:37Je ne vais pas les tenir par la main pour qu'ils gagnent.
36:39Bien sûr, mais l'observation…
36:43Voilà, le boulot, il est fait avant.
36:47Et puis, tu sais, moi, maintenant, les semaines complètes, comme j'ai fait à Dubaï,
36:52je suis parti le samedi, je suis rentré le dimanche.
36:55C'est bon, ça va, j'ai passé l'âge.
36:59Oui, mais les joueurs ont besoin de toi, quand même, même si toi, t'es vieux.
37:03Oui, mais avant, il faut bien passer à d'autres coachs.
37:06Donc, il y a des plus jeunes qui arrivent et c'est très bien.
37:09Il en faudrait plus, d'ailleurs, beaucoup plus.
37:12J'ai 68 ans.
37:14Benoît, justement, on parlait de ce défaut d'Adrien Sadier,
37:18même d'autres joueurs sous pression.
37:20Comment on travaille ça ?
37:21Comment on arrive à corriger à ce qu'un swing tienne sous pression ?
37:28Non, il faut qu'il continue à faire ce qu'il fait d'habitude
37:31et puis pas être dans le scoring, c'est tout.
37:34C'est pas parce que t'es en dernière partie que ça doit changer quelque chose.
37:37Tu fais ton taf, trou après trou, sans t'occuper de savoir où sont les autres.
37:42Tu dois même pas savoir.
37:44Tu avances comme ça.
37:46Bon, et après, il y en a qui sont plus sensibles,
37:49mais c'est parce que c'est nouveau aussi pour lui, je crois.
37:52Donc, ça fait quoi depuis un an que réellement il titille les premières places ?
37:57C'est assez frais, en fait.
38:00Donc, moi, je ne me pose pas la question.
38:03Je ne vais pas lui dire, ah oui, t'es pas…
38:06Non, on bosse, on bosse, on bosse.
38:08Et puis, à un moment donné, si tu bosses bien, ça tombe.
38:10Il n'y a pas d'histoire.
38:12Finalement, ce qui manque à Adrien,
38:14c'est un peu l'expérience de fréquenter, on va dire, ses altitudes.
38:21Oui, je pense que c'est plus ça.
38:23C'est quasiment la première fois où il se retrouve en dernière partie.
38:27Je crois même que c'est la première fois.
38:29Il a bien joué, mais la dernière partie,
38:31et le samedi et le dimanche, les deux jours, c'est sûr.
38:34Mais même le dimanche, moi, je ne me souviens pas d'Adrien,
38:36même s'il a fait des bonnes places.
38:38Non, non, mais voilà, je pense que c'est la première fois.
38:40Je pense que c'est la première fois.
38:42Donc, il faut laisser un petit peu de temps au temps.
38:44Il n'y a pas de problème.
38:46Il avait été très à l'aise dans la tournée aux États-Unis l'année dernière, Benoît Adrien.
38:51Son jeu a l'air d'être parfaitement adapté au Pidgey Tour, non ?
38:56Oui, Adrien est capable d'attaper une balle très haute.
38:59Il est capable d'attaper haute en fade, haute en draw.
39:03Et je pense qu'aux États-Unis, il faut être capable d'attaper haute.
39:07Il a fermé le télégramme.
39:09Oui, c'est peut-être ce qui manque un peu à Antoine en ce moment.
39:12Antoine Rosner, oui.
39:14Antoine Rosner, il manque un peu de hauteur de balle.
39:16On va peut-être essayer de le trouver un peu dans le matériel.
39:19Déjà dans la balle et puis dans le réglage des clubs.
39:24On va en discuter quand je vais le revoir au mois d'avril.
39:27Parce que je ne vais pas aller aux États-Unis.
39:30Et Adrien, vous allez le voir ces jours-ci ou pas ?
39:34Je ne sais pas du tout.
39:35Je te dis, je suis sorti de l'hôpital dimanche.
39:37Donc, je n'ai pas eu de ses nouvelles.
39:39J'ai eu des nouvelles de David Ravetto.
39:42Mais je ne connais pas son programme.
39:44Je vais l'appeler.
39:45Je vais voir ce que ça donne.
39:47Ça va mieux.
39:48Donc, je vais l'appeler ce soir.
39:49J'avais complètement oublié.
39:50Tiens, je vais le faire ce soir.
39:52On aura servi à ça.
39:53Merci beaucoup, Benoît Ducoulombierre.
39:56Reposez-vous bien.
39:57À la semaine prochaine pour un nouveau bon résultat d'un de vos joueurs.
40:01En ce moment, je suis un petit peu décroché.
40:03Vous ne m'en voulez pas.
40:05Ce n'est pas grave.
40:06C'est toujours intéressant de vous avoir, Benoît.
40:08Et on est content.
40:09Comme ça, on prend de vos nouvelles et des nouvelles de votre chien.
40:11Et ne perdez pas votre chien.
40:13Votre chien, je l'ai perdu.
40:15Salut, Benoît.
40:16Merci beaucoup, Benoît.
40:17Salut, Benoît.
40:18Merci.
40:20Pour revenir, Jean-Philippe.
40:22J'ai vu Andrien Sadia.
40:23Plus beau qu'il n'était.
40:24Quatrième Français.
40:25Le premier, c'est Romain Langasque.
40:26Après, Martin Couvras.
40:28J'ai regardé un peu ce week-end au Projected Standings.
40:31Les classements projetés à l'écran.
40:34Il devait être dans le top 10.
40:35Avec Samon étant premier ou deuxième.
40:38En tout cas, il réalise un très bon début de saison.
40:41Il est dans le fameux podium des quatre.
40:42Voilà.
40:44Un très bon début de saison.
40:45Exactement.
40:46Un très bon début de saison.
40:47Justement, on va poursuivre notre émission Swing.
40:50Évidemment, on va partir sur le PGA Tour.
40:52Messieurs, évidemment, avec Mathieu Pavon,
40:55qui était la semaine dernière à l'Arnold Palmer Invitational.
40:59Ça ne s'est pas très bien passé pour Mathieu Pavon.
41:03Carte de 75 et 83.
41:07Parcours très difficile.
41:08Parcours très difficile.
41:09Ce n'est pas le seul pour le qui sait.
41:10Non, bien sûr.
41:11Même s'il a fini dernier après deux tours,
41:13qu'il n'a pas passé le cut.
41:14Évidemment, il a rendu la plus mauvaise carte du tournoi.
41:16Mais il a réagi quand même.
41:18C'est toujours bien, je trouve,
41:19de ne pas s'enfermer dans le silence.
41:20Il a réagi sur ses réseaux sociaux.
41:22Voilà.
41:23Il a dit qu'il avait pris une bonne leçon.
41:24Une bonne claque, sans doute.
41:26Une bonne claque.
41:27Voilà.
41:28C'est sûr que le player sera très important cette semaine.
41:31De toute façon, on aura des nouvelles.
41:32Parce que je crois qu'il y a une interview
41:34qui se profile.
41:36Oui, on a la chance d'avoir Mathieu Pavon,
41:39si tout va bien, lundi prochain.
41:41Évidemment, on aura des nouvelles fraîches.
41:43Justement, Benoît,
41:44j'avais une question pour toi,
41:46pour ton œil de coach.
41:47Évidemment, quand on a un joueur
41:49qui réalise une carte comme ça de 83,
41:51même si le parcours était très compliqué.
41:53Je pense qu'un joueur comme Mathieu Pavon
41:55ne va pas balayer ce 83 comme ça.
41:58Ça fait mal à la tête.
42:00Quand on a un joueur,
42:01quels sont les mots du coach
42:02pour apaiser la souffrance du joueur ?
42:06Je crois que vraiment,
42:07ces joueurs-là sont rompus à ce type d'émotion.
42:11Le jeu est comme ça.
42:13Et donc, moi, je ne suis pas du tout inquiet
42:14pour Mathieu Pavon.
42:15Je pense que c'est plus son entourage
42:17ou plus les observateurs
42:19qui peuvent se dire que c'est un drame.
42:23Mais à mon avis, pour lui, pas du tout.
42:25Sûrement qu'il y a une déception,
42:27sûrement qu'il y a une frustration.
42:28Mais ils sont habitués à évacuer ça.
42:31Parce que le jeu est comme ça,
42:32même d'un trou sur l'autre.
42:34Donc, cette capacité à oublier les mauvais moments
42:36et à se remobiliser pour la suite.
42:39Et je pense que maintenant, ça y est,
42:40c'est complètement oublié.
42:42Il est complètement tourné vers le players.
42:44Et ça se trouve, il peut gagner.
42:46C'est une bonne chose justement
42:47de pouvoir rebondir tout de suite.
42:48Il a la chance, Mathieu Pavon,
42:49d'avoir gagné l'année dernière.
42:50Donc, du coup, de rentrer dans tous ces gros tournois,
42:53ces Elevated Tournament.
42:55Et puis d'être tranquille.
42:56Et c'est ce qui se passe cette année.
42:57Il reconstruit son swing,
42:58il le déconstruit, il le reconstruit.
43:00Parce qu'il a une année bonne.
43:02Finalement, de transition un peu
43:04entre ces deux changements de coach.
43:06En tout cas, il peut servir une année de transition.
43:08Lui, évidemment, il veut performer.
43:10Mais il s'en sert quand même
43:11comme une espèce de tremplin.
43:12Enfin, il espère que ce sera un tremplin
43:14pour progresser encore.
43:15On en revient à ce qu'on disait tout à l'heure.
43:17C'est-à-dire, la consistance, c'est la finalité.
43:19Mais quand la technique peut être améliorée,
43:22elle donne de la consistance.
43:23Donc, ces gars-là travaillent comme beaucoup,
43:25énormément,
43:26pour essayer justement d'importer
43:28des petits ajouts,
43:29des petites améliorations techniques
43:30dans leurs habitudes.
43:31Mais pour qu'une habitude soit solide,
43:33il faut qu'elle ait de la pratique.
43:35Finalement, c'est une chance pour Mathieu Pavon
43:36d'avoir ces deux années,
43:38d'avoir gagné,
43:39de pouvoir changer son swing
43:41et surtout jouer ces gros tournois
43:42et profiter de ces gros tournois
43:44pour essayer de performer
43:45et puis essayer de performer
43:46avec ce nouveau swing.
43:47Il n'y a que la victoire qui permet ça en golf.
43:49Parce que sinon,
43:50Félix Moril a dit tout à l'heure,
43:52vous devez performer en permanence chaque année
43:54pour conserver vos droits de jeu.
43:55Tu ne te vois pas comme ça, Benoît, toi ?
43:56Si, si.
43:57Oui, il performe.
44:00Mais en tout cas,
44:01il passe à autre chose très rapidement,
44:02à mon avis.
44:03Ce sont des champions,
44:04ils ont l'habitude.
44:05Gérer l'échec,
44:06passer à autre chose,
44:07se remobiliser.
44:11Le talent, c'est de se souvenir
44:12comment on fait quand c'est bien.
44:13Ce n'est pas essayer de savoir
44:14pourquoi on rate.
44:16Ah oui ?
44:17Ah oui.
44:18Oui, mais parce que nous,
44:19les joueurs amateurs,
44:20les joueurs lambda,
44:21on rate quand même souvent,
44:22donc on a quand même envie
44:23de comprendre pourquoi on a raté.
44:24Oui, mais c'est pour ça qu'on joue mal.
44:25Parce qu'on anime une mécanique
44:28où on n'a que des erreurs
44:30et on fait des choses mal.
44:31Les enfants apprennent plus vite
44:33parce que quand ils réussissent,
44:35ils sont contents
44:36et ils s'en souviennent.
44:37Ils arrivent à recommencer.
44:38C'est-à-dire que quand tu fais le débrief,
44:39par exemple, d'une partie avec Robin,
44:41tu ne vas cibler que...
44:42On va être obligés d'écouter six fois ce podcast.
44:44...que les bons coups que Robin a fait
44:46ou quand même on analyse
44:47pourquoi il a fait des mauvais coups ?
44:48Non, moi, je lui dis toujours
44:49souviens-toi comment c'est.
44:50Quand il tape un bon coup
44:51et qu'il me dit,
44:52quel que soit le joueur,
44:53et qu'il me dit
44:54ah, ça, c'était bien,
44:55je lui demande de se faire
44:56un petit bisou sur la main déjà
44:57pour signifier que c'est bien.
44:59On va voir tous ceux qui ont écouté
45:01le podcast ce week-end
45:02dans les practices de France.
45:03Et puis après,
45:04d'essayer d'en faire ça.
45:05Pour avoir un bon estime de soi,
45:06déjà, c'est important.
45:07Se souvenir de comment on fait
45:08quand c'est bien,
45:09c'est ça, le talent.
45:10Moi, je ne me souviens plus trop.
45:11Si, vous ne vous souvenez pas,
45:13il y a cinq ans,
45:14vous en aviez...
45:15Non, ce n'était pas vous.
45:16Ce n'est pas moi.
45:17Messieurs, cette semaine, justement,
45:20Mathieu Pavon et Victor Perez
45:22seront aux Players.
45:25On pense que c'est une première
45:26dans l'histoire du golf français.
45:27On a cherché,
45:28on a demandé à la Fedé.
45:30On n'est pas très bons en stats en France,
45:34mais on pense que c'est une première
45:36dans l'histoire du golf français.
45:37Deux joueurs aux Players.
45:38Deux joueurs français aux Players.
45:40En tout cas, ça sera...
45:42Il y a Benoît qui triche,
45:43il regarde sur le chat GPT.
45:44Ah, pour le prochain quiz ?
45:45On va avoir Guillaume Biogeau
45:48dans quelques instants
45:49en direct du Players Championship.
45:51Mais messieurs,
45:52c'est vrai que ce Players,
45:53c'est...
45:54On en parle,
45:55le cinquième majeur, évidemment.
45:56Le cinquième majeur, non ?
45:57Tipee 6 au Grasse,
45:59ce parcours avec ce trou iconique,
46:01le trou numéro 17, c'est un des...
46:03Enfin, tout le parcours est iconique.
46:04Oui, mais...
46:05Le 17 particulièrement.
46:06Le 17 et le 18 aussi,
46:07c'est un rendez-vous du PJ Tour.
46:10Un rendez-vous de l'année,
46:11encore plus que B.I. de la semaine dernière.
46:13C'est toujours ce qu'on dit.
46:14Le cinquième majeur, non,
46:15parce qu'il n'y en a que quatre.
46:16Mais c'est peut-être le tournoi
46:18le plus relevé de l'année
46:19parce que c'est le plus gros champ.
46:20On peut remettre en question
46:21tous les autres champs des Jeux.
46:23Là, ils sont tous là.
46:24Tous les gros joueurs sont là.
46:25Il y a des qualifs sur l'Open britannique.
46:27Au Masters, ils ne sont pas beaucoup.
46:29À l'US Open, il y a des qualifs.
46:31À l'US PGA, il y a les enseignants.
46:33Donc, c'est le plus gros champ
46:34de joueurs de l'année.
46:35C'est une certitude.
46:36C'est un parcours qui est mythique.
46:39Donc, voilà,
46:40il y a le Masters qui s'approche
46:41de plus en plus.
46:42Il y a eu Arnold Palmer la semaine dernière.
46:44Oui, on va passer beaucoup d'heures
46:46devant la télé,
46:47devant Canal, à regarder
46:49parce que Rory, chez Fleur…
46:51Ce n'est pas le cinquième majeur,
46:52mais c'est le cinquième plus gros
46:53événement de golf de l'année.
46:55Peut-être le sixième,
46:56mais certainement le sixième
46:57quand il y a la Ryder Cup
46:58comme cette année quand même.
46:59Benoît Villemar, le Playhearth,
47:00on regarde, évidemment, forcément.
47:01Moi, j'adore regarder le golf à la télé.
47:03Donc oui, dès que je peux, je regarde.
47:06Avec votre abonnement à 200 dirhams.
47:08Oui, alors j'ai aussi un abonnement en France,
47:10beaucoup plus cher.
47:11100 euros, putain !
47:13Le Playhearth, c'est un endroit
47:15qui te fait rêver.
47:17Est-ce que tu n'as pas eu la chance d'y aller ?
47:19Non, je ne suis jamais allé là-bas.
47:21J'ai eu la chance de suivre deux tournois.
47:24C'était les deux US Open à Hauquemont
47:26et à Pinehurst,
47:27où j'avais suivi Philippe Limin
47:29et Christian Sévère.
47:30Mais autrement,
47:31je n'ai pas assisté à des tournois du Pidgey.
47:33Mais en tout cas,
47:34les tournois aux Etats-Unis,
47:35c'est forcément quelque chose à part.
47:37L'ambiance, encore plus quand c'est des majeurs,
47:40il se passe quelque chose de différent.
47:42Ce n'est pas pareil que l'Open de France,
47:43même si l'Open de France est très bien.
47:45Moi, j'adore regarder le golf à la télé.
47:47Je trouve qu'il y a les meilleurs joueurs du monde qui sont là.
47:50On voit maintenant que la gagne,
47:52c'est toujours moins 20.
47:53C'est une espèce de sprint marathon.
47:55Il faut faire moins 5 par jour minimum.
47:57Donc, tu n'as pas le temps.
47:59Un peu moins la semaine dernière.
48:00Oui, un peu moins.
48:01D'ailleurs, c'est plus dur d'avoir cette course au birdie
48:05plutôt que de lutter contre le parcours
48:08et de se batailler pour faire un par ?
48:10Le jeu, c'est d'arriver à faire un maximum de birdies
48:13et de faire le moins de coups possible.
48:15Parfois, un par sauvé vaut plus qu'un birdie
48:19qui aurait pu être un eagle.
48:21Même si mathématiquement,
48:23en parlant, tous les coups ont la même valeur.
48:26Il y en a certains qui peuvent donner des surplus d'énergie,
48:31relancer, des trous de relance, des choses comme ça.
48:35Ce parcours-là est tellement exigeant
48:37que tout le monde fera la faute.
48:39Après, c'est celui qui fait la faute
48:41et qui se ressaisit et qui se rattrape derrière.
48:44En plus, ce Player,
48:46c'est un peu le dernier gros tournoi avant le Masters.
48:49C'est un peu la course.
48:51C'est vrai qu'on attend tous ce Masters avec impatience,
48:54qui lance un peu la saison.
48:55Le Player, on va dire, c'est...
48:56Qui la lance et qui ne la termine pas.
48:59Mais en même temps, le Masters, c'est le sommet de la saison.
49:02Player, c'est un peu une répétition, finalement.
49:04Oui, c'est la dernière grosse répétition.
49:07On a jaugé l'état de forme de tout le monde depuis deux mois.
49:10Là, c'est la dernière fois où on va vraiment les jauger
49:12parce qu'ils seront tous là.
49:13Ils ne seront plus tous là.
49:14Et même, ils ne vont plus beaucoup jouer jusqu'au Masters.
49:16Donc, oui, c'est la dernière occasion.
49:18Et puis, pour eux, c'est la dernière occasion de se tester
49:20face à un gros parcours et face à un gros champ de joueurs.
49:22Donc, on ne va pas dire que le Masters est au début de jeudi,
49:26mais le pré-Masters se termine jeudi, en tout cas.
49:30Alors, messieurs, justement, vous aussi,
49:31on va vous faire réviser un peu votre Player Championship.
49:35Je vous propose de faire un petit quiz.
49:37Après, Benoît Villeneuve va être obligé de céder sa place,
49:41de s'en aller.
49:42Et on aura Guillaume Biogeau juste après ce quiz en direct du Players.
49:45Est-ce que vous êtes prêts pour ce fameux quiz 100% Players ?
49:48Allons-y.
49:49Il a répété, il a regardé ChatGPT.
49:51Chat quoi ?
49:52Tout le déjeuner, il ne m'a pas parlé.
49:53Enfin, c'était l'horreur.
49:54Alors, messieurs.
49:55Le Players.
49:56Première question.
49:57Première question parce que j'ai bien lu mes fiches.
49:59Voilà.
50:00Alors.
50:01Non, non, non, mais il a le droit aux fiches, là ?
50:03Je ne sais pas.
50:04Vous débrouillez.
50:05Je ne suis pas la brigade de contrôle.
50:08C'est scandaleux.
50:09Comme il dénonce les canards.
50:10Non, mais c'est scandaleux.
50:11Première question.
50:12Je n'aime pas la modernité.
50:13Première question.
50:14Alors, quel joueur a remporté le plus de fois le Players ?
50:16Jacques-Nicolas.
50:17Trois fois.
50:18Quelle année ?
50:19Oh, si tu jouais à l'année.
50:21Non, mais non, mais non, mais Jean-Philippe.
50:23On ne peut pas laisser faire ça.
50:24C'est pas possible.
50:25C'était avant que ça se joue à Saugrass.
50:27C'était 72, 74, 78 ans.
50:2974, 76, 78.
50:31Et voilà.
50:32Ça, c'est alors.
50:33Question.
50:34Deuxième question.
50:35C'est un scandale.
50:36C'est un scandale.
50:37Est-ce qu'on accorde le point, Hugo ?
50:38Je me tourne vers Hugo.
50:39Est-ce qu'on accorde le point ?
50:40Alors, on remet.
50:41D'accord.
50:42En quelle année le Players Championship est revenu au mois de mars ?
50:45Après avoir...
50:46Pendant un long moment, c'était au mois de mai.
50:481981.
50:492022.
50:50Non.
50:511999.
50:52Non.
50:53Ce n'est pas si vieux.
50:542019.
50:552019.
50:56Bonne réponse d'Arnaud après sa 40e tentative.
50:59Non, mais je voulais dire 2019.
51:00Je dis 1999.
51:01Bien sûr.
51:02Il n'y a pas longtemps.
51:04Vous verrez quand vous aurez mon âge.
51:06Vous verrez.
51:07On mélange tout.
51:08Alors, question un peu plus touchy, mais si Benoît a bien révisé, il va savoir.
51:12Quel est le joueur à avoir réussi le plus grand comeback dans l'histoire du Players ?
51:17Scotty Sheffler.
51:18Non.
51:19Le meilleur score, c'est Greg Normal.
51:21Moins 24.
51:22Ricky Fowler.
51:23Non.
51:24Mais le plus grand comeback.
51:25Le plus grand comeback.
51:26Arnaud Palmer.
51:27Avant le dernier tour, il avait X coups de retard.
51:30Il est revenu et il a gagné.
51:31Yann Rahm.
51:32Non.
51:33Dernier essai.
51:34Furyk.
51:35Non.
51:36C'était Justin Leonard.
51:37En 1998, il a remonté 6 coups de retard pour l'emporter.
51:38D'accord.
51:39Question.
51:40Question.
51:41Question.
51:42Non, mais.
51:43Ben voilà.
51:44Question difficile.
51:45Sans chat de GPT, c'est compliqué pour Benoît.
51:48Question.
51:49Combien il y a eu de 3 en 1 au 17 ?
51:525.
51:53Alors, beaucoup plus.
51:5425.
51:55De plus.
51:56Non.
51:5714.
51:5814.
51:5914 3 en 1.
52:00Alors après, petite dernière question.
52:02Petite question.
52:03On va voir si vous êtes vraiment pointu.
52:04Des centaines de balles.
52:05J'exagère un peu.
52:06Pas pendant la compète.
52:07Messieurs, parmi ces 14 joueurs, 2 joueurs qui ont fait un de ces 3 en 1 ont remporté
52:12le Vaudreuil Golf Challenge.
52:13Que pouvez-vous me les citer ?
52:17Marcel Sime.
52:18Pas non.
52:19Ça va, Hugo.
52:20C'est bon, on se calme.
52:21Alors, je vais vous aider.
52:22C'est un Anglais et un Néo-Zélandais.
52:24Je ne les ai pas.
52:25Qui ont fait les 3 en 1.
52:26Ah, si, si.
52:27Grant.
52:28Grant.
52:29Non.
52:31Ryan Fox.
52:32Voilà, Grant.
52:33Je les confonds, toutes les 2 minutes d'ouverture des Nouvelles Énormes.
52:35C'est un Anglais.
52:36Petit indice.
52:37Il a souvent deux gants.
52:38Aaron Ray.
52:39Voilà, Aaron Ray.
52:40Bravo, messieurs.
52:41Vous avez passé avec succès la révision du quiz.
52:44Merci beaucoup.
52:45Qui c'est qui a gagné, Hugo ?
52:48Il faudra vous compter.
52:49On va faire la vare.
52:52Ne parlez pas de vare aujourd'hui, Jean-Philippe.
52:54Ça va nous faire pleurer.
52:57Benoît, merci beaucoup.
52:58Merci à toi.
52:59On doit nous quitter.
53:00Oui, je vais y aller.
53:01On se retrouve très, très vite.
53:02Et on se retrouve très, très vite.
53:03Samedi au Salon du Golfe.
53:05Samedi, on sera au Salon du Golfe pour une après-midi au Salon.
53:09Une émission qu'on vous propose, évidemment, sur Journal du Golfe TV.
53:12On a rechangé le nom.
53:13C'est une après-midi au Salon, finalement.
53:14Oui, ça sera une après-midi au Salon.
53:15On va peut-être changer de nom entre temps.
53:16Bref.
53:17En tout cas, rendez-vous sur Journal du Golfe TV, évidemment.
53:19Et Benoît sera là.
53:20Et Benoît sera là pour parler golf, pour parler putting, pour parler de Robin Sucegrise,
53:24de Christian Severs, de José-Philippe Elima.
53:26Bref.
53:27Parler à golf.
53:28Très bien.
53:29Merci beaucoup à tous.
53:30Bonne fin de journée.
53:31Merci, Benoît.
53:32Et à bientôt.
53:33De retour dans Swing, l'émission de Journal du Golfe sur l'équipe.fr est désormais
53:36sur vos écrans.
53:37Vous le savez.
53:38On a eu un petit souci pour joindre Guillaume.
53:40Mais évidemment, on l'aura la semaine prochaine pour débriefer ce Players Championship.
53:46Voilà.
53:47Arnaud, c'est déjà la fin de cette émission.
53:50Mais on a une grande annonce à vous faire.
53:52On sera évidemment au Salon du Golfe à partir de samedi, de samedi à lundi, avec une émission
53:59consacrée au salon, consacrée à tout ce qui va se passer au salon, avec des invités,
54:03plein d'invités.
54:04On va se régaler.
54:05Oui, dont Benoît Villemard, dont Christian Severs.
54:07Vous l'avez dit, plein de personnes pour le matériel, pour le tourisme, pour la technique.
54:13Tous les coachs, évidemment.
54:14Rémi Bedu, l'animateur de ce salon.
54:17On sera en studio plusieurs heures par jour.
54:20En tout cas, on vous attend tous.
54:21On vous attend tous à venir nous passer sur le stand de Journal du Golfe TV.
54:26Peut-être que vous viendrez même en plateau discuter avec nous de golf, de parler de tous
54:30les sujets dont vous avez envie.
54:32En tout cas, on va venir à votre rencontre.
54:33On a hâte de vous rencontrer.
54:35Ça va être génial, Arnaud.
54:36Ça va être génial.
54:37Je le disais, plusieurs heures le samedi, le dimanche, le lundi.
54:40Le lundi, ce sera plus sweet spot avec Benjamin Cadieux.
54:44Spécial matériel.
54:45Mais en tout cas, il y a le retour du Salon du Golfe, Paris Golf Show.
54:48On est ravis.
54:49On espère que vous viendrez nombreux.
54:51En tout cas, nous, on sera là avec notre studio, avec un simulateur.
54:54On va jouer au golf.
54:55On va se régaler.
54:56On va se faire quelques petits défis, peut-être.
54:58Jean-Philippe, vous avez peur de perdre contre moi.
55:01Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a deux ans, il y avait Frédéric Schmitt,
55:04l'ex patron du journal qui avait fait une magnifique soquette en direct.
55:07Avec Pascal Grison, on s'était bien moqués.
55:10On va bien rigoler et on va jouer au golf et on va parler golf.
55:13Ça va être top.
55:14Et en tout cas, si vous ne pouvez pas venir au salon, cette émission, vous allez la retrouver
55:17sur notre chaîne à partir de 18 heures tous les jours, samedi, dimanche et lundi.
55:22Bref, on va se régaler.
55:23En tout cas, c'est la fin de cette émission.
55:25Merci beaucoup de l'avoir suivi.
55:26Merci à Arnaud de m'avoir accompagné.
55:28On remercie encore une fois Benoît Lavillemeur qui a dû partir.
55:30Et merci à Hugo Ponce à la réalisation.
55:32Et on se retrouve très vite.
55:33Salut !

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