• il y a 11 heures
Avec Céline et Baptiste

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##LES_AUDITEURS_ONT_LA_PAROLE-2025-02-26##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
00:04Il est 7h55, vous êtes sur Sud Radio, vous réagissez évidemment en écoutant l'actualité, comme Céline qui est à Bordeaux.
00:10Bonjour Céline.
00:11Bonjour Monsieur Bourdin.
00:12Vous allez bien, ma chère Céline, ce matin ?
00:14Parfaitement, et vous ?
00:15Oui, ça va. Heureux d'être avec vous le matin, vous le savez.
00:18Merci.
00:19Céline, vraiment, vraiment.
00:20Vous avez des enfants au lycée, et vous êtes comme moi j'imagine.
00:24Vous avez trouvé hallucinant, cette décision, indemniser des parents et des enfants,
00:31parce qu'un professeur était absent pendant plusieurs semaines,
00:35et parce que ce professeur n'a pas été remplacé.
00:38Alors, je vais vous dire, moi, ce qui m'hallucine, c'est pas tant la décision de justice,
00:43que le fait que l'État, en fait, ne se réforme pas.
00:46C'est-à-dire qu'on sait qu'il y a tout un tas de dysfonctionnements dans l'État,
00:50et plutôt que de se réformer et de dégager, par exemple, des moyens pour qu'en effet,
00:54il y ait plus de professeurs, et que ce genre de situation n'arrive pas,
00:57et que le professeur qui est absent puisse être remplacé,
00:59non, on préfère, en fait, continuer à dépenser sans compter,
01:03à ne rien réformer, et à aboutir à ce qu'en effet, des parents excédés
01:07soient obligés de porter plainte contre l'État pour obtenir une indemnisation.
01:11Voilà, moi, c'est ça que je trouve dingue.
01:13Non, mais vous avez raison, Céline.
01:15Vous avez raison, je suis totalement d'accord avec vous,
01:18mais ça va peut-être faire réagir l'État, remarquez.
01:21Bon, je ne pense pas.
01:22Non, vous ne pensez pas ?
01:23Non, non, je ne pense pas.
01:24Parce que s'il vous plaît, il y a tellement de situations
01:26qui devraient faire réagir l'État, et où en fait, rien ne change,
01:29que je ne pense pas.
01:30Et puis, encore une fois, c'est payé avec de l'argent qu'ils n'ont pas,
01:33et qui est le nôtre.
01:34Donc non, non, ça ne fera pas réagir l'État.
01:36Oui, oui, oui, oui.
01:38Malheureusement.
01:39Le problème de remplacement des professeurs,
01:41c'est un sujet, malheureusement, malheureusement,
01:45trop quotidien en France.
01:48Et c'est un sujet qu'on arrive...
01:49Je ne comprends pas pourquoi, d'ailleurs,
01:51on n'arrive pas à résoudre ce problème-là.
01:53Je ne comprends pas.
01:55Ce n'est pas une question d'argent,
01:57c'est une question d'organisation.
01:59Oui, mais aussi d'argent.
02:00C'est-à-dire qu'il y a beaucoup trop d'administratifs
02:02dans l'éducation nationale, et pas assez de professeurs.
02:05Donc quand, dans une société,
02:07si vous avez 50 ou 60% de personnes
02:09qui ne sont pas productives,
02:11ça ne fonctionne pas.
02:12Dans l'administration, c'est pareil.
02:14En fait, dans l'éducation nationale, c'est pareil.
02:16Il faut plus de professeurs et moins d'administratifs.
02:19– Merci Céline.
02:21– Je vous en prie, bonne journée.
02:22– Bonne journée, ma chère Céline.
02:24Baptiste ?
02:25– Oui, bonjour Jean-Jacques.
02:26– Comment ça va Baptiste ?
02:28Boulogne-Bianco, vous êtes voisin.
02:30On est voisin, là.
02:31– Ça va très bien, bien sûr.
02:33On pourrait même faire ça en direct.
02:34Je pourrais même venir vous voir.
02:35– Exactement Baptiste, exactement.
02:37Vous êtes d'accord avec...
02:39Vous avez entendu la députée européenne socialiste
02:41Chloé Rydel qui était avec moi.
02:43Il est temps de sortir de l'OTAN,
02:45de créer une défense européenne
02:47et d'utiliser le parapluie nucléaire français.
02:50Qu'en pensez-vous ?
02:52– La défense européenne, c'est quand même
02:56le serpent de mer par excellence
02:58de la construction de l'Union européenne.
03:00Donc c'est quand même un truc
03:02qu'on nous envoie depuis très longtemps.
03:04– Oui, enfin c'est le serpent de mer.
03:06Mais enfin là, en l'occurrence, vu l'actualité,
03:09ça devient sérieux.
03:11– Oui, alors en fait, je suis d'accord avec vous Jean-Jacques.
03:13Le problème c'est que c'est compliqué
03:15d'avoir une position tranchée sur le sujet.
03:16Parce que d'un côté, on se dit
03:18ce serait peut-être pas con,
03:19entouré à droite par Poutine
03:21et à gauche par Trump,
03:22ce serait peut-être pas con
03:23de s'organiser entre Européens.
03:25C'est inattaquable, je suis d'accord.
03:27Après, il y a aussi une réalité temporelle.
03:30C'est que Trump n'est pas là non plus éternellement.
03:33En ce moment, il est dans une tendance
03:35où il fait n'importe quoi.
03:37Mais le système américain est quand même bien fait.
03:39C'est quand même une vieille démocratie.
03:41Elle est plus jeune que nous,
03:42mais c'est quand même une démocratie.
03:43Là, le système judiciaire,
03:45qui est très indépendant aux États-Unis,
03:46est en train de s'organiser
03:47pour contre-attaquer un petit peu.
03:49C'est normal, il ne peut pas faire n'importe quoi.
03:51Il peut annoncer n'importe quoi,
03:52mais il ne pourra pas faire n'importe quoi.
03:54Et d'un côté, on est aussi, nous, Français,
03:57peut-être ce serait pas mal d'être les descendants,
03:59les dignes descendants du général De Gaulle
04:01qui avait toujours eu une position assez claire
04:05sur l'OTAN et sur l'indépendance de la France
04:07et sur le programme nucléaire français
04:09et sur la capacité de fusion nucléaire française.
04:11C'est compliqué d'avoir une position...
04:13Moi, j'aurais tendance à dire que oui,
04:15au moment où on se parle,
04:16ce serait pas con d'avoir une défense européenne.
04:19Mais après, cette situation-là ne durera pas.
04:22— Bâtir une Europe militaire forte.
04:25— Oui, parce que l'OTAN a aussi ce petit côté,
04:29il faut bien le reconnaître,
04:30l'OTAN a aussi ce petit côté
04:32dirigé entièrement contre la Russie
04:35et instrument piloté par les Américains,
04:39mais implanté en Europe pour faire s'y aller.
04:42Donc c'est vrai que c'est un peu ballot
04:46de se retrouver cadenassé là-dedans.
04:48— Bien. Merci beaucoup, Baptiste. Merci.
04:51On aura l'occasion d'en reparler, évidemment.
04:55Vous êtes sur Sud Radio. Il est 8 h.

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