• il y a 10 heures
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##SOYEZ_LIBRES-2025-02-26##

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Transcription
00:0014 heures tout à l'heure autour de François Bayrou se tiendra le comité interministériel sur l'immigration.
00:13Et pour vous, Maxime Lledo, c'est une bonne chose ?
00:16Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Évidemment que c'est une bonne chose parce que c'est quand même un sujet sur lequel on a besoin d'avoir une ligne au sein du gouvernement.
00:23On a déjà perçu depuis l'arrivée de François Bayrou à Matignon des tensions,
00:28notamment lors du débat, rappelez-vous, sur la suppression du droit du sol à Mayotte.
00:32On se rappelle de la tribune, Manuel Valls, Sébastien Lecornu, Bruno Rotaillot, dans le Figaro notamment,
00:37pour affirmer que c'était nécessaire face à une Élisabeth Borne gênée qui plaidait parce que, je cite,
00:42« selon elle, d'autres solutions existaient », tandis qu'une partie du personnel politique s'inquiétait d'un éventuel élargissement du débat à tout le territoire.
00:50On a vu à quel point sur les bancs de l'Assemblée nationale cela pouvait susciter de l'inquiétude.
00:55Et puis on se souvient aussi du malaise suscité par les propos de François Bayrou sur le fameux « sentiment de submersion migratoire »,
01:01c'était sur LCI, levé de bouclier immédiat. Alors non seulement dans le camp adverse, mais également dans son propre camp.
01:06On se rappelle des propos de Gaëlle Braun-Pivet qui avait déclaré qu'elle n'aurait jamais tenu ses propos parce que ça la gênait.
01:12On parlait avant tout d'hommes, de femmes, de pays, de la France qui avait accueilli ces différentes personnes.
01:17Et rappelez-vous, même Gérald Darmanin, pourtant adepte du langage franc,
01:21avait préféré nuancer en parlant d'un sentiment et en insistant sur ce sentiment de submersion
01:27une réalité perçue, avait-il dit, par une grande partie des Français.
01:31Et puis alors, je ne vous parle même pas de l'idée du référendum sur l'immigration.
01:35Lors de ses voeux, le président de la République, Emmanuel Macron, avait évoqué ce fameux outil magique pour trancher les grands sujets
01:41et beaucoup avaient immédiatement supposé qu'il parlait d'immigration.
01:44On a appris depuis que ça ne serait pas le cas.
01:47Mais au sein du gouvernement, Bruno Rotailleau y est favorable, François Bayrou est sceptique
01:52et Gérald Darmanin rappelle que le peuple doit être écouté.
01:55Donc vite, vite, vite, à 14h, il faut, un phare gouvernemental sur cette question, allumer les lumières.
02:00Oui, mais au milieu de tout cela, il y a un sujet omniprésent d'actualité, c'est l'Algérie.
02:06L'Algérie, et plus encore après l'attentat de Mulhouse.
02:10Ça c'est sûr, donc vous appelez ça comme vous voulez, les pieds dans le pied, le caillou dans la chaussure,
02:13l'éléphant dans le magasin de porcelaine.
02:15Ce sera le sujet au cœur de la réunion, vous l'avez rappelé Jean-Jacques,
02:18surtout après l'attentat de Mulhouse, dont on rappelle que le coupable avait été refusé dix fois
02:24alors qu'il souhaitait être expulsé par le gouvernement français, refusé dix fois par l'Algérie.
02:29Et clairement, on va voir s'affronter la ligne Rotailleau contre la ligne Barreau.
02:33D'un côté, Bruno Rotailleau, ministre de l'Intérieur, place Beauvau,
02:36qui estime que l'Algérie humilie régulièrement la France.
02:39De l'autre, Jean-Noël Barreau, ministère des Affaires étrangères, assure que les expulsions ont augmenté.
02:44Premier point par rapport à 2020.
02:46Bon, il oublie de dire qu'en 2020, nous étions en plein Covid et que la réalité,
02:49c'est qu'on n'a jamais retrouvé le niveau d'expulsion d'avant la crise sanitaire.
02:53Et hier soir, sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barreau,
02:57a affirmé avoir déjà pris des sanctions.
02:59Parce que pour lui, vous savez, sa ligne, c'est la fameuse diplomatie de la discrétion.
03:03On agit sans le dire.
03:04Donc, il a pris une décision en suspendant les visas de certains dignitaires,
03:09en prenant, je cite, des mesures de restriction d'accès au territoire.
03:12Pourtant, c'est le même ministre qui, deux jours plus tôt, notamment dans les échos,
03:16disait ce qui nous intéresse, c'est la sécurité des Français, pas le rapport de force pour le rapport de force.
03:20Quand on agit de façon unilatérale en disant j'arrête les visas, ça ne fonctionne pas.
03:25Alors, dans ce cas-là, expliquez-moi quelle est la différence entre dire j'arrête les visas
03:28et, je cite, mettre des mesures de restriction d'accès au territoire pour certains dignitaires algériens.
03:32Mais il y a des réalités implacables.
03:34Ah ben absolument.
03:35Quelles sont ces réalités ? Rappelons-les.
03:37Déjà, plus de 16% au total des titres de séjour en cours de validité sont les Algériens.
03:42Mais il y a aussi les Algériens qui sont la première nationalité, parmi les immigrés en situation irrégulière,
03:47contrôlée au France.
03:48Près de 34 000 personnes et 34 000 interpellations en 2024 sur un total de contrôles de 150 000.
03:55Toute nationalité confondue.
03:56Mais le plus inquiétant également, ce sont les sortants de prison,
03:59impliqués dans des affaires de droit commun ou de terrorisme.
04:02En 2023, par exemple, plus d'un millier d'Algériens avaient été placés
04:05en centre de rétention administrative.
04:07Vous savez, c'est les fameux CRA, censés faciliter leur expulsion.
04:11Mais seuls 23% d'entre eux, 23% Jean-Jacques, ont effectivement quitté le territoire.
04:16Et en 2024, les chiffres ne sont pas mieux.
04:18Un préfet le résume crûment dans un article du Figaro hier.
04:20Aujourd'hui, la France dispose d'à peu près 1800 places en centre de rétention administrative sur toute la métropole.
04:26Et 43% de ces places sont actuellement occupées par les Algériens.
04:30Alors vous voyez, on a de quoi montrer les muscles.
04:32Mais il faut commencer à contracter, parce que sinon, forcément, tout ça, ça s'apparaît dans la gonflette.
04:36Alors que le ministre Jean-Noël Borreau vient d'annoncer, c'est une nouvelle,
04:40et qui nous parvient, que des restrictions de délivrance de visas se passent à l'échelle européenne.
04:46Voilà. Il estime que, cela dit, c'est vrai que si on restreint les visas, nous seuls français,
04:53et que ces mêmes ressortissants reviennent par l'Italie ou par l'Allemagne,
04:58évidemment, ça ne résout rien du tout.
05:00Donc il faut absolument, effectivement, que ces restrictions de délivrance de visas se fassent au niveau européen.
05:06Eh bien, nous verrons ce qui sera décidé à 14h tout à l'heure, et je vais en parler tout à l'heure avec Fabien Roussel.
05:12Qu'en pensez-vous ?
05:14Il faut que le gouvernement, effectivement, surtout, prenne des décisions concrètes sur des choses concrètes, collectives.
05:21Alors, c'est la polyphonie, c'est ce que dit la porte-parole du gouvernement
05:25quand on l'interroge sur ses positions différentes, qui ne sont pas illogiques.
05:29Ce n'est pas le même boulot quand on est au ministère de l'Intérieur,
05:31et ce n'est pas la même chose quand on regarde le même sujet du côté du Quai d'Orsay.
05:36On parlait tout à l'heure de Dominique de Villepin, qui dit la manière forte, ça n'a pas marché.
05:41On a déjà essayé de limiter les visas.
05:43C'était Gérald Darmanin.
05:45Ça ne s'appliquait d'ailleurs pas qu'à l'Algérie, mais aussi au Maroc, à la Tunisie, bref, au Maghreb en général.
05:51Et finalement, ça n'a pas marché.
05:53Et on est revenu en arrière.
05:55Et deuxièmement, il n'y a pas que l'Algérie.
05:57Parce qu'on avait été choqués à une période, vous vous souvenez,
06:00quand on avait constaté, alors qu'on était présents militairement au Mali,
06:04pour lutter contre les djihadistes, le Mali refusait de la même façon
06:08de reprendre des ressortissants qui étaient expulsés.
06:11Donc, au fond, c'est un problème qui est quand même très général,
06:14et qui n'est pas particulier.
06:16Et là, on revient à l'Europe, à la France.
06:18Il y a des problèmes partout en Europe, et chacun essaye de trouver des solutions,
06:22notamment des pays d'accueil qui pourraient accepter de recevoir des députés du droit d'asile
06:28qui ne sont pas repris par les pays d'origine.
06:31– Et dans ce que dit Arlette, elle a raison en parlant, évidemment,
06:33de Place Beauvau et du Quai d'Orsay, ça ne peut pas être la même ligne.
06:36Mais on a du mal à comprendre, objectivement, si ce n'est pas le mutisme,
06:39en tout cas, la plus que timidité de Jean-Noël Barraud,
06:41on nous a expliqué que la méthode Ford ne marcherait pas.
06:44Le problème, c'est qu'on ne l'a jamais vraiment testé.
06:46On parlait de la période de Gérald Darmanin, c'était encore, normalement, une période,
06:49on n'était pas en guerre frontale avec l'Algérie.
06:51Ça fait plus de 6 mois maintenant que Jean-Noël Barraud est au Quai d'Orsay.
06:54Il n'a pas non plus eu de grandes déclarations courageuses vis-à-vis de Boëllène Sansal,
06:58qui, on le rappelle, ça fait plus de 3 mois qu'il est emprisonné en Algérie.
07:01Ça se passe aussi tellement bien…
07:03– Il a dit qu'il fallait laisser la libération immédiate.
07:05– Oui, mais d'accord, mais Jean-Jacques…
07:07– Qu'est-ce que vous voulez qu'il dise de plus ?
07:09– Sauf que moi, je veux bien qu'on parle d'une diplomatie souterraine,
07:12à partir du moment où on est capable de me montrer quels effets cela produit.
07:16Ensuite, on me dit, attention, attention, parce qu'on est dépendant
07:20d'eux pour le gaz. Bon, ben c'est faux, c'est à peine 10%.
07:23– 8% ?
07:24– Oui, c'est ça, donc c'est à peine 10%, 8%.
07:26– Contrairement à ce que me disait hier matin Aurélien Pradié.
07:28J'ai eu beau lui dire que ce n'était pas vrai, mais lui, il est…
07:31– Ah ben oui, donc préduit au sang.
07:32Et ensuite, on me dit, et ensuite on dit, oui, mais vous savez,
07:34pour les renseignements, c'est très important.
07:36Il suffit d'appeler quelques experts en sécurité pour vous expliquer
07:38que non seulement ils ne sont plus nos premiers fourniteurs, finalement,
07:41d'informations, mais qu'on se tombe naturellement plus vers le Maroc.
07:44Bon, expliquez-moi ça.
07:45– Je voudrais faire une petite remarque, c'est que M. Trump, lui,
07:48tout matin mort qu'il est, a dit, moi, j'expulse tout le monde.
07:52Enfin, pour l'instant, il ne réussit pas, même par la force.
07:55Il a expulsé quelques milliers de clandestins.
07:59– Oui, on est d'accord.
08:01– Vous êtes d'accord ?
08:02– Non, mais ce n'est pas qu'on est d'accord, mais les États-Unis,
08:05ce n'est ni le même territoire, ni le même nombre,
08:08et ce n'est pas vis-à-vis d'un seul pays.
08:11Regardez la Colombie, on est d'accord, pas d'accord, ce n'est pas la question.
08:14Il avait réussi, si vous voulez, à en faire un argument de force.
08:16– Deux avions ?
08:17– Ben oui, voilà, deux avions.
08:18Nous, si c'était déjà deux avions, ce serait extraordinaire,
08:20vous voyez ce que je veux dire ?
08:21– 120 personnes.
08:22– Ben oui, d'accord, 120 personnes, Jean-Jacques.
08:23– Il a réussi, Trump, avec la méthode forte, à expulser 7 ou 8 000 clandestins.
08:29– 7 ou 8 000 clandestins pour les États-Unis, c'est rien.
08:32C'est bien beau, la manière forte.
08:35C'est bien beau de dire, c'est facile de dire,
08:38on emploie la manière forte, oui, enfin bon, et après,
08:41si les Algériens disent non, on fait quoi ?
08:44Quelle est la limite de la manière forte ?
08:46– Jean-Jacques, elle ne peut pas voir la limite de la manière forte,
08:48parce qu'on n'a même pas commencé à l'employer.
08:50Vous voyez bien, à part dire qu'il faut employer la manière forte,
08:53personne ne dit que tout de suite, c'est la fin de l'accord de 68.
08:56– Mais je dis, posons-nous la question.
08:58– Non, il y a des mesures qui sont effectivement progressives, bien entendu.
09:03Les visas qui, par les visas, bien entendu,
09:06jusqu'à la dénonciation de ces accords de 68
09:10qui facilitent l'installation des Algériens en France,
09:14c'était ça, effectivement, l'idée.
09:16Il y a une présence très forte d'Algériens,
09:19ou de descendants d'Algériens, en France aujourd'hui.
09:22C'est aussi une petite inquiétude, dans la mesure où, effectivement,
09:26cette communauté est un peu tragiquée par des sentiments divers.
09:29– Vous savez, qu'est-ce qu'on craint aussi ?
09:32Partons, mais l'Algérie nous protège de ce qui se passe plus au sud.
09:35Et de la montée de l'islamisme.
09:38Mais non, mais jusque vers chez nous.
09:40Eh bien oui, mais ça, c'est pris en compte.
09:44Pensez bien que c'est pris en compte.
09:46– C'est beaucoup plus complexe que des mots, il faut être fort,
09:51ou il ne faut pas être fort.
09:53– Une fois plus, Jean-Jacques, tout le monde est d'accord pour dire
09:55qu'il ne suffit pas d'aller sur un plateau de télé en disant
09:57« il faut être fort, il faut être fait », tout ça est facile, non.
09:59Maintenant, entre seulement dire « il faut être fort »
10:01et donner la sensation qu'on ne fait pas grand-chose,
10:03c'est une première étape.
10:04– Oui, Arlette donnait l'exemple du Mali tout à l'heure.
10:06On avait beau, si vous voulez, avoir des forces militaires au Mali,
10:09et ça ne soulageait pas, si vous voulez, l'effet que ça pouvait avoir
10:12sur les conséquences d'un islamisme dévastateur.
10:14Donc vous voyez, même là, cet argument aussi,
10:16il serait à enrichir d'une certaine manière.
10:19– Bien, eh bien merci, on n'a pas fini de parler de tout ça.
10:22Évidemment, il est 8h24, vous êtes sur Sud Radio, à tout de suite.

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